XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Vendredi 31 août 2007
Mon cher Victor,

Je te présente, ainsi qu'à nos lecteurs, mon scooter !
Aaaah ! Tu l'as reçu, finalement ! Tout à fait ! Il trône désormais dans l'allée de ma petite maison... Alors ? Comment s'est déroulée votre rencontre ? Eh bien... Mon Mystérieux Inconnu l'a déjà apprivoisé puisque c'est lui qui l'a ramené  du garage  jusqu'à chez moi.
Ce n'est même pas toi ? Non. N'ayant jamais piloté de scooter, je me suis dit qu'il était préférable de déléguer cette responsabilité à une personne ayant l'habitude des deux roues... Mais tu as bien eu un contact avec lui, tout de même ? J'imagine que tu as eu des tas de papiers à remplir ! Ben oui, tiens... Il a fallu que je le fasse assurer et que je fasse plein plein d'autographes sur plein plein de documents. Le garagiste était charmant, bien qu'il m'ait gratifiée, à un moment donné, d'une plaisanterie sur les enseignants, plaisanterie qui ressemblait beaucoup à celles que je décrivais ici. Il devait avoir un bien joli minois pour que tu lui pardonnes aussi facilement d'énoncer des stéréotypes sur ta profession... Certes, certes... Il était, comme qui dirait, pas désagréable à regarder... Mais chuuuut, pas un mot à mon Mystérieux Inconnu ! Ton amoureux n'a de toute façon rien à craindre, puisqu'il n'a laissé aucun espace libre dans ton coeur ! C'est vrai !

Bref. Raconte-moi ton impression quant à ton nouveau moyen de transport. Alooors... Hem... Il a fallu que j'apprenne à le manier devant le garage, sous les yeux des mécaniciens. Bon. Mon utilisation très personnelle du démarreur a d'ailleurs attiré les foules du personnel, s'enquérant que tout allait bien entre l'engin et moi. Hihihi... J'aurais bien aimé te voir manoeuvrer la bête ! Le plus dur, cela a été la béquille. Sans rire. J'avoue que ce gentil scooter pèse son poids et je n'avais jamais mis de béquille de toute ma vie. C'est bête à dire, et certains lèveront sans doute les yeux au ciel, mais enfin, c'est la vérité ! Toute incapable que j'étais (au début !) de faire basculer le scooter vers l'arrière, j'ai dû passer pour une demeurée auprès du garagiste (en aggravant mon cas après le coup de l'assurance par téléphone, où mon interlocutrice m'embrouillait avec des termes très techniques spécifiques au véhicule, ce qui m'obligea à solliciter l'aide amusée du beau garagiste, riant de mon inculture en matière de chassis. Bref... Passons !). Il se moqua un peu de moi quand je lui fis part de mon intention de ne pas diriger l'engin pour le moment, et laissa partir mon Mystérieux Inconnu avec ma nouvelle acquisition, avec les clés et les papiers.

Une fois à la maison... Je me suis entraînée une bonne dizaine de fois à le démarrer. Et à mettre la béquille, ce qui n'est pas une mince affaire ! Cependant, j'ose croire qu'à force de persévérance, je commence à prendre le coup ! As-tu été sur la route avec ? Pas encore. Mais cela ne saurait tarder ! Bien, bien... Reste maintenant à répondre à la question cruciale : comment vas-tu l'appeler ? Alooooors... Bon... J'ai bien lu les propositions de nos lecteurs et je te propose, ainsi qu'à nos chers blogueurs, de voter pour en choisir le nom ! Tu avais dit que tu choisirais dès que tu aurais, je cite : "sa trombine sous les yeux"... Tu ne respectes pas ta parole ! Oui, bon, c'est vrai... Mais je suis incapable de choisir seule ! Je vais donc remettre en jeu les propositions qui m'ont le plus touchée ! Très bien, très bien...

Par conséquent, nous allons faire comme pour les émissions de télé-réalité (mais non, Victor, rassure-toi, je n'en regarde pas !)... En espérant qu'il y aura un taux de participation élevé !

