XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Mardi 25 juillet 2006

Mon cher Victor,

Comme je sais renvoyer un ascenseur virtuel, voici un petit article dont Matthieu m'a donné l'idée, suite à ses réflexions sur le sujet de la communication à l'intérieur du cercle blogosphérique et à ces commentaires, chez nous cette fois-ci. La communication virtuelle... Vaste problème ! "Problème" ? Pourquoi "problème" ? Tu vas comprendre ! Sev et Matthieu se connaissent dans la vraie vie. Mais en plus... Ils sont profondément amis ! Jusque là pas de problème ! Non, aucun. Là où cela devient interessant, c'est quand l'un d'eux cherche à avoir le dernier mot : c'est tout à fait réjouissant ! 1° : cela fait monter le nombre de mes commentaires (eh oui !) 2° j'adore ces petites parties de ping-pong auxquelles ils s'adonnent tous les deux ! Ca ne me dit pas où se situe ce fameux problème ! J'allais y venir !

De par ce que j'ai pu observer, il existe une sorte de "conflit" (le mot est bien fort, d'où les guillemets...) entre virtuel et réel. On n'est pas, dans le virtuel, comme on est dans le réel. Ca, j'en suis intimement persuadée. Comme je l'avais déjà expliqué dans cet article, la blogosphère est, à mes yeux, un lieu où s'exprime, le plus librement du monde, et en toute impunité, le narcissisme du blogueur. Là où ça coince (et je viens tout juste de m'en apercevoir), c'est quand il y a, dans le lectorat de ce même blogueur, un proche, un parent, un ami. Bref : quelqu'un auquel le blogueur tient profondément et qui le connaît in "real life". Et au niveau de la communication, ce détail, qui peut paraître anodin, et que tout blogueur affirme surmonter sans aucune difficulté, se révèle être ce qu'on appelle un "problème". Ah... C'est un problème vicieux, cependant, Victor. TRES vicieux. On ne l'identifie pas immédiatement. Et quand on l'identifie... Il est trop tard.

Je ne suis pas Mirabelle. Tout comme Ma2thieu est différent de M******* et Sev de S*******. Toute la subtilité d'une amitié qui subsiste, en réalité et sur la blogosphère, est justement d'établir cette distinction primordiale entre "la vraie vie" et le "virtuel". Ne jamais oublier que Ma2thieu est d'abord Matthieu, et que Sev (ou Kiasev) est d'abord S*******. Ne jamais oublier que Mirabelle est d'abord M***** et qu'Océane est d'abord F*******, jamais. Ce que tu es en train de me dire, c'est qu'il faut tenter, au mieux, de séparer la réalité et la blogosphère ? Oui, en quelque sorte.

Pour le lectorat exclusivement blogosphérique, l'identité du blogueur est floue. On le devine. On l'imagine. Et comme je l'ai lu quelque part, "chacun se fait des films et c'est très bien comme ça". Après tout, la blogosphère reste la blogosphère. Elle ne nous atteint pas dans la vraie vie, sauf dans les cas que j'ai mentionnés précédemment, c'est à dire quand le lecteur fait partie de la réalité quotidienne du blogueur. Là où ça se complique, c'est quand on connaît VRAIMENT la personne. Voilà ! Je comprends mieux ce que tu veux dire... Par exemple, tu entends par là qu'en cas de conflit, comme Sev et Matthieu (quoi qu'il s'agissait plus d'un exercice de répartie que d'un conflit !), c'est la réalité qui se confronte au virtuel ? Oui.

Il peut même arriver, parfois, de se sentir blessé : "Pourquoi écrit-il une chose pareille, à la vue de tout le monde ? Il n'est pas ainsi d'habitude !", surtout quand, à l'origine, pour l'auteur, il s'agissait, avec plaisir, d'évoquer le lecteur en tant que personne, à laquelle il tient particulièrement. Tu veux dire que l'identité de "personne réelle" de "blogueur" sont parfois susceptibles de s'entremêler jusqu'à la confusion ? Explicite un peu plus, Mirabelle : j'ai du mal à saisir ! Disons qu'on peut très bien écrire un article avec les meilleures intentions du monde, un article dépeignant une situation concrète et réelle, dans lequel un des lecteurs (celui qui connaît personnellement le blogueur) est impliqué. Et il se peut également que ce lecteur ne se reconnaisse absolument pas dans ce portrait qui est fait de lui : la blessure est évidente, et c'est au lecteur, alors, que de faire la part des choses, en redéfinissant ses priorités, ce qui lui permettra de passer par-dessus cette blessure, différenciant du même coup "personnage blogosphérique" et "personne réelle".

Donc, quand réalité et virtuel doivent cohabiter, les difficultés d'interprétation sont particulièrement prégnantes. Chacun comprend ce qu'il veut bien comprendre. Les disputes éclatent : connaître l'autre en réalité peut permettre un échange plus direct, plus franc. C'est une bonne chose, tu crois ? De quoi ? Que ce genre d'échanges se fasse justement sur la blogosphère et pas ailleurs ? Non. Parce que le fait que tout soit étalé sur "la place publique" (si on peut dire) engendre nécessairement une blessure narcissique telle que le lecteur n'est plus capable de ramener la situation en ses juste proportions, et de se rappeler qu'avant d'écrire cet article, le blogueur EST (et restera) un ami, un réel ami, quelles que soient ses maladresses. Tu veux dire que les conséquences peuvent être graves ? Oui. Je le pense profondément. Humm... Et tu crois que tout se remet aussi facilement ? Bien sûr que non.

La blogosphère peut être un piège, Victor. Et si j'avais un conseil à donner à mes lecteurs, ceux qui n'ont pas encore franchi le pas, ceux qui rêvent de tenir un blog sans oser, je leur donnerais le suivant : ne donnez JAMAIS l'adresse de votre blog à vos proches, famille, amis, amoureux... Jamais.

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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle
Vendredi 28 juillet 2006

 

Mon cher Victor,

Si je peux me permettre... Tu es très en beauté, aujourd'hui, Mirabelle ! Ca change de tes jeans et Converse ! Merci, Victor... Je me suis pomponnée pour l'occasion ! L'occasion ? Quelle occasion ? Eh bien, nos six mois de blog, pardi ! Tu avais oublié ? Mon dieu ! Oui ! Comme le temps passe vite ! D'un sens, tant mieux si ta mémoire flanche : la surprise aura été réussie ! Ohhh ! Tu as apporté un gâteau ! Il est énorme ! Il est bien trop gros pour nous deux ! J'ai invité nos amis de la blogosphère, Victor ! Quand on parle du loup... Les voilà !

Ah mais oui ! Ah mais oui ! Il y a tous ceux des débuts : Papierchiffon, Kimberley, Sev, Matthieu, Ellalie... Ah, et puis voici Lafleur, et puis aussi Océane ! J'aperçois Nil au loin, ainsi que Christian. Regarde Victor, Céline, JB, Jojo Lapin sont venus aussi ! Il y a même Anilori ! Oui. Je lui ai d'ailleurs proposé d'immortaliser ce moment par un dessin de sa composition. C'est celui que tu joins à cet article ? Tout à fait ! Elle a réellement un sacré coup de crayon ! C'est le moins qu'on puisse dire ! Et en ce 28 Juillet, je souhaitais lui adresser un remerciement particulier : c'est Anilori qui a crée la bannière de notre site, Victor, ainsi que le dessin en pied-de-page ! Tu fais bien de le signaler, il faut que son talent soit reconnu par la blogosphère ! Et elle l'a fait avec une extrême gentillesse, tout en devinant, sans grande description de ma part, quel genre de dessin je souhaitais pour ce blog ! Vraiment, je voudrais lui adresser un chaleureux merci ! Merci, Anilori !

Tout le monde est là ? Je peux servir le champagne ? Tant pis pour les retardataires, ils prendront en cours de route ! Ils seront les bienvenues de toute façon, nous leur mettrons un peu de gâteau de côté ! Très bien... Alors, tu fais un discours, Victor, pendant que je sers le champagne ? Je ne sais pas... Je... Allez, Victor ! Ne te fais pas prier ! Tu vois bien que tout le monde est suspendu à tes lèvres ! Très bien ! Si vous insistez !

