XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Lundi 3 juillet 2006

Mon cher Victor,

Il y a des fois où je me dis que la planète blogosphèrique ne tourne vraiment pas rond... Que se passe-t-il encore ?! Mel a mis fin à son blog... J'étais sûr que tu allais me parler de cela... J'ai été y faire un petit tour moi aussi, et j'ai pu le constater par moi-même. Tu te rends compte, Victor ? Cela ne t'a pas fait un choc ? Si, bien sûr. Il est vrai que nous avions nos petites habitudes sur ce blog... Elle est partie sans crier gare, comme ça, avec un brin de provocation (elle publie des photographies mais continue d'affirmer qu'elle ne reviendra pas sur sa décision). Il n'y a plus rien que ses liens. Plus d'archives... Rien ! C'est son choix... Il nous faut le respecter. Bien sûr. Mais tout de même... Ca fait drôle ! Et puis, c'est tellement brutal...

Tu comprends, Victor, je respecte le choix des blogueurs. Libre à elle : après tout, elle en est la créatrice, et le devenir de ce blog ne dépend que d'elle. Mais Mel avait beaucoup de lecteurs. Des lecteurs fidèles, attristés par ce départ si brusque, comme l'est Ellalie, par exemple. J'ai la faiblesse de penser que la blogosphère est une sorte de communauté, à laquelle chaque blogueur adhère, avec plus ou moins d'implications. Quand DS a quitté ce cercle, Mel a été touchée. Très touchée. Si elle avait laissé ses archives, je t'aurais renvoyé à un article bouleversant qu'elle a écrit sur ce sujet, mais malheureusement, son blog est désormais vide de tout écrit. Je l'ai déjà lu, me semble-t-il. Il était beau, je le reconnais...

Et pourtant, pourtant, elle nous fait la même chose que DS ! Mel avait été blessée par ce départ de DS, allant même jusqu'à dire que la blogosphère n'avait plus la même couleur sans sa blogueuse favorite. Avec d'autres, elle avait même crée un site militant pour le retour de DS, preuve que la blogosphère est une communauté, et que l'on peut toujours essayer de faire revenir ceux que l'on aime sur leur décision ! C'est ce que nous tentons tous de faire, désormais, sur le blog de Mel. Son dernier article est truffé de commentaires blessés, surpris... On la supplie de revenir. Elle reviendra, tu crois ? J'espère que oui. Mais la Mel que je connais n'est jamais que la Mel virtuelle. C'est sans doute la Mel réelle qui a parlé, et la Mel de tous les jours, celle qui peine à écrire ses article, dont les idées s'essoufflent (c'est du moins ce qu'elle affirme), je ne la connais pas...

L'inconvénient de la blogosphère, c'est que les lecteurs n'auront jamais qu'un produit fini : un article peaufiné, bien écrit, bien construit... Dont il manque, logiquement, le cheminement intellectuel. C e que tu dis là est valable pour n'importe quel autre écrit. Un roman, par exemple, est un produit fini également. L'écrivain l'a travaillé, retravaillé, il a douté, rayé des passages, réécrit certaines phrases, mais le lecteur n'en aura jamais que la version finale, celle qui met de côté toute trace d'évolution. Tu as raison, Victor... Il est donc compréhensible que les lecteurs soient surpris, choqués par un départ blogosphérique. Il me semble, oui... Humm...

Quoi qu'il en soit, en y réfléchissant un peu, tout peut s'arrêter d'un coup, brutalement. "Les chroniques de Mel", que je lisais très régulièrement, et avec plaisir, ne sont désormais plus qu'une seule page... Avec des photos, certes, mais plus d'articles, plus d'archives. Et c'est encore cela que je trouve le plus dommage : pourquoi priver de nouveaux arrivants d'articles riches, bien écrits, bien pensés ? Si elle considère que son blog est terminé, il est logique de retirer les archives... Dans ce cas, pourquoi ne pas supprimer son compte, au lieu de laisser à tous l'espoir d'un retour, malgré tout ? Peut être qu'elle aime constater que les blogueurs tiennent à elle, via les commentaires... Tiens, tu sais bien qu'après le laconique "Ciao bye bye", elle a tout de même publié deux photographies : peut être n'est-elle pas totalement guérie de la fièvre blogueuse !

De toute façon, la blogosphère est une planète fluctuante. Cercle de blogueurs favoris, petites habitudes sur tel ou tel blog... Et quand certains quittent la planète, que ce soit pour toujours ou temporairement, les habitants ont un sentiment de vide, ou du moins de manque. Mel qui s'en va. Matthieu et Sev qui sont en vacances... Mais enfin, l'avantage de la blogosphère, c'est que l'on rencontre des blogueurs en permanence ! Ne vois pas tout en noir, Mirabelle ! Heureusement que tu es là pour me secouer les puces, Victor... Tiens, au fait, je devrais rencontrer une certaine blogueuse d'ici peu !!! Qui ça ?? Qui ça ?! Je garde la surprise...

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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle
Mercredi 5 juillet 2006

Mon cher Victor,

Mon séjour à Rouen m'a amenée à réfléchir sur quelques petites choses... Lesquelles ? Eh bien... Tout d'abord, il me faut t'expliquer dans quelles circonstances j'ai débarqué dans cette jolie ville qu'est Rouen. Je t'écoute ! Quelqu'un de cher m'y a invitée. "Quelqu'un de cher", c'est très vague... Tu n'en sauras pas plus, Victor. Ce quelqu'un, qui habitait à Caen, a emmenagé récemment à Rouen, pour raison de travail. Il a donc un appartement à lui, rien qu'à lui. Ah !? Tu as dit "il" !! Cela n'est pas une preuve du sexe de mon hôte Victor, "il" va de pair avec "ce quelqu'un", ne t'emballe pas ! Où en étais-je ? Tu disais qu'il t'avait invitée pour quelques jours chez lui, à Rouen. Ah oui, c'est ça...

Il se trouve que je connais bien cette personne. Elle me disait... C'est une fille, alors ? Victor, c'est exactement la même chose que pour le "il" de tout à l'heure ! Hihi, je le sais bien, je te taquinais ! Donc, lors de ses passages à Caen, les week-ends, cette personne m'affirmait se sentir désormais plus chez elle à Rouen qu'à Caen. J'étais surprise : comment pouvait-on se sentir chez soi en si peu de temps ? Et finalement... J'ai trouvé la réponse à cette question en l'espace de trois jours. Chez elle, cette personne est le contraire de ce que j'ai connu à Caen : si je propose d'aller lui servir à boire, elle me gratifie d'un "non, laisse, reste assise, je vais le faire", elle passe la toile sans même qu'on lui ait soufflé l'idée, maîtrise feu et ustensiles de cuisine... Pendant ces trois jours, je l'ai observée et cette personne, telle qu'elle est en tant que "locataire autonome et indépendant", m'a plu ! Fort bien... Il serait tout de même plus pertinent de nous dire QUI ELLE EST, Mirabelle, cette personne ! C'est mon secret, Victor... Si tu y tiens !

Pendant ces trois jours, j'ai pu aller et venir comme bon me semblait, alternant séances shopping et séances "je transpire en même temps que tout le monde dans le métrobus bondé". J'avais les clefs de l'appartement. Au retour de mes folles promenades, il était bien souvent vide, mon hôte travaillant jusque tard le soir. Et j'avais la sensation étrange de rentrer chez moi. Tu n'étais pourtant pas chez toi... Non, mais j'ai eu ce sentiment d'accomplissement, ce sentiment que doit ressentir tout jeune adulte, s'installant pour la première fois chez lui. Je vois ce que tu veux dire...

J'habite toujours chez mes parents, Victor. Et pendant ces trois jours, j'ai pris goût à l'indépendance : dîner à 22 h si on le désire, rester en pyjama toute la matinée... C'est ce que tu as fait pendant ces trois jours ? En partie, oui. Tout ça m'a donné très envie d'avoir mon chez moi, Victor. Symboliquement, j'aimais avoir les clés de l'appartement. Sensation de contrôle, sentiment rassurant d'intimité. Avoir les clés de chez soi, j'imagine que c'est une étape importante. Peut être la connaîtras-tu bientôt, cette étape, si tu as le concours ! Cela fait beaucoup de "si", tu es en conscient... Si mes rêves de professorat des écoles s'arrêtent vendredi, ce sera retour à la case départ, et adieu mes jolis rêves d'indépendance... Ce ne sera que partie remise ! Espérons...

En attendant, ce séjour à Rouen m'aura donné un avant-goût de l'indépendance au quotidien. Et m'aura permis de découvrir "ce quelqu'un" sous un jour nouveau, pas déplaisant ma foi... A l'heure qu'il est, j'ai retrouvé ma petite maison caennaise, parents et amis. Mon petit cocon familial, en somme. Et j'attends le jour où j'aurai les clés de chez moi...

