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Grains de sel

Mots en l'air


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 6 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


Perdu le fil ?

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /2008 01:23
Comme je l'imagine il sourit d'un rien
Comme je l'imagine il pense bien
Comme je l'imagine il pourrait même
Etre celui qui sera l'homme que j'aime

Comme je l'imagine et comme toujours
Il va près des gens qui aiment l'amour
Comme je l'imagine il pourrait même
Etre celui qui sera l'homme que j'aime

Comme je l'imagine il aime l'aurore
Les matins d'hiver et la brume qui dort
Les nuages rouges quand l'aube se lève
Et vient le moment où finit mon rêve
Où est-il ?
Peut-être dans le Sud
Dans les villes où le soleil vous brûle
Et je regarde vers le Nord
Et je regarde vers le Sud
Et tout disparaît avec mes certitudes

Comme je l'imagine il sourit d'un rien
Comme je l'imagine il pense bien
Comme je l'imagine il pourrait même
Etre celui qui sera l'homme que j'aime

Comme je l'imagine il vient de loin
Comme je l'imagine c'est un musicien
Comme je l'imagine il pourrait même
Etre celui qui sera l'homme que j'aime

Comme je l'imagine s'il est malheureux
Il sait qu'il se sent devenir vieux
Mais je sens le vent qui se soulève
Souffle dans la nuit, emporte mon rêve
Où est-il ?
Peut-être dans le Sud
Ou dans les villes où le soleil vous brûle
Mais je regarde vers le Nord
Je regarde vers le Sud
Et tout disparaît avec mes certitudes

Comme je l'imagine il sourit d'un rien
Son destin va croiser mon chemin
Comme je l'imagine il pourrait même
Etre celui qui sera l'homme que j'aime

Comme je l'imagine il aime l'aurore
Les matins d'hiver et la brume qui dort
Mais je sens le vent qui se soulève
Emporte la nuit, emporte mes rêves

Véronique Sanson, Comme je l'imagine

Par Mirabelle - Ecrire un commentaire
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Mardi 12 août 2008 2 12 /08 /2008 01:43
Je veux rêver un impossible rêve, je suis prête à porter le chagrin des départs s'il le faut, mais je ne veux pas abandonner. Je veux brûler d'une possible fièvre, dévorante et passionnée, et surtout, surtout, je veux partir où personne ne part, quelque part où mes idéaux prendront corps et où il n'y aura que le monde et moi. Tant pis si je dois aimer jusqu'à la déchirure, tant pis si c'est trop ou si c'est mal, tant pis si c'est perdu d'avance, tant pis si c'est démesuré ou trop grand pour moi. Je n'ai ni force ni armure, rien pour me défendre, rien pour attaquer, mais il me faut tenter, au moins tenter, juste une fois, il me faut tenter d'atteindre l'inaccessible étoile, cette étoile que je regarde les pieds dans le caniveau et que je veux décrocher. Parce que je ne peux pas vivre autrement. Parce je n'accepte pas de vivre autrement.

Telle est ma quête : suivre l'étoile. Peu m'importe mes chances, peu m'importe le temps ou ma désespérance, peu m'importe la platitude de la vie. Je lutterai, encore et toujours, sans me poser de questions, sans même prendre de repos, parce que je veux pas fermer les yeux. Et je l'avoue, je pourrais me damner, me damner pour l'or d'un mot d'amour, on dira que c'est vraiment trop, on dira que c'est vraiment mal mais... C'est ma quête. Je brûle, encore, toujours, je cours après mes rêves pour que la réalité les rattrape, j'ai soif de beauté et de découverte. Et je brûle, je brûle encore, même si j'ai déjà tout brûlé. Oui, je brûle encore, même trop, même mal, je brûle encore. A m'en écarteler, à m'en écarteler pour atteindre l'inaccessible étoile.

Librement inspiré de la chanson de Jacques Brel, La quête.
Par Mirabelle - Ecrire un commentaire
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Dimanche 10 août 2008 7 10 /08 /2008 01:18
C'est rentrer avec ma petite Twingo, un air de piano m'accompagne. C'est d'avoir, face à moi, alors que je roule en ligne droite, une belle lumière, entre le gris et le rose, épousant le contour des nuages. C'est d'admirer une petite pluie fine, étincelante, presque rougeoyante, si inédite qu'elle en paraît presque irréelle. C'est de penser très fort que je vis un joli moment et qu'il faut à tout prix que je me souvienne du gris, du rose, de la musique, du ronron sécurisant de la voiture et de mon sentiment de plénitude.
Par Mirabelle - Ecrire un commentaire
Publié dans : Le tourbillon de la vie - Voir les 1 commentaires
Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /2008 01:36
Mon cher Victor,
 
Je suis bien seule. Ca commence bien, cette conversation ! Ben quoi ? Tu pourrais être un peu plus joyeuse ou au moins faire semblant... Mais ça va ! Tu dis que tu es bien seule ! Il y a un malentendu, Victor... Aucun malentendu ! Tu te lamentes sur ton sort, c'est tout ce que je vois ! Mais naaaaaaaaan ! Je veux dire que je suis bien... Seule ! Eh bien oui, c'est bien ce que j'ai compris ! Tu dis que je me lamente... Ah parce que tu ne te lamentes pas ?! A quoi ressemblent de vraies plaintes dans ce cas ? Je vois que tu n'as toujours pas compris... Je veux dire que je me sens bien. Hein ? Oui, je me sens bien seule, libre, sereine. En résumé, ma solitude me convient tout à fait ! Aaaaaaaaaaah ! C'est donc tout le contraire de ce que je croyais ! Exactement !

