XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Chez les British

Samedi 28 octobre 2006 6 28 /10 /2006 00:00

Mon cher Victor,

Soucieuse de reparer quelques manques dans la rubrique "A propos des British", je vais m'attacher, desormais, a presenter les lieux que j'ai pu visiter tous les week-ends depuis mon arrivee ici. Ca manquait serieusement en effet ! Je n'osais pas te le dire par peur que tu prennes la mouche mais enfin, tout de meme, tu n'es pas en Angleterre que pour nous parler des p'tites Anglaises ! Certes.

Tout d'abord, navree pour l'absence de photographies. Si je ne te l'ai pas deja dit, impossible de connecter mon ordinateur personnel sur le reseau de l'universite. Me voila donc obligee d'ecrire mes articles sur les ordinateurs de la salle internet libre-service, ce qui m'empeche de diffuser mes photographies sur mon blog. Ce n'est de toute facon que partie remise puisqu'a mon retour en France, je vous montrerai a tous combien l'Angleterre et ses paysages sont adoraaables. Et on aura une photo de toi en prime ? Ne compte pas dessus. Je dis ca pour tes lecteurs, car en ce qui me concerne, je te vois tous les jours ! Laisse nos lecteurs ou ils sont, veux-tu ?

Bien. Le week-end dernier, Fabrice, Sophie et moi-meme sommes alles a Stratford-upon-Avon, la ville natale de Shakespeare. J'avoue que cette destination etait ma priorite la plus prioritaire, avant meme la capitale ! Ahhh... Shakespeare ! Quel grand homme ! J'ai lu toutes ses pieces ! C'est un de mes contemporains ! Arrete ton char, Victor : tu es du XIXeme siecle alors que William etait du XVIeme ! Oh... J'ai confondu, voila tout ! Humm... Tu ne supportes surtout pas que je puisse admirer un autre ecrivain que toi ! Ah mais non, pas du tout ! Bon allez, nous n'allons pas nous disputer pour si peu !

Samedi midi, nous debarquons donc a Stratford-upon-Avon, apres deux trains et un peu plus de deux heures de trajet. Vous etiez motives ! Plus que tu ne peux l'imaginer. A la sortie de la gare, c'est la folie pure et simple, puisque tous les voyageurs sont a la queue-leu-leu pour rejoindre le centre-ville. Ca m'a l'air d'etre une ville tres touristique ! J'etais tres etonnee, car nous sommes tout de meme en basse-saison ! Mais oui ! Face a ce flot de touristes, nous decidons de nous rendre illico presto a la "Shakespeare's birthplace", la maison de naissance de Shakespeare pour les non-anglicistes. Et la, bizarrement... Il n'y a pas foule ! Nous achetons nos tickets (ils nous ouvrent les portes de trois autres maisons du "circuit Shakespare") et commencons notre visite par une exposition fort sympathique sur la vie et l'oeuvre de Shakespeare. Inutile de te dire que je bois du petit lait ! Je redecouvre avec emerveillement des pieces que j'avais deja lues (entre autres "Richard III" et "The Winter's tale") et colle mon nez contre les differentes vitrines pour admirer les costumes du Golden Globe Theatre. Tu devais etre belle a voir, tiens ! Oui, tres belle...

La suite de la visite nous emmene ENFIN dans la maison de Shakespeare, maison bourgeoise dont on devine de ses proprietaires qu'ils beneficiaient d'un certain confort financier, nottament par la presence de tapisseries aux murs, signe de "being wealthy". Les pieces sont plutot exigues mais nombreuses, j'ouvre de grands yeux comme tu peux l'imaginer. Et le decor etait fidele a ce qu'il etait au XVIeme siecle ? Tout a fait. Certains meubles et objets sont d'origine, et quand certaines pieces etaient trop abimees pour etre exposees, on en a fait des copies criantes de verite ! C'est bien simple : j'etais, comme disent les jeunes, "a fond dedans". Meme euphorie que celle que je decrivais a propos de l'exposition Star Wars. Bref. Je deboule sur le grand lit de la famille Shakespeare. D'un ton solennel, le guide declare :

- Shakespeare was born in this bed.