 

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publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle
Mercredi 5 juillet 2006

Mon cher Victor,

Mardi matin, j'ai fait quelque chose que je n'ai PAS DU TOUT l'habitude de faire. Ah ! Je suis curieux de savoir ce que c'est ! Toi qui détestes perdre tes repères ! Tu exagères, Victor : je ne suis pas du tout comme ça !

Comme je l'annonçais dans cet article, j'ai rencontré un blogueur. Ou, plus précisément, UNE blogueuse. Qui ça ? Qui ça ? Tu sais, j'y ai pensé toute la nuit, et j'ai une petite idée. Ah oui ? Et quel est ton pronostic ? Sachant que tu es à Rouen pour quelques jours et que notre chère Océane habite à proximité, je pencherais pour elle... N'est-ce pas que c'est elle ? Bravo Victor ! Il s'agit effectivement d'Océane ! J'ai gagné !

Je n'avais encore jamais rencontré quelqu'un de la blogosphère. Ce n'était pourtant pas faute d'y songer... Combien de fois me suis imaginée face à Matthieu, par exemple, qui habite à deux rues de chez moi ? Et ces questions, ces doutes : et si je n'avais rien à lui dire ? Et si le réel gâchait notre entente blogosphèrique ? Et si... Avec des "mais" et de "si", on met Paris en bouteille ! Ce n'est pas facile, tu sais, Victor, de passer du virtuel au réel. La confrontation avec la réalité n'est pas évidente. On prend un risque : celui d'être déçu et de décevoir. On prend aussi le risque d'apprécier la personne et d'être apprécié en retour ! C'est bien pour ça que j'ai accepté de rencontrer Océane !

Et alors ? Comment s'est passé cette rencontre ? Telle que je te connais, tu as dû t'en faire toute une histoire ! Eh bien pas du tout ! Humm... Je suis certain que tu mens ! Bon. Eh bien disons que je n'ai eu qu'un petit peu peur. De toute façon, je n'ai pas eu le temps de trop m'inquiéter : la rencontre s'est décidée très vite. Et puis, mardi matin, mon tram n'était pas en avance : je me suis dépêchée comme jamais, craignant de faire mauvaise impression, moi qui ne suis, en règle générale, jamais en retard ! Que tu dis... Mais non, c'est la vérité !

Nous nous sommes retrouvées dans le centre de Rouen, puis nous avons pris un café à une terrasse. Tu nous as manqué, d'ailleurs, Victor... Je m'en doute ! Alors, comment est-elle physiquement ? Est-ce vraiment ce qui importe, Victor ? Et puis, comprends moi : peut être Océane ne désire-t-elle pas que je brise le mystère qui tourne autour de sa personne ! Après tout, si elle avait le désir de s'exposer un peu plus, sans doute aurait-elle publié une photo d'elle sur son blog ! Certes, certes... De toute manière, tu n'as pas tort : le principal n'est pas son apparence physique mais plutôt si le courant est passé ou pas entre vous... Qu'en est-il de ce côté-là d'ailleurs ?

Océane m'est apparue fidèle à ce que j'ai pu entrevoir entre les lignes de son blog. Une femme réfléchie, avec ses zones d'ombre, déterminée, qui aime profondément ses enfants et parle de ces "deux monstres" avec une extrême tendresse. Une femme attachante, en somme, avec qui j'ai passé une heure agréable, à bavarder, à écouter... Cela s'est bien passé alors ? On ne peut mieux, effectivement ! Désormais, je sais que je lirai le blog d'Océane autrement. Je pourrai mettre un sourire sur son  blog, un visage sur ces phrases... Les traits que j'imaginais ont maintenant une forme tout à fait précise, nette. Plus aucun flou. Juste une personne. De plein pied dans la réalité. Et tu ne regrettes pas de ne plus pouvoir imaginer, justement ? Bien sûr que non. C'est même tout le contraire ! Le plaisir que j'éprouvais à la lecture du blog d'Océane n'en sera que renforcé, je n'en doute pas le moins du monde ! Eh bien tant mieux, tant mieux... Et tu comptes reproduire souvent ce genre d'expérience ? Avec d'autres blogueurs tu veux dire ? Oui. Eh bien... J'estime que cela peut être très enrichissant. Alors tu laisses la porte ouverte ? Oui, je laisse la porte ouverte !

