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Grains de sel

Mots en l'air


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 6 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


Perdu le fil ?

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /2008 03:43
Passer une journée monstrueusement belle. Epuisante, mais magnifique. Monter des cartons, encore des cartons, toujours des cartons. Retrouver mon nouvel appartement. Commencer à l'aimer. Y peindre mon histoire, par petites touches. Comprendre ce que signifie "se sentir chez soi". Apprivoiser cette nouvelle vie avec délice. Tomber sur un C.D qu'il m'avait offert et me dire, avec un sourire, que c'est la meilleure décision que j'ai jamais prise, ce déménagement. Depuis quelques jours, je me sens une autre femme. J'ai mûri, je crois, mais je ne cherche pas à le comprendre, ce qui est un exploit démesuré pour moi. Croiser un voisin (décidemment, je ne sais pas ce qui se passe avec les voisins en ce moment !) qui me sourit, le surprendre jeter un coup d'oeil à mon nom sur la boîte aux lettres. Me sentir bien et sereine. Me dire que la vie peut être belle et que la roue est en train de tourner, là, maintenant. Sentir, au plus profond de moi, qu'il ne me manque plus et que je suis réellement en train de me délivrer de lui. Etre libre d'admirer l'avenir, qui s'annonce plein d'extraordinaires possibilités. Réaliser que je n'ai jamais été aussi adulte qu'aujourd'hui. Et que c'est une force. Rien ni personne ne me résistera.
Par Mirabelle - Ecrire un commentaire
Publié dans : Ecrire, écrire, écrire... - Voir les 3 commentaires
Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /2008 01:52
Mon cher Victor,

Nos conversations quant au couple sont-elles si noires que ça ?
Pourquoi cette question ? Alors ? Eh bien, je dirais que dans un premier temps, elles ne brillaient pas par leur... Hem... Joie de vivre... Mais depuis quelques semaines, on te sent plus positive, plus optimiste, il semblerait que tu reprennes confiance... Y aurait-il un homme là-dessous ? Ah ah ! Mystère et boule de gomme ! Tu aimerais bien le savoir, hein ? Petit galopin ! Mais pourquoi cette question ? Parce que quelqu'un a tapé : "il ne m'écoute pas quand il rentre du travail et moi, j'attends autre chose" et elle est tombée sur nous ! Pourquoi "elle" ? Parce que c'est une femme évidemment ! Et si c'était un homosexuel ? Effectivement, je n'avais pas songé à cette éventualité ! Bon, alors... Qu'est-ce que tu en dis ? J'en dis qu'on peut aussi te trouver en tapant "Princesse Pas Charmante", ce qui te va comme un gant ! Hiinnn hiiinn ! Très drôle !
Par Mirabelle - Ecrire un commentaire
Publié dans : Mystérieuse blogosphère - Voir les 2 commentaires
Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /2008 01:35
Mon cher Victor,


C'est drôle, la vie. Incohérent et drôle. Ce matin, je suis allée faire un tour par chez
, comme tous les jours. Son dernier post m'a fait penser à un petit quelque chose (oh, trois fois rien !) qui m'est arrivé vendredi après-midi... Dans l'ascenseur ! Je tiens d'abord à dire que ce n'est pas mon genre de fantasmer sur des situations impliquant des ascenseurs (quoi que !), que je n'ai rien vu venir et que cela n'en était que plus délicieux ! Raconte !

Je revenais de mes courses à M******x. Je ne sais pas pourquoi, il m'arrive toujours des trucs quand M******x est dans le coin. Bref. J'attendais mon ascenseur pour rentrer chez moi. Jusque là... Ca va !  Arrive alors un jeune homme que j'ai vu une ou deux fois et qui me fait toujours rire intérieurement.
Ah ah ! Oh, ne te frotte pas ainsi les mains, ce n'est pas DU TOUT ce que tu crois : c'est le genre de mec qui me fait rire pour le côté "Marlon Brandon"... La classe en moins ! Maiiis que tu es duuuuuuuuure, mon dieu ! Non, mais attends, il fallait le voir, mon Victor ! Très bling-bling, tu vois, avec chaîne énooorme, sourire Colgate, cheveux laqués, regard de braise, sans oublier le must, la chemise ouverte de quelques boutons sur le torse poilu. Humm... Bref. Ce n'est pas du tout mon genre. Oui, enfin, il y a quelques temps, tu disais que les genres ne voulaient rien dire ! Certes. Enfin là, quand même, il ne faut pas pousser le bouchon trop loin !