Autour de moi, un silence religieux. Chacun ouvre des yeux ronds comme des soucoupes. C'est le clou de la visite. J'avais compris ! Apres ca, un rapide petit tour dans le jardin et... Moi qui croyais que tu aimais prendre ton temps ! Bien sur ! Mais nous n'avions qu'un apres-midi pour decouvrir les richesses de Stratford, c'est pourquoi il ne fallait pas trop trainer non plus ! Je suis donc ressortie de la "Shakespeare's birthplace" le sourire aux levres, avec la sensation que je venais de vivre quelque chose de "grand". Il ne faut pas exagerer, Mirabelle ! Ce n'etaient jamais que des meubles et un grand lit ! D'ou l'emploi des guillemets, Victor ! Ce que je veux dire, c'est que j'ai aime fouler un sol vieux du 16eme siecle, j'ai aime imaginer l'enfance de Shakespeare, j'ai aime etre frappee par la conscience du temps qui passe. Toutes ces epoques qui ont defile chez lui... J'etais emue, tout simplement. D'accord, d'accord...

Et qu'as-fait le reste de l'apres-midi ? Nous avons visite les deux autres maisons auxquelles nous avions acces grace a notre ticket. Des maisons sensiblement semblables a celle de Shakespeare, dont une etait celle de sa petite-fille. Nous sommes alles voir la tombe de Shakespeare, situee dans la "Holy Trinity Church". 50p pour avoir le droit d'approcher sa tombe. Et une Eglise qui a quelque peu perdu de sa vocation religieuse puisque desormais, elle ressemble plus, a mes yeux, a une immense boutique pour touristes. Voila ce que c'est d'abriter le grand Shakespare ! Ne sois pas sarcastique, s'il te plait, Victor. Humm... Et quoi d'autre ? Nous avons assiste a un spectacle, qui n'etait, d'ailleurs, pas DU TOUT un spectacle, mais cela demanderait trop de developpement, je pense que j'y consacrerai un article tant ce "show" est revelateur des differences de culture entre Francais et Anglais... Et c'est tout ? Non !

Nous avons visite une ferme des plus exotiques, ferme appelee "ferme aux papillons". Un moment magique, hors du temps, ou des centaines de papier, presque gros comme une main, voletaient autour de nous au milieu de cascades et de plantes magnifiques d'autres continents. Bien sur, comme il s'agissait d'une serre, nous etions en nages au bout de vingt metres, mais cette ferme valait reellement le detour, puisqu'elle presentait le papillon a tous les stades de son evolution, avec, par exemple, des dizaines de chrysalides. Une exposition tres riche pedagogiquement, si je saisis bien ton propos ? Tout a fait ! Dans cette ferme, il y avait aussi une aile dediee aux insectes et reptiles mais ca c'etait nettement moins agreable car j'ai ete a deux doigts de faire une crise cardiaque quand... Oh et puis non, je ne te raconte pas ca, tu vas te moquer de moi ! Quelle idee ! Allez, raconte-moi ! Non !

Pour finir, nous nous sommes balades le long du cours d'eau Avon (d'ou le nom de la ville Stratford-upon-Avon), peuple de canards, d'oies et autres cygnes, cadre ideal pour les amoureux puisqu'il etait borde de saules pleureurs. Sans oublier les peniches et les barques , qui donnaient une touche vraiment tres British a ce decor, pour les touristes que nous sommes. Et puis... Et puis ? Et puis il a ete temps de reprendre notre train !

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Publié dans : Chez les British - Par Mirabelle
Dimanche 29 octobre 2006 7 29 /10 /2006 00:00

Mon cher Victor,

Vendredi apres-midi, Fabrice et moi sommes alles voir "Le Petit Chaperon Rouge" au cinema de Northampton, dont nous foulions la moquette pour la premiere fois. Alors ? Ton impression sur le film ? Eh bien a vrai dire, je n'avais pas dans l'intention de te parler du film mais bel et bien du cinema. Un cinema est un cinema, il me semble ! Detrompe-toi !

Tout d'abord, nous avons mis un temps fou a trouver ce maudit cinema. Et pour cause : il est integre dans une sorte de gallerie qui fait casino, supermarche, et j'en passe ! De toute facon, moi, les cinemas, je n'y connais rien ! Bref. Apres avoir tourne pendant vingt minutes dans le centre ville, Fabrice et moi trouvons le cinema. Alleluia ! Je sens un grand vent de passion souffler sur mon visage ! Ce qui veut dire ? Ce qui veut dire que j'adore le cinema. Voila qui est plus clair ! Nous debarquons donc dans le hall d'entree. Et la... Impossible de trouver une caisse ! Il y a juste une sorte de snack, qui ressemble a un fast-food (c'est d'ailleurs hallucinant, car chez nous, en France, on parle encore de buvettes...) et l'acces aux salles se fait sur la gauche. Mais ou donc acheter les tickets ? Fabrice et moi furetons dans tous les coins mais vraiment, aucune caisse a l'horizon ! Pourtant, les gens accedent aux salles en tendant leurs places de cinema... Ou diable ont-ils pu se les acheter ?

En desespoir de cause, nous nous adressons au fast food (car ce terme, etant donne la disposition des caisses, l'affichage des prix et des produits disponibles, est bien plus approprie que le terme "snack", qui ferait penser a une sorte de petite boutique sans pretention...) pour avoir quelques informations sur comment-acheter-les-tickets.

- Excuse me... Where can we buy tickets for the cinema ?

- Here ! Here of course !

Je te laisse imaginer mon air atterre. Ah bon... En Angleterre, les places s'achetent a la buvette... Enfin, au Fast Food ! Je n'en reviens pas ! Et pourquoi me raconter tout ca, Mirabelle ?

Parce qu'il me semble que ce detail meme est profondement culturel. Vraiment. Ici, en Angleterre, les gens mangent tout le temps. Enfin, c'est ainsi que je percois les choses. Claire, une Anglaise dont j'avais parle ici, qui vit dans le flat d'a cote et avec qui nous avons tisse une veritable relation amicale, nous disait l'autre jour qu'elle prenait six repas dans la journee. Six repas ?! Mon dieu ! Mais comment fait-elle pour stocker tout ca ?! Elle prend un petit-dejeuner, un gouter, un dejeuner, deux gouter l'apres-midi et enfin le diner. Beurk... Kerrie, par exemple, une des anglaises que nous frequentons, mange une pizza et deux sandwiches.  La preuve qu'ici, la bouffe est REELLEMENT partout.

Elle est donc partout, meme au cinema. Chez nous, il y a bien le pop-corn mais ca ne va pas beaucoup plus loin. Ici, au cinema, les gens mangent des sandwiches, des hamburgers, des tas de petites saloperies sucrees genre barres chocolatees et autres. Quand nous sommes entres dans la salle, nous avons pu constater de nos propres yeux que toutes les personnes presentes avaient achete quelque chose a manger pour le film. D'ou la mine interloquee du vendeur quand nous avons dit que non vraiment, nous ne voulions rien a boire et encore moins a manger...

Tout ca me donne l'idee d'ecrire un article sur notre rapport a la nourriture, a nous, les Francais. Tu pourrais comparer avec les Anglais ! Oui, tiens, pourquoi pas ? Parce que vraiment, si les tickets s'achetent au fast food, ca donne a reflechir...

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Publié dans : Chez les British - Par Mirabelle
Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /2006 00:00

Mon cher Victor,

Aujourd'hui, une anecdote assez amusante (avec le recul...) dont j'ai ete l'actrice principale le lendemain de mon arrivee ici. Ce n'est plus tout frais ! Non. Mais cela reste assez savoureux, je te le garantis !

Dimanche matin. Nous sommes arrivees la veille et Sophie et moi prenons peu a peu nos marques dans l'appartement. Dans la salle de bain, un systeme de ventilation pour le moins agacant : des que nous allumons la lumiere, il se declanche ! Un rien t'agace... Le dimanche matin, donc, alors que je viens de prendre ma douche, je n'ai qu'une obsession : stopper cette ventilation a la noix ! J'ai bien vu, juste a cote, une poignee orange pendue au bout d'un fil, et je me dis que, logiquement, cela devrait mettre fin a mes souffrances auditives. C'est donc sans hesitation (et avec tout mon coeur !) que je tire sur cette fameuse poignee et la... Stupeur et tremblements, tu as tire sur ce qu'il ne fallait pas, non ? Ben oui... C'etait couru d'avance !

Aussitot, une alarme impitoyable s'est declanchee dans tout l'appartement.

TTTTTTTTTTTUUUUUUUUUUUUUUUUUUUTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTUUUUUUUUUUUUUUU !

Et mon temps de reaction a ete plutot lent... Interloquee, je rejoins Sophie dans l'espace cuisine, une Sophie a peine choquee par cette sonnerie infernale qui me vrille les oreilles.

