XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Dimanche 29 juillet 2007
Mon cher Victor, Dieu.gif


Avons-nous déjà évoqué la religion ensemble ? Ohhh... Sujet périlleux, Mademoiselle ! J'avais déjà dû en parler plus ou moins, dans cet article notamment. C'était plus moins que plus... Certes. Je n'ai jamais vraiment parlé avec toi de mon idée de Dieu.

Nous avons tous besoin de quelque chose auquel nous accrocher.
L'idée du vide, des hommes face à eux-mêmes, livrés à eux-mêmes, peut être angoissante. On s'interroge sur l'existence du monde, sur le pourquoi du comment on a atterri là, nous, en tant que personne. Pourquoi tel spermatozoide a fécondé tel ovule, pourquoi nous sommes tels que nous sommes. L'idée du hasard peut effrayer. Elle t'effraie ? Elle me titille un peu, disons. S'il ne me fait pas peur, ce cheminement existentiel vient souvent frapper à ma porte dans les instants difficiles, quand vient le moment de faire un choix, par exemple. Et parfois, je me dis que s'il existe, là-haut, le vieil homme doit bien rire... Alors tu crois en Dieu ?! Non. Ton raisonnement est légèrement contradictoire, Mirabelle...

On a besoin d'être rassuré. De se dire que nous ne sommes pas seuls. Que quelqu'un est responsable, responsable de ce que nous sommes. Après tout... C'est le vieil homme qui a puni Adam et Eve pour avoir croqué dans la pomme, nous sommes donc des victimes indirectes. Oui, mais en prenant les choses par l'autre bout, on peut aussi dire que c'est Dieu qui nous a permis d'être sur terre ! C'est là qu'on s'aperçoit que notre rapport à la divinité est très ambivalent. D'un côté, quand on a ne serait-ce qu'un MINUSCULE aperçu de ce qu'est notre "lot", la terre avec ses guerres, ses inégalités, la famine, l'injustice, on se dit que Dieu doit être bien mauvais pour avoir laissé faire ça ! Et de l'autre... De l'autre, les croyants (car ce n'est pas ainsi que moi, je fonctionne, et je ne pense pas être la seule...) remercient Dieu pour leurs réussites ou les tâches à accomplir : ainsi, un coureur de fond que je ne citerai pas (c'est un Français très très connu !), vainqueur des Championnats d'Europe, remerciera Dieu au micro de France 2, car ce serait Dieu, d'après lui (et permets moi d'en douter !) qui l'aurait fait gagner ! Et ça, bon dieu... Mirabelle ! Et ça, bon sang, je n'en reviens pas !

C'est là que je me dis qu'au fond, la foi, c'est de la sélection.
Dieu est toujours celui qui vient en aide, jamais celui qui punit. Si on perd un enfant en bas âge, on dira que Dieu l'a rappelé en lui, on ne lui en voudra pas. La pauvre maman se contentera d'implorer l'aide de Dieu pour surmonter cette épreuve, elle ne lèvera pas les yeux au ciel pour incriminer Dieu et l'accuser de cette injustice. En fait, je me dis que la foi aide à tenir le coup, à accepter notre condition. Je me dis que la vérité importe peu. On ne saura jamais si Dieu existe. Cependant, ceux qui ont décidé de le croire ont choisi de se rendre la vie un peu plus douce, en cherchant un soutien. C'est louable. Et je le comprends. Après tout, que Dieu soit responsable de nos malheurs ou non, ce dont on peut être certain, c'est qu'il ne descendra jamais sur le plancher des vaches pour nous faire un petit coucou, et ce qui compte, pour nous autres mortels, c'est d'être heureux et de rendre notre court passage sur terre le plus agréable possible. Mais ce n'est pas ainsi que je fonctionne !

Moi, je crois en l'homme. C'est d'une banalité à pleurer de dire ça, mais c'est vrai. Quand on m'accuse d'être trop optimiste, d'espérer qu'un jour, le monde changera, et ce grâce à la volonté de tous, grâce à nos forces toutes entières réunies, à nos rêves, à notre dépassement, je l'assume. Quand j'espère qu'un jour, les hommes seront égaux de fait et non plus de droit, je l'assume. Personne ne sait si mon voeu s'exaucera. Mais le fait même d'y avoir songé m'aura rendu la vie plus douce. Car je n'ai pas envie de m'en remettre à l'existence d'un hypothétique seigneur pour vivre ce que j'ai à vivre parmi les miens.  S'il y a des guerres, des injustices, c'est de notre faute, à nous les hommes. Si nous sommes capables de combattre les maladies, si la chapelle Sixteen existe, c'est à cause de nous, les hommes. L'homme est capable du pire comme du meilleur et je n'ai pas envie de mêler quelqu'un d'autre à tout ça.