Nous attendions donc tous les deux dans un silence qui me gênait. Aurais-tu surpris sur toi un regard sans équivoque pour être gênée à ce point-là ? J'en ai bien peur. Mais il a bien fallu monter dans l'ascenseur. Je n'ose imaginer la suite ! Cet ascenseur est minuscule, c'est vrai. Mais enfin normalement, on est sensé pouvoir tenir à deux sans se coller... Ce qui signifie qu'il t'a collée ? Oh, pas franchement, hein... Mais enfin tu sais comme ça se passe (euh, non tu ne sais pas...). D'habitude, dans les ascenseurs, les gens échangent quelques banalités sur les voisins, la météo, etc. Moi, ça me va tout à fait. En général, toujours, on ne se tient  pas face à face et on ne plonge pas ses yeux sans discontinuer dans ceux de son compagnon d'ascenseur. Ah... Est-ce à dire que... ? Mais oui ! Monsieur était à trois centimètres de moi, planté bien en face de ma petite personne, à me fixer d'un air gourmand de ses grands yeux bleus... Ah la la ! Les hommes ! Ce sont des prédateurs ! Avec ça, il m'adressait un sourire qui, je suppose, se voulait séduisant, sans jamais ô grand jamais me quitter des yeux... Nul besoin de lui demander à quoi il pensait, je l'ai compris tout de suite ! Et alors ? Et alors je ne sais pas ce qui m'a pris... J'ai fini par lui sourire aussi ! Mais tu m'as dit qu'il ne plaisait pas ?! Non, effectivement il ne me plaisait pas... Mais quand on nous regarde comme ça, on ne peut pas être insensible ! Et j'avoue que cela faisait très très longtemps qu'on ne m'avait pas regardée ainsi... Ceci explique cela !

Et puis il faut bien un moment où l'ascenseur s'arrête, et il se trouve qu'il descendait avant moi. Il a pris un ton suaaave : "Bonne journée Mademoiselle !". Moi, amusée et polie : "Bonne journée ! Au revoir !". Et voilà la porte qui se referme. Chacun a repris son chemin, je suis rentrée chez moi le sourire aux lèvres comme s'il m'était arrivé quelque chose d'extraordinaire. Alors que bon, il y a juste eu un regard plus que révélateur, un sourire et un "bonne journée mademoiselle" : pas de quoi se taper la tête contre les murs en somme ! Non, effectivement... Mais c'est toujours agréable ! En fait, j'ai l'impression que quand on sort d'une déception sentimentale, on redécouvre les joies de plaire et c'est merveilleux parce qu'on ne s'en croyait plus digne... Attention tout de même à ne pas fauter avec le premier venu pour te rassurer ! Aucun risque. Je veux juste... Juste quoi ? Me sentir vivante.
Par Mirabelle - Ecrire un commentaire
Publié dans : Positif, Négatif - Voir les 2 commentaires
Dimanche 27 juillet 2008 7 27 /07 /2008 01:40
Mon cher Victor,


L'amour, c'est comme le loto Tu connais le Loto, Victor ? C'est cet attrape-nigaud qui vous fait miroiter une cagnotte de rêve ? Humm... C'est à peu près ça ! Tu vois la grille que j'ai choisie en illustration de cette conversation ? Oui. Eh bien dis-toi que c'est la grille de l'Amooour. Il y a tout un tas de numéros. A toi de choisir les numéros qui te plaisent. Bien souvent, c'est une question de feeling : on les sent ou on ne les sent pas ! Après, ça ne veut pas dire qu'il faut se fier à son instinct, n'est-ce pas  ! Oui, on peut toujours avoir  de mauvaises  surprises...

Donc, on choisit ses numéros. En espérant que ce soit les bons. L'amour, comme le loto, c'est l'espoir que ça marche : on sait qu'il y a le hasard, le facteur chance, qui jouent un rôle primordial... Mais quand même, on ne peut pas s'empêcher d'y croire : et si cela tombait sur moi ? Alors on tente sa chance. On s'y voit déjà, avec les millions, la baraque, tout comme on se voit avec le chéri, les gamins (la maison ça marche aussi, tiens !)... Il y a toujours un doute, la crainte de se tromper, mais tant que le tirage n'est pas fait, on se dit qu'il n'y a pas de raison pour que ça échoue ! Surtout si on y croit...

Tout est une question de combinaison.
Si on a les numéros, c'est le jackpot. Parfois, il y en a juste un qui fait défaut. Et on se dit qu'on est passé pas loin du bonheur... Parfois, il en manque plus, voire beaucoup plus, et quand le tirage est fait, on n'a pas vraiment de regrets, on pense que ce n'était pas le bon ou la bonne, et puis on passe son chemin aussi rapidement qu'il nous avait fallu de temps pour cocher les numéros. Et puis, il y a d'autres fois (et c'est beaucoup plus vicieux !), où le tirage met tellement de temps à se faire que notre jugement est altéré. Au début, on se disait bien qu'on avait pas les bons numéros, mais on s'y attache quand même, à ces numéros là, même si on est conscient, au fond, qu'ils ne sont pas très assortis aux nôtres. Et quand on s'attache, c'est bien connu, on n'est plus très objectif, ce qui fait qu'on perd le sens des réalités et que l'on peut être amené à se mentir à soi-même, au point d'être persuadé qu'on a tiré le gros lot, et qu'on aura bientôt baraque et gamins ! Et puis un jour, le tirage a lieu. On a aucun des numéros... On se dit qu'on a été bien bête d'espérer que ça marche. Alors on déchire la grille.

Mais bon, quand même... L'espoir que ça marche, c'était beau, on en a fait des projets ! Et rien que d'imaginer qu'on aurait pu avoir baraque et gamins, ça nous rendait heureux ! Et même après le tirage, même après la désillusion, il y a encore une petite partie de nous qui se dit que, même si on a perdu, on aura quand même bien rêvé... Et que pour tout ce qu'on a cru, cela valait le coup de prendre le risque de perdre... Parce que l'essentiel c'est de participer, et que l'on sait que le jeu reprendra le pas un jour ou l'autre, et que tout recommencera, et qu'on espérera de nouveau miser sur les bons numéros, parce que c'est comme ça, c'est l'adrénaline du hasard, même si on y laisse de l'argent... Ou des plumes.
Par Mirabelle - Ecrire un commentaire
Publié dans : L'Amour toujours - Voir les 2 commentaires
Samedi 26 juillet 2008 6 26 /07 /2008 01:04
Mon cher Victor,
 
Hier soir, j'ai eu une discussion fort intéressante avec quelqu'un (oui, cette fois, c'est bien toi !) qui... Avec moi ? Hier soir ? Non, pas avec toi. Avec quelqu'un d'autre, qui lira sans doute ces lignes. Qui donc ? Je ne peux pas te le dire, c'est mon petit secret ! Pfff... Tu n'es pas drôle ! Mais je n'insiste pas. Sur quoi portait cette conversation ? J'ai le droit de le savoir, ça, au moins ? Nous parlions du bonheur. Vaste sujet !

Je lui disais que je n'avais sans doute pas une nature au bonheur. Tout de suite les grands mots ! Non mais c'est vrai ! Tu sais comment je suis ! Je me pose toujours tout un tas de questions sur la vie, l'amour, mes relations aux autres... Quitte parfois à gâcher ces dernières ! Oui, c'est vrai. Je m'en rends compte aujourd'hui. Je n'ai pas su profiter d'instants parfaits, ou plutôt, qui auraient pu l'être si je n'avais pas à tout prix cherché à les comprendre. Toujours ta foutue tendance à tout analyser ! Qu'est-ce que tu veux, je ne vais pas me refaire ! Je ne dirais pas que j'ai connu le bonheur, mais j'ai connu des moments magiques  qui ne m'ont pas tourné la tête alors que j'aurais dû les laisser m'enivrer. Je sais que l'éternité n'existe pas en amour, mais il existe des minutes, dans la vie, où on la touche du bout des doigts, où on la frôle. Il faut savoir les reconnaître, les respecter, et les respecter assez pour les laisser prendre toute leur place. Je ne sais pas faire ça.

Tu peux sans doute rectifier un peu le tir, quand même ! Si tu es capable de prendre du recul par rapport à cela, sans doute seras-tu également capable de modifier quelque peu ton attitude ! Oui, certainement. Il est vrai que ma déconfiture avec Johan doit y être pour beaucoup... Et je sais que j'essaierai, avec le prochain homme de ma vie, de m'en souvenir, afin de ne rien gâcher des instants précieux que je serai amenée à vivre. Profiter. Pendant que je peux. Oui, parce que ce n'est pas une fois que l'autre est parti que l'on peut commencer à en profiter ! Au fond, une rupture, ça sert à ça... A quoi ? A prendre conscience de ses défauts, à essayer de les rectifier. Attention, je ne pense pas que tu parviendras pour autant à t'ancrer complètement dans le présent ! Je crois malheureusement que quand on a une nature comme la tienne, on ne change pas. D'ailleurs, peut-on jamais vraiment changer ? J'imagine que non.

Bref. Tout ça pour dire, mon petit Victor, que je tente aujourd'hui d'envisager la vie avec plus de sérénité. De profiter des petits plaisirs qu'elle m'offre. Et j'y parviens mieux que ce que je pensais. Ca me réjouit. Car cela signifie que la grande claque que m'a administré Johan n'aura pas servi à rien, et m'aura permis de prendre conscience de tout un tas de choses qu'il ne m'aurait pas été permis de réaliser sans cette rupture. Je serais sans doute restée dans mon petit bonheur éternellement insatisfait. Ah, parce que maintenant, tu admets que tu étais insatisfaite ? Oui ! C'est bien, c'est bien... On avance ! N'est-ce pas ? Je ne suis pas mécontente de moi ! Je comprends de mieux en mieux l'expression "travailler sur soi-même". Cela demande beaucoup de temps. Il m'en faudra sans doute beaucoup, encore, mais c'est nécessaire. Avoir rompu me permet de mieux me connaître. De comprendre mes travers. Ou du moins quelques uns... Parce que tu en as un sacré paquet ! Merci, Victor, encourage moi !
Par Mirabelle - Ecrire un commentaire
Publié dans : Le tourbillon de la vie - Voir les 1 commentaires
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