- Sophie, qu'est ce que c'est que ca ?

- Ben... Je sais pas...

- J'ai tire sur un truc... Tu sais, l'espece de poignee orange...

- Ah bon ?

- J'ai peur que ce soit l'alarme a incendie !

Ni une ni deux je me precipite vers deux boutons, sur un panneau de securite, dans l'entree, panneau que j'ai remarque en arrivant. Ils semblent etre en rapport avec l'alarme a incendie. J'appuie sur le bouton "stop". Et la, o miracle... Ca s'arrete ? Oui, ca s'arrete. J'adresse un regard triomphant a Sophie, prete a m'auto-congratuler. Vous avez eu chaud ! Mais soudain...

TTTTTTTTTTTTTUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUTTTTTTTTTTTTTTTTTTUUUUUUUUUUUUUUUU !

L'alarme reprend ! Et cette fois, o misere, j'ai l'horreur de constater, par la fenetre ouverte qu'elle s'est egalement declanchee dans TOUTE LA RESIDENCE ! Oh mazette... Inutile de te dire que nous sommes completement paniquees. Qu'est ce qu'on fait ? On va avoir des ennuis ! Mon dieu, tout le monde va sortir ! Aie aie aie ! Qu'est ce que je fais ?

Dans le couloir, j'entends des pas, des rires. Chacun descend au point de ralliement. Nous, nous restons tranquillement dans notre chambre, jusqu'a ce qu'on vienne frapper a la porte. C'est un des gardiens. Je tente de lui expliquer, dans un anglais confus, que je n'ai pas fait expres et que je pensais arreter la ventilation. Lui ne sait me dire qu'une chose :

- Never touch ! Never touch !

Le monsieur n'est pas content du tout. On le comprend ! Il repart en claquant la porte, grommelant que ca-va-etre-tout-un-bazar-d'arreter-l'alarme. Fin. Morale de l'histoire : ne touchez pas aux poignees oranges qui pendent dans votre salle de bain ! Je dois dire que je n'ai pas compris. Il n'y avait aucune indication de precaution a cote de cette manette. J'en avais donc deduit que c'etait sans danger et qu'elle commandait la ventilation. Comment pouvais-je deviner ? Au moins, avez-vous reussi a en rire par la suite ? Oh oui ! Nous nous sommes tordues de rire sur nos lits pendant un quart d'heure, et nous en reparlons regulierement, toujours avec le sourire ! Mais tu sais, Victor... C'est dingue mais... Parfois, j'ai encore envie de tirer sur cette poignee... Tu sais, avec le plaisir de l'interdit que peuvent eprouver les enfants quand ils savent que ce n'est pas bien, qu'ils n'ont pas le droit de faire quelque chose... Je te rassure, je ne l'ai pas refait... Mais l'envie me prend, parfois, de jouer les petits filous...

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Publié dans : Chez les British - Par Mirabelle
Jeudi 16 novembre 2006 4 16 /11 /2006 00:00

Chers Lecteurs et lectrices,

J'ai recu hier une petite carte postale de Mirabelle, a laquelle elle joint quelques photographies de son cadre de vie et des differents lieux qu'elle a pu visiter. Ce ne sont que quelques cliches qu'elle m'a charge de lier aux differents articles qu'elle a pu ecrire. Je m'y colle donc :

   

Dans cet article, Mirabelle evoquait une certaine poignee orange, qu'elle tira en croyant stopper le systeme de ventilation, que vous pouvez apercevoir sur votre gauche. Vous remarquerez, par la meme occasion, qu'il n'y a effectivement AUCUN ecriteau specifiant qu'il s'agit de l'alarme a incendie.

 

Apparemment, il s'agit ici du cadre de vie de Mirabelle : c'est son lieu de residence, l'un des campus de l'universite de Northampton ! Humm... Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, je trouve ca plutot morne... Ca ne donne pas envie d'y habiter !

Et pour la premiere fois, en exclusivite mondiale, la maison de William Shakespeare, comme si vous y etiez ! Pour ceux qui n'auraient pas suivi, reportez-vous a cet article, relatant l'escapade de Mirabelle a Stratford-upon-Avon, la ville natale de mon grand ami William !

 

Humm... Quel charmant paysage ! Non ? Sachez qu'il s'agit de la rive de l'Avon, ce cours d'eau passant a Stratford. Mirabelle a eu le coup de foudre et je la comprends !

