XXIeme siecle

Juin 2006
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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Jeudi 1 juin 2006

Mon cher Victor,

Bon, Mirabelle, aujourd'hui, c'est moi qui prends la direction des opérations ! Il se trouve qu'Anilori m'a fait parvenir un questionnaire, qu'elle m'a chargé de soumettre à ta réflexion. Qu'en penses-tu ? Mais Victor, d'habitude, c'est moi qui décide de la tournure de notre conversation ! Eh bien, cela changera de d'habitude, voilà tout ! Tu ne veux pas me faire plaisir ? Bon, bon, si tu y tiens... Je t'écoute ! Ahh ! Alors je pose les questions, et toi, tu réponds ! Il me semblait bien que c'était le principe...

 
- Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18, écrivez la 4è ligne :
"Qui fut sa cousine germaine" (c'est court, certes, mais attention, c'est de la qualité : Recueil de poèmes et chansons de Georges Brassens !) 
 
- Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télé ?
Roland Garros ! Roland Garros ! (Et vive le tennis, ça changera du football...)
 
- Sans vérifier, devinez l'heure qu'il est :
18 h 15
 
- Vérifiez, il est :
18 h 17. Bon, ça va, ma structuration espace-temps s'est bien faite quand j'étais petiote... ;-)
 
- En dehors du bruit de votre ordinateur, qu'entendez-vous ?
Le rebond des balles de tennis et les "Fauuuuutes !" des juges de lignes. Bon, c'est vrai, je regarde encore Roland Garros !
 
- Quand êtes-vous sortie pour la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
Eh bien, ce matin, pour aller à l'IUFM. Et puis ce soir, pour en revenir. Rien de bien passionnant, quoi...
 
Avant de faire ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Les derniers commentaires de mon blog.
 
- Que portez-vous ?
Un jean tout neuf (et magnifique, si vous voulez mon avis) un petit haut noir et des chaussettes ayant pour motifs des empreintes de pattes de... chat ! (spéciale dédicace à Berzerk !) ;-) 
 
- Avez-vous rêvé la nuit dernière ?
Oui sans doute. Paraît-il qu'on rêve toutes les nuits mais qu'on ne s'en souvient pas forcément. Là, il se trouve que je ne m'en souviens pas...
 
- Quand avez-vous ri la dernière fois ?
Cet après-midi, en cours de musique.
 
- Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Plein de post-it. Une horloge. Des photos...
 
- Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
Rien de rien.
 
- Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Que c'est bien agréable de se faire questionner par un écrivain célèbre ! ;-)
 
- Quel est le dernier film que vous avez vu ?
C'était Camping. J'ai pris beaucoup de retard dans mes films à voir ! Argl...
 
- Si vous deveniez multi-millionaire dans la nuit, qu'achèteriez-vous ?
Une maison en Toscane pour ma mère
Un Maine-Coon (re-spéciale dédicace à Berzerk !) ;-)
Une voiture (oui, je mets bien la charrue avant les boeufs...) ;-)
Un micro multi-directionnel
Un appartement à moi
 
- Dites-nous quelque chose que nous ne savons pas à propos de vous...
J'ai toujours mes canines de lait.
 
- Si vous pouviez changer une chose dans le monde, en dehors de la culpabilité ou de la politique, que changeriez-vous?
La distance. (oui, c'est laconique, je n'en dirai pas plus...)
 
- Aimez-vous danser ?  
J'adore. Mais malheureusement, j'ai la grâce d'un éléphant...
 
- George Bush ?
George Bush ? C'est qui, George Bush ? (oh, allez, on peut bien plaisanter un peu...)
 
- Quel serait le prénom de votre premier enfant si c'était une fille ?
 Jeanne (même si c'était le deuxième enfant...)
 
- Quel serait le prénom de votre premier enfant si c'était un garçon ?
Pierre (idem)
 
- Avez-vous déjà songé à vivre à l'étranger ?
Ouiii ! J'y ai déjà songé et j'y songe encore ! Je me vois bien sous le soleil italien, ou alors sous la brume londonienne... ;-)
 
-Que voudriez-vous que Dieu (s'il existe...) vous dise quand vous franchirez les portes du paradis?
Je t'ai bien observée et j'ai trouvé que tu étais quelqu'un de bien...
 