IMG-1045.jpg
Si vous votez pour "BOURDON", tapez 1.
Si vous votez pour "LILIBELLE", tapez 2.
Si vous votez pour "EVINRUDE", tapez 3.
Si vous votez pour "DESIRE", tapez 4. (ben oui, je sais, c'est pas une proposition de lecteur...)


A vos claviers !
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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle
Jeudi 6 septembre 2007

Mon cher Victor, vendu.gif

Les votes concernant le prénom  à adopter pour mon scooter étant closes, je... Tu avais donné une date de clôture à nos lecteurs ? Eh bien non, mais je ... Bravo ! Tu m'embêtes, Victor ! C'est mon blog et j'en fais ce que je veux ! Na ! 

Et que donnent les résultats de ce vote pas vraiment démocratique puisque sans date limite ?Incessants, incessants... C'est la meilleure de l'année celle-là ! Grrr... Evite ce ton supérieur, tu veux ? Je vais quand même te les donner, malgré tes reproches incessants ! Bref. Après comptage des voix, il s'avère que :

C'est le prénom "Lilibelle" qui l'emporte, avec 3 voix.

Venait ensuite Evinrude, avec 2 voix.
Puis "Désiré" avec 1 voix. Humm... Ne te vexe pas, Victor. Non, non... Je suis juste un peu déçu ! Mais cela va passer, le vieux Victor est de bonne composition...
Il est également à noter que la proposition "Pégase" n'a pas été prise en compte (bien que je la trouve fort à propos...) puisqu'elle n'a pas été lancée ici. Mais... Et je le répète : c'est mon blog, je fais ce que je veux !

Alors ton scooter s'appelera Lilibelle... Comment va-t-elle, justement ? Oh la la... J'ai bien des choses à dire à ce sujet mais je crains que ce ne soit pas encore pour aujourd'hui. De quoi donc ? Eh bien ce ne sera pas pour aujourd'hui que j'irai par monts et par vaux en sa compagnie ! Ah non ! Ne te décourage pas, surtout, Mirabelle ! Tu me connais, Victor... Justement ! Ah non ! Tu n'as pas investi dans ce deux-roues pour baisser les bras aussi vite ! Mais non, mais non, je vais m'accrocher... Et dis-le avec conviction s'il te plaît ! Allez, on clôt le chapitre, hein ?

Ah, encore une chose, Victor ! Tu te souviens de la faveur que je t'avais demandée ? Oui, je m'en souviens. Pourquoi ? La monitrice s'est encore envolée ? Il semblerait effectivement que j'ai de nouveau quelques difficultés à la contacter... Que se passe-t-il cette fois-ci ? Tu n'as pas égaré son adresse e-mail au moins ? Non ! Pas du tout ! J'ai même fait plusieurs tentatives d'envoi (des missives désespérées quand à mon condition d'apprentie conductrice deux-roues-quatre-roues) mais le mail m'est toujours revenu avec une notification d'erreur ! Combien de fois as-tu essayé ? Huit fois ! Ah. Je comprends que tu t'inquiètes... Bon. Eh bien je vais tenter de la retrouver mais... Il y a aura bien un jour où tu devras te passer de moi !

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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle
Mardi 9 octobre 2007
Mon cher Victor, --checsgelluck.jpg

Mercredi après-midi, j'ai fait ma première heure de conduite depuis mon passage raté. Inutile de te dire que je l'appréhendais beaucoup... Tu sautes des étapes, Mirabelle : tu ne nous as que très peu parlé de ton changement d'auto-école ! Parce qu'il n'y a pas grand chose à en dire. J'ai trouvé une autre auto-école, dont j'avais entendu beaucoup de bien, et dont j'avais vu le moniteur en situation : jamais énervé, toujours à rassurer ses élèves. Bref : la perle qu'il te fallait ! Je crois, oui. Cela a-t-il eu les effets escomptés sur ta conduite ? Comme tu y vas...

D'abord, j'étais très tendue. Quand je suis rentrée chez moi, j'ai retrouvé des sensations de douleurs dans le pied, au niveau des muscles, comme lors de ma toute première leçon de conduite. Heureusement, la comparaison s'arrête là ! Aah ! J'entrevois une lueur d'espoir dans ce que tu dis ! Tu peux. J'ai fait quelques bêtises mais... Globalement, la leçon s'est bien déroulée ! Et déjà, je sens que je comble des lacunes. Des lacunes ? Tu en as encore ? Après je ne sais combien d'heures de conduite au compteur ?

Le moniteur a voulu me faire faire une marche arrière en angle de rue. J'ai eu l'air complètement effarée : "Je n'en ai jamais fait !". Quoi ?! Mais cela fait combien de temps que tu es sur ce fichu permis, Mirabelle ? Bien deux ans ? Plus de deux ans ! En deux ans, tes moniteurs ne t'ont jamais fait faire cette manoeuvre ?! Jamais ! Je peux te l'assurer ! Tssss... Ca en dit long sur la qualité de l'enseignement prodigué là-bas, tiens... Tu as bien fait de partir ! Plus j'y pense et plus j'en suis convaincue !

Bref. A aucun moment ce moniteur ne m'a engueulée. Et quand je paniquais face à mes erreurs, il avait recours à une arme qui me plaît tout particulièrement : l'humour. A la fin de l'heure, il rend son verdict : mes entrées et trajectoires dans les ronds-points ne vont pas, j'ai du mal avec les créneau, et l'insertion sur le périphérique est à revoir. Il ajoute : "Ce sont des choses qui ont sans doute été faites mais qui n'ont pas été terminées.". Moi, rouge comme une tomate, suant comme un boeuf, je bafouille : "Mais euh... Globalement, c'est pas la ca... Enfin, ça va, quoi ?". Il sourit : "Tu allais dire "ce n'est pas la catastrophe ?", c'est ça ?". J'explique : "Disons que j'ai pas mal perdu confiance en moi et...". Soudain, les larmes me montent aux yeux, en même temps que l'envie de me gifler moi-même. Et puis je me reprends. Surtout que j'ai l'air d'amuser mon moniteur plus qu'autre chose : "Alors ne t'inquiète pas. Tu peux reprendre confiance en toi. Vraiment."

Cette dernière phrase m'a fait un bien que tu n'imagines pas. Siii ! Non, non, tu n'imagines pas ! En sortant, je me sentais légère et sereine. Confiante. Rassurée. Je me disais : "alors je ne dois pas être si nulle que ça...", en décidant d'oublier les paroles de l'Inspecteur lors de mon troisième passage. Alleluïa ! Te voilà en route pour le succès ! Doucement, Victor, doucement. Ce qui m'importe, pour l'instant, c'est d'effacer ma honte et de repartir sur de bonnes bases. C'est en cours, c'est en cours ! Oui. Et je suis plus revigorée que je ne l'imaginais. Je n'ai plus à passer devant mon ancienne auto-école. Je n'ai plus mal au ventre en y pensant. Je suis juste soulagée. Soulagée de ne plus en faire partie.

Tiens, avant de te quitter, juste pour la petite histoire : dans ma petite ville, mon ancienne auto-école a la pire réputation qui soit. Et j'ai appris la semaine dernière que le vieux moniteur qui m'avait pour élève, avant que je ne récupère mon dossier, n'a pas une bonne publicité. Il est connu pour ne pas être DU TOUT pédagogue et pour "gueuler" sur ses élèves. Tu as été surprise ? Non. Même pas. En revanche... En revanche ? En revanche, j'ai été contente. Contente ? De quoi donc ? Contente de savoir que je ne m'étais pas fait de film. Que cette auto-école est rééllement une calamité. Il y a une seule chose que je regrette. Une seule. Ah ? Ne pas m'être barrée de là plus tôt.
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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle
Jeudi 3 avril 2008

A




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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle
Jeudi 3 avril 2008

Cela faisait tellement longtemps que je vivais avec. Avec cette étiquette sur mon front. Avec les horaires de bus de villes et de bus verts. Avec la nécessité de me justifier sans arrêt. Avec la terreur de la liste de voeux. Des postes éloignés. Cela faisait tellement longtemps que je vivais avec cette honte. Tellement longtemps. Tellement longtemps que j'essayais d'oublier ce que tu m'avais dit. Tellement longtemps que je tentais de me persuader que je n'étais pas plus incapable qu'une autre, que mes crises d'angoisse et mes cauchemars cesseraient un jour. Tellement longtemps que l'obsession du permis de conduire me hantait, tellement longtemps qu'il empoisonnait mes nuits et mes jours, tellement longtemps, tellement de doutes. Et toutes ces larmes... Tout a pris fin tout à l'heure. Brutalement. Ce n'est encore qu'une belle idée, toute rose, et sans réalité. C'est juste un bout de papier. Le claironner à tout ceux à qui j'avais annoncé mes quatre précédents échecs, alors que c'était, à chaque fois, sensé "être la bonne". C'est la fierté de m'être accrochée. Malgré les humiliations et le découragement. Malgré le dégoût continuel face à tous ces conducteurs heureux, face à toutes ces Twingo insolentes.
Le cauchemar du permis de conduire vivait avec moi depuis quatre ans. Je me réveillais avec et m'endormais avec. Des réveils plus douloureux que d'autres, des sommeils plus pénibles que d'autres. Ne pas avoir le permis faisait partie de mon mode de vie. Partir tôt de l'école parce que dépendante des collègues. Compter sur le papa pour me conduire chez une amie. Miser sur le tram pour m'emmener au centre commercial. Attendre les examens avec impatience. Et échouer. Par quatre fois. S'accrocher. Relever la tête. Malgré le couperet des "cinq fois" et du code à repasser. Changer d'auto-école. Quitter ce qui nous a fait du mal. Quitter ceux qui nous ont fait du mal. Reprendre tout. Apprendre à conduire sans avoir peur. Petit à petit. Je peux y arriver.
Et passer le permis un mardi après-midi. Ne faire aucune erreur. Entendre l'Inspecteur vous dire : "On s'ennuie avec vous, Mademoiselle, vous ne faites aucune bêtise". Cet inspecteur. Ce même inspecteur. Celui qui vous avait hurlé dessus lors de votre troisième passage. Celui qui vous avait fait penser que c'était la fois de trop. Celui qui vous avait fait pleurer pendant trois jours. Je n'y arriverai jamais. J'abandonne. Je suis nulle. Oui, c'était ce même inspecteur. Le même qui vous a mis 3 A et un B cette fois-ci. Le même qui a entouré "favorable", et surtout barré "insuffisant".
Il va maintenant falloir que j'apprenne à vivre comme tout le monde. L'étiquette va peu à peu se décoller de mon front. Surtout dans ma tête. Je vais apprendre à vivre sans l'idée que je n'aurai jamais le permis de conduire. Je vais apprendre à oublier ce que tu m'avais dit. Je vais m'autoriser à rêver. M'acheter une voiture. Faire tout ce que les conducteurs banals font. Partir de l'école plus tard. Aller me balader à la mer si j'en ai envie, sans demander son avis à personne. Dans ma petite Twingo.
Tu étais là quand j'ai commencé. C'était il y a quatre ans. Tu m'avais accompagnée. Je m'inscrivais, la peur au ventre, dans cette auto-école peu recommandable. Le soir de ma première heure de conduite, nous avions été au restaurant. Une pizzeria à C. Je t'avais raconté mes déboires. Toute angoissée que j'étais, j'avais oublié d'attacher ma ceinture de sécurité. Une catastrophe. La panique totale. J'ai passé le permis de conduire pour la cinquième fois le 1er avril 2008. Tu n'es plus là. Mais je l'ai eu.

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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 3 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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