XXIeme siecle

Septembre 2006
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Vendredi 15 septembre 2006
Mon cher Victor,



Dans un tout petit peu plus d'une semaine, je serai en Angleterre. Je sais bien ! J'ai coché la date fatidique sur mon calendrier ! Ne prends pas ce ton tragique, Victor, je vais revenir ! Ca te va bien, tiens, de parler de tragique ! D'ailleurs, je suis bien étonné de te voir aussi guillerette ! Je peux savoir ce qui t'arrive ?

Je suis heureuse ! Heureuse ? Alors que tu t'en vas dans une semaine ? Je croyais que quitter ton Mystérieux Inconnu te déchirerait le coeur ! Bien sûr que ça me déchire le coeur ! Ce n'est pas très logique... Oh si, ça l'est ! Mon mystérieux inconnu ne m'a jamais autant aimée que depuis que je m'en vais ! Tu veux dire que ton départ réveille le volcan de votre amour ? Tu aurais dû écrire des romans dans la collection "Harlequin", Victor. La collection "Harlequin" ?! Je ne définirai pas ce genre de littérature sinon tu vas te vexer... Bref !

Lundi dernier, dans la matinée, mon Mystérieux Inconnu est reparti pour Rouen, après m'avoir gentiment conduite à l'école J.M. Si tu avais le permis... Grrr, ne remue pas le couteau dans la plaie ! Hihihi ! Je ne peux pas m'en empêcher ! Tu disais ? J'allais donc préciser, avant que tu ne m'interrompes, que j'avais trouvé dans ma chambre, après cette journée à l'école, un petit mot d'amour fort agréable sur mon mémo, que mon Mystérieux Inconnu m'avait laissé avant de partir. 
Un billet doux avec les mots "mon amour", "tu me manques déjà" et "je penserai à toi tous les jours". J'étais RA-VIE ! Je m'en serais douté... Je sais que ça n'a l'air de rien mais à une toute petite semaine de mon départ, c'est le genre de choses qui m'emporte au septième ciel !

Tous les jours, je me demande pourquoi il reste avec moi. Tous les jours, je me regarde dans la glace en faisant la grimace, en rentrant le ventre, et en me comparant à toutes les femmes qu'il a aimées avant. Tous les jours, je me demande pourquoi il m'aime. Pourquoi il accepte de dormir sur le petit bout de matelas et de me laisser le "grand lit". Pourquoi il fait preuve d'autant de compréhension quand je regarde "Desperate Housewives". Pourquoi il m'appelle tous les soirs alors qu'il n'a rien de spécial à me dire. C'est parce qu'il m'aime. Et ça m'éblouit.

Je suis vraiment tordue, Victor. Parce que chaque jour qui passe, je prends conscience de l'amour que je lui porte, moi aussi. Je ne vois pas ce que ça a de tordu... Mais si ! Ces trois mois sans lui, je les redoute autant que je les vénère. Je les redoute car, comme je l'expliquais dans cet article, je vais devoir vivre séparée de lui par une mer immense. Mais je les vénère parce que cette crainte du manque, cette douleur qui m'envahit déjà, est en même temps un délice : je n'ai pas encore quitté le pays et pourtant j'attends impatiemment nos retrouvailles, ce 16 Décembre 2006 ! Un scénario des plus sucrés : il vient me chercher à l'aéroport, je lui saute dans les bras, nous rions... Toujours ton romantisme échevelé... Je sais, je sais : j'ai été intoxiquée par les films d'amour étant jeune !

