Dimanche 8 avril 2007
Mon cher Victor,
Profitant de ma semaine de vacances chez mon Mystérieux Inconnu à Rouen... Tu n'es plus en vacances ?Eh bien alors ? Si. Si mais comme le cadre est différent... D'accord, d'accord... Allez, allez ! Avançons, avançons ! Je disais donc que, profitant de ma semaine de vacances à Rouen, j'ai cédé au plaisir des salles obscures en me rendant à l'UGC. L'UGC ? Un nom aussi déstabilisant que sa configuration spatiale. C'est un complexe de salles ultramoderne, à l'opposé des petites salles de cinéma que j'affectionne. Un incontournable. Un incontournable où je n'ai pas mes repères, à un tel point que je me suis perdue dans le cinéma ! Mon dieu... Mais... C'est très grand ? Oui, très très grand. Celui de Rouen a 16 salles, je crois. J'ai mis un temps fou à trouver la mienne. J'avais l'air fine, tu peux me croire ! Je te crois volontiers... Hihihi... Et j'aurais bien aimé voir ça ! Rigole, rigole ! Tu aurais été encore plus perdu que moi ! Bref...
Après vingt minutes de publicités (et très peu de bandes-annonce), c'est le film est lancé. De quel film s'agit-il, au fait ? Tu as omis de le préciser ! Il s'agit du film "Le prix à payer", d'Alexandra Leclère, avec Nathalie Baye, Christian Clavier, Géraldine Pailhas et Gérard Lanvin. Je ne vois pas pourquoi tu me cites les acteurs... Tu sais parfaitement que j'ignore qui sont ces gens ! Eh bien j'ai des lecteurs, Victor ! Ah oui. Parfois, j'oublie que tu n'en as pas que pour mes beaux yeux... Bon... Et il était bien ce film ? Eh bien, j'en suis ressortie assez gênée. Ce n'est pas un bon film ? Si. Sans hésiter. Mais c'est un film qui fait réfléchir. Développe !
Sous des dehors assez "légers" (on rit plusieurs fois et on sourit tout le long du film), basé sur un humour assez méchant, plutôt vachard (mais jamais vulgaire, je te rassure !), c'est un film qui questionne chacun d'entre nous, dans ses relations de couple. Et qu'est-ce que ça raconte ? Christian Clavier, marié à Nathalie Baye, est un chef d'entreprise plein aux as. Sa femme profite largement de ses revenus, puisqu'elle passe ses journées à faire du shopping dans les plus grands magasins de luxe. Elle ne travaille pas ? Non. Pourquoi faire ? Son mari subvient largement à ses besoins, ainsi qu'à ceux de leur fille ! Bon. Ca me rappelle des souvenirs, tout ça... Christian Clavier a un chauffeur incarné par Gérard Lanvin, qui lui-même vit avec Géraldine Pailhas, qui vit à ses crochets. Christian Clavier confie ses soucis à Gérard Lanvin : il est dans une misère sexuelle profonde, il n'a plus aucun rapport avec sa femme. Oui, bon, épargne-moi les détails, tu veux...
Gérard Lanvin lui conseille alors de confisquer la carte Gold de sa femme. "Pas de cul, pas de fric.". Voilà l'odieuse réplique que lance Christian Clavier à Nathalie Baye quand celle-ci, hystérique à l'idée de ne pas pouvoir faire son shopping habituel, déboule dans son bureau pour quémander un peu d'argent. Ah oui, c'est la photo que tu as mise en ligne ? C'est ça. Et l'autre acteur, là... Zut... Comment s'appelle-t-il déjà ? Euh... Le chauffeur... Il ne lui sert que de confident ? Non. Car lui connaît le même problème avec sa compagne. Ils se soutiennent donc mutuellement et finissent par tisser des liens d'amitié entre chauffeur et patron.
Voilà donc le point de départ de cette comédie, mordante et vacharde à un point que tu n'imagines pas. Les personnages frôlent la monstruosité tour à tour, tout en gardant cette note humaine qui rend les situations très crédibles. On est ému par une Nathalie Baye qui fond en larmes après avoir hurlé : "Mais comment veux-tu que je t'aime ?! Je ne te supporte plus ! Tu rotes, tu pètes, tu pues !". On compatit avec un Christian Clavier malheureux et maladroit, mais qui l'a bien cherché. Et on réfléchit. On réfléchit à son propre couple. Aux conflits d'argent. A ce que signifie l'amour, au rapport qu'il entretient avec l'argent. On y pense quand Gérard Lanvin sussure à Géraldine Pailhas : "Je t'aime. J'ai besoin de toi.". Et elle qui lui répond : "Moi aussi j'ai besoin de toi.". Pas de "je t'aime" en retour. Et on se dit que l'un et l'autre n'ont pas la même idée du "besoin". Que l'argent peut rendre dépendant. Complètement dépendant. Quitte à faire semblant.
C'est un film dont on ressort un peu gêné. Parce qu'Alexandra Leclère nous jette à la face la complexité des rapports entre un homme et une femme, des rapports rendus plus compliqués encore par l'intervention de l'argent. Elle nous jette à la face des situations qui nous semblent monstrueuses tout en nous dévoilant leur réalisme. Et clot son propos par cette conclusion : on peut pardonner beaucoup de choses, mais au nom de quoi ? Par quels sacrifices ? Quels renoncements ? Parrallèle à faire avec le titre du film...
Profitant de ma semaine de vacances chez mon Mystérieux Inconnu à Rouen... Tu n'es plus en vacances ?Eh bien alors ? Si. Si mais comme le cadre est différent... D'accord, d'accord... Allez, allez ! Avançons, avançons ! Je disais donc que, profitant de ma semaine de vacances à Rouen, j'ai cédé au plaisir des salles obscures en me rendant à l'UGC. L'UGC ? Un nom aussi déstabilisant que sa configuration spatiale. C'est un complexe de salles ultramoderne, à l'opposé des petites salles de cinéma que j'affectionne. Un incontournable. Un incontournable où je n'ai pas mes repères, à un tel point que je me suis perdue dans le cinéma ! Mon dieu... Mais... C'est très grand ? Oui, très très grand. Celui de Rouen a 16 salles, je crois. J'ai mis un temps fou à trouver la mienne. J'avais l'air fine, tu peux me croire ! Je te crois volontiers... Hihihi... Et j'aurais bien aimé voir ça ! Rigole, rigole ! Tu aurais été encore plus perdu que moi ! Bref...
Après vingt minutes de publicités (et très peu de bandes-annonce), c'est le film est lancé. De quel film s'agit-il, au fait ? Tu as omis de le préciser ! Il s'agit du film "Le prix à payer", d'Alexandra Leclère, avec Nathalie Baye, Christian Clavier, Géraldine Pailhas et Gérard Lanvin. Je ne vois pas pourquoi tu me cites les acteurs... Tu sais parfaitement que j'ignore qui sont ces gens ! Eh bien j'ai des lecteurs, Victor ! Ah oui. Parfois, j'oublie que tu n'en as pas que pour mes beaux yeux... Bon... Et il était bien ce film ? Eh bien, j'en suis ressortie assez gênée. Ce n'est pas un bon film ? Si. Sans hésiter. Mais c'est un film qui fait réfléchir. Développe !
Sous des dehors assez "légers" (on rit plusieurs fois et on sourit tout le long du film), basé sur un humour assez méchant, plutôt vachard (mais jamais vulgaire, je te rassure !), c'est un film qui questionne chacun d'entre nous, dans ses relations de couple. Et qu'est-ce que ça raconte ? Christian Clavier, marié à Nathalie Baye, est un chef d'entreprise plein aux as. Sa femme profite largement de ses revenus, puisqu'elle passe ses journées à faire du shopping dans les plus grands magasins de luxe. Elle ne travaille pas ? