XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Mardi 12 septembre 2006
Mon cher Victor,

Comme promis, voici un compte-rendu de la séance de français que j'ai tenu lundi. Ahhh !! Je l'attendais de pied ferme ! Tu vas être déçu, Victor, crois-moi... Mais non, mais non ! Je te trouve bien négative, Mirabelle, ces derniers temps ! Juste un peu découragée...

Nom propre, nom commun... Voilà le thème de la séance. Une notion facile, d'après Mme B, mon IMF. Oui, une notion facile, effectivement. En théorie, c'est plutôt simple. En pratique, j'ai eu tôt fait de me rendre compte que l'évidence pédagogique m'était étrangère. J'avais pourtant préparé cette séance avec minutie. Trop peut être... Tu cherchais à bien faire ! Exactement. Le moindre détail me torturait les méninges. Je croulais sous les livres de grammaire. Pour une notion sensée être simple. Je savais que cette facilité supposée me donnait encore moins droit à l'erreur. Je le savais. Oui mais enfin, il ne faut tout de même pas exagérer : même avec une notion facile, tu es là pour apprendre, tu es en formation !

Bref. Je passai tout le week-end sur la préparation de cette séance. Mon IMF est exigente et rigoureuse. Je désirais lui prouver que je n'avais pas eu le concours par hasard. Lui montrer que j'étais une vraie, belle "graine de maîtresse". De toute façon, cette femme n'a pas à te juger. Elle n'est pas inspectrice de l'Eductin Nationale, à ce que je sache ! Bien sûr. Mais je suis toujours soucieuse de faire bonne impression. Bref. Ca fait beaucoup de "bref", Mirabelle, pour une discussion, qui, j'en suis sûr, sera très longue une fois de plus ! Pfff... Quelle mauvaise langue !

Lundi matin. J'arrivai la boule au ventre. Comme d'habitude ! Tu es si angoissée, cela m'étonne toujours ! J'essayai d'apprendre par coeur le déroulement de ma séance. La première partie de la matinée fila à vitesse grand V. Enfin, ce fut mon tour d'entrer en piste...


- Les enfants, Mirabelle va maintenant vous faire classe !

J'entamai ma séance. L'objectif principal étant d'abord de distinguer noms propres et noms communs par leurs sens, j'insiste principalement sur la notion de groupe et de cas particulier. Malheureusement... Malheureusement, les réflexions des élèves, les réponses qu'ils fournissent à mes questions, m'emmènent justement là où je ne souhaitais pas les emmener. Je répète la distinction entre les deux types de noms, tente de reformuler, mais je sens bien, face à ces vingt-deux paires d'yeux ronds comme des billes, que je tourne en rond. Je ne parviens pas à leur faire comparer correctement noms propres et noms communs. Je m'égare.

Ma situation de découverte s'éternise, sans pour autant que je parvienne à mon objectif. Puis quelques exercices oraux : je propose un nom commun, les élèves doivent imaginer un nom propre susceptible de lui correspondre. Il me semble que les enfants participent bien. Les idées fusent. Cependant, j'ai conscience que le volume sonore augmente considérablement, ce qui n'est pas favorable à une bonne tenue de classe. Mon IMF est d'ailleurs forcée d'intervenir quelques fois pour faire cesser les bavardages. J'ai cru mourir de honte...

Petit exercice d'application pour clore la séance. "Trouve un nom propre qui correspond à chaque nom commun. Fais une petite phrase pour expliquer". J'ai donné un exemple. Aux questions de fuser. Visiblement, ma consigne n'était pas claire. Et quand je passai dans les rangs, je constatai que les enfants, pour la plupart, n'avaient pas formé de phrase... Et ils avaient escamoté la majuscule ! J'étais désamparée. La cloche a sonné. Ma séance était terminée.


- Alors ? Quelles sont tes impressions ?

