XXIeme siecle

Février 2006
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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Jeudi 23 février 2006

Mon cher Victor,

L'amitié, c'est tout de même une bien belle chose ! Pourquoi dis-tu ça de ce ton ? On croirait que tu viens de le découvrir ! Disons plutôt que je le redécouvre. Vraiment. J'avais quelque peu oublié ces derniers temps combien l'amitié est gaie, drôle... Pas forcément toujours ! Oui, je sais, j'ai eu d'ailleurs tendance, bien souvent dans ma vie, à la prendre trop sérieusement. Mais là... Je redécouvre la légèreté, l'humour et surtout la sensation que tout va s'arranger. Et il suffit de pas grand chose, comme hier soir. Eh bien raconte-moi cette soirée, tu en meurs d'envie !

J'ai noué de bonnes relations avec certaines personnes à l'IUFM. Aurélie, Aurélia, Sophie... A mon grand étonnement, car d'habitude, comme je suis assez discrète, je passe facilement inaperçu. Mais cette année, je parle avec tout le monde, fait exceptionnel ! A un tel point que ma vie sociale se développe peu à peu... Pour preuve : hier soir, c'était dîner chez Sophie. Au menu, proposé via MSN : une tarte jambon-gruyère-tomates-moutarde, que Sophie est censée me préparer dans l'après-midi. Mais quand elle passe me prendre à la maison, vers 19h45, elle m'avoue que...

 Misère ! Elle n'a pas eu le temps de faire la fameuse tarte et me voilà, une fois chez elle, à couper des lamelles de jambon pendant qu'elle tente de rattraper les quelques tomates qui ont roulé sous la table. Impossible de couper correctement, mon couteau tremble sous l'effet du fou rire, que Sophie partage avec moi bien évidemment, à quatre pattes sous la table de la cuisine et à deux doigts de se cogner. Parties comme nous sommes, nous ne tardons pas à dériver et nous récitons bientôt les dialogues des "Bronzés font du ski", en proie à d'incontrôlables "crampes abdominales". Je ris, je ris, et mon dieu, que cela fait du bien ! Et pendant ce temps-là, la tarte n'avance pas bien vite, il faut l'avouer... Qu'importe, nous rions, et c'est tout ce qui compte.

Nous enchaînons avec l'apéritif : de l'acool, bien entendu ! Sophie me sert généreusement, et sans me demander mon avis, ce qui bientôt me fait tourner la tête. Nos conversations, cependant, restent extrêmement sérieuses, malgré mes bafouillis de plus en plus notables : concours, formation à l'IUFM, l'année de PE2... Et j'ai l'agréable sensation de l'oublier un petit peu. Oublier qui ? Johan, pardis ! De qui veux-tu donc que je parle en ces termes ?

Tu sais, Victor, j'ai appris quelque chose pendant cette soirée... Quoi ? Que tu pouvais vivre sans lui ? Humm... Oui, mais je ne pensais pas à ça. C'est quelque chose de plus... matériel. Je déteste les devinettes ! Allez, dis-moi ! J'ai appris à ouvrir une bouteille de cidre ! Je t'avoue, Victor, que je ne l'avais jamais fait, et il se trouve que Sophie non plus, d'où là encore, une crise de rire interminable. Rends-toi compte : deux professeurs des écoles potentielles pas fichues d'ouvrir une bouteille de cidre... Oui, effectivement, cela devait être assez drôle... Elle me tend la bouteille comme s'il s'agissait d'une bombe à retardement :

- Tu veux bien le faire ? Moi, je ne l'ai jamais fait, et ça me fait peur quand le bouchon saute...

- C'est à dire que... Moi non plus, je ne l'ai jamais fait.

- Tu veux bien le faire quand même ?

A nous voir toutes les deux mi-inquiètes mi-amusées, je suis soudain prise d'un rire qui m'avale toute entière : je tremble, me plie en deux, la bouteille tremble et elle manque même de me glisser des mains ! Sophie préfère "faire ça dehors, on ne sait jamais", et fait coulisser la porte de la véranda en me poussant dehors, dans le froid : "Allez vas-y, vas-y, je te regarde !"