Eh bien... Je voulais vous dire que... Que... Je t'ai connu plus loquace, Victor ! Ohh ! Ne m'interromps pas ainsi, enfin, Mirabelle ! Et surtout pas en public ! Je disais donc... Je suis très heureux de pouvoir fêter ces six mois de blog, avec Mirabelle, bien sûr, mais aussi avec vous tous, qui nous suivez, encore et toujours, malgré nos petites disputes et nos désaccords ! N'exagère pas, Victor : il nous arrive souvent d'être d'accord ! C'est vrai... J'ai beaucoup de plaisir à participer à ces conversations, qui n'auraient pas la même saveur sans vos commentaires, sans vos questions et remarques. Oui, vraiment... Je vous remercie donc, du fond du coeur, pour votre amitié et votre fidélité, en espérant que nous pourrons discuter encore longtemps, tous ensemble, à la terrasse d'un café ! Vive la blogosphère !

Allez, trinquons ! A la vôtre ! A la vôtre ! Et merci d'être tous là ! Ahhhh ! Et maintenant, on va pouvoir faire un sort au gâteau !! Viens près de moi, Victor ! On va les souffler, ces bougies ! Cela fait bien longtemps que je n'en ai pas soufflées... J'en suis tout émoustillé ! Et ce champagne me rend bien gai ! Déjà ? Oui, déjà ! Allez, on souffle !

 

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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle
Dimanche 30 juillet 2006

Mon cher Victor,

Oh ! Comme c'est mignon ! Elle va nous parler de son papa ! Pfff... N'importe quoi, Victor... Ne sois pas ironique : mon père n'a rien de parfait ! Tu as tout de même la mémoire courte : il a fourni un remarquable travail d'entraînement ! Certes... Mais cela ne fait pas de lui un père parfait ! Bon, bon... Et de toute façon, je ne comptais pas parler de mon père !

Suite à cet article, je me suis longuement interrogée sur LE père, celui que je choisirai pour mes enfants. Tu ne l'as pas encore trouvé ? Victor, s'il te plaît, cesse tes constantes allusions à ma vie sentimentale, je t'en saurai gré... Tu sais, Victor, j'imagine très régulièrement (tous les jours, à vrai dire...) quelle sera ma vie de mère : les valeurs que j'inculquerai à mes enfants, les jeux que nous aurons ensemble, la culture que je développerai chez eux... En fait, je réfléchis beaucoup à l'éducation que je leur apporterai. Ah... Et tu le fais toute seule ? Victor, arrête tes allusions ! Mais ce ne sont pas des allusions, Mirabelle : quand tu seras mère (du moins, si tu n'es pas mère-fille) il te faudra, à ce que j'ai cru comprendre de votre génération, réfléchir à ces problèmes avec ton époux ! Je sais. D'où mes interrogations sur le père idéal. Après l'homme idéal, le père idéal ! Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre !

Aussi abracadabrant que cela puisse paraître, le père idéal correspond à des critères précis. Mon dieu, je crains la suite... Rien que du très banal, rassure-toi... C'est à dire ? C'est à dire qu'il doit être responsable, protecteur, mais aussi ferme et attentionné, drôle et sérieux, avec des principes de vie et des valeurs qu'il partagerait avec la mère de ses petits (moi !). Le père idéal doit avoir pour objectif d'amener son enfant, peu à peu, à devenir quelqu'un de bien. N'est-ce pas la mission de tout parent ? J'ignore si chacun pose le problème en ces termes. A mes yeux, des principes tels que le respect, le partage, le travail, la persévérence, l'honnêteté, doivent constituer un fil rouge. Humm... Que se passe-t-il, Victor, tu as l'air sceptique ?

Eh bien... Tu évoques ce père idéal comme s'il existait. Comme si la perfection était de ce monde ! Or, la perfection est une illusion, Mirabelle, et tu le sais. Et surtout, avant d'avoir devant toi un père, tu auras pour partenaire un homme, avec ses défauts et ses qualités. Si tu admets que l'homme idéal n'existe pas (l'admets-tu seulement), pourquoi, de même, ne pas admettre que le père idéal n'existe pas ? Euh... Tu sais, Mirabelle, si parmi tes lecteurs, il se trouve des pères, je suis prêt à parier qu'ils sourient de tes idées préconçues et erronées de l'Education. Comme si tout était si simple ! Comme s'il suffisait, pour trouver le père de tes enfants, de faire subir un questionnaire aux candidats et de cocher des cases selon les qualités recherchées ! Tu exagères tout, Victor ! Je n'ai jamais parlé d'une chose pareille ! L'éducation est un travail de tous les jours, Mirabelle. Le parent apprend autant que l'enfant. Tu ne peux pas tout planifier ainsi... Ce n'est pas du tout réaliste ! Alors posons le problème autrement, si tu veux bien...

Si je me pose tant de questions sur le père idéal, c'est parce que je ne veux pas, Jeanne sitôt née (parce que ma fille s'appelera Jeanne, te l'avais-je dit, Victor ?), m'apercevoir que je n'ai pas fait le bon choix : et s'il ne partageait pas mes valeurs ? Et si son idée de l'Education était complètement opposée à la mienne ? D'où la nécessité d'être d'accord sur tous ces points avant même de mettre un enfant en route, Mirabelle ! Humm... Déjà, commence par trouver l'homme de ta vie, avant de penser au père de tes bambins ! Victor, je te le répète : cesse tes sous-entendus ! Hihihi... D'accord, j'arrête ! En tous cas, laisse le futur homme de ta vie évoluer, grandir... Etre père n'est pas un rôle figé. Un père s'adapte constamment... Il confronte grands principes et réalité, théorie et pratique... Ce n'est pas simple, tu verras ! D'autant plus que... D'autant plus que quoi ? C'est exactement le même phénomène pour les mères ! T'es-tu demandée, toi, si tu correspondais aux critères de la mère idéale ? Eh bien... Non... J'avoue que non... Alors souviens-toi que pères et mères sont confrontés aux mêmes problèmes, aux mêmes interrogations ! Réfléchis-y... Et tu verras que tout ça ne rentre absolument pas dans des cases !

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publié dans : Une famille formidable par Mirabelle
Mardi 1 août 2006

Mon cher Victor,

Tu es bien assis ? Oui, pourquoi donc ? Rassure-moi, Victor, tu n'as pas de problèmes cardiaques ? Mirabelle, tu me fais peur ! Que se passe-t-il ? Le sujet que je m'apprête à aborder aujourd'hui est légèrement scabreux : je m'en excuse d'avance auprès de toi et de nos lecteurs ! Tu vas outrepasser les règles de bienséance ? Je resterai correcte, Victor, mais j'évoquerai parfois des situations assez crues, susceptibles de te choquer. Ah... Je m'accroche à mon siège, alors ! Tu fais bien.

La semaine dernière, plus précisément mardi, après avoir regardé "Desperate housewives", je tombe sous l'emprise de ma petite soeur qui choisit de zapper sur la première chaîne. Je reste bêtement assise devant le poste alors que j'exècre au plus haut point le programme que j'ai sous les yeux : "l'Ile de la Tentation". Le nom est suggestif... Il y a une pomme à croquer, dans tout ça ? Il s'agit bien de croquer, mais ce n'est pas une pomme ! Ah... Je n'ose imaginer ce qu'il faut croquer... Ce programme est un "jeu", Victor. Je le mets entre guillemets, parce qu'en ce qui me concerne, cela ne me fait pas rire du tout. Je ne suis d'ailleurs pas la seule puisque régulièrement, les candidats terminent en larmes. Et pour cause : ce jeu a pour but de tester la solidité d'un couple, et en particulier la fidélité que les partenaires ont l'un pour l'autre.

Un couple débarque sur cette île de la tentation. Après étreintes et mots sucrés ("tu sais que je t'aiiiiime, chérie, tu es la femme de ma vie, tu le saiiiiis, ça !"), c'est l'heure de la séparation : les hommes iront d'un côté de l'île, les femmes de l'autre. Alors les larmes sont dues à la douleur de la séparation ? C'est malheureusement bien plus pervers que ça, tu vas voir. Comment ça ? Victor, je ne t'apprends rien en disant que la fidélité est une notion-clé dans un couple... Non, effectivement, j'ai eu une vie sentimentale avant toi, j'ai été marié, j'ai eu ma Juliette et je... Ah oui, j'oubliais que tu n'étais pas très bien placé pour parler de ça... Oh, eh, ça va, Mirabelle, pas de commentaire, tu n'étais même pas née ! D'accord, d'accord... Bon, alors, que vient faire la fidélité dans tout ça ?

