XXIeme siecle

Octobre 2006
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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Vendredi 20 octobre 2006

Mon cher Victor,

Aujourd'hui, nous poursuivrons cet article, qui t'avait laisse dans un etat de malaise suspensique insoutenable. C'est fait expres, cet adjectif qui ne veut rien dire ? Oui, c'est fait expres. Tu me rassures !

Quand le bus de 8 h 09 arrive, aux alentours de 8 h 30, il est deja PLEIN A CRAQUER ! D'ou la cavalcade pour faire partie des heureux elus ! Oui. Alors, au bout de cette cavalcade, deux possibilites :

1) On fait partie de ceux qui ont reussi a monter et on se dit tralalala-youpi !

2) On reste betement sur le trottoir a regarder s'eloigner le yellow bus et on attend le prochain en esperant etre plus chanceux.

3) On va a l'universite a pieds ! (et cela fait un petit bout !)

Mais pourquoi donc ne pouvez-vous pas monter tous en meme temps ? Vous n'avez qu'a vous serrer un petit peu ! Parce que le conducteur refuse du monde ! On ne peut pas lui en vouloir, le pauvre homme... Non. Tout ca est extremement reglemente pour des raisons de securite. Je m'en doute bien. Alors, toi, Mirabelle, tu reussis toujours a te trouver dans le cas numero 1 ? Pas toujours non. Parfois, je suis releguee au cas numero 3. Allez,allez, je veux une etude de chaque cas !

1) En imaginant que je sois montee dans le bus, je lutte pour trouver une place assise. Tout depend de l'efficacite de mes coudes a devancer mes concurrents. Cette histoire de place assise n'est en realite qu'une question de confort car a 9 h du matin, les embouteillages sont monstrueux et il est bien plus agreable d'attendre assis que d'attendre debout. Et tu arrives a l'heure malgre le trafic ? Non. J'ai, en general, cinq minutes de retard. Eh bien bravo ! C'est independant de ma volonte, tu penses bien !

2) Je n'ai encore jamais ete dans le cas numero 2, pour la bonne raison qu'il me faudrait attendre encore une demie-heure au moins. Oui, et comme tu es une etudiante serieuse, tu ne veux pas arriver avec trois quarts d'heure de retard ! Tu as tout compris !

3) Il m'est arrive une fois de faire partie du cas numero 3. Ce n'est pas un cas de tout repos. Cinquante minutes de marche, avec de nombreuses montees. La marche, c'est excellent pour la sante ! Tu devrais faire ca tous les matins ! Sauf que j'arrive ecarlate en classe. J'entends alors des rires etouffes. Oui, ca c'est nettement moins drole. Alors j'essaie d'eviter le cas numero 3.

En resume, aucun des trois cas n'est vraiment une bonne solution ! C'est un bon resume ! C'est hallucinant ! Tout ca me fait penser qu'en France, cela ferait belle lurette qu'on aurait fait greve et manifeste dans tous les sens pour protester contre des transports si peu fiables. Attention, Mirabelle ! Tu avais dit dans cet article que tu n'etablissais plus aucune comparaison avec la France ! Argl... Ca m'a echappe !

 

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publié dans : Chez les British par Mirabelle
Vendredi 20 octobre 2006

Mon cher Victor,

Il y a quelques temps deja, quelqu'un m'a decue. Quelqu'un sur qui je comptais plus que tout. Quelqu'un que tu as aime ? Oui. Que j'ai profondement aime. Dans ce billet, je disais que j'avais renonce. Non pas que cela m'ait enchante, non, mais je me suis apercue que je n'avais d'autre choix que de la laisser partir. Et depuis ? Cet article n'est pas tout neuf, j'imagine que ta reflexion a evolue depuis a ce sujet. Oui. Renoncer ne veut pas dire "arreter d'y penser". Renoncer signifie qu'on admet son impuissance. Mais enfin, j'y pense encore... De temps en temps. Et ? Je me demande ce qu'elle devient. Si elle va mieux. J'espere qu'elle va mieux. C'est d'ailleurs assez etrange car lorsque son souvenir me revient en memoire, je suis partagee entre la colere et la tendresse. C'est etrange en effet... On ne fait pas deux sentiments plus contradictoires !