Cette séance ne ressemblait en rien à ce que j'avais imaginé. Je sais que les élèves n'ont pas compris. Mon IMF va même jusqu'à dire qu'ils n'ont "rien appris". J'ai encaissé le coup, difficilement, je dois l'admettre. Madame B. m'expose ses critiques. Ma situation de découverte était beaucoup trop longue et tournait en rond. Les élèves étaient passifs. D'où des bavardages intempestifs. En résumé : l'objectif n'est pas atteint. Je suis décomposée et peine à garder le sourire.

Tout se bouscule dans mon esprit : suis-je faite pour ce métier ? Serai-je une bonne enseignante ? Je ne sais pas, je ne sais plus... La théorie est une chose, la pratique en est une autre. Mes stages seront-ils validés ? Je crains un prolongement de scolarité, et encore plus un licenciement. Un licenciement ! Tout de suite les grands mots ! Là, vraiment, tu exagères, Mirabelle ! Tu viens de commencer ta formation ! Laisse toi le temps d'apprendre !

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publié dans : Mirabelle, PE2, maîtresse stagiaire par Mirabelle
Mercredi 13 septembre 2006
Mon cher Victor,

Je voudrais m'excuser, Victor. T'excuser ? De quoi ? Je n'ai en rien été offensé ! Je repense énormément à l'article d'hier. A ma manière de gérer la difficulté. A ma capacité à rebondir. J'ai relu certains écrits appartenant à cette catégorie. J'y ai vu une Mirabelle déterminée. A la poursuite de son rêve. J'y ai vu une Mirabelle admirative face à des PE2 intouchables. Une Mirabelle qui parle du concours comme de LA grande marche à franchir. Et tu l'as franchie, cette grande marche ! Oui. Alors j'ai pris une résolution, Victor. Laquelle ? Celle de RELATIVISER.

Je suis en PE2. J'y suis parvenue. Et cette nouvelle marche est, à entendre la Mirabelle de PE1E, infiniment moins difficile à franchir que la précédente. Je ne veux pas la décevoir. Je ne veux pas tomber dans les travers que je dénonçais l'année dernière à propos de ces PE2 qui se plaignent de tout. Je m'entends encore m'exclamer : "Ils ne se rendent pas compte de leur chance ! Eux, au moins, ils ont le concours !". Je ne veux pas être rongée par l'angoisse, ni pleurer toutes les larmes de mon corps après une séance qui s'est mal passée. Il me semble pourtant que tu es bien partie pour ! Je sais que tu penses encore beaucoup à cette leçon de français, et que tu crains de prendre du retard dans ta formation à cause de tes trois mois en Angleterre. Tu me connais bien, Victor...

On ne devient pas enseignant du jour au lendemain. Mon tort a été de penser que, parce que j'avais le concours, tout était gagné. Rien n'est gagné, ou si peu... Il a bien été précisé, le jour de la réunion, que je n'étais que "stagiaire" et que nous, PE2, n'obtiendrions pas notre titularisation dans une pochette-surprise. Chaque année, il y a des licenciements et des prolongations de scolarité. Ils ne doivent pas être très nombreux, si ? Il faudrait vraiment faire quelque chose de grave ! C'est ce que je me disais au début, bien sûr. Mais apparemment, d'après la rumeur (mais tu sais ce que valent les rumeurs, Victor...), mon tuteur est très "chien" en ce qui concerne les validations. Si c'est une rumeur, évacue-la de ton esprit !

Alors je vais m'accrocher. Lire des bouquins détaillant la méthodologie de préparation de séance, élément essentiel, qui j'imagine, sera développé à l'IUFM pendant mes trois mois de stage. Je vais potasser des bouquins de pédagogie. Etablir une problématique pour mon mémoire. Je vais m'accrocher et mettre les bouchées doubles pendant les vacances de Noël, pour rattraper mon retard par rapport aux autres. J
e vais aborder les stages avec le plus de confiance et de sérénité possible, en me rappelant, encore et toujours, que je suis là, avant tout, pour APPRENDRE. Je vais m'accrocher. M'accrocher. Oublier que j'ai toujours été plus douée pour la théorie que la pratique. Cibler mes séances. Définir clairement mes objectifs. Faire preuve de plus de dynamisme. Oser hausser la voix si nécessaire. Développer mes capacités de reformulation. Apprendre, apprendre, apprendre. Et prendre confiance en toi... Désormais, je n'aurai plus comme ligne de conduite que le CPD ! CPD ? Courage, Persévérance et Détermination !