 

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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle
Jeudi 6 juillet 2006

Mon cher Victor,

Je sais que nous avons déjà pris un café ensemble ce matin, mais j'ai vraiment besoin de te parler. Tu es obsédée par tes résultats, n'est-ce pas ? C'est ça. Je n'en peux plus, Victor. Mes pensées sont intégralement tournées vers le concours. Je ne suis un cadeau pour personne en ce moment, crois-moi... Allez, raconte-moi tout.

J'aurai les résultats demain à 17 h. Depuis trois jours, toutes mes nuits sont accaparées par le concours. Je ne vois pas mon nom sur la liste. Je pleure. Autour, personne ne fait attention à mes larmes. Je me retrouve sur le périphérique. Sur le périphérique ? Oui, Victor : dans les rêves, tout est possible. Oh... Cela doit être ton échec au permis de conduire qui te fait encore des misères ! Certainement... Ce matin, au réveil, j'étais si angoissée, si tendue, que je me suis précipitée sur l'ordinateur pour vérifier que les résultats n'étaient pas encore parus. Tu as employé le mot "obsédée", il est tout à fait approprié : il s'agit réellement d'une obsession !

J'ai eu mal au ventre toute la journée. Rien n'a pu me distraire. J'ai tourné en rond dans la maison, en évitant ma chambre, où mon bureau est envahi par mes cours de l'IUFM. Je ne peux pas les regarder. Ou alors, je fonds en larmes... Oh la la ! Je ne pensais pas que cela prendrait ces proportions ! Eh si... Mirabelle, tu n'as pas encore les résultats ! Ne pars pas perdante ! Mais non : paradoxalement, j'y crois encore ! Mais alors pourquoi te mets-tu dans des états pareils ? J'y crois encore, mais dans mes retranchements. Ma raison a renoncé, elle. Il me reste une lueur d'espoir, une seule, minuscule. Si faible, qu'il m'est difficile de l'entretenir. Et j'ai mal. Mal de me savoir si angoissée, alors que ce sont mes derniers instants de rêve. Demain, à 17 h, je serai fixée. Demain, à 17 h, je connaîtrai peut être mon premier échec scolaire.

Pourtant, ne pas savoir pourrait être grisant. Si je n'ai pas encore les résultats, je peux encore m'imaginer sautant de joie, hurlant : "je l'aiiiii !", croulant sous les baisers et les félicitations. Oui... Je pourrais très bien faire défiler ce genre d'images dans mon esprit. Le temps est assassin. Rien ne lui échappe. Aujourd'hui, j'essaie de raviver la flamme. Demain, elle s'éteindra sans doute, en l'espace d'un instant. C'est cette conscience du temps qui me terrifie le plus. Le tic tac de l'horloge. La petite aiguille qui avancera d'un chiffre au bout de 3600 secondes. Et ainsi de suite, jusqu'à 17 h demain. Toute la journée à tenter de s'occuper l'esprit. A faire semblant. Et finalement, le dénouement. Rapide. Disproportionné comparé à ces jours d'attente, ces heures de calcul : et si j'ai telle note à une épreuve coefficient 2, est ce que je pourrais compenser avec une bonne note en langue, coefficient 1 ?

J'aimerais fixer ces instants de doute, Victor. Pour qu'ils soient immortels. Preuve que pendant longtemps j'ai espéré. Pendant longtemps, malgré l'incertitude, je me serais persuadée que tout était encore possible. Demain, lors de notre conversation, je me lamenterai. Et pour une fois, je ne te ferai pas de reproche sur ta fâcheuse tendance aux jérémiades. Tu auras bien le droit de t'épancher un peu : ce sera totalement justifié ! Demain, je saurai. Toute la blogosphère saura également. Humm... Garde les pieds sur terre, Mirabelle : disons plutôt que TON LECTORAT saura. A ce que je sache, tu n'es pas n°1 dans le top 50 des blogs... Si je n'étais pas au bord de la crise d'angoisse, je rirais de ta soudaine maîtrise des données blogosphériques, Victor. Et dire qu'il y a encore six mois, tu ne savais même pas ce que c'était qu'un ordinateur...

Tout à l'heure, je relisais tous les articles publiés dans la rubrique "Mirabelle future instit". Tant de chemin parcouru... Parfois, je n'ose y croire : moi, Mirabelle, j'ai été aux oraux du CRPE ? Moi, Mirabelle, j'ai suivi une formation dans un IUFM ? Moi, Mirabelle, j'ai caressé le rêve de faire classe, un jour, à des élèves aux yeux de qui je serais adulte, responsable, savante, alors que je quitte à peine les rives adolescentes ? Je suis émerveillée et terrifiée à la fois. Emerveillée face à mon évolution. Et terrifiée... Terrifiée que tout puisse s'arrêter, demain à 17 h ? Oui.

