XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Ecrire, écrire, écrire...

Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /2007 12:27

Quand la vie a envie de vous foutre des coups sur la gueule,  qu'elle a élu son bouc émissaire (et que c'est vous !), il n'y a rien à faire. Il faut juste attendre que ça passe. Patiemment. Parce qu'on sait qu'avec le temps, tout finit toujours par passer.
Elle ne viendra pas cet après-midi. Je me réjouissais de la retrouver, de retrouver cette insouciance enfantine dont j'ai tant besoin en ce moment, cette insouciance que j'ai toujours quand je suis avec elle. Je m'en faisais une fête, depuis des semaines. J'aurais pu parler. Parce que c'est la seule à laquelle je n'ai jamais eu peur de parler. Parce que ce que nous avons vécu ensemble fait que c'est la seule personne en qui j'ai une foi sans limite. On aurait mangé le gâteau au chocolat, celui que ma maman avait fait exprès pour l'occasion, celui qu'elle faisait pour nos anniversaires. On aurait câliné la petite, je me serais extasiée, elle aurait mis du soleil sur ma journée, tout en me rappelant combien nous sommes seuls, moi et mon boulot. On aurait encore parlé des souvenirs, parce qu'on en parle toujours, toujours des mêmes, on aurait ri comme deux enfants de huit ans, que nous sommes encore, dans le fond.
Sauf qu'elle ne viendra pas. Un problème de voiture. Voilà qui ce qui la retient. Et je comprends tout à fait. C'est la vie. C'est juste que maintenant il me semble que ma journée est complètement gâchée et que j'ai envie de chialer, lamentablement. Et encore, je me retiens. Et encore, je prends sur moi. Enfin. Bien sûr, je ne lui ai pas dit ça. Je lui ai dit la vérité, en amélioré, en plus pudique : "Ne t'inquiète pas, Aurélie, je comprends tout à fait. De toute façon, en ce moment, je ne suis pas à une déception près..."
Sur ce, elle a raccroché pour aller retrouver son petit bonheur parfait, dans sa petite maison parfaite, avec son chéri parfait et sa petiote parfaite. Et moi, moi j'ai été retrouver la vaisselle qui s'empile dans l'évier, mon chat, le bazar de mes fiches de prep' et ma solitude.

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Publié dans : Ecrire, écrire, écrire... - Par Mirabelle
Dimanche 30 décembre 2007 7 30 /12 /2007 18:19
Je me réveille le matin sans penser à toi. J'ouvre mes volets et le soleil entre dans ma chambre. La journée commence bien, sans penser à toi. Je bois mon thé après avoir fait attention à Nougatine, qui va toujours fureter autour de la bouilloire brûlante. Sans penser à toi. Je me goinfre de céréales et me admire le ciel, sans penser à toi. Sans penser à toi, je file sous la douche et  souris à mon chat qui tient à m'accompagner. Sans penser à toi, je lui fais la causette et il me regarde, campée comme une reine, les oreilles dressées. Puis je m'habille sans penser à toi, je me maquille sans penser à toi, je me fais des grimaces dans la glace. Sans penser à toi. Puis je fais du ménage, sans penser à toi, je vais écrire un peu. Avec de la musique pour faire venir l'inspiration. Sans l'ombre d'une seconde penser à toi. Il se peut aussi que je prenne des nouvelles de ma mère, que je reste une quinzaine de minutes pendue au téléphone, ou que Sophie me passe un coup de fil. Sans penser du tout à toi. Et la matinée à déjà filé, je prépare mon repas en engueulant mon chat qui monte sans arrêt sur la paillasse et que le vaporisateur ne suffit plus à repousser. J'écoute les infos sur France Inter, je regarde par la fenêtre, j'admire l'église, le château, je feuillette Télérama avec nonchalance. Le tout, sans penser à toi bien sûr.
Et puis je me bois un thé, en feuilletant des catalogues de vente par correspondance, en m'imaginant dans des tas de robes, sans penser à toi. Si l'envie me prend, je descends faire un petit tour en ville, je fais les vitrines, je flâne en rêvassant, j'observe les gens en me demandant quelles vies ils ont, s'ils sont heureux ou malheureux. Pendant ce temps-là, je ne pense pas du tout à toi. Quand je rentre, mon chat me fait la fête et je la fais courir, sauter, je ris, elle s'en donne à coeur joie. Dans ces moments là, ni elle ni moi ne pensons à toi. Dans les instants de flemmardise extrême, je mets un peu la télé, je zappe, je me laisse absorber par des bêtises. Et alors, je ne pense pas à toi. Enfin, quand mon estomac crie famine, je sors les légumes du réfrigérateur et je me fais une grande salade, trop grande comme d'habitude, une salade pleine de couleurs, genre "je me crois en été". Et pendant que je m'affaire, à aucun moment je ne pense à toi. Même chose quand je remplis le lave-vaisselle que le chat veut toujours explorer.
A 20 h 20, c'est "Plus Belle La Vie" et évidemment, pendant vingt-cinq minutes environ, je  ne pense pas du tout à toi vu que je suis sur la place du Mistral. Je ne pense pas à toi non plus quand je me regarde un film, quand je caresse mon chat du bout des doigts, mon beau chat qui dort et ronronne paisiblement juste à côté de moi, ou qui fait des glissades sur mon tapis selon son humeur. Puis, sans penser à toi, je vais me mettre en pyjama, je me démaquille, je baille, je me lave les dents. Et, tu l'auras deviné, je vais me coucher. Calmement. Je m'endors tout de suite. Sans penser à toi.
Non. Tu sais comment je suis, hein. Je fais exprès de dire des conneries. En fait, tout ça, c'est ce que je devrais faire, si seulement je ne pensais pas à toi.
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Publié dans : Ecrire, écrire, écrire... - Par Mirabelle
Samedi 5 janvier 2008 6 05 /01 /2008 17:52
Ce soir, elle voudrait juste qu'un homme la prenne dans ses bras, comme elle est. Sans un mot. Sans lui poser de questions. Sans lui demander si elle est vraiment là, si elle pense à lui, si elle l'aime encore. Ce soir, elle voudrait juste qu'un homme la serre contre lui,  qu'il l'accepte, avec ses silences et ses doutes intérieurs. Elle voudrait qu'un homme oublie tout, avec elle, pour le lui faire oublier. Ce soir, elle voudrait qu'un homme soit juste là pour l'aimer, sans rien espérer, sans promesses, sans lendemain. Elle voudrait juste le corps d'un homme contre le sien, la main d'un homme dans la sienne, même pour un instant. Ce soir, elle voudrait qu'un homme l'aide, rien qu'en étant là, à tirer un trait sur cette histoire d'amour qui se termine, à ouvrir les yeux sur toutes les beautés d'une rencontre. Ce soir, elle voudrait un homme, qui soit là pour la faire se sentir belle et désirable, pour lui donner foi en cet avenir qu'elle n'imagine pas. Ce soir, elle voudrait juste qu'un homme prenne son visage entre ses mains, la regarde dans les yeux et lui dise qu'elle a toute la vie devant elle. Ce soir, elle ne veut pas d'amour. Pas de "je t'aime", non, surtout pas de sentiments. Les sentiments la dégoûtent et il n'y a plus pour elle que le langage des corps qui soit véritablement sincère. Ce soir, elle voudrait qu'un homme soit là, sans lui mentir, sans parler de demain, sans parler d'hier. Elle ne veut pas qu'il lui demande combien elle a eu d'amants, ni d'où vient ce voile dans ses yeux. Ce soir, elle voudrait qu'un homme la prenne telle qu'elle est là, en ce moment, à se chercher, sans se trouver, à essayer de rêver sans y parvenir. Ce soir, elle voudrait juste d'une histoire sans importance, sans sentiment, qui lui ferait tout oublier, jusqu'à l'idée même de l'amour perdu. Ce soir, elle voudrait juste quelques heures de fièvre et de douceur, sans parler, surtout sans parler. Elle voudrait juste écouter les soupirs, le frôlement des peaux, les frissons. Sans expliquer. Sans rien expliquer. Sans dire d'où l'on vient et pourquoi on est là. Etre deux, c'est tout, même si c'est court, même si cela ne dure pas. Parce que ce soir, tout ce qui est long, tout ce qui dure, la répugne. Elle voudrait juste qu'on la prenne telle qu'elle est, qu'un homme la contemple d'un regard nouveau, plein de curiosité, d'envie de la connaître, elle, toute entière. Elle veut juste qu'on la veuille, juste un instant. Juste ce soir. En oubliant le passé qui la retient, les souvenirs qui la maintiennent, ce visage qui l'obsède encore. Ce soir, elle voudrait juste qu'un homme soit là pour elle. Ce soir, elle voudrait qu'un homme la réconforte, juste en étant là, qu'il sèche ses larmes invisibles et fasse battre son coeur sec. En l'aimant juste un instant, juste une nuit. Sans enjeu. Sans contrat. Juste en étant là, ce soir.