Sur sa carte postale, Mirabelle indique qu'elle dedicace la photographie ci-dessus a son amie Celine. J'aurais bien aime savoir pourquoi mais elle n'apporte aucune justification ! Bref... En esperant que la Celine saura pourquoi, vous avez face a vous des specimens provenant des quatre coins du monde, des contrees les plus exotiques. Impressionnant, non ?  Si vous voulez les observer "in real life" (ce sont les mots de Mirabelle sur sa carte postale), vous pouvez visiter la "Butterfly Farm", toujours a Stratford-upon-Avon. Eh oui, on trouve de tout a Stratford.

De mon point de vue, il manque cruellement un cliche representant Mirabelle au pays des Anglais. En petite maligne qu'elle est, elle n'a joint aucune photo d'elle a sa carte postale. Et ne fait aucune mention de cette omission fort regrettable. Humm...

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Publié dans : Chez les British - Par Victor
Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /2006 00:00

Ma chere Mirabelle,

Non, pas de conversation aujourd'hui, Victor ! Quoi ?! Tu m'empeches encore de parler ? Tu peux parler tout seul si tu le souhaites mais en ce qui me concerne, je deguerpis, et vite fait ! Allez, allez, assis-toi, bois ton the et explique moi tout ca tranquillement ! Non, non, non, je ne peux pas ! En deux mots, c'est la caca, c'est la tata, c'est la catastrophe !

D'abord, je dois faire des crepes sans avoir de pese-farine. Pourquoi fais-tu des crepes ? Ce n'est pas encore la Chandeleur ! C'est pour la classe de Miss G., mercredi apres midi : petite presentation de notre region, jeux sur la France et degustation ! Bref. Pas de pese-farine, pate a preparer, crepes a faire sauter, objectifs et deroulement de la seance a recapituler avec Sophie.

Ensuite, j'ai mal a la gorge depuis trois semaines et bien que pastilles et autres dolipranes n'aient fait aucun effet, je m'entete a ne pas appeler le medecin. Ce n'est pas bien ! Je sais.

D'autre part, j'ai recu un mail de mon directeur de memoire et... Enfin ce fameux memoire ! Je me demandais quand tu allais m'en parler ! De ce cote la aussi, c'est la catastrophe. Il faut que j'ai rendu un brouillon "consequent" (ce sont les termes de mon directeur) pour la fin decembre et a part quelques lectures, je n'ai strictement rien fait. Et tu le fais sur quoi ton memoire ? Sur l'apprentissage de la langue anglaise au Cycle 3, en particulier sur l'interet d'une pedagogie ludique. Tres bien, tres bien...

Enfin, il n'est point certain DU TOUT que mon stage a l'etranger soit valide. Hein ?! En principe, c'est le systeme ECTS qui gouverne en Grande-Bretagne (en resume, des examens a passer...) sauf qu'ici ca ne fonctionne pas comme ca (evidemment, cela aurait ete trop beau...) et que notre coordinatrice du departement Education a l'universite de Northampton nous a dit de nous debrouiller avec notre IUFM, qui lui meme nous a dit de nous debrouiller avec l'universite. Une jolie partie de ping-pong... Quel meli-melo ! Je ne te le fais pas dire.

Alors avec Sophie, nous nous demenons pour avoir un rendez-vous avec notre coordinatrice (qui, comme tout le monde, est tres tres occupee !) et faire en sorte qu'elle nous valide a partir des cours que nous avons suivi ici et des bonnes appreciations de nos tuteurs. En sachant, d'apres notre IUFM, que les universites britanniques rechignent a faire ce genre de choses... Gloups... Pour couronner le tout, si nous ne parvenons pas a notre faire valider en GB, un joli dossier de trente pages nous attend a notre retour en France, dossier en plus de notre fameux memoire, de trente pages lui aussi, ce qui nous fait, en tout, 60 pages a rediger pour deux dossiers bien distincts. Ce a quoi nous ajoutons, par la dessus, le stage file qui se profile a l'horizon, les SR et les cours a rattraper.

Qui a dit "c'est bien fait pour toi, tu n'avais qu'a pas partir a l'etranger !" ? C'est toi, Victor ? Mais non, pas du tout, je crois que c'est un lecteur ! Je m'en doutais... A part ca, tout va bien, merci !

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Publié dans : Chez les British - Par Victor

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 6 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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