XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Vendredi 17 février 2006

Mon cher Victor,

Tu m'as envoyé hier un courrier assez critique, détaillant les défauts ce blog. J'ai longtemps hésité à en parler dans mon prochain article, mais, comme je suis l'honnêteté même, je me dois de reconnaître mes torts : il est vrai, mon cher Victor, que je t'avais promis un panoramique de la société d'aujourd'hui. Or, en relisant mes derniers écrits,  je constate, avec une pointe de culpabilité, que cet objectif n'est pas atteint : toute préoccupée que j'étais par ma grande histoire d'amour (qui, soit dit en passant, est toujours aussi compliquée), j'ai négligé les grandes idées censées motiver la création de ce blog. C'est pourquoi j'ai décidé de rectifier le tir. Alors attaquons dès maintenant !

Un jour, Victor, je serai "maîtresse". Devant mes élèves, occupés à écrire (ou à fourrager dans leurs casiers),  j'écrirai la leçon sur le fameux  tableau noir, différencierai ce qui est important de ce qui l'est moins avec des craies de toutes les couleurs, soulignerai les titres avec la grande règle toute jaune, et effacerai la correction des exercices avec le tampon de mon enfance, gorgé de poussière.  Un jour, il y aura, aux murs de ma classe, une immense frise historique, des règles de grammaires, des tables de multiplication, des dessins d'enfants... Au fond, mon bureau : une pile de cahier à corriger, des manuels ouverts la leçon du jour, un planning de roulement pour la surveillance des récréations... Mes élèves demanderont la parole en levant le doigt et m'appeleront "Maîtresse", avec cet air d'admiration qu'ont tous les enfants envers les adultes détenteurs du savoir. Je maîtriserai à la perfection tout le vocabulaire de l'Ecole (conseil d'école, conseil de classe, conseil de cycle, RASED, maître E, maître G...) et tout le vocabulaire de la classe : cahier du jour, carnet de liaison, cahier de production d'écrits, cahier de poésie, carnet de chansons...

Un jour, j'accueillerai des stagiaires PE1, des stagiaires telles que moi... Moi qui m'imagine écrire au tableau ou dicter un passage d'un livre de littérature de jeunesse à des élèves tirant la langue au-dessus de leurs cahiers... Moi, qui, aujourd'hui, en plein stage de "pratique accompagnée", observe notre "maîtresse d'accueil", à peine plus âgée que nous, enseignante depuis trois ans, et que j'admire pour une raison bien particulière : elle a ce concours que moi je n'ai pas encore, et qui fait que je ne suis pas une "maîtresse"...

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publié dans : Mirabelle, PE1, future instit' par Mirabelle
Vendredi 17 février 2006

Mon cher Victor,

Nous reprendrons aujourd'hui, si tu le veux bien, le conte merveilleux entamé hier, à savoir la fabuleuse histoire de Mirabelle, ou l'apprentissage de l'amour par une indécrottable romantique... Victor, je te prie, si tu es perdu, de te reporter à l'article précédent, soit la première partie de "Mirabelle au pays des merveilles".

Et pourtant, donc, Mirabelle allait vivre avec lui sa première véritable histoire d'amour.

En effet, Monsieur le Destin, joueur, s'était amusé à les faire se croiser, se revoir, les avait manipulés comme de simples marionnettes : leurs mains allaient se frôler, leurs yeux se trouver et Monsieur le Destin en riait, en riait ! Il n'avait pas sollicité les services de Cupidon : les coups de foudre, pensait-il, c'est démodé. L'amour né de rien n'a aucun charme, alors que la découverte, la curiosité, la surprise, le chemin fait par deux personnes que tout oppose, ça, ça c'est interéssant.

Il avait donc choisi Mirabelle et Johan, incarnations même de l'antithèse, pour répondre à la question qu'il se posait depuis toujours : les contraires s'attirent, certes, mais finalement, ne s'annulent-ils pas ?

Il allait bien voir... En choisissant Mirabelle et Johan, il était  certain de faire des étincelles : les préjugés de Mirabelle, son mauvais caractère, les gaffes et les gros sabots de Johan seraient sans doute un mélange des plus explosifs, il s'en frottait les mains d'avance !

Alors, Monsieur le Destin les fit s'aimer. Ce ne fut pas chose aisée cependant, car la résistance de Mirabelle à la réalité de l'amour dépassait tout ce qu'il avait envisagé : tantôt hésitante, tantôt tentée, elle soufflait le chaud et le froid d'une manière tout à fait déstabilisante, rejetait tout compliment, écartait toute tentative de séduction par une réplique cinglante et un regard noir. Heureusement, le sujet de sexe masculin avait une propention extraordinaire à l'entêtement, et s'acharnait, s'acharnait, attendait, attendait patiemment que le vent tourne en sa faveur. Le bonheur vient à qui sait attendre, paraît-il... Et dans le cas de Johan, cette attente dura trois mois. Trois mois ?! Oui, trois très très longs mois...