En fait, ce qui me gêne le plus, dans la religion, c'est son déterminisme. Il peut être terrible. Oui, comme tous ces hommes de votre époque, qui se font sauter au nom de Dieu, tout ces hommes prêts à commettre les pires atrocités au nom de Dieu, par fanatisme... Ca, évidemment, c'est un cas extrême ! Mais il se répand, malheureusement.
Ce qui me dérange, dans le type de comportement énoncé plus haut, c'est que l'homme n'est vu que comme un simple instrument, un jouet banal que notre soit-disant créateur manipulerait à sa guise. Le coureur dont je parlais précedemment a pourtant dû s'entraîner très dur pour en arriver là où il est et j'aurais tendance à penser que sa victoire n'est que le fruit de ses efforts, et qu'il l'a bien méritée. A vrai dire, je ne vois pas trop ce que Dieu vient faire là-dedans. Et s'il avait perdu, aurait-il affirmé que c'était Dieu le responsable ? Lui en aurait-il voulu ? C'est peu probable ! C'est évidemment bien plus inquiétant lorsqu'il s'agit de crimes, comme tu le disais, Victor. Dans ce cas, il semblerait que l'homme n'a plus le choix, ni du bien ni du mal. Il n'y a plus que Dieu, Dieu, Dieu, c'est comme si l'individu avait perdu l'entendement. Comme si lui-même et les autres lui devenaient insensibles, et qu'il n'était plus que mis au service d'une cause, d'une mission, celle de satisfaire Dieu. Comme un robot qui exécuterait des ordres. Et ça, tu vois, c'est un aspect de la religion qui me fait peur. Heureusement, tous les croyants ne sont pas ainsi ! Ouf...

Tout ce qu'il faut espérer, c'est qu'un jour, croyants et non croyants seront capables de cohabiter, en se respectant, en se tolérant mutuellement. Ca, c'est loin d'être gagné... C'est l'histoire de notre monde, tu le sais !

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publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle
Lundi 30 juillet 2007
Mon cher Victor,h--risson.jpg

Hier soir, j'ai terminé l'Elégance du Hérisson, de Muriel Barbery. J'ai été bouleversée. Ce roman est un bijou... Que dis-je : un chef d'oeuvre ! Entrons dans son analyse littéraire... Il est difficile d'analyser le pourquoi du comment on a aimé un livre, Victor, surtout qu'en ce qui me concerne, je ressens plus que je ne réfléchis. Essaie quand même... D'accord.

Je ne dévoilerai pas l'histoire (ni la fin, à couper le souffle...) pour nos lecteurs qui désireraient partir à la rencontre de deux beaux personnages de femmes : Paloma et Renée Michelle. L'une est une jeune fille, collègienne de bonne famille, planifiant son suicide. L'autre est une femme cultivée, d'une grande intelligence, qui se cache derrière son métier de concierge et n'a pour seul compagnon que son chat Léon. Une amitié particulière naîtra entre ces deux belles âmes.

D'abord, Victor, sache que c'est très très très bien écrit.
Dès la première page, j'ai été frappée par l'élégance des phrases, par la diversité du vocabulaire (ça a l'air d'une banalité à pleurer, mais c'est loin d'être le cas dans tous les romans), par le ton. Nous, lecteurs, pénétrons sans y avoir été invités  dans les pensées très intimes de ces deux caractères féminins, quitte à nous mettre à l'aise. Madame Michel hait les riches comme Paloma est vacharde envers sa famille, et c'est tout le sujet de ce livre, selon moi : casser les poncifs dont nous, lecteurs, sommes encore imprégnés pour parvenir à l'essence de la vie.

C'est un roman très philosophique, dans le bon sens du terme, sans jamais nous éloigner des personnages, sans jamais nous enliser dans des considérations trop abstraites. L'auteur ne se prive pas du plaisir de nous interroger sur le sens de la vie, en ayant recours à de bons vieux auteurs comme Kant, aidée par sa formation en philosophie. Pourtant, si le mot "philosophie" pourrait en rebuter certains, ce n'est jamais pompeux, jamais prétentieux. La philosophie, telle qu'elle est utilisée par Muriel Barbery nous colle à la peau (cela ne devrait-il pas être toujours ainsi ?) et surtout ne se suffit pas à elle-même : elle est mise au service des personnages, mise au service de leur esprit torturé, de leur tempérament à fleur de peau.