 
- Quelles sont les 4 personnes qui doivent faire le questionnaire sur leur blog ?
 

Bon, voilà, je l'ai fait, ton questionnaire, Victor ! Tu es content, j'espère ? Tout à fait ! Maintenant, j'attends de voir les réponses de tes quatre camarades !

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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle
Dimanche 4 juin 2006

Mon cher Victor,

Je suis encore toute retournée. Par quoi ? Par cet article de Laflote. Je l'ai lu également... Il est vrai qu'il est bouleversant. Je m'y suis tant retrouvée ! Je n'ai pas pu laisser de commentaire. Je n'aurais pas trouvé les mots justes... Mais je voulais tout de même, à ma manière, réagir à cet article.

C'était il y a un peu plus d'un an. Après de longs mois clouée sur un lit d'hôpital, ma grand-mère nous a quittés des suites d'un accident vasculaire cérébral. Je revenais d'un cours de grammaire anglaise. J'ai trouvé sept ou huit appels en absence sur mon portable, tous de la part de ma mère. Puis mon téléphone a sonné. Voix blanche de Maman. Mon sang se glace, ma gorge se noue. Oui, ma mamie est morte. Je rentre chez moi dans une sorte de brouillard, sans trop savoir comment. Un pied devant l'autre, machinalement. Je n'ai plus aucune conscience de ce qui m'entoure. Je ne pleure pas. Je suis hébêtée, complètement hébêtée. C'est la voix de ma mère que je retiens surtout. Sa difficulté à prononcer ces trois mots : "Elle est morte.". La mort, à mes yeux, ce n'est pas cesser d'exister. C'est admettre qu'un être cher peut s'en aller. Qu'on ne le reverra plus...

Parfois, je regrette d'avoir assisté à la mise en bière. Quand nous patientions dans le couloir, j'ai entendu le son zippé de la fermeture éclair. J'ai tout imaginé. Je ne connais rien de plus terrible, de plus frontal, de plus réaliste pour caractériser la mort. Je l'ai embrassée sur le front. Elle était glacée. Je ressens encore ce froid glacial contre mes lèvres.  Mon père et mon oncle ont soulevé maladroitement ses bras pour placer des photos de famille contre sa poitrine. Ils sont retombés dans un claquement. Rigides. Froids. Nous lui avons caressé les cheveux, délicatement, comme pour ne pas lui faire de mal. Elle semblait plus vieille encore qu'auparavant. Son visage se tordait dans une grimace. Elle avait son gros gilet bleu, celui qu'elle avait tous les dimanches, quand nous passions la voir chez elle. Comme c'était étrange, cet habillement si familier, face à ce corps inhabité... 

J'avais énormément de représentations erronées d'un enterrement. Je n'avais jamais perdu un proche. J'imaginais que je m'effondrerais dans l'église. Cela fut effectivement le cas, mais le plus terrible fut l'arrivée du corbillard. Ce corbillard qui contenait le cercueil. Ce cercueil où reposait ma grand-mère. Nous attendions devant l'église. La voiture est arrivée. Elle a fondu sur nous comme une réalité irrémédiable, qu'il ne servait plus à rien de nier. J'ai éclaté en sanglots. On a sorti le cercueil. Pénétré dans l'église. Il faisait très froid. La messe a débuté. L'orgue se lamentait, accentuait le caractère funèbre de cette matinée. Je pleurais sans pouvoir m'arrêter. La main de J. serrait la mienne, sans un mot. On n'entendait que moi dans l'église. Je tentais de me raisonner, de me calmer, mais les larmes se précipitaient, dans des cris de quasi hystérie. J'hoquetais. La morve coulait le long de mon nez. J'étais incontrôlable.

