XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Mirabelle, PE1, future instit'

Mercredi 28 juin 2006 3 28 /06 /2006 00:00

Mon cher Victor,

Lundi après-midi, j'ai passé mon épreuve d'espagnol. Alors ? Alors ? Ne t'affole pas ainsi, Victor. L'enjeu était moins important que pour les autres épreuves : c'était une épreuve facultative. C'est à dire ? C'est à dire que seuls comptaient les points au-dessus de la moyenne. Alors tu n'avais rien à perdre ? C'est exactement ça ! Cela s'est bien passé ?

J'avais quelques appréhensions. Je n'avais pas pratiqué l'espagnol depuis deux ans et quelques rémniscences d'italien venaient me perturber. La conjuguaison était quasiment passée aux oubliettes, et le vocabulaire, je ne t'en parle même pas... Tu ne t'étais pas bien préparée ? Disons que stratégiquement, il n'était pas souhaitable que je m'attarde trop sur l'espagnol. Ca peut se comprendre, vus les coefficients...

J'étais convoquée à 13 h 30 et caressais l'espoir de passer en première. Ce fut chose faite ! Magnifique ! Le texte proposé était plutôt facile d'accès et portait sur l'échec scolaire dans la ville de Barcelone. Tiens, pour ton information, Victor, sache que le taux d'échec scolaire à Barcelone approche les 20%, ce qui, il faut bien le reconnaître, est énorme. Tu as eu le temps de bien travailler ce texte ? J'avais une demie-heure, comme pour l'épreuve d'anglais. Etant moins sûre de moi, j'ai éprouvé le besoin de tout écrire, au cas où quelques erreurs de langue m'échapperaient. J'ai tout bouclé dans le temps imparti, et zou, direction la porte d'à côté pour une petite visite de courtoisie au jury n°1. Ne fais pas ta fanfaronne... Je sais très bien que tu étais morte de peur !

Je suis accueillie par un homme d'une quarantaine d'année, et d'une toute jeune femme, professeur d'espagnol, qui me semble à peine plus âgée que moi. Je me lance dans l'exposé, en essayant de les regarder le plus possible, pour ne pas faire celle-qui-a-le-nez-collé-sur-sa-feuille-et-qui-ne-sait-pas-communiquer. Viennent ensuite les questions. Ca commence mal : "Dans quelle région d'Espagne se situe Barcelone ?". Tu ne savais pas ça, Mirabelle ? Bien sûr que si, je le savais ! Je l'ai même pensé très fort, mais le doute m'a envahie, et j'ai préféré ne pas répondre plutôt que de dire une bêtise... Tu aurais dû tenter ta chance ! Je le regrette amèrement, crois-moi... Heureusement, c'est la seule question qui m'ait posé problème. Les suivantes étaient assez psychologiques, portant sur l'Education, et comme c'était plus mon rayon que la géographie, j'étais plus à l'aise... Ah euh... Et c'est où, exactement, Barcelone ? En Catalogne, Victor ! C'est un test, c'est ça ? Hihihi... Oui, je te taquine ! Je suis très joueur !

Tu n'as eu trop de mal à trouver tes mots ? Bizarrement, non. J'étais assez étonnée en sortant de l'épreuve. Je m'imaginais bredouillante, à la limite du non-sens. Et finalement, l'espagnol m'est revenu assez naturellement. Quelle chance ! Effectivement. Surtout que deux jours auparavant, en oraux blancs avec des camarades de l'IUFM, je bafouillais, peinais à construire mes phrases... Bref, c'était la catastrophe ! D'un sens, il vaut mieux que cela ait été à ce moment-là... Alors, crois-tu que tu auras une bonne note ? Je n'en sais rien. J'ai un peu peur d'avoir laissé échappé quelques italianismes. D'avoir oublié quelques accords. Mais... Il est envisageable que je grapille quelques points !

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Publié dans : Mirabelle, PE1, future instit' - Par Mirabelle
Vendredi 30 juin 2006 5 30 /06 /2006 00:00

Mon cher Victor,

Ca y est ! Je suis en vacances ! Ca n'a pas l'air de te faire extrêmement plaisir... Disons que je suis encore sous le choc de ma dernière épreuve. Qui était ? Qui était mon entretien d'EPS. Ca a été ? Très moyennement. Ce n'était pas la catastrophe, mais pas l'épreuve du siècle non plus... Bon. Au moins, désormais, tu es débarrassée !

Je pensais être soulagée, libre comme l'air en sortant de cette épreuve : il n'en est rien. Je suis tendue comme un arc. Je ressasse toutes les bêtises que j'ai pu prononcer, j'essaie de m'attribuer une note... Tu sais très bien que cela ne sert à rien ! Je sais, je sais... C'est juste que... Il m'est difficile de réaliser qu'une année de travail vient de s'achever. J'ai sué sang et eau sur ce concours. Surtout sur les oraux. Et ça y est... C'est terminé... Comme par un claquement de doigts ! Quels que soient les résultats, cette année aura été riche en expérience : tu auras beaucoup appris ! Bien sûr. Et c'est un point important, c'est vrai. Mais l'année prochaine... L'année prochaine, si je ne suis pas reçue le 7 Juillet, il me faudra tout recommencer ! Eh oui... Mais c'est le prix à payer ! Si tu veux ce concours, Mirabelle, il faut perséverer, quel que soit le temps que cela prendra. Je persévèrerai, Victor... Je persévèrerai !

En attendant, profite de tes vacances ! Pour ça, fais-moi confiance : c'est ce que je vais faire ! Au planning : séjour à Rouen, week-end plage à Cherbourg, séances de shopping, restaurant avec ma meilleure amie, rattrapage de tous les articles publiés dernièrement par mes blogueurs préférés... Programme chargé alors ? Oh que oui ! Eh bien cueille dès aujourd'hui les roses de la vie, Mirabelle ! Cueille, cueille, cueille !

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Publié dans : Mirabelle, PE1, future instit' - Par Mirabelle
Jeudi 6 juillet 2006 4 06 /07 /2006 00:00

Mon cher Victor,

Je sais que nous avons déjà pris un café ensemble ce matin, mais j'ai vraiment besoin de te parler. Tu es obsédée par tes résultats, n'est-ce pas ? C'est ça. Je n'en peux plus, Victor. Mes pensées sont intégralement tournées vers le concours. Je ne suis un cadeau pour personne en ce moment, crois-moi... Allez, raconte-moi tout.

J'aurai les résultats demain à 17 h. Depuis trois jours, toutes mes nuits sont accaparées par le concours. Je ne vois pas mon nom sur la liste. Je pleure. Autour, personne ne fait attention à mes larmes. Je me retrouve sur le périphérique. Sur le périphérique ? Oui, Victor : dans les rêves, tout est possible. Oh... Cela doit être ton échec au permis de conduire qui te fait encore des misères ! Certainement... Ce matin, au réveil, j'étais si angoissée, si tendue, que je me suis précipitée sur l'ordinateur pour vérifier que les résultats n'étaient pas encore parus. Tu as employé le mot "obsédée", il est tout à fait approprié : il s'agit réellement d'une obsession !

J'ai eu mal au ventre toute la journée. Rien n'a pu me distraire. J'ai tourné en rond dans la maison, en évitant ma chambre, où mon bureau est envahi par mes cours de l'IUFM. Je ne peux pas les regarder. Ou alors, je fonds en larmes... Oh la la ! Je ne pensais pas que cela prendrait ces proportions ! Eh si... Mirabelle, tu n'as pas encore les résultats ! Ne pars pas perdante ! Mais non : paradoxalement, j'y crois encore ! Mais alors pourquoi te mets-tu dans des états pareils ? J'y crois encore, mais dans mes retranchements. Ma raison a renoncé, elle. Il me reste une lueur d'espoir, une seule, minuscule. Si faible, qu'il m'est difficile de l'entretenir. Et j'ai mal. Mal de me savoir si angoissée, alors que ce sont mes derniers instants de rêve. Demain, à 17 h, je serai fixée. Demain, à 17 h, je connaîtrai peut être mon premier échec scolaire.

Pourtant, ne pas savoir pourrait être grisant. Si je n'ai pas encore les résultats, je peux encore m'imaginer sautant de joie, hurlant : "je l'aiiiii !", croulant sous les baisers et les félicitations. Oui... Je pourrais très bien faire défiler ce genre d'images dans mon esprit. Le temps est assassin. Rien ne lui échappe. Aujourd'hui, j'essaie de raviver la flamme. Demain, elle s'éteindra sans doute, en l'espace d'un instant. C'est cette conscience du temps qui me terrifie le plus. Le tic tac de l'horloge. La petite aiguille qui avancera d'un chiffre au bout de 3600 secondes. Et ainsi de suite, jusqu'à 17 h demain. Toute la journée à tenter de s'occuper l'esprit. A faire semblant. Et finalement, le dénouement. Rapide. Disproportionné comparé à ces jours d'attente, ces heures de calcul : et si j'ai telle note à une épreuve coefficient 2, est ce que je pourrais compenser avec une bonne note en langue, coefficient 1 ?

J'aimerais fixer ces instants de doute, Victor. Pour qu'ils soient immortels. Preuve que pendant longtemps j'ai espéré. Pendant longtemps, malgré l'incertitude, je me serais persuadée que tout était encore possible. Demain, lors de notre conversation, je me lamenterai. Et pour une fois, je ne te ferai pas de reproche sur ta fâcheuse tendance aux jérémiades. Tu auras bien le droit de t'épancher un peu : ce sera totalement justifié ! Demain, je saurai. Toute la blogosphère saura également. Humm... Garde les pieds sur terre, Mirabelle : disons plutôt que TON LECTORAT saura. A ce que je sache, tu n'es pas n°1 dans le top 50 des blogs... Si je n'étais pas au bord de la crise d'angoisse, je rirais de ta soudaine maîtrise des données blogosphériques, Victor. Et dire qu'il y a encore six mois, tu ne savais même pas ce que c'était qu'un ordinateur...

Tout à l'heure, je relisais tous les articles publiés dans la rubrique "Mirabelle future instit". Tant de chemin parcouru... Parfois, je n'ose y croire : moi, Mirabelle, j'ai été aux oraux du CRPE ? Moi, Mirabelle, j'ai suivi une formation dans un IUFM ? Moi, Mirabelle, j'ai caressé le rêve de faire classe, un jour, à des élèves aux yeux de qui je serais adulte, responsable, savante, alors que je quitte à peine les rives adolescentes ? Je suis émerveillée et terrifiée à la fois. Emerveillée face à mon évolution. Et terrifiée... Terrifiée que tout puisse s'arrêter, demain à 17 h ? Oui.

Je suis navrée, Victor. Il est 19 h 35 et tu as sans doute autre chose à faire que d'écouter mes états d'âme. Mais j'avais un tel besoin de parler... Je m'en rends compte. C'est normal, va... Mes paroles ont sans doute été quelque peu décousues. Les mots ont suivi mes sensations, parfois contradictoires. Un flot de phrases, pas toujours ordonnées. Je m'en excuse... Allez, tu es toute pardonnée ! Rentre chez toi, maintenant, il se fait tard... En fait, je vais rester en ville : je retrouve toute ma classe dans un bar pour un dernier rendez-vous. Un rendez-vous où nous tous serons sur un même pied d'égalité. Pour la dernière fois... Avant le couperet.

 

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Publié dans : Mirabelle, PE1, future instit' - Par Mirabelle
Samedi 8 juillet 2006 6 08 /07 /2006 00:00

Mon cher Victor,

C'est à cette heure-ci que tu arrives ? Ton lectorat et moi-même commencions vraiment à nous impatienter !!! Nous attendions le verdict ! Alors, alors ? Il a donné quoi, ce fameux couperet ?

J'ai le concoooours, Victor !! J'ai le concours !!! Je suis admise !!!