Ce matin, je me suis réveillée en réalisant qu'il n'était plus la première personne à qui je pensais en me levant, et surtout que ce petit miracle, faisait son effet depuis un certain temps déjà.
Cela m'a mise de bonne humeur. Je ne suis plus la même. Je ne suis plus celle qui attendait son retour, ni celle qui espérait que tout s'arrange. Cela fait quelques semaines que j'ai changé, quelques semaines que je me sens bien avec moi-même, quelques semaines que je suis fière de mon évolution, au regard de tout le chemin parcouru depuis trois mois. Celle que je suis aujourd'hui est intimement persuadée qu'il n'était pas le bon. Elle l'accepte. Sans tristesse, sans frustration. Elle se dit que c'est comme ça, tout simplement.

Alors oui, je suis bien seule, même si la solitude n'est pas une situation socialement valorisée. Je m'en fous. Parce que si c'est une solitude de fait, physique, ce n'est pas une solitude d'esprit : je rencontre des gens formidables, j'apprends à en mieux connaître d'autres, je m'ouvre au monde comme cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Je me sens bien. Mon lit est grand et me va tout à fait comme il est, parce que comme ça je peux m'étaler comme je veux sans qu'on vienne me dire que je prends trop de place... Je ne me sens dépossédée de rien. Je suis un tout.

Je pourrai prêter de l'attention aux regards plein de pitié, à ces soit-disants amis qui me plaignent de devoir tout recommencer. J'aimerais pouvoir leur dire que je ne suis pas à plaindre, qu'il m'a, au bout du compte, rendu le plus beau service qui soit en me délivrant de lui. Mais je ne suis pas certaine que tous soient capables de comprendre ça. La solitude ne me pèse pas, c'est une force, un bien-être. J'ai la vie devant moi, et confiance en l'avenir. Je n'ai pas peur. Etre en couple constitue une norme, et la solitude est perçue comme une incapacité à communiquer. Sauf qu'il me semble que je n'ai jamais aussi bien communiqué avec les autres, et encore plus avec moi-même. Je m'écoute davantage. Je me comprends davantage. Et je me sens bien.

Ma solitude à moi me berce et m'enveloppe de ses bras, sans jamais trop me serrer. Ma solitude à moi n'est pas un enfermement, ni une prison. Ma solitude à moi est transparente, ce qui fait que j'ai les yeux grand ouverts. On peut passer au travers d'elle, parce qu'elle est dissolue dans le monde, elle en fait partie intégrante. Ma solitude à moi ne m'empêche pas de rêver et me tourne vers l'avenir en m'initiant aux bonheurs tout simples du présent. Ma solitude à moi ne me raccroche pas au passé, car le passé n'existe déjà plus. Ma solitude à moi n'est pas exclusive, elle ne me garde pas pour elle. Je sais qu'elle me laissera partir quand la vie lui fera signe. Je sais qu'elle me laissera partir quand la vie me surprendra. J'attends d'être surprise. Sans en faire une obsession. Je suis prête. Beaucoup plus prête que je n'aurais cru.

J'ai tiré beaucoup de leçons de ce qui m'est arrivé. J'y ai beaucoup réfléchi. Je sais les erreurs à ne plus commettre, les compromis et les pièges. Je n'en tire aucune amertume, tout cela m'aidera à mieux faire la prochaine fois. La prochaine fois ? La prochaine fois que je tomberai amoureuse. Je ne suis pas pressée. Cela arrivera le moment venu, mais ce moment si particulier, je saurai le reconnaître. Il viendra, j'en suis sûre, peu importe quand. La vie peut être si surprenante, il suffit de si peu de choses, dans le fond... Quelqu'un qui me plaît, quelqu'un à qui je plais. Des atomes crochus. Une vision de la vie. Des espoirs et des opinions. Des morceaux de rêve à partager. Humm... Tout ça en même temps, cela m'étonnerait que cela soit si simple ! Oui moi aussi. Mais je suis persuadée que ce n'est pas si inaccessible, pourvu que je continue à regarder autour de moi et à m'émerveiller de ce que je découvre...
Par Mirabelle - Ecrire un commentaire
Publié dans : L'Amour toujours - Voir les 2 commentaires
Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /2008 01:13
Mon cher Victor,



L'Ecole me manque. Et quand l'Ecole me manque, le moyen le plus sûr pour me rapprocher d'elle, c'est encore d'écrire à son propos. Ou de préparer ta rentrée, Mirabelle... Certes, certes. Bref. Pas plus tard que tout à l'heure, j'ai été faire un petit tour sur
le site de Jack, qu'on ne présente plus. J'en ai profité pour lui piquer l'image jointe à cette conversation : j'adore ! Dis moi... Je croyais que tu ne parlerais plus de ton métier avec moi ? Oui mais là... Hem... Le site n'est pas encore prêt, vois-tu... Alors en attendant... Alors tu t'es dit : "En attendant, continuons de boucher les trous avec ce brave Victor !"! Pfff... Ce que tu peux être susceptible !

