XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Samedi 4 août 2007
Assise sur son bureau (les maîtresses ne sont pas sensées s'asseoir SUR leur bureau, mais A leur bureau, quelque chose qu'il lui faudra encore cacher à l'Inspecteur...), elle attend le silence. Evidemment, Gontran, Aristide et Camille se donnent des coups de coude, évidemment, Laurent rit sous cape et chuchote le nom de Dimitri pour attirer son attention, évidemment seule Eliette est sage, comme d'habitude. Elle soupire. Fronce les sourcils. Se donne l'air de la méchante maîtresse qui va supprimer l'histoire de fin de journée parce que les enfants n'ont pas été assez gentils. Ils le savent, pourtant, que c'est l'heure de l'histoire. C'est comme ça tous les jours.
Elle attrape alors le bouquin posé sur son bureau. La fugue, d'Yvan Pommeaux. Après avoir étudié John Chatterton, détective avec eux, elle s'était dit que ce serait terminer la journée d'une bien belle façon que de lire un autre livre d'Yvan Pommeaux. Les jambes croisées, elle tient le livre sur ses genoux et prend un air sévère, en regardant les élèves un à un. Le tout, dans une classe, se dit-elle, ce n'est pas d'être sévère, c'est d'en avoir l'air. Instantanément (c'est toujours quelque chose qui l'amuse...), les regards se fixent sur elle. Jambes en tailleur. Dos droit. Attitude d'attention et de concentration. Quand elle saura que tout le monde est prêt, elle pourra parler. Elle ne dit toujours rien. Elle a remarqué plusieurs fois que se taire et attendre fait souvent bien plus d'effet que de se fâcher tout rouge. En tous cas, avec ces élèves là...
Elle entend des "Chuuuut, la maîtresse elle va lire l'histoire !", des : "Eeeeeeeh, j'la connais, j'la connais cette histoire !" et des "Moi aussi j'la connais ! Je l'ai à la maison ! C'est mon père qui me l'a achetée !". Elle réprime un sourire. Que j'aime ce métier...
Elle fait décrire la couverture aux élèves, les amène à identifier le titre, l'auteur et l'éditeur, à exploiter l'illustration en vue d'imaginer le thème de l'histoire. Ce n'est pas parce que c'est de la lecture-plaisir qu'on ne peut pas s'assurer de certains acquis, se dit-elle. Puis elle réalise qu'elle n'aime pas trop ce terme, lecture-plaisir. Qu'est-ce que cela signifie ? Cela laisserait penser, à y regarder de plus près, que la lecture plus scolaire, telle qu'elle est pratiquée, avec étude de texte, correspondant au déroulement type d'une séance en classe de CE1, est dénuée de plaisir ? Cela signifierait-il que, parce que l'on "travaille", que la maîtresse pose des questions très précises et fait lire les enfants chacun leur ton, d'abord en déchiffrant puis en mettant le ton, on ne peut pas éprouver de plaisir ? Bon. Il faudra que je pense à un autre terme que lecture-plaisir..., se dit-elle.
Elle débute la lecture. Et là, c'est magique. Les gosses sont littéralement suspendus à ses lèvres. Vingt-six paires d'yeux sont braquées sur elle. Certains élèves ont la bouche ouverte, d'autres le buste penché en avant, comme pour plonger complètement dans l'histoire. Elle met le ton. Fait des grosses voix, des petites voix. Elle adore ça. Elle entend les rires des gosses, admire leurs mimiques joyeuses, le creusement de leurs fossettes. Elle entend les commentaires, chuchotés tout bas : "Oh, dis donc, elle lit bien la maîtresse...". Elle voit dans les regards combien c'est important, une maîtresse, dans la vie des enfants.
Elle continue de lire. Fait des pauses. Marque les silences. Elle aime les silences. Instants de suspense, où elle en profite pour les observer, un à un, avec une expression théâtrale. La lecture, au fond, c'est du théâtre. Elle veut que les mômes RESSENTENT l'histoire, qu'ils la VIVENT. C'est tellement beau, la lecture... C'est un tel voyage... On peut rester là, assis en tailleur dans la classe, dans une odeur de craie et de sueur (parce que les odeurs de classe, c'est beaucoup de sueur...), et soudain courir après Jules qui s'est échappé, fuyant une famille qu'il exècre. On peut courir après lui, comme des fous, craindre qu'il ne se fasse renverser par une voiture ou rattraper par son méchant maître.
- Il va mourir, Jules ?
- Mais non, il meurt pas. Mon père m'a déjà raconté l'histoire et en fait, à la fin, il...
- Mais euuuuuh ! Théophile ! Raconte pas l'histoire ! Y en a qui la connaissent pas ! Je vais le dire à la maîtresse !
Soudain, la sonnerie retentit. Certains, toujours les mêmes, se lèvent tels des ressorts, attrapent leurs cartables avec une poigne impatiente et vont se ranger frénétiquement devant la porte. Elle essuie le tableau. Rappelle à l'ordre les quelques énergumènes qui n'ont rien trouvé de mieux à faire que de faire rouler leurs billes aux quatres coins de la classe. Elle sait, en les voyant s'exciter, rire, se pousser, que l'instant de grâce est passé.
"Dis, maîtresse..."
Elle se retourne, tandis qu'elle autorise les élèves à sortir. Gontran lui jette un regard suppliant : "Dis, maîtresse... Est ce qu'on pourra la continuer demain, l'histoire ?"
Elle sourit, lui dit que oui, bien sûr, c'est prévu. Il a l'air rassuré. Il attrape son ballon de football, lance un "Au revoir maîtresse ! A demain !" à la cantonnade, et sort de la classe en hurlant : "Eeeeh, les gars ! Attendez-moi !".
Elle s'asseoit à son bureau. Elle a des corrections à terminer, et la classe à ranger un peu, comme tous les jours. Le sol est une véritable porcherie. Elle ne sait réellement pas comment ils se débrouillent. C'est d'un calme... Et comme tous les soirs, ce calme l'assaille elle aussi. Elle est épuisée. Véritablement épuisée. Le livre est resté ouvert sur son bureau. Elle le feuillette, pour le plaisir, bien qu'elle le connaisse déjà par coeur. Elle a hâte d'être à demain, pour continuer l'histoire. Et toucher de nouveau un instant de grâce...
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Mercredi 10 octobre 2007

Ca

N'oublions pas le jour et l'heure. N'oublions pas l'odeur. N'oublions pas le soir, l'endroit. N'oublions pas le regard, les mains qui se frôlent et le frisson. N'oublions rien. Même dans les heures de doute. Même dans les heures de haine. N'oublions pas. Quand la mémoire nous joue des tours, quand on n'a plus les mots, quand il nous semble que cela ne sert à rien, quand il nous semble que c'est peine perdue, quand tout s'échappe, quand on en est à se demander pourquoi, encore, persister, il faut se souvenir. Se souvenir du jour et de l'heure. De l'odeur. De l'émerveillement. Il suffirait de presque rien. De fermer les yeux. Pour que tout revienne. Le frisson. La peur de rien. L'espoir. L'espoir irrépressible.
N'oublions pas pourquoi. N'oublions ni les mains moites ni le coeur qui bat. N'oublions pas ce qui nous a fait nous lancer dans l'aventure. C'est quand les souvenirs sont derrière soi que tout est perdu. C'est quand on n'est plus capable de chérir le bon que tout est perdu. C'est quand on ne se sert plus du passé pour embellir le présent que tout est perdu. L'amour se termine quand l'idéal n'existe plus.
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Mercredi 21 novembre 2007

C'était comme une de ces scènes de film, vous savez, ce genre d'images vues et revues qui nous fait dire que tout ça, c'est du cinéma. C'était comme une de ces scènes de film où les héros se rencontrent  dans l'ascenseur, sur un air de  Richard Cocciante et Fabienne Thibaut. C'est une question de feeling, paraît-il. C'était comme une de ces scènes de film où les regards se croisent à peine.
Il lui avait tenu la porte. Elle était persuadée qu'il était avec cette dame, là, avec le bébé. Mais non. La dame et le bébé avaient pris les escaliers et lui avait pris l'ascenseur, appuyant sur le bouton du quatrième étage. Elle avait choisi le dixième, sans un mot. Ils se frôlaient presque, dans cette minuscule cage. Elle l'avait regardé. Pas un de ces regards francs et directs, qui veut dire "vous me plaisez bien", non, mais un regard à la dérobée, mine de rien, dans le genre non-détrompez-vous-vous-ne-m'intéressez-pas-du-tout. Il faisait tinter ses clés, nerveusement. Elle faisait pareil. Elle avait presque envie d'en rire.
Il y avait une chanson, là, qui lui revenait. Vous savez, cette chanson de Calogero. Les chiffres dansent, tout se mélange, je suis en tête à tête avec un ange... Il était brun, avec un grain de beauté sur la joue gauche. Des yeux noisettes. Bien propre sur lui. L'air sérieux et réservé. Elle, elle revenait des courses, n'était ni maquillée ni coiffée, fagotée comme l'as de pique. Pas à son avantage en somme. C'est toujours quand il faut être belle qu'on ne l'est pas. Les étages s'enchaînaient. Un, puis deux, puis trois. En théorie, ce n'est pas long, six étage. Mais là, dans le silence... Et avec cette sensation délicieuse, celle de l'interdit. Enfin, je suis mariée depuis cinq ans, qu'est-ce qui me prend de penser à ça ? Tout à l'heure, elle avait cru sentir un regard. Furtif. L'avait-il trouvée belle ? Il y avait si longtemps qu'on ne l'avait pas trouvée belle. D'un oeil nouveau. Comme une première fois.
Enfin, le quatrième étage. La porte qui s'ouvre. Lui qui sort.
- Bonne soirée, lui dit-il.
- Vous aussi.
En passant dans le couloir, elle entendait déjà la télévision. Et si elle lui avait parlé ? Si elle avait osé le regarder ? Et si... Un journaliste sportif braillait. Quand elle passa le seuil de chez elle, elle constata que la vaisselle n'était pas faite. Il était là, affalé dans le canapé.
- Tu as passé une bonne journée, mon chéri ?
- Oui.

Il n'avait même pas quitté l'écran des yeux. Comme d'habitude. Il avait sur lui son vieux jogging, celui qu'elle détestait. Soudain, elle eut en tête un poème de Prévert, Déjeuner du matin. Un poème qui dit tout d'une femme après quelques années de mariage. Elle s'enferma pour se faire couler un bain, se plongeant ensuite dans l'eau bouillante.
En apesanteur, pourvu qu'on soit les seuls dans cet ascenseur... Elle préférait penser à Calogero.

 

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Mercredi 28 novembre 2007
Je le sais, tu as des cris plein la tête et des  sanglots plein la gorge. Tu as des mots coincés qui font mal.  Tu as des démons qui hurlent et du noir en-dedans. Tu as la rage au ventre, tu as la rage au coeur, c'est la rage qui te tient. Tu as la colère. Tu as  la fureur  de la honte et  l'amertume du dégoût, tu as la déception du  temps gâché à y croire.
Tu as ces souvenirs derrière : ces souvenirs, ne t'y accroche plus. Tu as ce vide  du présent, cette solitude de tous les instants, tu as cette page blanche de l'avenir. Pas de projet. Rien. Ni personne.
Tu as des monstres qui te poursuivent.  Des peurs plein la mémoire. Des rancoeurs aussi. Déchire tout ce gâchis, tout ce mensonge, toute cette merde, tout ce médiocre. Déchire tout.  Hais-toi de t'être voilé la face, haïs-toi d'avoir nié, aussi longtemps, l'évidence. Hais-toi de ne pas oser le dire, à tes parents, à tes amis. Ne pas avouer l'échec. Ne pas  oser la vérité.
Stupide. Stupide d'y avoir cru, d'avoir accepté l'innacceptable. Conne, réveille-toi et regarde. Tu étais seule dans le rêve. C'était ton rêve. Tu étais seule. Regarde. Il n'y a personne. Il n'est plus là. Il y a longtemps qu'il n'est plus là. Va, tu le savais, toi aussi. Tu le savais, tu le savais qu'il n'y était plus. Que tu n'avais plus ni son coeur ni sa tête. Que l'habitude vous avait broyés comme elle l'avait fait avec tant d'autres.
C'est inexorable. Regarde, regarde. La fin est là. Il n'y a plus rien que tu puisses faire. Baisse les bras, maintenant, admire votre oeuvre. Ne te contente plus du médiocre. Ne te contente plus de la mélancolie et du silence. Regarde, regarde, regarde toute cette merde.
Allez, regarde. Regarde ce que vous êtes. Regarde ce qu'il reste de vous. Regarde. Ce n'est pas ce que tu voulais. Ce n'est pas ce que vous vouliez. Regarde, regarde ces étrangers qui vivent côte à côte. Regarde, c'est vous. Alors vas-y, maintenant, chiale, chiale, tu n'as plus que ça à faire. Mais regarde, regarde encore. Tu dois regarder ce que tu as fait, ce qu'il a fait, ce que vous êtes devenus. C'est le prix à payer.
Allez, chiale. Que la morve t'enlaidisse, piétine-toi toi-même, déteste-le, raye le ta vie, envoie-le en enfer. Parce qu'il n'y a rien d'autre que tu ne puisses faire, maintenant, que de ruminer ta haine, ton dégoût, ta honte. Tu t'es trahie toi-même et il t'a trahie. Regarde, menteuse que tu es ! Regarde ! Tu es seule. Il n'est plus là.
Allez, accepte-les, ces souvenirs en pleine face. Accepte-les, ces rêves qui ne réaliseront pas. Prends les comme des gifles. Vous ne vivrez pas heureux et n'aurez pas d'enfants ensemble. Ca fait mal, hein ? Oh oui, que ça fait mal... Allez, tends la joue ! L'autre, maintenant ! Tu les vois ces souvenirs ? Tant mieux, parce que c'est tout ce qui te reste. Tout ce qui te restera de lui. Bientôt, tu ne seras plus qu'un souvenir neutre et lointain dans son esprit d'homme insouciant et libre, et bientôt, tu auras oublié jusqu'à l'odeur de sa peau. Alors vas-y, regarde les bien, car bientôt, ils seront incolores. Bientôt, tu auras oublié les rires et les rêves, les baisers et les caresses.
En attendant, oui, ça fait mal. Accepte-le. Et relève la tête. Malgré les larmes et la morve. Tu t'es fait avoir, d'accord. Mais vous êtes tellement à vous faire avoir... Tellement à y croire, naïfs que vous êtes. L'amour n'est qu'un leurre, tu le sais. On reste parce qu'on a vécu, parce qu'on idéalise. On reste par peur d'être seul et parce qu'on est en sécurité. Jusqu'au moment où la sécurité étouffe et où on a envie de voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Jusqu'au moment où il y en a un qui ose dire qu'il s'en va.
Allez, accepte. Accepte. Accepte et redresse-toi. Tu n'es pas une victime. Tu vas te relever parce que tu vaux mieux que de rester pleurer seule en regardant de vieilles photos jaunies, en lisant des missives enflammées qui sont d'une autre époque. Va, tu vaux mieux. Regarde et avance. Regarde, souffre, et avance. Avance.

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Vendredi 30 novembre 2007
Tu as envie qu'il te prenne dans ses bras. Pas avec cet  air mécanique et indifférent, pas avec  ce mécanisme qui ôte toute sincérité.  Tu  as envie qui'il te prenne dans ses bras et qu'il  te dise que tu es parfaite... Non, ces mots ne sont pas qu'un rêve, il les avait prononcés ... Tu t'étais dit, alors, qu'il fallait t'en souvenir, à tout prix. Parce que  des phrases aussi belles, aussi belles, cela ne peut s'oublier. Tu t'étais dit, sachant tous les obstacles du quotidien, sachant tout l'ordinaire, toutes les disputes, toutes les peines, qu'une telle beauté que ne se reproduirait plus. Pourtant, tu peux presque, encore, sentir sa main sur ta hanche. Sentir sa respiration. Son désir. Son amour aussi. Tu peux presque sentir combien il t'aimait, alors, combien il voyait en toi LA femme, celle qui saurait le rendre heureux, celle qui représentrait l'avenir. Tu n'en étais pas pleinement consciente à l'époque. Tu te battais avec ses anciens amours, tu te disais qu'il te fallait les vaincre, que seule une relation sur la durée saurait l'apprivoiser complètement.
Comment en êtes-vous arrivés là ? Il te tendait un verre, te regardait d'un oeil séduisant, voulait que tu lises ses pensées dans son café... Que s'est-il passé ? Il voulait faire un enfant avec toi, te le promettait depuis trois ans. Depuis... Plus rien... Que s'est-il passé ? Il y a eu les disputes, le fracas des portes, le dégât des pleurs. Il y a les réconciliations, les conflits réglés sans l'être, il y a l'amour qui se heurte aux différences... L'amour... Il y en a eu, pourtant...
Il y avait eu la première fois. Celle qu'on n'oublie jamais. Cette première fois, qui n'est pas parfaite, qui est pleine de peurs, qui est pleine d'attentes, de curiosités, de coeurs qui battent. Il y a eu la deuxième fois, la troisième fois, et les suivantes, et les suivantes, et les suivantes... Que s'est-il passé ? Que s'est-il passé pour que tout ne devienne que routine et découragement ? Que s'est-il passé pour que tu ne parviennes à lire dans ses yeux que frustration et découragement ?
Il y avait eu tous ces baisers et ces mots d'amour. Des mots lointains, tellement réels, que tu peines à t'en souvenir. Des mots naïfs... Et cruels... Quand les années défilent et qu'on s'aperçoit qu'ils ne peuvent rien contre le temps qui passent.
Il y a eu ces danses amoureuses, ces étreintes langoureuses. Que s'est-il passé ? Il suffisait que tu lui demandes de danser, avec un sourire, pour qu'il se lève et t'accompagne. Que s'est-il passé ? Tu peines à le faire bouger, tu dois poser toi-même ses mains sur ta taille, tu dois lui sussurer des mots tendres pour qu'il t'en adresse à nouveau, encore, encore...
Que t'est-il arrivé ? Es-tu devenue moins belle ? A-t-il réalisé que tu ne l'étais pas ? Tes yeux sont-ils moins verts, ton corps moins désirable, ton discours moins séduisant ? T'a-t-il trouvée moins drôle, moins charmante ? T'a-t-il moins aimée, soudain ?
Il y a eu ces cris et ces larmes, à répétition. Ces hontes. Pourtant... Il y avait aussi ces espoirs, ces retrouvailles, ces projets... Que s'est-il passé ? Tu pensais que le temps, la vie qui passe, vous épargnerait. Il n'en est rien. Parce que rancoeurs, haines et non-dits finissent toujours par vous rattraper. Parce qu'il n'est d'amour qui résiste à la vie. Parce que l'AMOUR POUR TOUJOURS n'existe pas.
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Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 4 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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