Mon cher Victor, 
Me voilà de retour à l'IUFM. Van-née mais... Tranquille ! Chic... Pince-moi, pour voir si je ne rêve pas ! Non, non, tu ne rêves pas. Je suis moi-même très étonnée par ma propre sérénité ! Oh... Ce sera jusqu'à la prochaine fois ! Parce que, si je ne m'abuse, une fois ça va, et le lendemain, tu as le moral dans les chaussettes. Alors j'attends le creux de la vague... Je te remercie de jouer les rabats-joie !
As-tu remarqué, Victor, comme le contact humain peut aider à relativiser ? A relativiser quoi ? Les petits tracas du quotidien, les histoires de coeur... En ce qui te concerne, ce serait plutôt le dernier cas de figure. Mais qu'est-ce que tu entends par là ?
Beaucoup de choses et rien à la fois. C'est juste que sur le chemin de l'IUFM lundi matin, je n'étais pas particulièrement motivée par la perspective de retrouver cet établissement, ces formateurs, cet emploi du temps qui laisse à désirer... Non, pas du tout. Mais quand j'ai vu Sophie, Aurélia, Aurélie et les autres, j'ai réalisé, qu'en l'espace d'un instant, j'étais passé d'un état de déprimée chronique à un coeur réchauffé par la flamme de l'amitié... (Que de mièvrerie dans cette phrase, mon dieu, mais comment l'exprimer autrement ?)
Et on relativise. On parle de tout. Sans le vouloir, les autres, les autres m'ont insuflé un peu d'espoir. La routine de l'IUFM aussi, joue un rôle non négligeable : les petites plaisanteries sur les formateurs, les grandes discussions sur le concours, l'angoisse partagée du jour J qui approche... Et on oublie peu à peu ses problèmes et on se dit qu'on est tous dans la même galère, et que si, sur la forme, les préoccupations ne sont pas forcément les mêmes, sur le fond, elles se ressemblent tout de même beaucoup : l'amour, l'amour, l'amour.
Et on se dit : mais si les autres vivent de belles et véritables histoires d'amour, pourquoi pas moi ? Alors on relativise. Et on respire. Et on attend le grand jour, celui où on rencontrera enfin la bonne personne !
C'est ainsi que, toute la journée de lundi, j'ai pu laisser mon portable éteint, sans penser au sms que j'aurais pu éventuellement recevoir et, encore plus fou, en me couchant le soir dans mon petit lit douillet, je m'aperçois que l'idée de J. ne m'a (quasiment) pas effleuré l'esprit de la journée !! N'est-ce pas une performance ?! Oui, une grande, une très grande !
Alors merci, tout le monde, de m'aider à aller mieux, juste en étant là, et en me montrant, tous les jours, que décidemment, on fait tous ce qu'on peut dans la vie !





Bavardages