XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Vendredi 21 juillet 2006

Mon cher Victor,

Hier matin, 9 h 15, petite visite à un medecin agrée. Tu es malade, ma petite Mirabelle ? Pas le moins du monde ! J'avais seulement un certificat médical à faire remplir, attestant que je ne présentais aucune indication à MON métier, celui de professeur des écoles ! Mon dieu, je suis encore toute émue d'écrire une telle phrase ! Je ne m'en remets pas, de ce concours ! Bref... Il t'a fait un certificat médical, d'accord... Et ensuite ? Attends, Victor... Tu as l'air de penser que tout s'est déroulé pour le mieux ! J'ose l'espérer, en effet ! C'est sérieux, un rendez-vous chez le médecin ! Dans ce cas, détrompe-toi : comme tu peux le constater, je publie cet article dans la rubrique "Les coups de gueule de Mirabelle" ! Ah oui, c'est vrai... De quoi me faire changer d'opinion !

Je ne t'avais pas fait part, Victor, de mon premier rendez-vous chez un médecin agrée, censé, lui aussi, me fournir un certificat médical, mais cette fois pour mon 1500 m ! Non, tu ne m'en avais pas parlé. Ce rendez-vous avait été assez... Surprenant ! Un retard d'une heure, d'abord, et sans un mot d'excuse (heureusement que je n'avais rien prévu d'autre dans ma matinée !), une doctoresse qui critique les enseignants (et les JEUNES enseignants, en particulier, c'est un comble !) et ne me fait pas faire de test d'effort : tout juste a-t-elle écouté mon coeur et mes poumons ! C'est léger, en effet ! En arrivant ce matin chez ce nouveau médecin (une femme encore une fois, par commodité personnelle), que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam, je m'attendais à un examen plus méticuleux. Ce certificat devait être renvoyé à l'Education Nationale, alors pas de blague !

Je suis en avance de cinq minutes. J'attends. A 9 h 15 tapantes, la patiente qui me précédait quitte le cabinet. Je me trémousse sur ma chaise, impatiente de quitter cette salle d'attente où je crève de chaud. Cependant... Toujours pas de docteur ! Sans doute se lavait-elle les mains entre deux patientes ! Tu vas voir... J'attends toujours, donc. Cinq minutes, puis dix... La salle d'attente jouxte le secrétariat et les murs se révèlent être en papier cigarette. J'entends deux voix féminines, qui papotent à propos de leurs vies de famille. Des rires étouffés... Je comprends bien vite que cette charmante doctoresse me fait poireauter depuis dix minutes au profit de sa mignonne petite secrétaire, aussi bavarde qu'elle ! Quel culot ! Je suis bien d'accord, mon pauvre Victor ! Enfin, des pas se rapprochent. Une femme me regarde, les bras croisés sur la poitrine : "on y va !". Bras croisés : attitude défensive ! Ca promet ! Humm...

Une fois la porte close, j'explique mon cas. Concours de professeur des écoles obtenu... Papiers à renvoyer... Nécessité d'un certificat médical... Elle prend ma tension, m'interroge sur mon cursus scolaire. J'évoque ma licence d'anglais. Et là, la langue de cette brave dame se délie, ses traits se détendent : celle que j'avais jugée selon ses bras croisés se métamorphose en un véritable moulin à paroles ! De quoi t'a-t-elle parlé ? De sa famille ! De son petit-fils, à moitié-américain, de sa petite-fille en classe de CE1 (fascinée par les tétards !), de sa fille et d'André (son mari) ! Mais elle ne te connaissait pas ? Pas du tout ! C'était la première fois qu'elle posait les yeux sur moi ! Mon dieu... Et pendant ce temps-là que faisait-elle ? Qu'a-t-elle examiné après avoir pris ta tension ? Rien ! Rien de rien ! Quoi ?! Tu as bien entendu, Victor : rien de rien !