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publié dans : Mirabelle, PE2, maîtresse stagiaire par Mirabelle
Jeudi 14 septembre 2006
Mon cher Victor,

Aujourd'hui, un peu de politique ! Ah ! Cela faisait longtemps ! TROP longtemps ! Tu me vois enchanté de ce retour à l'un de mes thèmes préférés ! Je sais que j'ai un peu délaissé la rubrique "La France selon Mirabelle", mais tu comprends, avec l'IUFM et ma PE2, j'ai tant de choses à raconter ! Aucun besoin de te justifier : c'est toi qui mène ces discussions !

Connais-tu Ségolène Royal, Victor ? Euh... Il me semble déjà en avoir entendu parler... L'autre jour, le patron du bar parlait d'elle en la traitant de "Chrétienne de gauche". Un des clients s'est insurgé et ça a fini en pugilat. M'est avis qu'elle déchaîne les passions, comme ce petit roquet dont tu parlais il y a déjà quelques temps. Pour déchaîner les passions, elle les déchaîne : on ne parle que d'elle ! Les sondages d'opinion lui sont on ne peut plus favorables ! On ne peut pas toujours se fier aux sondages, Mirabelle ! Souviens-toi de ce que tu m'avais raconté ! C'est vrai. Et depuis le 21 Avril, j'ai tendance à me méfier des sondages... Tiens, à propos du 21 Avril, te souviens-tu de cet homme, Victor ? Eh bien il est candidat à la candidature pour les Présidentielles de 2007 ! Comme quoi j'avais raison d'imaginer son retour ! C'est incroyable... Si même les politiques ne tiennent plus leurs promesses, où va-t-on ?

Revenons à Ségolène Royal. Je n'ai pas pour intention, dans cette conversation, de faire ses louanges. Elle est pourtant de gauche ! Il paraît... Mais cette femme me dérange. Et surtout depuis l'épisode du DERAPAGE. Du dérapage ? Oh, je n'apprendrai rien ici à nos lecteurs, Victor, mais je veux bien résumer pour toi ! A l'université d'été du PS, Ségolène Royal a refusé de répondre aux questions des militants des Jeunesses Socialistes. Ce n'est pas très gentil ! Non. Alors, lors d'un meeting en Bretagne, Ségolène a souhaité "se rattraper". Elle a bien voulu répondre aux interrogations des jeunes ? Oui. Mais tout cela ne s'est pas déroulé sans heurts... Ah ? Regarde donc cette vidéo ! Tu vas être soufflé !



Au micro, Nolwenn, jeune militante, affiliée au Parti Socialiste depuis seulement six mois. Elle interroge Ségolène Royal sur le clivage gauche-droite, en rapport avec les élections présidentielles à venir. Tout de suite, la grande favorite dans les sondages est agressive, sur la défensive : "Que veux-tu dire ? Aies au moins le courage de tes opinions !". La salle est pleine de rires. Ségolène se laisse emporter par sa morgue : "Pourquoi demandes-tu son avis au garçon qui est à côté de toi ? Tu es une femme ! Tu as ta liberté ! Tu peux parler librement !". La jeune fille est humiliée, purement et simplement. Et je suis écoeurée. Ecoeurée. Parce qu'il me semble que Ségolène vient de se révéler. Une femme froide et supérieure. Qui ne se serait pas permis de parler à un adulte sur un tel ton !