Vint le moment où je dus me lever et lire le texte que j'avais écrit pour elle, la veille au soir. J'y avais mis tout mon coeur. Pas de pathos. Juste mes souvenirs d'enfance... Les éclairs au chocolat, les parties de dominos, le robinet dans la petite cour. La première phrase que je prononçai ne fut qu'une succession de hoquets. Mes yeux embués de larmes m'empêchaient de lire correctement. Je me suis reprise, je ne sais comment. J'ai pensé à elle. A moi. A la petite fille que j'étais. Aux souvenirs merveilleux qu'elle me laissait. J'ai lu mon texte de toute mon âme. J'ai vu ma mère laisser libre cours à sa peine. Elle, si courageuse jusque là, qui avait lu toutes les prières, allumé tous les cierges, assumé toute l'organisation de l'enterrement sans la moindre larme, a éclaté en sanglots. "C'est magnifique, Mirabelle, ce que tu as écrit pour ta grand-mère..." m'a-t-elle dit en sortant de l'église. Quand nous l'avons mise en terre, j'ai jeté mon texte sur le cercueil...

Aujourd'hui, je me plais à penser qu'elle est quelque part. Je me plais à penser qu'elle est près de Dieu, elle qui y croyait tant. Moi, Mirabelle, je ne crois pas en Dieu. Mais pendant la messe, l'idée qu'il y avait quelqu'un pour l'accueillir, pour la recueillir, m'a fait un bien immense. L'idée qu'elle n'était pas seule. Qu'elle avait trouvé la paix. Et qu'elle me regardait, de là-haut, qu'elle m'encourageait à poursuivre mon chemin, elle qui, par manque d'argent, malgré un certificat d'études obtenu brillamment, n'a jamais pu réaliser son rêve : devenir institutrice...

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publié dans : Une famille formidable par Mirabelle
Dimanche 4 juin 2006

Mon cher Victor,

Une fois n'est pas coutume, je vais parler sport ! Je croyais que tu détestais ça ? C'est vrai. Du moins quand je le pratique. Car en simple spectatrice, mes goûts en ce domaine sont tout autres. Et plus particulièrement en ce qui concerne LE TENNIS. Explique moi ce que c'est que ça : il existait quelque chose de ce genre à mon époque, appelé lawn-tennis. Et puis, il y avait Wimbledon... Winbledon est resté ! Mais depuis sa création, le tennis a quelque peu évolué. A Roland Garros, on le joue sur terre battue. C'est un jeu d'opposition. Deux concurrents, de part et d'autre d'un filet. Une raquette qui pèse son poids, qui a beaucoup évolué depuis ton époque, Victor. Et une petite balle jaune, qu'il faut renvoyer de l'autre côté le plus finement possible, en essayant que son adversaire ne la touche pas. Ah... Tu l'as déjà pratiqué ? J'ai essayé une ou deux fois... L'expérience ne fut pas concluante ! En effet, comment mener un jeu (je ne parle même pas d'un set, et encore moins d'un match !) à son terme quand la balle de service ne pas pas le filet ? Tu joues mal à ce point ? Oui. Et quand, par miracle, je réussis à éviter le filet, ma balle s'envole et je passe généralement plus de temps à courir après elle qu'à jouer. Ah... C'est embêtant. Le rôle de rammasseur de balle me correspondrait donc davantage. Ne ris pas, s'il te plaît, Victor ! Mais non, mais non... Donc, tu voulais simplement me dire que tu n'étais pas douée pour le tennis ? Non. Je souhaitais surtout parler de mon amour pour la petite balle jaune.