Elle a rempli mon certificat, a terminé de me raconter sa vie et zou, en dix minutes maximum, j'étais sortie ! Et en y réfléchissant bien... L'examen en lui-même a été nettement moins long que son incroyable monologue ! Je n'en crois pas mes oreilles ! J'étais loin d'envisager qu'il existait de tels médecins ! Et moi qui m'étais mise en tête que ce certificat médical serait établi avec plus de sérieux que le précédent... J'ai été bien naïve ! Te rends-tu compte, Victor, qu'elle ne m'a écouté ni le coeur ni les poumons ?! Et si tu avais eu quelque chose ? Une maladie, même sans gravité ? Il est vrai que cela peut toujours arriver, on est jamais trop prudent ! D'ailleurs, j'avais apporté mon carnet de santé, au cas où... Cette femme aurait dû m'ausculter sérieusement, pour s'assurer que tout allait REELLEMENT bien chez moi, d'autant plus que, je te le répète, ce n'était pas mon médecin traitant ! Un tel comportement m'aurait moins choquée venant d'un médecin de famille... Mais là c'est innacceptable ! Comme tu dis ! Et tu as payé une consultation pour ça ? Pour l'entendre parler de sa petite famille ? Fort heureusement, non... Ouf... C'est déjà ça de gagné !

 

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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Mardi 1 août 2006

Mon cher Victor,

Tu es bien assis ? Oui, pourquoi donc ? Rassure-moi, Victor, tu n'as pas de problèmes cardiaques ? Mirabelle, tu me fais peur ! Que se passe-t-il ? Le sujet que je m'apprête à aborder aujourd'hui est légèrement scabreux : je m'en excuse d'avance auprès de toi et de nos lecteurs ! Tu vas outrepasser les règles de bienséance ? Je resterai correcte, Victor, mais j'évoquerai parfois des situations assez crues, susceptibles de te choquer. Ah... Je m'accroche à mon siège, alors ! Tu fais bien.

La semaine dernière, plus précisément mardi, après avoir regardé "Desperate housewives", je tombe sous l'emprise de ma petite soeur qui choisit de zapper sur la première chaîne. Je reste bêtement assise devant le poste alors que j'exècre au plus haut point le programme que j'ai sous les yeux : "l'Ile de la Tentation". Le nom est suggestif... Il y a une pomme à croquer, dans tout ça ? Il s'agit bien de croquer, mais ce n'est pas une pomme ! Ah... Je n'ose imaginer ce qu'il faut croquer... Ce programme est un "jeu", Victor. Je le mets entre guillemets, parce qu'en ce qui me concerne, cela ne me fait pas rire du tout. Je ne suis d'ailleurs pas la seule puisque régulièrement, les candidats terminent en larmes. Et pour cause : ce jeu a pour but de tester la solidité d'un couple, et en particulier la fidélité que les partenaires ont l'un pour l'autre.

Un couple débarque sur cette île de la tentation. Après étreintes et mots sucrés ("tu sais que je t'aiiiiime, chérie, tu es la femme de ma vie, tu le saiiiiis, ça !"), c'est l'heure de la séparation : les hommes iront d'un côté de l'île, les femmes de l'autre. Alors les larmes sont dues à la douleur de la séparation ? C'est malheureusement bien plus pervers que ça, tu vas voir. Comment ça ? Victor, je ne t'apprends rien en disant que la fidélité est une notion-clé dans un couple... Non, effectivement, j'ai eu une vie sentimentale avant toi, j'ai été marié, j'ai eu ma Juliette et je... Ah oui, j'oubliais que tu n'étais pas très bien placé pour parler de ça... Oh, eh, ça va, Mirabelle, pas de commentaire, tu n'étais même pas née ! D'accord, d'accord... Bon, alors, que vient faire la fidélité dans tout ça ?

Le principe de ce "jeu" est de tester la fidélité de son partenaire en lui mettant sous les yeux des créatures toutes plus "belles" les unes que les autres (je mets cet adjectif entre guillemets, car mon idée de la beauté est toute autre), dont le but est de les faire craquer, à grands renforts de flatteries, de pieds sous la table, de frotti-frotta sensuels et provocateurs. Ah... Ne grimace pas ainsi, Victor : c'est ça, le XXIème siècle ! C'est que je ne saisis pas trop l'intérêt de ce genre de choses... Il y a suffisamment de gens infidèles naturellement pour qu'on provoque l'infidélité. Oui, tu sais de quoi tu parles ! Cesse ces critiques à peine masquées, Mirabelle ! Pardon... Mais tu seras bien à aise d'apprendre que mon point de vue ne diffère pas du tien...

Pourquoi mettre son couple en péril dans un jeu aussi pervers ? C'est la question que je me pose. Maintenir son couple à flots est déjà chose périlleuse, ce me semble, alors pourquoi aggraver le caractère instable de toute relation amoureuse ? Pourquoi tester l'autre et qui plus est devant des caméras, en stimulant chez lui ses plus basses pulsions sexuelles ? Vous vivez à une drôle d'époque, ma petite Mirabelle... J'en ai bien peur ! Je ne comprends pas comment on peut peut décider de participer à un tel jeu : "Tiens chéri, je voudrais être certaine que tu m'aimes vraiment ! Pour tester les limites de ta fidélité, je vais lâcher sur toi une horde de beautés en chaleur et j'assisterai, de l'autre côté de l'île, à tes tentatives de résistance, ou carrément, aux patins chauds bouillants que vous vous roulerez !". Humm... Penses-tu vraiment que ces couples posent la situation de la sorte ? C'est ainsi que j'ai envie de la caricaturer en tous cas ! Je ne peux pas croire qu'on mette délibéremment son couple en danger et que, face à l'incartade, on affirme, le plus simplement du monde, alors qu'il y a quelques semaines, on était encore fiancé à la personne : "si elle m'a trompé, c'est que ce n'est pas la femme de ma vie" !

Ce qui nous amène à nous interroger sur la valeur de la fidélité dans le couple... Et surtout, sur ce qui passe par la tête de ces amoureux : qui sont-ils pour prétendre résister à la tentation ? Qui sont-ils pour éprouver un tel besoin (car il s'agit bien de cela) d'affirmation, face au monde, de l'exemplarité de leur amour ? Il faut être bien désespéré, et bien peu sûr de soi, paradoxalement, pour se lancer dans une telle aventure ! Les tentations existent bien assez dans la vie de tous les jours pour qu'on aille s'en inventer de nouvelles... Je suis tout à fait d'accord avec toi, Victor ! La vie est déjà, en soi, une épreuve. Il faut beaucoup de tolérance, beaucoup de concessions, pour qu'un couple traverse les années sans encombres. Sur le chemin, on peut connaître le désir, y céder ou le repousser, mais la tentation est là, partout, tu as raison. Alors pourquoi rendre ce phénomène encore plus vicieux qu'il ne l'est en réalité ? Besoin de gloire, peut être... De reconnaissance... Dans ce cas, on sort du simple enjeu amoureux, puisque le but visé par ces couples deviendrait une affirmation sociale et la fidélité un moyen de parvenir à la célébrité ?

Ce qui signifierait que la fidélité est une valeur qui se perd et qu'il est extraordinaire d'en faire la clé de voûte de son bonheur ! Les couples fidèles sont portés au nu, leur mérite est récompensé : l'émission reconnaît que leur amour est solide puisqu'ils ont tenu la route, malgré les charmes des tentateurs et tentatrices... Humm... C'est très instructif, finalement, tout ça... Et à méditer ! Sans doute, sans doute... Cependant, malgré les études sociologiques à mener sur ce programme et les brillantes conclusions à tirer sur les spécimens qui se lancent dans l'aventure, l'"Ile de la Tentation" continue à ne pas me tenter...

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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Lundi 7 août 2006

Mon cher Victor,

C'est fou comme la moindre petite chose peut être source de réflexion. Tu trouves ? Oui. Dimanche, après-midi Monopoly avec mon mystérieux inconnu. Je suppose que cela ne vaut pas la peine que je t'interroge sur son identité ? Tu supposes bien... Magnifique. Bon... Et alors, ce Monopoly ?

Mon mystérieux inconnu et moi-même avons pris un plaisir jubilatoire à faire une partie de ce jeu de société connu à travers le monde. Avec le talent qui me caractérise, je l'ai battu à plates coutures, disposant, sur mon compte en banque de la modique somme de 478 100 F ! Rien que ça ?! Eh oui ! Et ton mystérieux inconnu ? Il a abandonné : cela suffit à montrer l'état de ses finances ! Il faut dire que j'étais propriétaire de la rue de la Paix et de l'Avenue des Champs-Elysées, un hôtel implanté sur chacune d'elle ! Alors évidemment, cela fait mal quand on y passe ! Humm... Et sur quoi souhaitais-tu porter ta réflexion d'aujourd'hui ?

Ce jeu a éveillé chez nous la satisfaction bourgeoise du portefeuille bien garni. La joie de posséder et d'acheter sans compter. La vue des billets bien alignés à côté de moi, le long du plateau de jeu, me remplissait d'une sérénité que tu n'imagines pas, mon Victor ! Je comptais et recomptais mes billets. Je cédais à un état d'excitation hors du commun lorsqu'il s'agissait de faire banquer mon adversaire : "Ah... 1200 F, s'il-vous-plaît, Monsieur !". Euphorique en remportant le pactol (merci à la case "Parc gratuit" !), je songeais rêveusement à combien il devait être agréable de gagner au Loto... En gros, tu es devenue riche et dépensière le temps d'une partie ! Tout à fait ! Je crois que c'est là tout le succès de ce jeu de société... Le Monopoly nous amène habilement à nous identifier à ces propriétaires plein aux as, à ces hommes et ces femmes, lunettes de soleil sur le nez, habillés comme des princes, faisant chauffer la carte bleue dans toutes les boutiques chics de Paris. Nous nous métamorphons en ces individus à l'abri du besoin le temps de quelques heures, jubilant les jours de paye, nous frottant les mains face aux billets qui s'accumulent ou à l'achat de trois maisons.

Je n'ai jamais joué à ce jeu, mais j'imagine que ses concepteurs sont des petits malins. Offrir aux joueurs la possibilité de concevoir un monde dont il ne faut pas partie, tout en les ramenant à la réalité quand il le faut (j'ai entendu parler de certaines cases où il s'agit de payer des taxes, arrête-moi si je me trompe, Mirabelle !), c'est un coup de maître ! Et cela permet surtout d'inscrire ce jeu dans un mouvement d'enthousiasme perpétuel ! La plupart des gens ne pourront jamais prétendre se remplir les poches, ce qui fait tout l'intérêt et tout le charme d'un tel jeu de société... Aux participants de rêver et de ressentir, bien que ce ne soit qu'une illusion, le sentiment de la réussite sociale et financière que tout à chacun rêve d'atteindre, en secret ou au grand jour ! Tu dois avoir raison, comme toujours, Victor... Et chacun doit, comme moi, en rangeant pions, plateaux de jeu et billet, soupirer et songer, avec une grimace dépitée : "Ahhh ! Si j'étais riche !"...

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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Mardi 15 août 2006

Mon cher Victor,

 


Je ne t'ai pas encore parlé, me semble-t-il, de ma passion pour l'athlétisme. A l'heure d'aujourd'hui, les championnats d'Europe viennent de s'achever et avec eux, une semaine devant la télévision, affalée sur mon canapé, touche à sa fin. Paresseuse... Oh que non ! Car j'ai régulièrement sauté sur le tapis, poussé des cris stridents, je me suis même levée pour applaudir ! Quel enthousiasme débordant... Parfois, je me demande si tu n'es pas un peu folle, Mirabelle ! C'est fort probable...

 

Alors ? Que comptes-tu faire dans cet article ? Tu vas me faire les louanges de ta discipline préférée ? Eh bien, à vrai dire, j'ai décidé de parler d'athlétisme sous un jour plutôt badin, en choisissant d'évoquer Patrick Montel et Bernard Faure. Qui sont ? Patrick Montel est journaliste sportif et Bernard Faure, ancien champion de France de marathon, est consultant. Ah... Et qu'ont-il de si particulier, ces messieurs ? Ils sont extrêmement complémentaires et forment un duo attachant et fort sympathique ! Ce n'est bien évidemment, que mon avis personnel, car j'ai pu me rendre compte, sur différents forums, que Patrick Montel n'avait pas forcément la cote auprès des téléspectateurs...

 

L'athlétisme a bercé mon enfance. Avec un papa fou de cette discipline, je passais déjà, à une dizaine d'années, des journées entières devant la télévision, toute éblouie que j'étais par les grandes victoires de Marie-José Pérec ou encore la belle foulée de Carl Lewis, à l'occasion des championnats du monde, d'Europe, ou encore des Jeux Olympiques. Et par là-dessus, la voix d'un certain monsieur m'entraînait dans les méandres de la passion, faisant cogner mon petit coeur fort dans ma poitrine : "Ahhhhh ! C'est magnifique, Bernard !!! C'est magnifiiiiiiiiiiiiique ! Marie-Jo !!!!!!!!!!!!! Marie-Jo !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Marie-Jo est championne olympiiiiique !!!". Patrick Montel... Qui n'a jamais entendu ses commentaires ne pourra pas comprendre le sens de cet article.

 

J'aurais pu, Victor, pour évoquer l'athlétisme, me contenter d'expliquer les raisons de cette passion : mon enfance peu sportive m'avait pourtant éveillée aux joies de la course de vitesse (je battais tous les garçons à l'école primaire !) et je découvris l'éventail des activités athlétiques avec un émerveillement non feint. Je constate que tu n'as pas pour intention de parler des Championnats d'Europe... Ce qui est fort dommage, à mon avis, puisque je n'ai pas du tout suivi les résultats de l'Equipe de France...

 

Eh non ! Patrick Montel et Bernard Faure seront la seule préoccupation de cet article ! Ils doivent s'entendre comme larrons en foire pour justifier un tel intérêt de ta part ! Disons qu'ils sont très attendrissants. Et pourquoi donc ? Patrick est aussi impétueux que Bernard est flegmatique. Quand le premier déborde d'un enthousiasme irrationnel ("ce serait magnifique, Bernard, si Ladji était champion d'Europe !"), le deuxième, d'un ton doux, le ramène à la réalité ("attention, Patrick, il y a encore la demie-finale et la finale, et avec ses petits souci de santé, ne mettons pas la charrue avant les boeufs !"). Bref, ils forment un équilibre ! Tout à fait. Et dans la joie et la bonne humeur, s'il vous plaît !

 

 
Bien sûr, certains reprocheront à Patrick Montel ses commentaires beauf'(il en a quelques fois, il faut bien l'admettre...) et ses questions sans intérêt (ex : demander au marathonien vainqueur s'il va acheter des vaches pour sa famille !), à la limite, parfois, du paternalisme, saupoudrées, de ci de là, par un chauvinisme bien épicé. Je ne prétends pas que Patrick Montel soit un bon journaliste. Je pense, en toute franchise, qu'il ne connaît rien à l'athlétisme, et que Bernard Faure, bien que plus réservé, est plus intéressant de par ses remarques techniques toujours fines et bien placées. Alors pourquoi faire les louanges de ce duo ? Parce que c'est un duo passionné. Tous les deux ont la fièvre de l'athlétisme et me l'ont transmise dans mon enfance. Et depuis, j'ai attrapé le virus !
 
 
Et qu'est-ce que cette vidéo, si je puis me permettre ? C'est un sketch des Inconnus. Pourquoi un tel choix ? Parce que c'est selon moi, un hommage grinçant aux commentateurs sportifs : les trois compères les ont parfaitement cernés dans ce sketch, portant sur eux un regard tendre et amusé à la fois ! Et ma foi, je crois que cette tendresse résume de bien belle façon toute la tendresse que j'ai pour Patrick Montel et Bernard Faure, incarnations vivantes de l'athlétisme.
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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Samedi 26 août 2006
Mon cher Victor,

Retour tardif ! Je m'attendais à avoir de tes nouvelles hier, j'ai été bien déçu ! Excuse-moi, Victor, mais j'étais à Paris ! Ah ? Une petite excursion dans la capitale ? Oui, une journée bien remplie et fort agréable, ma foi ! Où j'ai eu une pensée spéciale pour Sev. Et pourquoi donc, si ce n'est pas indiscret ? J'ai pris le métro ! Pensée logique, en effet...

Mon mystérieux inconnu et moi-même avons pris le train dès sept heures trente du matin, encore tout ensommeillés. Attention, Mirabelle ! Ta langue se délie au sujet de ton mystérieux inconnu ! Bientôt, ce garçon n'aura plus rien d'inconnu et encore moins de mystérieux ! Je maîtrise mes propos, Victor, sois sans crainte. Je disais donc que nous avions pris le train, deux heures de route, et une arrivée tonitruante à la gare Saint-Lazare, avec tambours et trompettes. C'est vrai ?! Bien sûr que non, Victor, c'est une plaisanterie. C'est très drôle, ça, Mirabelle... Sitôt descendus du train, nous nous précipitons vers la bouche de métro la plus proche pour... Vous alliez où ? J'allais te le dire, Victor. Nous allions à la Cité des Sciences et de l'Industrie, visiter l'exposition "Star Wars", pour laquelle je me languissais depuis des mois. Exposition que j'allais savourer d'autant plus qu'elle fermerait ses portes deux jours plus tard... Connais pas. Aucune importance.

Le nez collé contre le plan des lignes de métro, mon mystérieux inconnu et moi-même nous interrogeons sur la direction à prendre pour aller à la Villette. Je croyais que vous alliez à la Cité des Sciences et de l'Industrie ? C'est pareil ! Ah... Il faut le préciser ! J'ai l'air de quoi, moi ? Mon Mystérieux Inconnu ayant sorti sur Internet le trajet pour y parvenir, je m'étonne qu'aucune mention ne soit faite, sur son plan comme sur celui du métro, de la fameuse Cité des Sciences. D'autant plus que, quelques instants plus tôt, la charmante demoiselle du point "Informations" nous avait recommandé de changer à la station "Opéra". Bref : moi, Mirabelle, n'ayant prévu que quelques instants de pause par ci par là dans cette journée (ben oui, Victor, une journée à Paris, c'est de l'organisation !), je constate, partagée entre découragement et agacement, que deux rames de métro nous filent sous le nez, tandis que nous hésitons entre différentes lignes. Humm... C'était la panique à bord, à ce que je vois ? N'exagérons rien. Disons que la journée débutait mal, dans la confusion et la nervosité, traits de caractère qui s'appliquent bien souvent aux jeunes provinciaux qui s'aventurent dans la capitale.

Après cinq bonnes minutes de parlementations acharnées et argumentées, nous nous décidons en faveur de la charmante demoiselle du point "Information" : après tout, elle connaît son boulot, et nous ne sommes que des touristes ! C'est parti mon kiki, nous embarquons
! Ce n'est pas tôt ! Effectivement. Grisés par ce vent d'aventure qui souffle sur nous depuis ce matin sept heures et demie, nous ne remarquons pas l'entrée d'un petit vieux, qui, pourtant, va nous épater (si on peut dire) par son toupet remarquable...

- Bonjour Messieurs dames ! Je m'appelle Robert, j'ai 52 ans ! Je viens de subir une opération chirurgicale du coeur et j'ai effectué un séjour en maison de repos ! Mes enfants ayant dilapidé leur argent pour payer l'opération, je vous prie, dans votre infinie gentillesse, de me faire part de votre compassion... Si vous avez une pièce, un billet, un chèque-restaurant, une cigarette, Robert vous en sera très reconnaissant !

Là, je dois t'avouer, Victor, que j'ai failli éclater de rire. J'ai pensé à Sev, qui aurait sans doute écrit un article savoureux sur ce personnage, et surtout à cette fameuse cigarette, que je n'aurais pas recommandée après une opération du coeur ! Autour de nous, que des visages neutres. Les gens continuaient leurs lectures ou leurs conversations, tandis que moi, en bonne petite provinciale, j'ouvrais de grands yeux face à une telle démonstration d'indécence. A mon mon mystérieux inconnu de résumer : "ça, c'est Paris.". Ben oui, c'est Paris. C'est le métro. Et à deux cent kilomètres de ma petite maison, je me sentis incroyablement dépaysée.

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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 2 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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