Et tu sais quoi Victor ? Heureusement pour Mirabelle qu'il a attendu !

Et Monsieur Destin, il l'a trouvée, la réponse à sa question ?

Ca, mon cher Victor, ce n'est plus son histoire... C'est celle de Johan et moi.

 

 

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publié dans : L'Amour toujours par Mirabelle
Vendredi 17 février 2006

Mon cher Victor,

Tu vois cet avion en photo ? Eh bien, c'est moi.

Je viens de m'écraser lamentablement sur le plancher des vaches. Je planais haut, très haut dans le ciel : j'ai volé tout l'après-midi d'hier, au milieu de mes petits nuages tout roses et de petits angelots qui me faisaient coucou avec un sourire bienveillant. J'étais bien, bien, bien...  Et puis, dans la soirée, tout s'est écroulé, tout. C'est encore ce garçon ?

Bien sûr que c'est encore lui. La dernière fois que nous en avions parlé tous les deux, Johan et moi étions en phase d'"approche", et j'étais, dans ma naïveté légendaire, pleine d'espoir quant à une possible réconciliation. Cet espoir s'est concrétisé hier après-midi, à mon plus grand bonheur... Entre parenthèses, quelle cloche, mais enfin bon...

Que s'est-il passé ? Rien que du très classique. Il m'a dit qu'il m'aimait. Que ça valait encore la peine de continuer. Qu'il allait faire des efforts. Changer même... Et moi je l'ai cru. Il faut croire que ce fameux dimanche ne m'avait pas servi de leçon... Quel dimanche ? Tu ne t'en souviens pas, Victor ? Relis donc l'article Pourquoi les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus !  Ah oui, c'est vrai... Donc, il t'a fait le même coup ? Dans les grandes lignes, oui. La seule différence, c'est que la déception a été différée. Là, il m'a fallu un après-midi entier pour comprendre ma douleur. Il est parti au foot. Il devait revenir vers 17h. Je l'ai attendu. Allumé des bougies dans ma chambre pour que nos retrouvailles soient dignes de ce nom. J'avais imaginé un scénario des plus agréables : musique romantique, roucoulades à n'en plus finir...

 Et j'ai attendu, attendu... Jusqu'à 18h15. J'avais éteint les bougies évidemment. Il était parti chez  son meilleur ami et n'avait "pas pensé à me prévenir". Drôle de situation... Quand on aime quelqu'un et qu'on est au bord de la rupture, la moindre des délicatesses est encore de ne pas commettre d'impairs... Et là, en l'occurrence, il n'a "pas pensé" que je l'attendrais peut être tout l'après-midi, avec en tête des projets merveilleux. Ambiance tendue, donc, quand il est rentré. Moi, idiote que je suis, je songe : "c'est normal, Mirabelle, c'est normal... Attends un petit peu. Cela ne va pas s'arranger par un coup de baguette magique ! Laissez-vous du temps."

Du temps, justement, il ne nous en a pas laissé. Il est revenu sur ses "déclarations". A remis en question tout ce qu'il m'avait promis en début d'après-midi. M'a dit qu'"il n'y croyait plus". A repoussé mes baisers. A été indifférent à mes larmes. Et il est parti, en précisant bien, au cas où je n'aurais pas compris, qu'"il ne m'appelerait plus".

C'est là que je me suis écrasée. A une vitesse foudroyante. Sans espoir de survie...

 

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publié dans : L'Amour toujours par Mirabelle
Vendredi 17 février 2006

Mon cher Victor,

Aujourd'hui j'ai vingt-deux ans. J'ai vingt-deux ans. Et c'est le premier de mes anniversaires, depuis deux ans, que je fête sans lui. Drôle de sensation... Manque, tristesse, résignation... Aura-t-il seulement une petite pensée pour moi ?

Allons, Mirabelle, allons...