Je suis navrée, Victor. Il est 19 h 35 et tu as sans doute autre chose à faire que d'écouter mes états d'âme. Mais j'avais un tel besoin de parler... Je m'en rends compte. C'est normal, va... Mes paroles ont sans doute été quelque peu décousues. Les mots ont suivi mes sensations, parfois contradictoires. Un flot de phrases, pas toujours ordonnées. Je m'en excuse... Allez, tu es toute pardonnée ! Rentre chez toi, maintenant, il se fait tard... En fait, je vais rester en ville : je retrouve toute ma classe dans un bar pour un dernier rendez-vous. Un rendez-vous où nous tous serons sur un même pied d'égalité. Pour la dernière fois... Avant le couperet.

 

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publié dans : Mirabelle, PE1, future instit' par Mirabelle
Jeudi 6 juillet 2006

Mon cher Victor,

Pour une fois, pas de grands discours, juste une petite vidéo, qui à elle seule, en dit beaucoup sur la France d'aujourd'hui. Crois-moi, Victor, tu ne seras pas déçu... Ca ne m'éclaire pas beaucoup... Tout ce que je vois, ce sont des politiques prêts à se taper dessus ! Justement... C'est tout l'intérêt de cet extrait !

Qui est celui qui crache toutes ces horreurs ? Notre premier ministre en personne, Dominique de Villepin. Eh bien... Il n'y va pas avec le dos de la cuillère ! Et celui qui ressemble à un petit cochon de lait, qui est-ce ? Un petit cochon de lait ? Oui, celui qui se fait insulter ! Je ne trouve pas qu'il ressemble à un petit cochon de lait, mais enfin... C'est François Hollande, le premier secrétaire du Parti Socialiste. On ne peut pas dire qu'ils soient très copains tous les deux...

Alors c'est ça, la France d'aujourd'hui ? Un premier ministre qui s'énerve et perd son sang-froid ? Une Assemblée furieuse ? Un président d'Assemblée dépassé ? Hein, c'est ça ? Les images sont parfois plus parlantes que les mots. Ca date de quand, cette scène ? De quelques temps, déjà. Et cela s'est calmé, depuis ? Oui. Le premier ministre a "présenté ses excuses". Pourquoi le mets-tu entre guillemets ? Il les a présentées oui ou non ? Eh bien... Il n'a pas prononcé le mot "excuse" mais a tenté d'arranger son cas, lui qui n'était déjà pas très populaire...

Mais Mirabelle, est-ce que tu te rends compte de l'image que donne les politiques d'eux-mêmes et de leur pays ? C'est consternant, n'est-ce pas ? Mais c'est bien plus que cela ! Je n'en reviens pas que l'on en soit toujours là au XXIème siècle ! On dirait des coqs qui se combattent les uns les autres ! C'est leur soif de pouvoir qui les rend mauvais ! Les politiques ont tendance à se provoquer les uns les autres, ce n'est pas nouveau. François Hollande, lui-même, a cherché le conflit par une prise de parole très critique vis à vis du gouvernement. Ce n'est pas une excuse ! Ces hommes représentent tout un peuple ! Et ils se comportent comme s'ils n'en étaient pas dignes ! Ah, vraiment, elle est belle, la France d'aujourd'hui ! Il n'y a pas de quoi être fier ! Ils ne valent pas mieux que les autres ! C'était bien la peine de tirer à boulets rouges sur les siècles précédents ! Je suis bien d'accord avec toi, mon pauvre Victor...

Et après ce genre de scène, on s'étonne que les Français ne croient plus en la politique. Mais comment y croire ? Comment leur faire confiance, quand on s'aperçoit que l'Assemblée Nationale ressemble parfois à un immense champ de bataille ? La première fois que j'ai vu ces images, j'ai ri à gorge déployée, face à l'air complètement dépassé de Jean-Louis Debré, l'expression courroucée de François Hollande, drapé dans sa dignité, et le barrage de députés socialistes, protégeant le leader de leur parti à grands renforts de protestations. Mais aujourd'hui... Je ris jaune. J'ai vingt-deux ans et ce style d'accrochage ne m'incite pas à faire confiance aux politiques. Loin de là...

 

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publié dans : Françaises, Français... par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 2 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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