La colere est toujours la. Cela fait deja trois mois et la colere est toujours la. D'ou vient-elle cette colere ? De la deception sans aucun doute. Et puis... Oui ? De l'idee qu'elle ne peut pas pardonner. C'est quelque chose que je n'accepte pas, justement. Mais avais-tu reellement quelque chose a te faire pardonner, Mirabelle ? Il me semble, de toute facon, a la lecture de son ancien blog, qu'au moment ou vous vous etes fachees, elle n'allait pas tres bien. Ce n'est peut etre pas que de ta faute... Et puis tres sincerement, se facher pour une histoire de blogs, permets-moi de te dire que je trouve ca bete ! Oui. Sans doute. Peut etre. A vrai dire je ne pense plus a ca. Le pourquoi du comment c'est arrive ne m'interesse plus. C'est arrive. Point.

Ce qui me questionne, c'est comment on peut etre en colere au point de ne pas pardonner. J'ai toujours pense (et je le pense toujours) que j'aurais pu tout lui pardonner. Il me semblait, tout bonnement, que je ne pourrais pas vivre sans son amitie. Et je me disais, naive que je suis, qu'il en etait de meme pour elle. En resume, je me pensais aussi irremplacable a ses yeux qu'elle ne l'etait aux miens. Je me suis lourdement trompee. Elle n'a pas ete capable de mettre sa colere de cote. Sans doute etait-elle trop mal pour y parvenir. Elle n'a pas su ecouter son instinct...

Car quoi qu'elle en dise, quoi qu'elle en ait dit, elle me connait et elle sait que jamais je ne l'ai jugee. Jamais je ne lui ai voulu de mal. Jamais je n'ai voulu la blesser. Ses defauts m'ont toujours fait sourire, parce que c'etait mon amie et qu'en tant qu'amie, je la trouvais tout simplement adorable. Enfin. Elle a prefere se dire qu'elle "venait d'ouvrir les yeux" sur ma personne. Pfff... Foutaises. La verite c'est que j'ai toujours ete telle qu'elle m'avait connue et que c'est pour cette raison que notre amitie avait tenu pendant dix ans. Qu'il n'y avait eu AUCUNE anicroche en ces dix annees. Et qu'il a suffi d'une, la premiere, ridicule, stupide, pour tout foutre en l'air.

Je lui aurais tout pardonne. En me disant que pour rien au monde je ne foutrais en l'air une amitie aussi extraordinaire. En me disant que je ne pourrais pas vivre sans son amitie. Et maintenant ? Nous sommes en Octobre. Je n'ai aucune nouvelle d'elle. Je ne sais pas ou elle est. Je ne sais pas ce qu'elle devient. Je ne sais pas si elle va bien. Et je vis sans son amitie. C'est un fait. Finalement, tu y arrives ! Oui, j'y arrive, je vis sans son amitie. Mais enfin.. J'aurais prefere vivre avec, comme je l'avais toujours fait...

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publié dans : Amitié(s) par Mirabelle
Samedi 21 octobre 2006

Mon cher Victor,

Je suis triste. Pas envie de parler. Pas envie de plaisanter. Envie de rien. Ah si... Envie d'embrasser mon mysterieux inconnu sur le front et de l'entendre me dire qu'il m'aime. Envie d'etre dans ses bras, de fermer les yeux et de tout oublier. Envie de taquiner ma petite soeur et d'admirer sa chevelure rousse. Envie de parler de la vie avec ma mere et d'entendre son rire. Envie de voir mon pere corriger ses copies en prenant son air serieux, ses lunettes rectangulaires sur le nez.

Je suis triste. Pas envie de parler. Pas envie de plaisanter.

Alors ne parlons pas. Ne plaisantons pas. Ca me va tout a fait. Allez, bois ton the, cela va passer...

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publié dans : Chez les British par Mirabelle
Lundi 23 octobre 2006

Mon cher Victor,

Ce matin, j'ai recu une lettre de ma mere. Elle m'y parle de ma relation avec Papierchiffon, relation que nos lecteurs attentifs auront pu suivre ici, ici ou encore la et la. C'etait ta meilleure amie, si je ne m'abuse... Oui. C'etait ma meilleure amie. Et quel est le rapport avec la lettre de ta mere ?

Il est etrange de constater combien nos meres nous connaissent. Elles peuvent tout comprendre sans qu'on leur dise rien. Je partage avec ma mere le gout de la lecture, comme je t'en avais fait part dans cet article.