Hip hip hip : hourra ! Magnifique ! Je t'avais bien dit qu'il fallait y croire jusqu'au bout !! Tu me vois ravi de ce succès, Mirabelle ! Je n'en attendais pas moins de ta part ! Je rêve, Victor, je suis en plein rêve. Il y a un moment où je vais me réveiller, où toutes ces belles choses vont s'évanouir devant moi ! Ne raconte pas n'importe quoi : c'est la réalité, Mirabelle ! Tu l'as obtenu, ce satané concours ! D'ailleurs, as-tu une idée de ton classement ? Tu ne vas pas en croire tes oreilles : je suis bien classee ! Bien classee ? Alors que tu disais avoir complètement raté certaines épreuves ? Comme quoi il ne fallait pas te fier à tes impressions ! Dis donc, c'est bien, Mirabelle... Surtout quand on sait que vous étiez 1200 candidats lors des écrits ! Que je suis fier de toi ! Que je suis fier de toi ! J'imagine que tout ton entourage l'est également !

Journée très contrastée, Victor. Une nuit mouvementée, où je rêve de la liste de noms une fois de plus, sur laquelle mon patronyme ne figure pas. Il ne s'agissait donc pas d'un rêve prémonitoire ! Heureusement que non ! Cet après-midi, j'ai été au cinéma pour me détendre. A 16 h, j'étais au bord du malaise. Envie de vomir. Du mal à respirer. Je rentre chez moi un quart d'heure plus tard, me connecte sur le site de l'académie avec angoisse. Une dizaine de minutes encore et les résultats sont là. Mes doigts tremblent sur la souris. J'ai peur. Si peur que je ne sais même plus si je dois cliquer sur "Concours externe" ou "Concours Interne" ou "Concours 3ème voie". Je reprends mes esprits, souffle un bon coup. Ca y est, j'ai la liste sous les yeux. Cette liste qui a hanté mes nuits pendant toute une semaine. Cette liste qui me rendait chèvre. Je la fais défiler, le coeur battant... Et soudain : mon nom !!! Mon nom à moi ! Avec un rang de classement qui me laisse abasourdie : je suis dans le peleton de tête !

Je me précipite dans l'escalier en hurlant : "je l'aiiiiiiiiiii ! Je l'aiiiiiiiiiiiiiiii !". Ma respiration est hoquetante, je pousse des cris hystériques. Etat second. Mais tremblantes. Je ne sais plus où je suis ni comment je m'appelle. Je sais juste que j'ai réussi. Ma mère se jette dans mes bras. Ma soeur m'étreint. Je gesticule dans tous les sens. On me dit de me calmer. J'en suis parfaitement incapable. Je remonte à l'ordinateur, talonnée par ma famille, qui veut constater le miracle de ses propres yeux. Ma mère murmure : "Mais oui, mais oui... C'est bien toi !". La voilà qui pleure. Je suis au-delà de la joie, au-delà de l'effarement. Ce que j'ai ressenti à ce moment précis est indescriptible, Victor...

Ma vie s'ouvre devant moi. Je pars en Grande-Bretagne fin Septembre, pour trois mois. Je vais prendre un appartement. Toucher un salaire. Adopter un petit chat noir, que j'appelerai Réglisse. J'arrive à un tournant de ma vie, Victor. Et je n'ose pas y croire, si tu savais ! L'année prochaine, je serai en PE2 ! Ces PE2, ces dieux innaccessibles, que je jalousais, enviais, admirais ! Je serai PE2, Victor ! Je serai même une collègue de mon papa !

Tout ça, c'est merveilleux, Mirabelle... Tu vas pouvoir profiter pleinement de tes vacances ! Oh que oui ! Et tu sais ce qui me fait le plus plaisir dans tout ça ? Non, mais je vais le savoir ! C'est de ne m'être pas déçue moi-même... Et de pouvoir, dès septembre, créer une rubrique : "Mirabelle, professeur des écoles stagiaire" ! C'est pas la classe, ça, Victor ? En tous cas, cela y ressemble fort ! Allez, débouche cette bouteille de champagne !