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Publié dans : Ecrire, écrire, écrire... - Par Mirabelle
Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /2008 19:49
Je croyais faire partie de ces petits couples à l'abri du besoin. De ces êtres qui ne s'imaginent pas  l'un sans l'autre. Tout ça n'était qu'une vaste connerie. Parce que je sais désormais que l'amour ne tient qu'à un fil. Qu'un jour la moitié de soi peut vous aimer, et quinze jours plus tard douter complètement des sentiments qu'il a pour vous. Et qu'il n'y a rien qu'on puisse faire. Rien qu'on puisse dire. Pas de photos qu'on puisse brandir, pas de souvenirs que l'on puisse évoquer pour faire s'évanouir les doutes de l'autre. Et on espère juste se réveiller du cauchemar, ouvrir les yeux et le trouver là, à côté de soi, à respirer paisiblement, comme avant. Dans l'ordre des choses. Sauf que tout ça, c'est des conneries. L'Amour, c'est des conneries. On peut construire autant que l'on veut, rêver autant que l'on veut, espérer autant que l'on veut, quand on ne sait plus s'imposer, quand votre image s'éloigne en l'autre, quand vous assistez à l'oubli, sans pouvoir rien dire, sans pouvoir bouger, il n'y a rien à faire. On veut le lui dire. Les mots se bousculent dans la gorge et les larmes sont là, face au ton détaché, à l'indifférence apparente. Le ridicule. Combien de maris a-t-on vu s'enfuir, après quinze ans de mariage et refaire leur vie vingt ans après ? Combien a-t-on vu d'hommes jurer l'amour toujours et se tirer en allant acheter des cigarettes ? Tout cela n'a pas de sens, et ma grande bêtise a été d'en chercher. Ma grande bêtise a été de croire que l'on m'aimait assez pour m'aimer encore longtemps, malgré la séparation, le temps d'oublier, le temps de pardonner. Mais non. Et il n'y a rien que je puisse faire, rien que je puisse dire. Mes sentiments à moi ne valent rien. Mes sentiments à moi ne valent rien, pas un clou. Et chaque jour, je regrette, chaque jour, je réalise, chaque jour je vois combien je l'ai considéré comme acquis, combien j'ai été aveugle. Et chaque jour, il m'oublie, chaque jour un peu plus, et chaque jour, je sais que c'est ma punition. Et si je pouvais revenir en arrière, ne serait-ce qu'une fois, je trouverais les mots, les mots pour dire tout l'amour, ces mots que je  ne disais pas, que je ne pouvais pas prononcer. Ces mots que nous avons tous besoin d'entendre pour nous sentir exister et avoir confiance...
Je croyais faire partie de ces petits couples à l'abri du besoin. Vous savez, ceux qui se réunissent dans ces soirées de "casés"... Sauf que tout ça n'est qu'une vaste connerie. Parce qu'un jour, on se retrouve seule, complètement seule, et la famille, les amis, ne suffisent pas à combler ce vide. Ce siège vide. Cette absence. Qui persiste. Et les remords, et les regrets. Et l'impuissance. Parce qu'il n'y a rien qu'on puisse faire pour se faire aimer de nouveau. Parce qu'il n'y a rien qu'on puisse faire pour amener  l'autre à nous désirer. Parce qu'il n'y a rien qu'on puisse faire pour amener l'autre à se projeter dans le futur, avec nous. Parce qu'il n'y a rien qui puisse ramener l'amour. Parce que tous les coups de fils sont douloureux, que toutes les paroles sont douloureuses, qu'entendre sa voix est douloureux, qu'entendre son indifférence est douloureux. Et on veut juste se réveiller de ce cauchemar. Tout reprendra son cours, forcément, un jour ou l'autre, cela ne peut être autrement... Et on veut juste se réveiller de ce cauchemar. Reprendre notre place. Notre place vide. Qu'il reprenne sa place. Sa place vide. Qu'il revienne. Qu'il revienne. Qu'il revienne. Et pas de photos qu'on puisse brandir pour raviver la flamme, pas de souvenirs qu'on puisse évoquer pour redonner la foi. Rien. Rien. Rien. On n'a d'autre choix que d'assister à la lente agonie de l'histoire, l'écouter dire qu'il doit réfléchir, en sachant au fond de soi que ses doutes, son indifférence naissante, ne sont que le début de la fin. Et on voudrait prendre le premier train, tambouriner à la porte, crier, hurler, supplier, rester des heures entières. Qu'il ouvre enfin. Demander pardon. Pour tout ce qu'on n'a pas vu. Qu'il nous laisse entrer et nous caresse les cheveux, en souriant, tout doucement, sans un mot, parce que les mots ne servent plus à rien. Un regard amoureux, son regard amoureux. Et puis fermer la porte. Et être ensemble.
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Publié dans : Ecrire, écrire, écrire... - Par Mirabelle
Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /2008 03:39
Jour de pluie vibrant de colère
Eclairs coupants et définitifs

Nuage de chagrin teinté de rancoeur
Et cri vengeur du vent qui survit

Terribles années passées pour rien
En espérant en vain contre l'évidence

Passés la pluie et l'orage
A nous de vivre avec le désastre
Raz de marée du temps qui passe
Demain devoir tout reconstruire
Où bâtir les fondations face aux doutes
Nul endroit qui n'inspire la paix
Nul endroit qui ne soit pas dégoût
Et le vent qui continue d'emporter tout
Rien ne saura plus l'arrêter
Après tant de de promesses
Imbibées de larmes

Jeter dans les vagues tout ce à quoi l'on tenait
A chaque amour suffit sa haine
Mais surtout que la culpabilité n'espère plus trouver d'abri
Après une tempête si déchaînée
Il n'y aura pas de pardon
Sur cette terre abandonnée

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Publié dans : Ecrire, écrire, écrire... - Par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 7 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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