Dans cette lettre, elle evoque un roman de Laurie Colwin, "Comment se dire adieu". L'histoire de deux amies qui prennent des routes differentes. En somme, qui deviennent adultes... Et ? Et voici la phrase, extraite de ce roman, que ma mere a choisie de reprendre dans sa lettre :

"Nous nous etions connues a la fin de l'enfance , jamais plus je n'aurai une amie pareille. J'avais coupe mon coeur en deux et j'en avais laisse une partie derriere moi."

Et la, je me suis mise a pleurer...

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publié dans : Amitié(s) par Mirabelle
Mercredi 25 octobre 2006

Mon cher Victor,

La vie est ainsi faite qu'il nous faut parfois accepter de laisser partir les gens qu'on aime. Tu vas encore parler de cette histoire avec Papierchiffon ?! Mais c'est fini, tout ca, Mirabelle ! Il faut que tu tournes la page maintenant ! Rien a voir avec Papierchiffon. Voila qui est mieux ! Alors que veux-tu dire ?

Ma petite soeur a rompu avec son petit ami. Ils etaient ensemble depuis longtemps. Tellement longtemps qu'il me semble les avoir toujours connus ensemble. Et ils ont rompu... Ce sont des choses qui arrivent. Tu sais que les histoires d'amour finissent mal en general. Bien sur que je le sais. J'en connais meme un rayon la dessus ! Cependant, quand cela affecte la famille, on reagit differemment. Humm... C'est a dire ?

Quand j'ai rompu avec ce garcon, par un apres-midi de janvier, j'ai trouve ma petite soeur en pleurs dans sa chambre. Ca m'a fendu le coeur. Parce qu'elle s'etait attachee a lui. Et qu'elle etait malheureuse de le voir sortir de ma vie. Par consequent, de la sienne. C'est la que j'ai pris conscience que ce serait difficile pour moi de laisser s'en aller D. si par malheur, un jour, ma petite soeur et lui se separaient.

Et ce jour est arrive. Oui, il est arrive. Plus tot que je ne pensais. J'etais en Angleterre quand je l'ai appris. Le processus d'acceptation commence tout juste a se mettre en place. Hier soir, sur mon ordinateur, j'ai fait du tri dans mes photos. Je suis tombee sur une de ma petite soeur avec D., ce qui m'a fait sourire. Une photo adorable. Pour un grand amour dont j'etais tres fiere. Pourquoi fiere ? Ce n'est pourtant pas ton grand amour a toi ! Non, mais j'etais fiere que ma petite soeur vive une si belle histoire. Si contente pour elle... Enfin bref... En regardant ce cliche, je me suis soudainement souvenue qu'ils n'etaient plus ensemble. Ca m'a fait un choc. Et surtout, cela m'a fait mal. Parce que D. faisait partie de la famille. C'est desormais une piece detachee... Et alors ? Je ne vois pas ou tu veux en venir, Mirabelle !

La vie est instable par definition. Tout a l'heure, je me suis disputee avec ma petite soeur, sur MSN. Elle commencait a me parler d'autres garcons et j'ai eu du mal a le supporter. Tu n'as pourtant rien a supporter ! C'est sa vie et cela ne regarde qu'elle ! J'en suis consciente. Et c'est tout a fait normal. Mais je suis une puriste. Une nostalgique. Une melancolique par nature. J'avais une image de notre famille. D. en faisait partie.

Tu veux que je te dise, Mirabelle ? M'est avis que tu as enormement de mal a laisser partir les gens qui ont compte pour toi... Tu veux les garder avec toi a tout prix, mais ce n'est pas comme cela que ca marche. Parfois, il faut savoir laisser la vie glisser sur nous. Accepter les changements, meme s'ils nous font mal. Dans cet article, tu parlais de renoncement. Je crois qu'il faut que tu apprennes a renoncer plus facilement. A laisser faire la vie... Tu ne sais jamais ce qu'elle te prepare... Ce qu'elle te reserve est peut etre encore mieux que ce que tu vis actuellement, qui sait ? Laisse Papierchiffon partir, laisse D. partir, laisse les gens vivre la vie qu'ils se sont choisie. Chacun prend sa route, Mirabelle. Chacun fait de son mieux avec ce qu'il a, avec ses reves, ses envies, ses possibilites. Tu dois en faire autant. Tu n'as pas le choix. Il faut que tu laisses les gens que tu aimes partir... C'est la vie...

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publié dans : Une famille formidable par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 1 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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