Le lendemain, lors d'un voyage officiel en Italie, elle a appelé Nolwenn. A fait part de ses regrets, sans pour autant prononcer le mot "excuses", tout en lui présentant ses "amitiés socialistes". Devant les journalistes italiens, elle a même, si je puis dire, "ciré les pompes" de la petite militante, allant jusqu'à la qualifier de "jeune fille vive et intelligente". Elle passe d'un extrême à l'autre, cette dame... Et j'en arrive à douter de son honnêteté ! Moi aussi ! Et je n'admets qu'on parle à quelqu'un sur ce ton. Elle a humilié cette jeune fille. Purement et simplement. On reproche aux jeunes de ne plus s'intéresser à la politique... Mais si, quand ils posent une question, on leur laisse entendre que leur remarque est sans intérêt, qu'on les rabaisse devant une foule en délire, je ne suis plus d'accord. Le respect est un principe essentiel, Victor. Cette femme a fait preuve d'une fierté puante, d'un mépris manifeste, d'une supériorité condescendante. En tant que jeune, je me sens offensée par ces paroles blessantes proférées à l'encontre de la jeune Nolwenn. Alors Ségolène Royal, que je ne portais déjà pas dans mon coeur, n'aura pas ma voix. Juste mon mépris.

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publié dans : Françaises, Français... par Mirabelle
Vendredi 15 septembre 2006
Mon cher Victor,

J'ai mon billet d'avion.
Le pass vers mon baptême de l'air. Mon billet pour Northampton. Ou plutôt mon billet "Paris-Luton", d'où je prendrai un taxi qui m'emmènera à l'université de Northampton. Ca se concrétise ! Comme tu dis. Hier soir, en cliquant sur "valider" pour confirmer la réservation de mon vol, j'ai eu une drôle d'impression. Comme si j'étais à un tournant de ma vie. Comme si je signais au bas d'une page avec la mention "virage à cent quatre-vingt degrés". Comme si la vie me murmurait à l'oreille : "Rien ne sera jamais plus comme avant"...

J'ai pensé à lui, à nous. Comme je le fais depuis quelques jours, avec toujours un peu plus de tristesse. Dimanche dernier, mon mystérieur inconnu est reparti pour Rouen. Après des vacances de quinze jours. Quinze jours ensemble. On s'y fait vite. On prend rapidement goût à se réveiller ensemble tous les matins, à s'endormir ensemble tous les soirs. En voyant la 406 verte disparaître au coin de ma rue, j'étais d'humeur plutôt mélancolique. Quelques miettes de week-ends encore, et je serais partie. Pour trois mois. Dimanche matin, je n'ai pas voulu me lever tout de suite. Je suis restée couchée dans ce lit que nous partageons. Sans un mot.

J'ai mon billet d'avion. Et ce voyage est une réalité, désormais. Une réalité que j'assume (c'est l'envie qui m'anime) mais qui s'obscurcit au fil des jours, à la perspective de le quitter. Je sais, Victor, que cet article relatait sensiblement le même état d'esprit, mais je ne peux résister à l'envie, au besoin de parler de lui, de nous, de cet inconnu qui m'attend, cet inconnu quotidien, à vivre sans lui. Je redoute le moment où je devrais le serrer dans mes bras, avant cette longue séparation. Car aucune étreinte ne saurait m'imprégner complètement de son odeur, de son toucher, de sa personne toute entière.

Je pars le 23 Septembre. De Paris Charles De Gaulle, en destination de Londres Luton, vol 2554. Décollage à 13 h 40. C'est réel. J'ai mon billet d'avion.

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publié dans : Chez les British par Mirabelle
Vendredi 15 septembre 2006
Mon cher Victor,



Dans un tout petit peu plus d'une semaine, je serai en Angleterre. Je sais bien ! J'ai coché la date fatidique sur mon calendrier ! Ne prends pas ce ton tragique, Victor, je vais revenir ! Ca te va bien, tiens, de parler de tragique ! D'ailleurs, je suis bien étonné de te voir aussi guillerette ! Je peux savoir ce qui t'arrive ?