J'adore Roland Garros. Le rebond de la petite balle jaune. Les cris des juges de lignes. La ola des spectateurs. Le ton monocorde de l'arbitre. La course effrenée des ramasseurs de balle. Enfin, j'imagine que tous les tournois se ressemblent. Tout ce que tu décris existe dans d'autres compétitions. C'est vrai. Mais Roland Garros... C'est très particulier. Roland Garros représente tout ce que je ne suis pas et je m'en mets plein les mirettes chaque année : Roland Garros c'est l'élégance, voire la prétention. Ces chapeaux immenses sous lesquels se cachent des bourgeoises "en représentation". Roland Garros, c'est le théâtre du début du XXème siècle : on y  va pour se montrer, en grande bourgeoise, en personnage de la haute société. Dans les tribunes de Roland Garros, on reconnaît des stars : "oh, tiens, Patrick Bruel !". Roland Garros, c'est le "Gala" de la terre battue. Et les caméras se prêtent au jeu : le spectateur du service public a l'extrême privilège par exemple, de dévisager, le plus indicrètement du monde, la femme de Fabrice Santoro ou la petite amie de Juan-Carlos Ferrero. Enfin, tout de même, Mirabelle ! Si tu ne regardes Roland Garros que pour les célébrités, c'est bien dommage ! Laisse-moi finir, Victor ! J'allais justement élargir le champ de mes motivations !

Toute ma personne est sur le court pendant un match de Roland Garros. Je ne suis plus qu'une pile électrique. Seul le tennis me fait cet effet. C'est un sport qui joue avec les nerfs. Combien de fois me suis-je rongé les ongles à cause de balles de match perdues ? A cause d'un chouchou évincé ? A cause d'un score très serré ? Roland Garros, c'est un grand cri d'amour aux joueurs. Gros plans sur les visages en sueur. Sur les entraîneurs que j'égale en angoisse. Sur la vitesse du service : Quoi ? Nadal sert si vite que ça ? Et cette petite balle jaune, elle en a, du mérite ! Parce que, bien souvent, ça cogne dur, permets-moi de te le dire, Victor ! Si j'étais elle, à la vue d'un Nadal s'apparentant à un Robocop, j'irais à reculons sur le terrain. Surtout qu'aujourd'hui, les femmes maîtrisent de mieux en mieux l'art de la frappe : prenez par exemple Venus Williams, la reine de la hargne, qui manque d'assomer son adversaire. La pauvre concurrente, bien lui en a pris, a eu le reflexe salvateur de se baisser pour éviter la balle. Sinon, elle était bonne pour finir comme Tanguy dans le film d'Etienne Chatillez ! Tout ce que tu me dis là me fait penser que le tennis est un sport de brute...

Le tennis n'est pas un sport de brute, Victor. Au contraire, le tennis c'est la stratégie, la finesse de jeu. Autrement, comme expliquer que Roger soit numéro un mondial ? Roger ? Roger Federer. Un Suisse, virtuose de la raquette. L'empereur de la terre battue. Un esprit fort agréable avec ça. Une modestie comme on n'en fait plus. Quelqu'un qui a su rester simple malgré le succès. J'ai beaucoup d'admiration pour lui. Humm... Que se passe-t-il, Victor ? Tu as l'air embêté par quelque chose ? C'est que je n'ose t'en faire part, vu la fièvre avec laquelle tu me décris Roland Garros. Et puis, tu vas encore me traiter de rabat-joie ! Allez, lance-toi ! Roland Garros, tu le regardes tous les ans ? Oui. Je n'en manque pas un seul. Et... Intensivement ? Oui. J'ai des souvenirs de révisions pour le baccalauréat devant un match magnifique opposant Fabrice Santoro à Marat Safin. Humm... Allez, Victor, je sens bien que tu n'as pas encore craché le morceau... Et tes révisions pour l'oral, dans tout ça ? Pff... Tu n'es vraiment qu'un rabat-joie !

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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Mardi 6 juin 2006

Mon cher Victor,

Mardi soir, à 18 h 30, j'écoute Charivari, sur France Inter, sur le thème de l'école : l'Instruction, ses finalités, ses mythes et ses réalités. J'adore ! Au programme : les ZEP, l'Egalité des Chances, la mixité scolaire, l'Ecole Républicaine... J'écoute le sourire aux lèvres, je bois du petit lait. J'aime l'Ecole. J'aime l'Education. J'aime la mission de l'enseignant. Je me sens fière d'être "presque maîtresse" ! Certains diront que j'ai une vision particulièrement idéaliste du métier mais l'idéal ne fait-il pas avancer ? J'y tiens, moi, à mon idéal ! J'ai envie de contribuer à l'Egalité des Chances, d'aider les élèves en difficulté, de faire partager mon amour des livres, de l'écriture ! De faire briller les mirettes de mes élèves, de solliciter leur curiosité, leurs initiatives, leurs projets !