Sois sans crainte, mon Victor : même si, comme le dit si bien Michel Berger, il manque quelqu'un près de moi, je ne me laisserai pas abattre ! Je ne suis pas seule. J'ai une famille extraordinaire, une meilleure amie qui pense à moi, même à l'autre bout du monde... Ma mère a été acheter des fleurs hier, pour faire une jolie table. J'ai choisi la nappe que je préfère, ainsi que le menu du midi. Sitôt levé ce matin, mon père m'a souhaité un bon anniversaire, lui à qui il faut d'habitude un bon quart d'heure pour se réveiller complètement. Le petit ami de Lisa fera partie de la fête, et c'est tant mieux :  je l'estime beaucoup et ils sont beaux, tous les deux. J'ouvrirai mes cadeaux à l'apéritif, souriante comme une petite fille de cinq ans qui a attendu cet instant toute l'année. Il y aura des baisers, des souvenirs mille fois évoqués mais qu'on a toujours autant de plaisir à entendre : "quand je pense qu'il y a vingt-deux ans je te donnais le biberon... J'ai du mal à y croire !", "Et la nuit ! Qu'est ce que tu étais chiante ! On avait de ces envies de te passer par les fenêtres !". Je boirai une ou deux coupes de champagne, profiterai du repas mitonné spécialement pour moi ( à moi le foie gras !)... Nous rirons tous les cinq et je serai heureuse, je le sais, je n'ai aucun doute.

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publié dans : Une famille formidable par Mirabelle
Samedi 18 février 2006

Mon cher Victor,

Je te présenterai aujourd'hui mes bonnes résolutions en tant que célibattante. Célibattante ? Tu n'as pas lu Bridget Jones, Victor ? Non, non, évidemment, suis-je bête ! Alors dis-moi, qu'est-ce qu'une "célibattante" ?

 

 

Petit cours sur les célibattantes, à l'intention de Monsieur Victor Hugo :

Les célibattantes sont une espèce en voie de disparition : créatures peu sûres d'elles, généralement timides ou gaffeuses, les célibattantes rêvent du grand amour et collectionnent les "histoires foireuses" (quoi qu'une histoire foireuse suffit parfois, comme c'est mon cas...).

Pourtant dotée d'une grande intelligence, la célibattante se revendique "célibataire et fière de l'être", ce qui évidemment, lui pose ensuite quelques problèmes pour rencontrer l'âme soeur, son féminisme radical répandant une odeur quelque peu nauséabonde aux narines mâles.

 Cette espèce, par des mutations génétiques très particulières, tend à se fondre dans la masse des "casées résignées", ces créatures en voie de développement qui s'allient à la gente masculine par souci d'intégration sociale, laissant le facteur "amour" au placard.

Ci-dessus, un spécimen de célibattante, passé à la postérité : Mademoiselle Bridget Jones.

 

C'est assez clair, mon Victor ? Hummm... Et toi dans tout ça ? Tu fais de nouveau partie de cette espèce ? Tout à fait. Et tu as l'exclusivité de mes bonnes résolutions, en ce qui concerne la recherche du compagnon idéal :

 

1° Ne plus jamais aimer de garçon totalement opposé à moi. Si le cas se présente, le fuir comme la peste !

2° Ne plus jamais aimer de garçon qui soit dépendant de son ordinateur plus que de sa petite amie.

3° Ne plus jamais aimer de garçon qui ne s'intéresse pas à ce qui l'entoure et qui trouve que la politique, "ça ne sert à rien".

4° Ne plus jamais aimer de garçon qui me fasse tourner en bourrique, c'est à dire : plus de garçon qui couche avec moi en me disant que "ça ne change rien", "se remet avec moi" la semaine d'après pour me plaquer aussi sec le soir-même, et m'envoie finalement un message de Saint-Valentin en spécifiant qu'"il m'aime". Bien. Ce type d'individu nombriliste est donc à proscrire.

5° Ne plus jamais aimer de garçon qui ne s'intéresse pas aux arts et qui ne me fasse pas rêver un minimum : je veux un artiste, un vrai !

6° Ne plus jamais aimer de garçon qui me dise qu'il "revient dans deux heures" pour finalement se pointer trois heures et quart plus tard, en précisant qu'il "n'avait pas pensé à me prévenir". Si c'est trop lui demander d'avoir un peu de considération pour moi, alors qu'il dégage.

7° Ne plus jamais aimer de garçon qui ne soit pas très causant.

8° Ne plus jamais aimer de garçon qui voue une passion sans borne à son véhicule.

9° Ne plus jamais aimer de garçon qui n'ait pas les mêmes goûts que moi.

10° Et enfin... Ne plus jamais aimer de garçon que j'aime éperdument malgré tous les défauts cités précedemment !

 

Eh bien... Si tu en trouves un qui ne corresponde pas à tout ça, on peut dire que tu auras eu de la chance, parce que tout de même, tu m'as l'air assez exigente, trop peut être ! Oui... Je crois que mon idéal amoureux revient au galop malheureusement ! Comme quoi, chassez le naturel...

Tu en as oublié une, de résolution. Laquelle ? Ne plus jamais aimer le garçon qui s'appelle Johan et dont tu viens de citer tous les défauts. C'est vrai... Et je crois que c'est encore celle-ci que je vais avoir le plus de mal à tenir...

 

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publié dans : L'Amour toujours par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 2 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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