XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Jeudi 9 août 2007
Mon cher Victor,

accident.gif
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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle
Vendredi 10 août 2007
Mon cher Victor,

Quitte à ce que nos lecteurs et toi vous me traitiez de folle (et qu'on m'affuble du qualificatif "gaga", pendant qu'on y est...), je tenais tout de même à vous présenter la charmante gamelle que voilà, qui sera, bien entendu, pour l'adorable Nougatine. Je suis tout à fait consciente, avant qu'on ne m'en fasse la remarque, que cet objet me fera bien plus plaisir à moi qu'au chat, qui n'aura d'yeux que pour la pitance que j'y aurais déposée.
gamellenougatine.jpgMirabelle, tu es folle... Merci, Victor ! Je n'en attendais pas moins de ta part ! Viens par ici que je t'étripe...
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publié dans : Les galipettes de Nougatine par Mirabelle
Vendredi 10 août 2007
Mon cher Victor,serelever.jpg
Alors, que s'est-il passé hier ? Je ne vais pas rentrer dans les détails. Pas envie. Tu n'as pas provoqué d'accident, au moins ? Parce qu'avec l'illustration de la conversation d'hier... Ah non, aucun accident. Je me suis rendu compte après coup que j'avais pu vous induire en erreur, nos lecteurs et toi... Navrée ! Non, il n'y a pas de eu de boum. C'était juste pour signifier que je m'étais ramassée une fois de plus ! Bon. Alors ? Alors pour une fois, je ne te raconterai pas tout. Et je peux savoir ce qui justifie ce silence soudain ?

Hier, après avoir inséré l'illustration de l'article "Handicapée du volant (3)", j'ai failli tout raconter, en long, en large et en travers. J'aurais pu geindre sur mon sort une fois de plus et invoquer le destin qui m'aurait faite incapable de conduire. Bon. Et puis, après réflexion... Tu vois, Victor, il est 8 h 30 et je viens de me lever. Le réveil a été assez douloureux (c'est pas évident, de se souvenir que j'ai raté le permis une troisième fois...) mais si je veux réellement obtenir ce permis un jour, il faut que je change de système de fonctionnement.

Alors tu ne sauras que l'essentiel : je vais retirer mon dossier de l'auto-école la semaine prochaine. Je vais acheter un scooter dans les jours qui viennent. Avec le plus de bonne humeur et d'optimisme dont je sois capable. Parce qu'un jour, je vais y arriver, je vais l'avoir, cette saloperie de permis ! Oui, tu as raison... Après tout, des gens de gens vivent sans voiture, ce qui est sensiblement la même configuration, si on fait un petit effort pour l'envisager comme tel... Oui. Ca va compliquer considérablement ma vie quotidienne mais... C'est jouable ! Voilà la Mirabelle que j'aime !

Je trouverai une autre auto-école, Victor. Je vais reprendre confiance. Ne plus avoir honte de moi-même. Effacer de ma mémoire le nombre d'heures que j'ai effectué jusque là. Je vais tout recommencer, dans un nouvel établissement, où l'on ne me connaîtra pas, où l'on ne me jugera pas. A la bonne heure ! Alors, aujourd'hui, ce n'est peut être pas l'article que nos lecteurs et toi vous attendiez. Je ne raconterai pas mes bêtises, je suis navrée. Nous pouvons imaginer ce que nous voulons, en somme ! Oui, car ce n'est pas ce qu'il faut retenir. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'à partir de maintenant, tu ne m'entendras plus me plaindre ! Jamais, tu es sûre ? Bon, d'accod, peut être encore quelques fois mais... Jamais avec autant d'intensité que ce que j'ai fait jusqu'à maintenant !

