XXIeme siecle

Novembre 2007
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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Mercredi 28 novembre 2007
Je le sais, tu as des cris plein la tête et des  sanglots plein la gorge. Tu as des mots coincés qui font mal.  Tu as des démons qui hurlent et du noir en-dedans. Tu as la rage au ventre, tu as la rage au coeur, c'est la rage qui te tient. Tu as la colère. Tu as  la fureur  de la honte et  l'amertume du dégoût, tu as la déception du  temps gâché à y croire.
Tu as ces souvenirs derrière : ces souvenirs, ne t'y accroche plus. Tu as ce vide  du présent, cette solitude de tous les instants, tu as cette page blanche de l'avenir. Pas de projet. Rien. Ni personne.
Tu as des monstres qui te poursuivent.  Des peurs plein la mémoire. Des rancoeurs aussi. Déchire tout ce gâchis, tout ce mensonge, toute cette merde, tout ce médiocre. Déchire tout.  Hais-toi de t'être voilé la face, haïs-toi d'avoir nié, aussi longtemps, l'évidence. Hais-toi de ne pas oser le dire, à tes parents, à tes amis. Ne pas avouer l'échec. Ne pas  oser la vérité.
Stupide. Stupide d'y avoir cru, d'avoir accepté l'innacceptable. Conne, réveille-toi et regarde. Tu étais seule dans le rêve. C'était ton rêve. Tu étais seule. Regarde. Il n'y a personne. Il n'est plus là. Il y a longtemps qu'il n'est plus là. Va, tu le savais, toi aussi. Tu le savais, tu le savais qu'il n'y était plus. Que tu n'avais plus ni son coeur ni sa tête. Que l'habitude vous avait broyés comme elle l'avait fait avec tant d'autres.
C'est inexorable. Regarde, regarde. La fin est là. Il n'y a plus rien que tu puisses faire. Baisse les bras, maintenant, admire votre oeuvre. Ne te contente plus du médiocre. Ne te contente plus de la mélancolie et du silence. Regarde, regarde, regarde toute cette merde.
Allez, regarde. Regarde ce que vous êtes. Regarde ce qu'il reste de vous. Regarde. Ce n'est pas ce que tu voulais. Ce n'est pas ce que vous vouliez. Regarde, regarde ces étrangers qui vivent côte à côte. Regarde, c'est vous. Alors vas-y, maintenant, chiale, chiale, tu n'as plus que ça à faire. Mais regarde, regarde encore. Tu dois regarder ce que tu as fait, ce qu'il a fait, ce que vous êtes devenus. C'est le prix à payer.
Allez, chiale. Que la morve t'enlaidisse, piétine-toi toi-même, déteste-le, raye le ta vie, envoie-le en enfer. Parce qu'il n'y a rien d'autre que tu ne puisses faire, maintenant, que de ruminer ta haine, ton dégoût, ta honte. Tu t'es trahie toi-même et il t'a trahie. Regarde, menteuse que tu es ! Regarde ! Tu es seule. Il n'est plus là.
Allez, accepte-les, ces souvenirs en pleine face. Accepte-les, ces rêves qui ne réaliseront pas. Prends les comme des gifles. Vous ne vivrez pas heureux et n'aurez pas d'enfants ensemble. Ca fait mal, hein ? Oh oui, que ça fait mal... Allez, tends la joue ! L'autre, maintenant ! Tu les vois ces souvenirs ? Tant mieux, parce que c'est tout ce qui te reste. Tout ce qui te restera de lui. Bientôt, tu ne seras plus qu'un souvenir neutre et lointain dans son esprit d'homme insouciant et libre, et bientôt, tu auras oublié jusqu'à l'odeur de sa peau. Alors vas-y, regarde les bien, car bientôt, ils seront incolores. Bientôt, tu auras oublié les rires et les rêves, les baisers et les caresses.
En attendant, oui, ça fait mal. Accepte-le. Et relève la tête. Malgré les larmes et la morve. Tu t'es fait avoir, d'accord. Mais vous êtes tellement à vous faire avoir... Tellement à y croire, naïfs que vous êtes. L'amour n'est qu'un leurre, tu le sais. On reste parce qu'on a vécu, parce qu'on idéalise. On reste par peur d'être seul et parce qu'on est en sécurité. Jusqu'au moment où la sécurité étouffe et où on a envie de voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Jusqu'au moment où il y en a un qui ose dire qu'il s'en va.
Allez, accepte. Accepte. Accepte et redresse-toi. Tu n'es pas une victime. Tu vas te relever parce que tu vaux mieux que de rester pleurer seule en regardant de vieilles photos jaunies, en lisant des missives enflammées qui sont d'une autre époque. Va, tu vaux mieux. Regarde et avance. Regarde, souffre, et avance. Avance.

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publié dans : Ecrire, écrire, écrire... par Mirabelle
Vendredi 30 novembre 2007
Tu as envie qu'il te prenne dans ses bras. Pas avec cet  air mécanique et indifférent, pas avec  ce mécanisme qui ôte toute sincérité.  Tu  as envie qui'il te prenne dans ses bras et qu'il  te dise que tu es parfaite... Non, ces mots ne sont pas qu'un rêve, il les avait prononcés ... Tu t'étais dit, alors, qu'il fallait t'en souvenir, à tout prix. Parce que  des phrases aussi belles, aussi belles, cela ne peut s'oublier. Tu t'étais dit, sachant tous les obstacles du quotidien, sachant tout l'ordinaire, toutes les disputes, toutes les peines, qu'une telle beauté que ne se reproduirait plus. Pourtant, tu peux presque, encore, sentir sa main sur ta hanche. Sentir sa respiration. Son désir. Son amour aussi. Tu peux presque sentir combien il t'aimait, alors, combien il voyait en toi LA femme, celle qui saurait le rendre heureux, celle qui représentrait l'avenir. Tu n'en étais pas pleinement consciente à l'époque. Tu te battais avec ses anciens amours, tu te disais qu'il te fallait les vaincre, que seule une relation sur la durée saurait l'apprivoiser complètement.
Comment en êtes-vous arrivés là ? Il te tendait un verre, te regardait d'un oeil séduisant, voulait que tu lises ses pensées dans son café... Que s'est-il passé ? Il voulait faire un enfant avec toi, te le promettait depuis trois ans. Depuis... Plus rien... Que s'est-il passé ? Il y a eu les disputes, le fracas des portes, le dégât des pleurs. Il y a les réconciliations, les conflits réglés sans l'être, il y a l'amour qui se heurte aux différences... L'amour... Il y en a eu, pourtant...
Il y avait eu la première fois. Celle qu'on n'oublie jamais. Cette première fois, qui n'est pas parfaite, qui est pleine de peurs, qui est pleine d'attentes, de curiosités, de coeurs qui battent. Il y a eu la deuxième fois, la troisième fois, et les suivantes, et les suivantes, et les suivantes... Que s'est-il passé ? Que s'est-il passé pour que tout ne devienne que routine et découragement ? Que s'est-il passé pour que tu ne parviennes à lire dans ses yeux que frustration et découragement ?
Il y avait eu tous ces baisers et ces mots d'amour. Des mots lointains, tellement réels, que tu peines à t'en souvenir. Des mots naïfs... Et cruels... Quand les années défilent et qu'on s'aperçoit qu'ils ne peuvent rien contre le temps qui passent.
Il y a eu ces danses amoureuses, ces étreintes langoureuses. Que s'est-il passé ? Il suffisait que tu lui demandes de danser, avec un sourire, pour qu'il se lève et t'accompagne. Que s'est-il passé ? Tu peines à le faire bouger, tu dois poser toi-même ses mains sur ta taille, tu dois lui sussurer des mots tendres pour qu'il t'en adresse à nouveau, encore, encore...
Que t'est-il arrivé ? Es-tu devenue moins belle ? A-t-il réalisé que tu ne l'étais pas ? Tes yeux sont-ils moins verts, ton corps moins désirable, ton discours moins séduisant ? T'a-t-il trouvée moins drôle, moins charmante ? T'a-t-il moins aimée, soudain ?
Il y a eu ces cris et ces larmes, à répétition. Ces hontes. Pourtant... Il y avait aussi ces espoirs, ces retrouvailles, ces projets... Que s'est-il passé ? Tu pensais que le temps, la vie qui passe, vous épargnerait. Il n'en est rien. Parce que rancoeurs, haines et non-dits finissent toujours par vous rattraper. Parce qu'il n'est d'amour qui résiste à la vie. Parce que l'AMOUR POUR TOUJOURS n'existe pas.
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publié dans : Ecrire, écrire, écrire... par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 5 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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