Je rêve de revenir et de m'apercevoir qu'il m'aime toujours. Je rêve de l'obsession qu'il va devenir pendant ces trois mois. Je rêve de le manger tout entier samedi prochain, pour l'emmener avec moi en Angleterre. Je veux tout garder de lui. Et je veux que lui aussi garde tout de moi. Tu es une véritable mante religieuse, ma parole ! Fiche toi de moi, Victor ! Je suis sérieuse, tu sais : je considère de plus en plus ce voyage comme l'occasion de renforcer notre relation et de nous retrouver plus amoureux que jamais ! J'en rêve, j'en rêve, j'en rêve ! Et tant pis si ça dégouline d'amour, tant pis si c'est insupportable, tant pis si c'est un pudding bien lourd, tant pis pour la mièvrerie nappée de crème patissière ! Je l'assume... Car c'est mon coeur, mon amour !

ajouter un commentaire commentaires (9)   
publié dans : L'Amour toujours par Mirabelle
Vendredi 15 septembre 2006
Mon cher Victor,

Nous poursuivrons aujourd'hui l'article précédent, que j'ai, pour des raisons de longueur, choisi de répartir en deux conversations. Tu m'avais laissé sur une note angoissante : tu t'apprêtais à emboutir la voiture de devant !

Je freine, je rétrograde. Mais mon ralentissement, me semble-t-il, n'est pas suffisant et soudain... Je suis projetée contre le pare-brise, avec une violence que je n'avais pas soupçonnée. Je ne vois plus rien. Je ne sais plus où je suis ni comment je m'appelle. J'entends juste une voix, à côté de moi, marmonner :

"Oh putain de bon dieu de bon dieu... Je le sentais, je le sentais !"

Je sens une main prendre le volant à ma place. Je ne réagis pas, d'abord. Puis je m'aperçois, les yeux écarquillés, que mon moniteur gare la voiture sur la bande d'arrêt d'urgence. Et je réalise, bêtasse comme je suis, que NOUS VENONS D'AVOIR UN ACCIDENT. Je n'ai absolument rien vu. Rien vu venir. Je suis saine et sauve. Merci mon dieu.

"Ca va, Mirabelle ?"

Je sens les larmes monter. Je suis une véritable gamine, voilà ce que je me dis. Je me retiens de sangloter comme je peux. Les voitures continuent de circuler. J'en vois qui rigolent : une auto-école accidentée, quoi de plus normal ?

" Ca va, Mirabelle ? C'est rien, c'est rien !". Mon moniteur quitte la voiture, sous la pluie battante. J'attends bêtement. La fenêtre passager est restée ouverte et la pluie mouille déjà le siège. Je ne m'en rends pas compte. Quand, brutalement, par je ne sais quel miracle mon cerveau recommence à fonctionner... La voiture devant nous ne s'est pas arrêtée. Mon moniteur ne m'a fait aucune remarque désobligeante. Et il est sorti en se dirigeant vers l'ARRIERE de la voiture. C'est donc vers L'ARRIERE que tout s'est déclanché. Grâce au peu de neurones qui me reste, je me retourne. Et je distingue. Tu distingues quoi ? Un camion ? C'est terrible, ces machins-là ! C'est vraiment une des pires inventions de votre temps !

Non. Je distingue, malgré la pluie battante, une petite voiture blanche, derrière la C3. Avec à son bord un petit grand-père. Assis à côté de lui, mon moniteur. Penché sur quelque chose. Un constat, sans aucun doute. Eh bien alors, ce n'était pas ta faute ! En théorie, je le sais. Ce pépé nous est rentré dedans. Ma responsabilité n'est pas engagée. Mais je m'en veux. J'ai envie de me sauver. De rentrer chez moi en stop. De tout arrêter. J'attends. Les minutes passent. Je n'ai plus aucune conscience du temps. Je regarde la route. J'ai le regard vide.

Quand mon moniteur revient s'installer à mes côtés, il est 15 h 40. Autant dire que notre leçon est fichue. Direction l'auto-école.

"Ca va, Mirabelle ? C'est ton premier accident ? C'est toujours impressionnant la première fois... Tu es prête à prendre le volant ?"

Bien sûr que non ! Je déballe tout. J'en ai marre. Les larmes reviennent. Je veux tout arrêter. Je ne suis pas faite pour conduire. Je n'y arriverai jamais. Je suis nulle. Tout est de ma faute.