Je suis heureuse ! Heureuse ? Alors que tu t'en vas dans une semaine ? Je croyais que quitter ton Mystérieux Inconnu te déchirerait le coeur ! Bien sûr que ça me déchire le coeur ! Ce n'est pas très logique... Oh si, ça l'est ! Mon mystérieux inconnu ne m'a jamais autant aimée que depuis que je m'en vais ! Tu veux dire que ton départ réveille le volcan de votre amour ? Tu aurais dû écrire des romans dans la collection "Harlequin", Victor. La collection "Harlequin" ?! Je ne définirai pas ce genre de littérature sinon tu vas te vexer... Bref !

Lundi dernier, dans la matinée, mon Mystérieux Inconnu est reparti pour Rouen, après m'avoir gentiment conduite à l'école J.M. Si tu avais le permis... Grrr, ne remue pas le couteau dans la plaie ! Hihihi ! Je ne peux pas m'en empêcher ! Tu disais ? J'allais donc préciser, avant que tu ne m'interrompes, que j'avais trouvé dans ma chambre, après cette journée à l'école, un petit mot d'amour fort agréable sur mon mémo, que mon Mystérieux Inconnu m'avait laissé avant de partir. 
Un billet doux avec les mots "mon amour", "tu me manques déjà" et "je penserai à toi tous les jours". J'étais RA-VIE ! Je m'en serais douté... Je sais que ça n'a l'air de rien mais à une toute petite semaine de mon départ, c'est le genre de choses qui m'emporte au septième ciel !

Tous les jours, je me demande pourquoi il reste avec moi. Tous les jours, je me regarde dans la glace en faisant la grimace, en rentrant le ventre, et en me comparant à toutes les femmes qu'il a aimées avant. Tous les jours, je me demande pourquoi il m'aime. Pourquoi il accepte de dormir sur le petit bout de matelas et de me laisser le "grand lit". Pourquoi il fait preuve d'autant de compréhension quand je regarde "Desperate Housewives". Pourquoi il m'appelle tous les soirs alors qu'il n'a rien de spécial à me dire. C'est parce qu'il m'aime. Et ça m'éblouit.

Je suis vraiment tordue, Victor. Parce que chaque jour qui passe, je prends conscience de l'amour que je lui porte, moi aussi. Je ne vois pas ce que ça a de tordu... Mais si ! Ces trois mois sans lui, je les redoute autant que je les vénère. Je les redoute car, comme je l'expliquais dans cet article, je vais devoir vivre séparée de lui par une mer immense. Mais je les vénère parce que cette crainte du manque, cette douleur qui m'envahit déjà, est en même temps un délice : je n'ai pas encore quitté le pays et pourtant j'attends impatiemment nos retrouvailles, ce 16 Décembre 2006 ! Un scénario des plus sucrés : il vient me chercher à l'aéroport, je lui saute dans les bras, nous rions... Toujours ton romantisme échevelé... Je sais, je sais : j'ai été intoxiquée par les films d'amour étant jeune !

Je rêve de revenir et de m'apercevoir qu'il m'aime toujours. Je rêve de l'obsession qu'il va devenir pendant ces trois mois. Je rêve de le manger tout entier samedi prochain, pour l'emmener avec moi en Angleterre. Je veux tout garder de lui. Et je veux que lui aussi garde tout de moi. Tu es une véritable mante religieuse, ma parole ! Fiche toi de moi, Victor ! Je suis sérieuse, tu sais : je considère de plus en plus ce voyage comme l'occasion de renforcer notre relation et de nous retrouver plus amoureux que jamais ! J'en rêve, j'en rêve, j'en rêve ! Et tant pis si ça dégouline d'amour, tant pis si c'est insupportable, tant pis si c'est un pudding bien lourd, tant pis pour la mièvrerie nappée de crème patissière ! Je l'assume... Car c'est mon coeur, mon amour !

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publié dans : L'Amour toujours par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 5 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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