Donc, quand je suis tombée sur cette image, ça m'a fait rire (comme d'habitude sur "Danger Ecole") et puis surtout, cela m'a évoqué plein de choses. Entre autres, un sujet qui me tient à coeur et que je n'ai pas eu le temps, je crois, de développer auprès de toi : les instit's meubles. Qu'est ce que c'est que cette bestiole ? Cette année (enfin, l'année dernière, il faut vraiment que je m'y fasse !), certains parents m'ont pris pour une sorte d'étagère fixée aux murs de l'école. Tu sais, ce genre d'étagère classique, pas spécialement belle, pas spécialement laide, qu'on ne remarque même plus parce qu'elle est là depuis des années. Sauf que toi, tu n'étais pas à l'école de C. depuis des années ! Oui, évidemment.

Il m'est arrivé plusieurs fois, alors que je me détendais en écoutant tranquillement de la musique dans ma classe (tout en continuant de corriger les cahiers, hein, cela va sans dire !), de voir débouler des parents vers 19 h le soir. J'avoue que dans ces cas-là, on se sent un peu atteint dans son intimité. Surtout quand c'est pour se faire enquiquiner avec des problèmes secondaires. Bref. On laisse tout en plan, cahiers et préparations, on sourit, on écoute, on conseille, et il est déjà 20 h qu'on n'a pas eu le temps de s'atteler aux cahiers du jour. Du coup, on quitte l'école sur les nerfs, parce qu'on n'a pas pu être aussi efficace qu'on auraît dû, ruminant de frustration : si cette maman avait pris rendez-vous, on aurait pu organiser notre travail autrement et ainsi gagner en productivité. Mais non. C'est tellement facile de venir frapper à la porte de la classe comme si de rien n'était !

Je me demande souvent si certains parents sont conscients que nous sommes des personnes avant d'être des instits. Que nous avons une vie, à côté de notre tableau noir. Que, comme tout le monde, nous avons des jours sans et des jours avec, des jours où on aimerait qu'on nous foute la paix.  Pour certains géniteurs, l'instit' dort et mange dans sa classe. Même, l'instit' VIT dans sa classe : sa vie, C'EST sa classe. Arrête avec tes majuscules, Mirabelle, ça m'agresse ! Si tu n'arrêtes pas tout de suite, je m'en vais ! Tu as vraiment des réactions tout à fait surprenantes, mon Victor ! Bref. Qu'est-ce que je disais ? Ah oui, voilà ! Certaines de mes collègues recevaient les mêmes parents tous les soirs, et en général plus d'une heure. De la folie pure. Elle aurait dû taper du poing sur la table un bon coup ! Oui, sans doute. Et quand on ne sait pas dire non, c'est comme pour tout dans la vie... On se fait avoir ! Certains parents, qui cherchaient l'enseignant de leurs enfants, sont allés jusqu'à venir frapper à ma classe pour s'étonner du fait de ne pas trouver le maître ou la maîtresse à son bureau, allant jusqu'à me demander de justifier son absence. Ooooh ! Si si si ! Cela ne s'invente pas, ces trucs-là !

En résumé, notre fonction nous dépasse. Si le stéréotype selon lequel il n'y a plus personne dans l'école quand la cloche a sonné continue de couler des jours heureux, il s'avère pourtant que la réalité montre que nous sommes disponibles pour les parents après 16 h 30. De là à dire que certains considèrent que vous êtes à leur disposition... Il n'y a qu'un pas ! C'est très contradictoire, et injuste, car il y a réellement peu de parents qui se soucient vraiment de déranger ou non. Au moins, ils le demandent par politesse ! Oui, c'est déjà ça, certains n'en prennent même pas la peine. Et nous ne sommes que rarement "reconnus" pour le boulot fourni. Il doit y en avoir qui pensent qu'enseigner, c'est facile ! Oh oui, certainement. Il y aura bien un jeu de télé-réalité pour lancer ce challenge un de ces jours : tu imagines, Victor, des parents candidats pour remplacer l'enseignant de leur gamin ! Ah, ben, je rirais bien, moi, devant ma télé, à les voir galérer dans une classe de trente gamins !
Par Mirabelle - Ecrire un commentaire
Publié dans : Mirabelle, maîtresse T1 - Voir les 4 commentaires
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