Ce roman dit tout, Victor.
Tout. Tout du mal-être et de la frustration, de la déception et de l'espoir qui surgit soudain, quand on s'y attend plus. Il dit tout du sentiment de solitude et de différence. Il dit tout de l'amitié, de l'amour. Il dit tout des barrières sociales et des clivages qui subsistent, encore, toujours, à travers le temps. Il dit tout des bassesses de l'homme et de ce qu'il peut faire de bien, parfois, de ses éclairs de génie, tels que l'Art, par exemple, dont il ne faut pas minorer le rôle dans le roman.

Muriel Barbery est parvenue à toucher le lecteur.
Pas seulement à l'émouvoir, non, mais à le toucher dans sa personne, dans ses angoisses, dans ses peines, dans ses joies, dans son quotidien. Parce qu'au fond, par nos peurs, nos doutes et nos espoirs, nous ressemblons à Renée et Paloma. Nous nous reconnaissons et nous reconnaissons la vie, imprévisible, cruelle parfois, mais si belle, quand on s'en donne la peine, par petites touches inoubliables. Quand j'ai refermé ce livre, Victor, j'ai eu envie de pleurer. Et de vivre, surtout. De ne pas m'embourber dans des soucis mineurs, et de vivre, comme Paloma le fera à la fin. Ce livre dit vraiment tout de la vie et des relations complexes que nous tissons les uns les autres, en marchant sur un fil, en prenant le risque constant du bonheur ou de la déception.

Lis-le, Victor. Il faut que tu le lises absolument. Et nos lecteurs aussi. C'est impératif.
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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Mardi 31 juillet 2007
Mon cher Victor, Simpsons-Movie.jpg

Récemment, avec mon Mystérieux Inconnu, nous sommes allés au cinéma rendre une petite visite à Homer, Marge, Bart, Lisa et Maggie pour les soutenir dans leurs folles aventures à Springfield ! Bien.  J'étais conditionnée depuis déjà quelques jours, mon Mystérieux Inconnu s'évertuant à chanter sur tous les tons, le désormais ô combien célèbre hymne des Simpsons : "Spidercochon, spidercochon, il peut marcher au plafond ! Prends gaaaarde, Spidercochon est là !". Tu étais donc dans les conditions les plus favorables pour voir le film ! Certes. C'est donc avec plaisir que j'ai foulé le sol du cinéma multiplex de Rouen (grrr... Je préfère les cinémas de quartier mais hélas, ils sont en voie de disparition !). J'ai découvert une salle immense et déjà bien remplie pour un dimanche.

Après une dizaine de minutes de publicités et environ deux bandes-annonces (le cinéma, ce n'est plus ce que c'était, j'en ai bien peur...) c'est le film. Mon Mystérieux Inconnu et moi-même avons ENCORE choisi la mauvaise place puisqu'à côté de nous se tient un jeune homme un peu louche, qui, d'une part, répond au téléphone pendant la projection, et d'autre part, filme certaines scènes des Simpsons avec une mini-caméra. Je sens mon Mystérieux Inconnu bouillir à côté de moi et suis très surprise (agréablement !) de constater qu'il se contente d'un "Eh ! Ca te dirait d'arrêter ?" au malotru. Tu craignais une réaction plus agressive ? Euh... Oui... Malheureusement, mon Mystérieux Inconnu n'est pas le roi de la diplômatie !

Bref. Pour en arriver à l'essentiel (mon avis sur le film), j'ai souri tout le long, soit une heure et vingt minutes, et ri franchement assez souvent. Moi qui ai été bercée par les Simpson dans mon enfance (ahhh, les soirées télé, assis sur le canapé avec mon papa et ma petite soeur, à rire à gorge déployée des idioties d'Homer !), j'en ai retrouvé l'humour et la tendresse. L'humour par les bêtises d'Homer, icone du crétin (épisode savoureux où il se croit sorti du dôme après avoir vu son reflet... Ceux qui ont vu le film verront de quoi je parle !), tendresse par le suçotement de Maggie (je l'adore, Maggie). Et puis émotion aussi (même si ça a fait lever les yeux au ciel de mon Mystérieux Inconnu, qui considère que je vois le drame partout...) grâce à la souffrance de Bart (son papa ne s'occupe plus de lui depuis qu'il a son cochon... Prends gaaaaarde !) et à l'émotion de Marge qui se demande si elle aime encore son mari. Et puis toujours les clins d'oeil (le groupe Greenday qui coule comme le Titanic, Schwarzenneger en Président des Etats Unis même si ce n'est pas réaliste du tout, Tom Hanks...) qui font le charme des Simpson.

En résumé, j'ai passé un agréable moment, truffé de gags et de références.
Tout est bien qui finit bien, évidemment. Et tout reprend son cours à Springfield. Ah et puis en plus, Lisa trouve l'amour ! C'est pas beau, ça ? Je dis ça parce que Lisa, c'est ma préférée...

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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 3 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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