Je ne sais pas combien de temps cela prendra, Victor. Non, vraiment, je ne sais pas. Le transfert de dossier peut être long et il me faudra trouver une auto-école qui sache me redonner confiance. Et même, si au mois de juillet prochain, j'aurai le code depuis trois ans, je ne dois pas désespérer. Qu'est-ce qu'on s'en fiche, de ça, Mirabelle ! Eh bien, non, en fait, c'est important, tu sais... Le code n'est plus valide au bout de trois ans ! Ah... Ce qui signifie que tu devras le repasser si, par malheur, tu n'obtiens pas ton permis avant ? Eh oui ! Ah... Voilà qui est embêtant ! Mais nous n'en sommes pas encore là ! Je vais y arriver. Je serai patiente. Peut être que je ne suis pas encore totalement prête à conduire, ou alors, peut être que j'ai juste besoin de me sentir bien pour y parvenir. Nous verrons. Je sais que ce sera encore long. Mais je vais y arriver.

Et puis, ce qui est sympa, c'est que c'est dans cette catégorie que je raconterai mes folles aventures avec mon scooter ! Oh oui ! Cela nous promet de bonnes parties de rigolade ! Il faudra lui trouver un nom, à celui-là ! Bon. Il va falloir d'abord que j'apprenne à en faire. J'espère que ce n'est pas trop compliqué. Il paraît que les auto-écoles délivrent des mini-formations pour les 50 cm3. Pourvu qu'on ne me dise pas que j'ai besoin de plus d'heures que prévu ! Souviens-toi : pas d'esprit négatif, Mirabelle ! Oui, bon. En tous cas, j'aurai finalement un scooter, après en avoir violemment désiré un à quatorze ans ! Eh oui... La vie est bien ironique... Et puis tu vois, tout vient à point à qui sait attendre ! On dirait bien...
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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle
Samedi 11 août 2007
Mon cher Victor,

cin--paradiso.jpg

Hier, pour essayer d'oublier mon échec cuisant, je suis allée au cinéma. Quel film ? "Ratatouille". Un film sur la cuisine ? Un film d'animation. Un rat qui veut devenir cuisinier et finit par le devenir dans plus grand restaurant de la capitale française, après maintes et maintes mésaventures. Ce n'est pas pour les enfants, ça, les films d'animation ? Mais non ! C'est pour toutes les générations, pourvu que celles-ci en soient conscientes ! Si tu le dis... C'était bien ? Oui, très bien. Et... ? A vrai dire, je ne voulais pas te parler de ce film, Victor. Ah. Et de quoi donc ?

Du cinéma. Tu sais à quoi ressemble un cinéma d'aujourd'hui, Victor ? Euh... C'est une sorte de supermarché. Enfin, c'est un grand mot mais m'est avis que cela ressemblera de plus en plus aux cinémas britanniques, qui m'avaient bien désarçonnée. Nous n'en sommes pas encore au point de payer nos places en même temps que de commander un burger et un coca, mais un jour... Bref. Le cinéma d'aujourd'hui, dans notre bonne vieille France, c'est beaucoup de publicités et de moins en moins de bandes annonces, comme je le déplorais ici. Et puis surtout, ça devient si cher, si cher, que ça finit par me faire rire jaune. Hein ?! Ben oui. C'est bien la peine, après, que les politiques nous servent leurs grands discours égalitaires sur la nécessité de faire de la culture une richesse accessible à tous. Bref... Oui : bref ! Laissons de côté tes opinions politiques, Mirabelle...

A chaque fois que je foule le sol d'une salle de cinéma, j'ai une pensée pour la petite fille que j'étais. Allez, embarque-nous dans tes souvenirs... Les souvenirs ont cela de charmant qu'ils peuvent être, parfois, embellis par le flou. Ou par l'idéalisation... Oui. Toujours est-il que j'ai besoin, pour apprécier totalement une séance, de retrouver mes sensations d'autrefois, celle de la petite fille que sa maman emmenait voir le dernier Walt Disney. Celle qui trouvait tout tellement grand et tellement mystérieux, celle qui attendait avec impatience de voir l'ouvreuse passer dans les rangs du cinéma, avec son panier rempli de glaces et autres délices sucrés et chocolatés. Ta maman t'en offrait ? Non. Ou alors très rarement. Je crois d'ailleurs que cette frustration, ce désir, sont pour beaucoup dans mon émerveillement de l'époque. Oui, comme les interdits qui nous font briller les yeux... Voilà, oui. Je regardais les enfants léchant leurs glaces avec une pointe de jalousie, tandis que j'entendais le doux tintement des pièces de monnaie tendues à l'ouvreuse. Il y avait les lumières feutrées qui descendaient sur son uniforme, et le claquement de ses talons sur les marches.

Les murmures dans la salle. Tous ces gamins trépignant d'impatience, comme moi. J'avais sous mes fesses mon manteau roulé en boule, réhausseur forcé pour parvenir à voir l'écran. Je scrutais les lumières : quand allaient-elles s'éteindre ? Une habitude que je n'ai pas perdue... Et puis soudain, un chuchotement dans la salle. Ca y est... Elles s'éteignent ! C'est les cartoons. Les cartoons ? Oui. C'était bien un truc de mon enfance, ça... Avant les films d'animation, passaient des dessins animés très courts, du genre de ceux que je regardais à la télévision, de bon matin, le mercredi ou le week-end. Ah, les cartoons... J'en ai un souvenir impérissable... J'entends encore la musique dans mon esprit...

Après les cartoons venait le film. J'ai un souvenir particulier de "Rox et Roucky", ainsi que d'"Oliver et Compagnie". C'est sans compter "Fievel au Far-West", qui m'a carrément foutu les boules (normal, Fievel  était tout de même en fort mauvaise posture, sur un pont en flammes, au dessus d'un immense bûcher !) et du coup, ma maman et moi avions été obligées de quitter la salle. Nous avons ensuite été prendre une crêpe, dans un établissement de ma petite ville. Toujours le même. Nous prenions la même petite table, dans un coin, à l'étage. Toujours le même rituel, après chaque séance de cinéma. Je prenais une crêpe au chocolat, ma maman une crêpe au miel. Quand ma petite soeur fut en âge d'apprécier les histoires sur grand écran, elle nous accompagna. Et puis nous avons grandi... Et perdu ce rituel.

Alors j'ai toujours une pensée pour cette petite fille quand je foule le sol d'une salle de cinéma. J'attends toujours que l'ouvreuse apparaisse avec ses merveilles sucrées par la porte battante. J'attends le dessin animé. Un dessin animé qui ne vient jamais, évidemment... Heureusement,
même si je désespère qu'il y ait autant de publicités et si peu de bandes-annonces, même si je trouve que la place de cinéma est de plus en plus chère, j'ai toujours un soupir de contentement quand les lumières s'éteignent. Là, la magie peut commencer. Et ça, ça n'a pas prix.
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publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle
Lundi 13 août 2007
Mon cher Victor,enfants.gif

Voilà longtemps que nous n'avons pas causé de l'Amitié. Eh bien, je suis forcé de constater que c'est un sujet que tu n'abordes plus beaucoup... Tu n'as pas tort. Pourtant, il m'occupe beaucoup ces derniers temps. Tiens tiens... Surtout depuis que j'ai retrouvé Aurélie. Aaah ! La fameuse Aurélie ! Ta grande Amitié !

Cependant, tu sais bien, Victor, qu'il fut une époque pas si lointaine où je ne croyais plus tant que ça en l'Amitié. Comme tout le monde, tu as eu des hauts et des bas... Eh bien j'ai réalisé avant-hier soir que j'y croyais à nouveau, et dur comme fer, en plus ! Mazette... Et doit-on ce brusque regain de foi à la fameuse Aurélie ? Pas entièrement mais... Elle y contribue bien sûr ! Allons-y... C'est reparti pour les oiseaux qui chantent et le ciel bleu ! En ces temps moroses, je pensais que cela te ferait plaisir. En ces temps moroses ?! Ben, tu sais bien, depuis que j'ai raté le... Enfin, tu vois ce que j'ai raté jeudi... Tu es encore là-dessus ?! Passons, Mirabelle, passons !

Bref. Avant-hier, j'ai retrouvé Aurélie à une soirée où nos hommes et leur bande se sont retrouvés, en plus d'une quarantaine d'autres personnes que nous ne connaissions ni d'Eve ni d'Adam (et eux non plus, d'ailleurs...). C'est le genre de fête où l'alcool coule à flots et où les plaisanteries grasses vont bon train. Je vois... J'ai pourtant passé une excellente soirée, mais pas pour les raisons que l'on pense. Ah ? J'ai fait le clown, Victor. Toi ?! Faire le clown ?! Oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, oui ! C'est le genre de comportement que je peux adopter quand j'ai un peu bu, quoi que "boire un peu" soit rarement suffisant pour que je sois extravertie. Et là, tu as réussi sans boire une seule goutte ? Oui ! Miladiou...

Cette soirée m'a permis de réaliser qu'il fallait que je trouve la bonne personne pour faire le clown. Je ne peux pas faire ma fofolle devant n'importe qui. J'ai besoin d'être en confiance pour oser. Comme beaucoup de gens... Et je me suis rendue compte qu'Aurélie était cette personne-là, ce qui m'a laissée sur le cul. Réalise, Victor... Aurélie et moi-même avons été fâchées pendant de longues années. Vraiment. Fâchées à mort. Nous nous sommes retrouvées il y a environ deux ans, et petit à petit, nous nous sommes réapprivoisées. Je ne dirai pas que tout est comme avant (cela ne le sera jamais de toute façon) mais il y a toujours ce petit truc en plus, ce petit truc que j'évoquais ici avec des yeux très très noirs et dont je me dis, finalement, qu'on peut le raccomoder.

Matthieu, le petit ami d'Aurélie, m'a confié qu'elle aurait été "trop déçue" si je n'étais pas venue à cette fête. Moi aussi, je l'aurais été. Car j'apprécie toujours les occasions qui me sont offertes de la revoir. Je sais combien ces années sans elle ont été... Différentes. Pas sans saveur mais... Différentes. Et la retrouver, rire avec elle, évoquer ensemble nos souvenirs d'enfance, ça n'a pas de prix. Du coup... Ouiiii ? Du coup, avant-hier soir, j'ai fait des chorégraphies loufoques sur des musiques de Shakira et autres produits commerciaux que j'exècre. Du coup, avant-hier soir, j'ai chanté à tue-tête en faisant du houlahoup, et frappé dans mes mains en hurlant "Hop ! Hop ! Hop !". Aurélie riait aux éclats, avec ce rire que je n'ai jamais oublié. Je me suis à un moment demandé quel âge j'avais au juste. Il m'a semblé que j'avais huit ans et que, comme à cet âge, j'avais la capacité de tout oublier autour de moi, de ne pas me soucier du regard des autres. C'est comme s'il n'y avait eu qu'Aurélie et moi. Tout était naturel. Je ne me suis pas demandé ce qu'elle allait penser de moi si je me mettais à sauter à pieds joints sur l'herbe, à mon âge, après tout ce temps. C'est comme si j'avais su que cela allait toujours la faire rire...

Quand je suis rentrée chez moi, à 0 h 30, avec la promesse de nous revoir bientôt, je me suis sentie bien. J'ai repensé à la phrase de la mère d'Aurélie, lors d'une pendaison de crémaillère, il y a quelques semaines. Aurélie et moi, nos mères respectives autour d'une table, à bavarder. Et à la mère d'Aurélie de dire :

- C'est quand même fou que vous vous retrouviez maintenant ! C'est le destin, c'est sûr... C'est le destin...

En repensant à cette phrase, j'ai souri. Non pas que je crois à ces sornettes de destin, non, mais enfin, il faut bien avouer que c'est agréable de constater que des proches y croient pour nous deux, pour Aurélie et moi. Il paraît que c'est le privilège des grandes Amitiés, ça.
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publié dans : Amitié(s) par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 2 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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