J'ai envie d'aider ces élèves à devenir libre. A former leur jugement. A penser par eux-mêmes. A se construire un solide bagage culturel. J'ai envie de leur inculquer des valeurs fondamentales, des valeurs de tolérance, de solidarité ! Je veux contribuer à l'épanouissement de ces graines d'adultes, je les veux enthousiastes, passionnés, motivés ! Alors, bien sûr, je n'ai que vingt-deux ans, je n'ai pas encore le concours mais je bouillonne, je rayonne, je ne demande qu'à m'épanouir dans cette extraordinaire profession !

Alors s'il-vous-plaît, mesdames et messieurs les IEN, mesdames et messieurs les Conseillers pédagogiques, mesdames et messieurs les IMF : même si je deviens toute rouge en vous regardant, même si je bafouille à mon entretien pré-professionnel, même si je confonds pédagogie de projet, projet pédagogique et conseil pédagogique, même si je ne pulvérise pas le record du monde du 1500 m, même si je chante comme une casserole lors de l'épreuve de musique... Ne me refusez pas le concours ! J'ai la passion, la foi, la motivation ! Et puis sachez une chose, vous, les membres du jury : désormais, je suis TROP CONCERNEE...

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publié dans : Mirabelle, PE1, future instit' par Mirabelle
Samedi 10 juin 2006

Mon cher Victor,

Il y a des jours où je me dis que la vie nous a fait un sacré cadeau en permettant l'amitié avec nos semblables. Vraiment... Il y a des jours où cela m'éblouit ! A ce point-là ? Tu es touchée par la grâce divine, c'est cela ? Pff... Ne raconte pas n'importe quoi. La grâce divine n'a rien à voir là-dedans, et tu le sais très bien. La magie, le charme sont les seuls responsables dans cette affaire. Rien de mieux que de retrouver, le temps d'une soirée,  de vieilles copines de collège... J'imagine que c'est de cette soirée dont tu vas me parler aujourd'hui ? Tu imagines tout à fait bien !

Quand je suis avec elles(ce qui s'avère extrêmement rare), je balance entre gaminerie et maturité. Mélange très particulier... Les revoir me propulse des années en arrière. Je me revois en sixième avec mon cartable Tintin et ma grosse doudoune rouge. Quelle dégaine j'avais à l'époque, quand j'y pense ! Eh bien, n'y pense pas, voilà tout ! J'entends encore le grand rire de Nina. Je vois encore Agnès comparer ses cuisses aux miennes, je l'entends encore se plaindre de ses cheveux roux... Et je nous vois encore, Caroline, Camille, Agnès, Céline et moi grimpées sur un banc de la cour, chantant à tue-tête les tubes des Spice Girls ! J'ai énormément de tendresse pour tous ces instants...

Pendant qu'Agnès et Nina parlaient, je les regardais, tour à tour. Et je les reconnaissais bien. Ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, comme on dit... Le rire de Nina était sans doute plus mesuré, mais elle avait toujours ce sourire fantastique et ces yeux qui brillent. Quant à Agnès, je la sentais épanouie, mieux dans sa peau... Encore heureux ! C'est bien normal, je sais. Chacune a vécu ses expériences. Nous avons grandi. Mais... J'ai beau me dire qu'il est dans le cours des choses d'évoluer, quand je nous vois, comme ça, réunies des années plus tard, je me dis que c'est une sacrée chance, pour nous toutes, que de pouvoir passer de bons moments ensemble, de temps en temps, liées par cette même complicité, ce même naturel qui nous caractérisait à douze ans. Cela me fascine... Et cela n'a pas de prix.

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publié dans : Amitié(s) par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 2 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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