Le principe de ce "jeu" est de tester la fidélité de son partenaire en lui mettant sous les yeux des créatures toutes plus "belles" les unes que les autres (je mets cet adjectif entre guillemets, car mon idée de la beauté est toute autre), dont le but est de les faire craquer, à grands renforts de flatteries, de pieds sous la table, de frotti-frotta sensuels et provocateurs. Ah... Ne grimace pas ainsi, Victor : c'est ça, le XXIème siècle ! C'est que je ne saisis pas trop l'intérêt de ce genre de choses... Il y a suffisamment de gens infidèles naturellement pour qu'on provoque l'infidélité. Oui, tu sais de quoi tu parles ! Cesse ces critiques à peine masquées, Mirabelle ! Pardon... Mais tu seras bien à aise d'apprendre que mon point de vue ne diffère pas du tien...

Pourquoi mettre son couple en péril dans un jeu aussi pervers ? C'est la question que je me pose. Maintenir son couple à flots est déjà chose périlleuse, ce me semble, alors pourquoi aggraver le caractère instable de toute relation amoureuse ? Pourquoi tester l'autre et qui plus est devant des caméras, en stimulant chez lui ses plus basses pulsions sexuelles ? Vous vivez à une drôle d'époque, ma petite Mirabelle... J'en ai bien peur ! Je ne comprends pas comment on peut peut décider de participer à un tel jeu : "Tiens chéri, je voudrais être certaine que tu m'aimes vraiment ! Pour tester les limites de ta fidélité, je vais lâcher sur toi une horde de beautés en chaleur et j'assisterai, de l'autre côté de l'île, à tes tentatives de résistance, ou carrément, aux patins chauds bouillants que vous vous roulerez !". Humm... Penses-tu vraiment que ces couples posent la situation de la sorte ? C'est ainsi que j'ai envie de la caricaturer en tous cas ! Je ne peux pas croire qu'on mette délibéremment son couple en danger et que, face à l'incartade, on affirme, le plus simplement du monde, alors qu'il y a quelques semaines, on était encore fiancé à la personne : "si elle m'a trompé, c'est que ce n'est pas la femme de ma vie" !

Ce qui nous amène à nous interroger sur la valeur de la fidélité dans le couple... Et surtout, sur ce qui passe par la tête de ces amoureux : qui sont-ils pour prétendre résister à la tentation ? Qui sont-ils pour éprouver un tel besoin (car il s'agit bien de cela) d'affirmation, face au monde, de l'exemplarité de leur amour ? Il faut être bien désespéré, et bien peu sûr de soi, paradoxalement, pour se lancer dans une telle aventure ! Les tentations existent bien assez dans la vie de tous les jours pour qu'on aille s'en inventer de nouvelles... Je suis tout à fait d'accord avec toi, Victor ! La vie est déjà, en soi, une épreuve. Il faut beaucoup de tolérance, beaucoup de concessions, pour qu'un couple traverse les années sans encombres. Sur le chemin, on peut connaître le désir, y céder ou le repousser, mais la tentation est là, partout, tu as raison. Alors pourquoi rendre ce phénomène encore plus vicieux qu'il ne l'est en réalité ? Besoin de gloire, peut être... De reconnaissance... Dans ce cas, on sort du simple enjeu amoureux, puisque le but visé par ces couples deviendrait une affirmation sociale et la fidélité un moyen de parvenir à la célébrité ?

Ce qui signifierait que la fidélité est une valeur qui se perd et qu'il est extraordinaire d'en faire la clé de voûte de son bonheur ! Les couples fidèles sont portés au nu, leur mérite est récompensé : l'émission reconnaît que leur amour est solide puisqu'ils ont tenu la route, malgré les charmes des tentateurs et tentatrices... Humm... C'est très instructif, finalement, tout ça... Et à méditer ! Sans doute, sans doute... Cependant, malgré les études sociologiques à mener sur ce programme et les brillantes conclusions à tirer sur les spécimens qui se lancent dans l'aventure, l'"Ile de la Tentation" continue à ne pas me tenter...

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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


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Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 4 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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