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Publié dans : Mirabelle, PE1, future instit' - Par Mirabelle
Dimanche 9 juillet 2006 7 09 /07 /2006 00:00

Mon cher Victor,

Tout a une fin. Quelle entrée en matière ! Qu'est-ce qui te rend si joyeuse ? Pas d'ironie, s'il te plaît, Victor. J'ai eu une prise de conscience terrible, mercredi après-midi. Allons bon... Encore une ! Tu ne fais que ça de tes journées, ma parole !

Bel après-midi de soleil. Je me rendis à l'IUFM pour poursuivre mes révisions au CDI. Le hall était désert. Les couloirs silencieux... Normal, me diras-tu, nous sommes en période de vacances scolaires ! Non, je n'allais absolument pas te le dire, je l'ignorais complètement ! Ah bon ? Bref, il n'y avait pas un chat, et en plus de cela, le CDI fermé... Alors que j'étais venue exprès pour travailler en bibliothèque ! En bonne mélancolique que je suis, je me suis baladée tranquillement dans les couloirs. Avec les écrits qui approchent, il m'a semblé voir les bâtiments d'un autre oeil. Nous, les étudiants (et les stagiaires PE2, bien sûr, à qui je n'ose même plus penser) donnons vraiment vie à cet établissement. Sans nous, il n'est rien... Et j'étais là, presque triste, à traîner mes Converses sur le carrelage, à me dire que bientôt, nous serions disséminés au quatre coins de l'académie, après avoir partagé nos rêves, nos espoirs et angoisses...

J'ai passé une superbe année à l'IUFM. Je croyais que la qualité de la formation n'était pas au rendez-vous ? Je ne te parle pas de la formation mais de l'aventure humaine. Des liens forts qui se sont tissés, entre nous tous. C'est particulier, tu sais, Victor, une année de préparation à un concours... Tous le même rêve. Tous le même but. Très peu de postes au bout. Et pourtant, on se sert les coudes. On s'entraide. On pleure, on se soutient. On rit aussi... Il y a quelque chose d'indéfectible, entre nous. La sensation d'avoir traversé une épreuve (dans tous les sens du terme) tous ensemble. De ne s'être pas trahis les uns les autres.

Parfois, je me prends à rêver...

C'est le jour des résultats. Le 31 Mai alors ? Oui, le 31 Mai. Ma bande de copines et moi nous sommes donné rendez-vous à l'IUFM pour consulter la liste des admissibles ensemble. Nous retrouvons presque toute notre classe sur place. Le coeur battant, les mains jointes, nous cherchons nos noms avec angoisse. Ils y sont tous ! Tous ! On s'embrasse, on  se saute dans les bras, on crie, on sautille ! Toute la classe est admissible ! Toute la classe ! Autant redescendre sur terre tout de suite... Tu sais parfaitement que ce genre de cas de figure a peu de chances de se réaliser ! Je le sais en effet... Malheureusement.

 

 

 Pour les écrits, nous sommes dispersés aux quatre coins de la ville. Je regrette que nous ne puissions passer les épreuves tous ensemble. J'aurais vraiment aimé partager les battements de coeur, les mains moites, la découverte des sujets avec ma classe. Mais ainsi va le concours... Alors en me promenant dans l'IUFM, j'ai eu la sensation de tourner une page importante de mon existence. C'est une année charnière que je viens de vivre. J'imagine que, quel que soient mes résultats au concours, les liens resteront. Je ne dis pas que je reverrai tous mes camarades régulièrement (car qui peut prétendre que les promesses sont toujours tenues ?) mais je sais que je penserai souvent à eux, à cette année que nous avons passé ensemble. Mon dieu, que tu es puriste ! Tu n'es pas le premier à me le dire. Mais je ne sais pas être autrement. J'ai toujours le besoin d'immortaliser les instants forts de ma vie, avant qu'il soit trop tard, avant qu'ils ne s'évanouissent...

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Publié dans : Mirabelle, PE1, future instit' - Par Mirabelle

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La requête de Victor :

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Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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