"Mais qu'est-ce que tu racontes ? Tu n'y es pour rien ! Le p'tit vieux a reconnu tous les torts ! Tu veux que je te dise ? J'ai regardé son permis de conduire : il est né en 40 ! Il a avoué qu'il avait le nez vissé sur le compteur de vitesse et qu'il était obsédé par le radar ! Du coup, il n'a pas fait gaffe à ce qui se passait devant ! Je t'assure que ce n'est pas ta faute ! Si j'avais été au volant, cela aurait été pareil !"

Il tente de me faire rire. Il m'arrache un sourire grimaçant. J'ai encore une heure de conduite le 30 Août. Je veux l'annuler. Je veux tout arrêter. Mon moniteur secoue la tête. Je suis, selon lui, "en état de choc". Cela me semble un peu exagéré, mais il faut bien avouer que je suis tremblante comme une feuille. Il me conseille de réfléchir à tout ça à tête reposée. Affirme qu'abandonner serait "une grossière erreur".

 Alors, tu as abandonné, finalement ? Réfléchis deux secondes avant de parler, Victor ! Je t'ai raconté, il n'y a pas si longtemps, mon deuxième échec au permis de conduire : c'est donc que je ne me suis pas découragée ! Evidemment, évidemment... Excuse un vieil homme gâteux... Je te pardonne. Mirabelle, ce n'est pas pour critiquer les objectifs de cet article mais... Tu avais dit que notre discussion d'aujourd'hui, ainsi que celle d'hier, serait drôle. Je dois dire que moi, cela ne m'a pas fait rire du tout. A vrai dire, j'étais plutôt navré pour toi. Eh bien... Il est vrai que j'avais décidé de mener cette conversation d'un ton ironique, d'utiliser l'auto-dérision. Mais je m'aperçois que j'ai encore du mal
à rire de tout ça. Du coup, je me suis laissée emporter par les sentiments qui m'ont envahie au moment de l'accident : la peur et le découragement, principalement. Je voulais que cet article soit drôle : bien malgré moi, c'est raté...

ajouter un commentaire commentaires (7)   
publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle
Samedi 16 septembre 2006
Mon cher Victor,

J'ai toujours aimé l'école, et la rentrée en particulier. Cartable d'écolière tout neuf. Tenue achetée exprès pour l'occasion. Une queue de cheval bien serrée, de jolies barrettes dans les cheveux... Tu as fait ta rentrée ainsi présentée ? Mais non ! Je parlais de ma rentrée de CP !

Cependant, ma rentrée de PE2, en ce 31 Août, s'est déroulée dans le même esprit. Me faire belle. Retrouver ma bande des PE1E (pas au complet, c'est vrai...) et avoir le coeur qui bat en lisant la liste des classes. Constater, avec jubilation, que mes cop's préférées sont dans mon groupe. Qu'est-ce que c'est que ça, tes "cop's" ? C'est l'abréviation de "copines", Victor, ça fait plus jeune. Ah...

Grand discours des hauts responsables de l'IUFM de ma petite ville. On évoque la "Grande Maison", tambours et trompettes sont de mise. Le directeur nous fait ses "plus sincères félicitations", précisant que pour accentuer notre mérite, "le concours est de plus en plus difficile". Puis une ribambelle de chiffres concernant l'Education Nationale. Fonctionnaires. Enseignants. Eleves. Premier degré. Second degré.


J'étais là pour sentir le mot "professeur des écoles stagiaire", "métier" et "apprentissage" couler dans mes veines. Pour faire de l'obtention du concours une réalité. Pour oser dire tout haut, désormais, que j'ai une profession et que cette profession est celle de professeur des écoles. Car dans le doux cocon des vacances d'été, moi, Mirabelle, je n'avais pas encore compris que j'avais REUSSI. Tu as pourtant eu tout ton temps pour en prendre conscience ! J'avais besoin de cette atmosphère de travail, de ce cadre que j'aime. Pour m'apercevoir que ça y est. Ca y est. Ce que j'évoquais dans cet article s'est enfin réalisé. J'ai enfin pu lire mon nom sur le tableau. Ca y est. Je suis en PE2. En PE2C. Et je suis fière, Victor, trè fière d'inaugurer cette nouvelle catégorie.

ajouter un commentaire commentaires (10)   
publié dans : Mirabelle, PE2, maîtresse stagiaire par Mirabelle
Samedi 16 septembre 2006

Mon cher Victor,

Thème d'aujourd'hui : la PE1. Qu'est ce que la PE1 ? Vaste question, que je traiterai avec le plus d'objectivité possible.

