Dimanche 17 décembre 2006
Mon cher Victor,
Comme il est bon de se sentir aime... Moi-meme avec ma Juliette... Laisse Juliette ou elle est, tu veux ? Aujourd'hui, je ne veux parler que de moi ! De moi, de moi, de moi ! Tres bien. Cela change de d'habitude.
Samedi, je rentre chez moi. On m'attend. Comme c'est bon d'etre attendu... De lire sur MSN que L. "attend sa soeur" et que le Noel de mon Mysterieux Inconnu n'est pas le 25 decembre contrairement a l'idee recue mais le 16 decembre, jour de mon arrivee. De recevoir des sms enflammes du style je-n'en-peux-plus-vite-vite-vite-vite. Quel bonheur d'etre attendu...
Quand on est attendu, ca veut dire qu'on nous aime...
Et c'est tellement grisant de me dire qu'on m'aime.
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publié dans :
Chez les British
par Mirabelle
Dimanche 17 décembre 2006
Mon cher Victor,
Aujourd'hui, dimanche 17 Decembre, je suis chez moi. L'atterrissage est difficile. Ohhh... Que se passe-t-il donc ? Tu n'es pas contente de retrouver tes proches ? Si si, bien sûr que si. Mais j'ai la sensation d'un entre-deux. D'une apesanteur. Comme si j'etais dans une salle d'attente. Tu es encore un peu la-bas... Oui, je crois. J'ai les pieds sur ma terre natale et la tete dans les nuages, pas si loin d'un certain campus. Laisser un peu de moi la bas et en retrouver un peu aussi ici, c'est quelque chose d'assez particulier. Je suis en decalage. Constamment. J'appelle des amis et compose le 0033, je dis "Heya" a ma soeur au petit dejeuner, je m'etonne... Les vehicules roulent a droite, pourquoi donc ? Rappelle toi, Mirabelle, tu es en France. Je suis en decalage. Constamment. J'ai la tête ailleurs. Je décore le sapin en pensant a Claire. Je ne suis pas complètement ici. Et Je ne suis plus là-bas.
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publié dans :
Le tourbillon de la vie
par Mirabelle
Mon cher Victor,
Eh bien ! Tu es en retard ! C'est la reprise qui te perturbe ? Oui. Je suis complètement déconnectée, et dans tous les sens du terme ! Tout d'abord (et ceci est une annonce sur ce blog) : je n'ai plus de connexion Internet chez moi ! Voila qui n'arrange pas nos affaires ! Mon mystérieux Inconnu, qui maîtrise très bien l'outil informatique a essayé pendant des heures de régler le problème... En vain ! Je m'excuse donc d'avance, Victor : il est fort possible que je deserte la blogosphère pendant quelques temps, contre mon gré, bien sûr, et aussi longtemps que ce souci technique persistera ! Misere de misere... Je suis la première ennuyée, crois-le bien !
En plus de cela, ma reprise à l'IUFM est pour le moins déstabilisante. J'ai l'impression d'avoir débarqué sur une planète inconnue. C'est à dire ? C'est a dire que mes collègues, avec le stage filé, sont devenus de véritables maîtres et maîtresses. C'est affolant. Et moi dans ma classe... Et tu ne sais pas ce que m'a sorti tel élève l'autre jour... Et j'ai tel élève qui... Je suis en retard dans ma progression... Et ci et ça... Ils ont mûri. Pris de l'assurance. Et le fossé s'est creusé... Oui, c'est ça. En ce qui me concerne, j'ai tout à découvrir. Je suis complètement déconnectée. L'IUFM n'est plus pour moi qu'un immense terrain où on parle validation, progression, programmation, où les stagiaires ont les traits tirés et ont perdu leur joie de vivre. Ils doivent attendre les vacances de Noël avec impatience... Oh que oui ! Lorsque j'ai compati à leur sort, l'un d'entre eux m'a dit que je ne pouvais, de toute façon, pas comprendre. Non, effectivement... Ils sont éreintés, lessivés. Les cours à l'IUFM n'ont, selon eux, aucun intérêt, et je les crois volontiers.
Je sais que bientôt, quand j'aurai rejoint ma classe de Maternelle, je pourrai moi aussi parler de ma classe. En attendant, pour cette dernière semaine avant les vacances, je ne suis pas intégrée à ma PE2C. J'observe. Je m'interroge. Et c'est tout.
Dimanche 24 décembre 2006
Mon cher Victor,
Cela n'a rien d'original de dire cela mais... J'adore Noël ! Nous sommes le 24 Décembre donc, effectivement, cela n'a rien d'original. Joyeux Noël tout de même, Mirabelle... Joyeux Noël à toi aussi, mon Victor, ainsi qu'à tous nos lecteurs ! Noël, c'est magique. J'ai beau être presque maîtresse, donc presque adulte, j'entretiens une affection sans borne pour cette fête ! Quelques souvenirs à ce propos ? Tout un tas, tu t'en doutes bien ! Veux-tu nous les faire partager ? Avec plaisir !
Quand j'étais petite, je prenais mon magnétophone Fisherprice et je dansais autour du sapin, au rythme doucereux de chansons de Noël traditionnelles telles que "Douce Nuit" ou "Mon beau sapin". Je dansais seule et c'était merveilleux. Les guirlandes lumineuses ornant le sapin scintillaient dans l'obscurité et j'en garde un souvenir impérissable. Comme quoi, avec un magnétophone, un sapin et une guirlande lumineuse, on peut passer un moment magnifique...
Le 24 Décembre au soir, mes parents, ma soeur et moi-même restions en petit comité et JE choisissais le menu de Noël. Nous les élaborions avec ma mère, sur du papier Canson de couleur et j'écrivais les plats en tirant la langue, avec toute l'application d'une petite fille. Et quel menu choisissais-tu ? Tu vas rire ! Une année, c'était pâtes-jambon, une autre galettes et crêpes ! Hihihi... Effectivement, ce ne sont pas des menus typiques de Noël ! Non. Mais j'étais ravie. Pour moi, le repas idéal était jambon-pâtes et ma maman n'hésitait pas à m'accorder ce plaisir ! C'est tout à son honneur...
Ton père et ta mère devaient pourtant moins apprécier que toi ! J'imagine que oui. Mais enfin on dit que Noël est la fête des enfants ! Et ma mère voulait rendre cette fête inoubliable ! Elle a réussi apparemment... A un tel point que j'avais même demandé à ma famille, lors d'une discussion téléphonique en Angleterre, d'attendre mon retour pour décorer le sapin ! N'exagérons rien, Victor ! Je n'ai plus six ans quand même ! Alors aujourd'hui je suppose que tu es excitée comme une petite folle ?On dit ça, on dit ça... Je parie que tu vas quand même mettre tes petits souliers sous le sapin ce soir, non ? Ben euh... Oui, peut être...
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publié dans :
Le tourbillon de la vie
par Mirabelle
Bavardages