Et alors ? Vous l'avez débouchée cette bouteille ? Oui, j'ai réussi ! Bon, c'est vrai, il m'a fallu dix minutes... Mais attention, Victor, ne te méprends pas : si j'ai mis autant de temps, ce n'est absolument pas parce que j'ai eu du mal mais parce que je riais tellement que j'étais incapable de me concentrer ! Voyez-vous ça... Non, mais c'est vrai !

Après le repas, Sophie et moi étions censées regarder "les Bronzés font du ski". C'est quoi ce film ? Je ne suis pas très au point sur ton ce qui est "nouveautés artistiques du XIXème siècle"... Ce n'est pas grave. De toute façon, ce n'est pas de ta génération...

Sophie cherche la cassette pendant environ vingt minutes pour ne trouver finalement que "les Bronzés" : nous nous rabattons donc sur le premier volet. Mais soudain...

- Ahh ! Pourquoi ça s'arrête ?! Ah non, ah non !

- C'est la fin de la cassette ! Vous n'aviez pas tout le film ?

- Attends, je vais rembobiner un petit peu pour voir...

Et elle eut beau rembobiner trois fois, il lui fallut se rendre à l'évidence : nous ne verrions pas la fin du film ! Pas de chance... Oui, comme tu dis ! Et ensuite ?

Ensuite, une petite tisane, et elle me ramène chez moi. C'est tout ? Oui. Mais je n'avais pas besoin de plus. Je me suis couchée sans me trop me tourner dans mon lit, sans trop penser à lui. J'étais détendue. Apaisée.

Victor, me permets-tu de faire passer un petit remerciement ? Mais je t'en prie !

Merci les copines ! 

Ce n'était pas grand chose... Ne t'y fies pas, Victor ! C'est synthétique certes, mais ô combien sincère... 

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publié dans : Amitié(s) par Mirabelle
Jeudi 23 février 2006

Mon cher Victor,

Il m'a appelée. Lundi soir. Pour prendre de mes nouvelles...

Une conversation des plus banales. Pas de sujets qui fâchent, et surtout pas LA grande question, celle que je n'ai pas posée mais à laquelle nous avons pensé tous les deux : "Que devient notre couple ?". Juste une allusion à mes cinquante sms, laconique mais ô combien signifiante de sa bouche :  "alors, tu t'es calmée depuis dimanche soir ?". Bien...

Tu l'as cherché, il faut dire... Quelle idée de lui débiter toutes ces horreurs ! Je n'en suis pas fière, crois-moi... Et tu as répondu quoi ? Que voulais-tu que je réponde ? J'ai dit que oui, j'étais calmée,  et heureusement d'ailleurs ! Mais je n'ai rien dit de ce que je ressentais. Trop de déballage dimanche soir sans doute... 

"J'ai eu ta messagerie vocale" m'a-t-il dit, l'air de rien. Tu avais éteint ton portable ? Oui, tout à fait. Exprès en plus. Pour ne pas prononcer de mots que je pourrais regretter plus tard. Et pour réfléchir, moi aussi. Encore et toujours...

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publié dans : L'Amour toujours par Mirabelle
Samedi 25 février 2006

Mon cher Victor,

Je ne t'ai pas beaucoup parlé jusqu'ici du destin de la France. Veux-tu savoir ce qu'elle devient ? Pas qu'un peu ! Je te préviens : ce n'est pas très reluisant... Est-ce que les descendants de Napoléon sont sur le devant de la scène ? Pas du tout, non. Mais tu comprendras vite que ce n'est pas forcément mieux... Souhaites-tu connaître d'emblée le visage de celui qui nous gouverne depuis déjà (trop) longtemps ? Oh, que oui !

 

Jacques Chirac, président de la Vème république

Au pouvoir depuis 1995, soit depuis plus de dix ans..

Très apprécié de ces dames (pas des jeunettes, tout de même...), qui le trouvent "bel homme". De quel bord est-il ? Droit. Ahh... Tu grimaces : puis-je en conclure que tu es de gauche ? Je n'ai pas dit que j'étais de gauche, je suis républicain ! Mon pauvre Victor ! Aujourd'hui, être républicain, cela ne veut plus dire grand chose, même les plus fieffés menteurs se proclament républicains ! Oui, mais moi, j'ai lutté contre l'Empire toute ma vie ! Au point de m'exiler sur mon rocher et de... Nous sommes au courant, Victor. Dans le cas qui nous intéresse, Jacques Chirac n'est pas empereur, quoi que parfois, une certaine personne semble l'oublier. Qui donc ? C'est un point que nous aborderons plus tard...

Et toi ? Tu l'aimes bien, cet homme-là ? Eh bien... Comme je trouve l'image parfois bien plus éloquente que le texte, je te répondrai sous la forme suivante. Pour moi, Jacques Chirac, c'est plutôt... Ca :

Et je pense ne pas être la seule à le considérer de cette façon, malgré sa longévité au pouvoir plus que contestable, si tu veux mon avis. Pourquoi donc ? Ca aussi, nous l'analyserons dans un prochain article...

 

 

Je compte sur toi pour m'expliquer tout cela plus en détails ! Tu sais que moi, j'adore la politique ! Parfait. Tu verras qu'il y a beaucoup de choses à dire sur la France du XXIème siècle. Tu ne seras pas déçu, mon Victor, crois-moi...

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publié dans : Françaises, Français... par Mirabelle
Dimanche 26 février 2006

Mon cher Victor,

Il lit mon blog. Qui ça, "il" ? Eh bien... Pourquoi hésites-tu ? C'est Johan n'est-ce pas ? C'est que j'ai la consigne de ne plus utiliser son prénom. Qu'est-ce que c'est que cette fantaisie ?

Je l'ai eu au téléphone hier soir. Il m'appelait pour, une nouvelle fois, essayer de me convaincre de nous donner une dernière chance. Ahhh ! Et qu'est ce que tu lui as répondu ? Comme d'habitude : qu'il ne saurait en être question. Mais là n'est pas le sujet de mon article, Victor, navrée !

J'ai donc appris qu'il lisait mon blog. J'ai cru n'avoir pas bien entendu, bien sûr, étant donné qu'il m'avait affirmé, il y a quelques temps déjà, "avoir été y faire un tour pour voir" mais qu'il "n'y retournerait pas", vu que "cela ne l'intéressait pas". Il avait bien tort... Oui. Je pense qu'il s'était mis en tête que ce blog était une biographie de Victor Hugo, et comme la littérature, ce n'est pas du tout sa tasse de thé, cela peut éventuellement se comprendre.

- Je voudrais que tu ne mettes plus mon prénom sur ton blog.

Bien. Avant la création de ce site, je lui avais demandé de choisir un prénom pour remplacer le sien, par souci d'anonymat. Lui n'avait rien trouvé de mieux que "thibault". Thibault ? Et alors ? C'est très bien, ça, "Thibault", un très joli prénom ! Je ne peux pas l'utiliser, Victor. Pour moi, "Thibault", c'est trop de prénoms à la fois... Je t'expliquerai tout ça un jour, si j'en ai l'occasion. Cela me semble nécessaire, effectivement !

Me voilà donc à parlementer, une fois de plus... Je tente de lui faire comprendre que je ne vais pas l'appeler "celui dont il faut taire le nom" dans tous mes articles, et qu'en plus, il faudrait reprendre ceux qui ont déjà été publiés ! Non, c'est impossible, vraiment. Et puis il n'avait pas voulu chercher un autre prénom que "thibault" ! Je m'assure, au passage, qu'il n'a pas l'intention de me faire un procès...

- Mais non, enfin... Pfff.... Qu'est-ce que tu racontes ?

Il a l'air consterné. Oui, qu'est-ce que tu racontes ? On se le demande, vraiment ! Je voulais juste être certaine, c'est tout, même si c'est vrai que cela m'aurait étonnée de sa part. Mais bon... Comme, pendant deux ans, il a passé sa vie à m'étonner, je voulais juste assurer mes arrières.

Il insiste, tout de même. Ai-je dit quelque chose d'insultant à son sujet ? A-t-il été blessé par mes propos ? Je précise que je ne l'ai JAMAIS dénigré dans mes articles, que ce n'est pas du tout mon style (ce qui est vrai) et que je n'ai jamais cherché à lui faire de mal (ce qui est vrai également), malgré tout le mal qu'il m'a fait, lui (je l'entends d'ici dire : "ce n'était pas fait exprès !").

Je clos ces parlementations en spécifiant que je ne peux faire autrement que de garder son prénom. Et puis, moi, je l'aime bien, son prénom... Je le trouve tendre. Et il lui va comme un gant, ce qui tombe bien.

Il s'avoue vaincu, en ajoutant, tout de même, que de toute façon, il n'appelait pas pour ça, et que si un jour, je changeais d'avis, il était là. Il t'aime toujours, c'est évident ! Je sais. Mais cela ne change rien. Quel coeur de pierre ! Non. Au contraire... Et tu ne changeras pas d'avis ? Tu en es sûre ? Non, je ne changerai pas d'avis. Je le lui ai dit, d'ailleurs.

Et, cette histoire de prénom ? Tu vas respecter ce qu'il t'a demandé ou pas ?

Eh bien... Il m'a dit hier soir :

- C'est tout de même mon prénom. Ce serait quand même la moindre des choses que tu acceptes.

Il n'a pas tout à fait tort ! Donc... Après mûre réflexion, oui, je vais accepter. Je n'appelerai donc plus J... par son prénom, mais par un J. d'une sobriété exemplaire, ou en le désignant par "il", déjà de nombreuses fois utilisées. Ou alors, parfois "celui dont il faut taire le nom", bien que l'expression soit un peu trop longue me semble-t-il.

C'est un peu tarabiscoté tout de même...

Je sais... Mais c'est celui dont il faut taire le nom qui l'a voulu ainsi.

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publié dans : L'Amour toujours par Mirabelle
Dimanche 26 février 2006

Mon cher Victor,

Je déteste les montagnes russes. Les montagnes russes ? Ah oui, c'est vrai : à ton époque cela n'existait pas. Les montagnes russes ce sont de grands rails avec une succession de montées et de descentes vertigineuses. Les gens s'installent dans de petits wagons, avec ceintures de sécurité et tout le tralala, et c'est parti pour deux minutes de sensations fortes ! C'est un loisir, j'aurais pu le préciser dès le départ. Regarde la photographie à gauche. Cela m'a l'air extrêmement effrayant ! Trop pour moi sans doute... Pour moi aussi. Je n'ai pratiqué qu'une seule fois ce genre de manège. Très franchement, j'ai cru que j'allais mourir ! Et que mon coeur allait être expulsé de ma poitrine ! Je me voyais déjà emportée dans une ambulance, avec ma mère à mes côtés, pleurant à chaudes larmes bien entendu. Tout de suite, l'exagération ! Je ne peux pas m'en empêcher, navrée...

Les montagnes russes... On monte très très haut, on se rapproche du ciel, tout doucement, comme si rien ne pouvait nous arriver. Un instant de suspension dans les airs. Et soudain, sans prévenir, on dégringole. Et on remonte. Et on redégringole. Et ainsi de suite, jusqu'à l'arrêt du manège.. Et avec la tête qui tourne !

Il me semble que depuis quelques temps, je passe ma vie sur les montagnes russes... J'espère, mon moral remonte ; je désespère, mon moral redescend. Et je m'accroche à ma ceinture, en me disant : "allez, courage, bientôt ce sera la terre ferme !"...

Je monte : nostalgie... Idéalisation des jours heureux peut être : "on revoit les débuts, et on connaît la fin", comme disent les Blues Trottoirs. Ce karaoké, sur une certaine plage. Je ne l'avais pas remarqué. Il n'existait pas. Lui, parait-il, ne voyait que moi... Et ce fameux soir où il est venu frapper à ma porte en costume... Il me parlait de son oral, pour son concours de gardien de la paix. Je ne comprenais fichtre rien à tout son jargon, et je dois dire que le centre de mon attention était ailleurs... Mon petit chat venait l'embêter, lui donnait des coups de patte. Heureusement qu'il était là, mon chat, je pouvais faire semblant d'être à l'aise, moi qui, comme d'habitude, était paralysée par l'"enjeu de la soirée". Je risquais d'être heureuse, tu te rends compte Victor ? Maintenant j'en souris bien sûr, mais sur le coup... C'était presque dramatique ! Cela ne m'étonne guère de toi...

Et je redescend dans la seconde : parce que la nostalgie, justement, c'est ce qui a été et qui n'est plus. Et je m'accroche de plus belle à ma ceinture de sécurité...

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publié dans : L'Amour toujours par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 3 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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