La PE1, c'est... Une carotte. Une carotte ? Tu vas comprendre, mon Victor... Je te raconterai ici l'histoire d'UNE PE1, puisqu'évidemment, tout le monde sait que les femmes sont majoritaires en IUFM, PE1 et PE2 confondues.

Lors de son inscription à l'IUFM, la petite PE1 se sent déjà pousser des ailes : les syndicats se jettent sur elle comme sur les grands PE2, les banquiers exhibent leurs brochures, on lui propose des stylos gratuits, des agendas... Oui, vraiment, cette année, la petite PE1 va en faire, des grandes choses.

Alors, en septembre, la petite PE1 est toujours pleine de rêves et de grandes idées. La petite PE1 entre, comme on le lui précise lors de la réunion de rentrée, "dans la grande maison de l'Education Nationale", vaste demeure des érudits, détenteurs du savoir. Rien que ça, ça en impose... Et la petite PE1 n'est pas habituée.

Pourtant, la petite PE1 va vite déchanter. Elle réalise peu à peu qu'être en PE1, cela ne signifie pas que l'on sera professeur des écoles un jour. Etre en PE1, c'est préparer le concours, avec autour de soi des formateurs qui parfois, raisonnent en ces termes : "Quand vous aurez votre classe...", ce qui conviendrait mieux aux grands PE2. La petite PE1 sait qu'il y a à peine deux-cent postes dans l'académie et pas de liste complémentaire. Alors qu'on lui dise, à elle et à son groupe, que pour eux, c'est comme si c'était fait, la petite PE1, ça l'agace un petit peu.

La petite PE1 sait parfaitement, elle, qu'elle n'a pas encore le concours. Alors, s'affilier à un syndicat enseignant, choisir une banque "plus typée Education Nationale", elle se dit que, tout de même, c'est peut être encore un peu tôt.

Ce qu'elle aime, la petite PE1, c'est sortir de l'IUFM. C'est aller en stage. C'est faire partie de l'univers d'une classe, sentir l'odeur des cahiers et voir la date notée au tableau. C'est parler avec son M.A.T (maître d'accueil temporaire) des élèves, des difficultés d'apprentissages, des relations avec les parents... Par contre, ce qu'elle aime moins, la petite PE1, c'est voir le M.A.T faire la moue et l'entendre dire que quand même, la formation en IUFM n'est pas vraiment à la hauteur... Dans ces moments-là... Comment dire... La petite PE1 a un peu peur... Mais quand même, la petite PE1, ce qu'elle préfère, c'est les stages !

Ceci dit, les stages, il faut bien en revenir. Et les retours de la petite PE1 à l'IUFM sont difficiles, surtout après que les enfants aient laissé échapper quelques "maîtresse" pendant que la petite PE1 écrivait la leçon au tableau. La petite PE1 avait presque oublié qu'elle n'avait pas le concours...

Des fois, la petite PE1, elle se dit que la PE1, c'est vraiment le système de la carotte : on vous dit que vous êtes professeurs des écoles, on éclipse parfois un peu le concours, que l'on passe comme au saut à la perche : soit ça passe, soit ça ne passe pas. Ou alors, la petite PE1 le sait, on prend trop d'élan en se disant que c'est dans la poche, et on s'écrase lamentablement dans l'herbe, avant de perdre connaissance...

 

ajouter un commentaire commentaires (0)   
publié dans : Mirabelle, PE1, future instit' par Mirabelle
Samedi 16 septembre 2006

Victor ! Victor !

JE VAIS A L'ORAL !!! JE SUIS ADMISSIBLE !!!

Je vais à l'oral ! Je vais à l'oral ! Je vais à l'oral ! Je vais l'oral ! Ahhh ! Magnifique ! Extraordinaire ! Merveilleux ! Incroyable ! Je n'y crois pas, je n'y crois pas, je n'y crois pas, je n'y crois pas...  Ah mon dieu, ah mon dieu ! Ca veut dire que je n'ai pas eu la note éliminatoire en mathématiques ! Ah mon dieu ! Ah mon dieu ! Mirabelle, que je suis content pour toi ! Je suis ravi ! Ra-vi ! Allez, raconte-moi tout !

Ambiance extrêmement tendue en cours d'EPS ce matin. Mes petits camarades et moi-même sommes sur les nerfs. Notre formateur nous taquine un peu (à 8h30, il inscrit : "H-3h30" au tableau) et tente, tant bien que mal, de nous "changer les idées" en nous focalisant sur l'entretien d'EPS, entretien que nous ne passerons pas tous, nous le savons. Je regarde ma montre toutes les cinq minutes, tout comme ma voisine. On entend des soupirs, des "j'ai mal au ventre". Quoi de plus normal si près des résultats ?

10 h 30. Notre formateur quitte la salle pour aller faire des photocopies. Chacun s'excite sur son siège, s'impatiente, se plaint. Cécile regarde son téléphone. Devient rouge comme une pivoine. La classe s'immobilise. Silence de mort. Enfin, quelqu'un ose se risquer à poser la question qui nous brûle les lèvres à tous : "C'est les résultats ?". Elle lève les yeux et murmure : "Oui. Ca y est, ils sont affichés au Rectorat, une amie les a consultés. Elle vient de m'envoyer un texto."

Branle-bas de combat, tout le monde sur le pont ! Soudain, c'est l'hystérie collective. Certains se lèvent déjà. Je me mets à trembler comme une feuille. D'autres restent pétrifiés. Notre formateur revient, nous trouve dans cet état de fébrilité, et admet qu'"on ne peut continuer à faire classe dans ces conditions". D'une compréhension à toute épreuve, il accepte de clore le cours, et nous voilà tous à cavaler dans les couloirs, en espérant que les résultats soient déjà affichés à l'IUFM. Je n'en peux plus. Il me semble que le sol se dérobe sous mes pieds. J'ai peur. Je n'ose y croire. 

Misère... Les résultats ne sont pas encore affichés, et le site du rectorat est toujours fermé. Un quart d'heure d'attente, interminable : jambes qui flageollent, larmes qui montent aux yeux... Et tout à coup, Aline déboule, triomphante : "Ca y est ! Les résultats sont sur Internet !". Je ne me précipite pas. De toute façon, les ordinateurs de l'IUFM sont occupés. Déjà, certaines personnes de ma classe connaissent leurs résultats. Certains vont vomir, d'autres pleurer dans un coin. Ceux qui réussissent ont la joie discrète, par respect pour leurs camarades moins chanceux. C'est mon tour... Le coeur battant, je cherche mon nom de famille...

J'y suis ! J'y suis, Victor ! Oui, c'est bien moi : je relis trois ou quatre fois mes nom et prénom pour m'en assurer ! Je n'y crois pas...

Mes amies les plus proches ont également les écrits. Nous tombons dans les bras, nous embrassons comme si nous avions déjà le concours. Pur moment de grâce. J'appelle ma mère. Je me mets à pleurer en raccrochant. Une vraie gamine. Je n'ose y croire. Moi, Mirabelle, je vais aux oraux, malgré les mathématiques ! C'est inespéré ! Que je suis fière de toi ! J'ai pensé à toi, tu sais ! J'avais si peur d'échouer, Victor. Si peur de décevoir ma famille, mes collègues de la blogosphère... Si peur de te décevoir, toi ! Votre soutien à tous m'a fait tant de bien, je ne vous remercierai jamais assez...

Merci !

ajouter un commentaire commentaires (24)   
publié dans : Mirabelle, PE1, future instit' par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 4 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


se referencer sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus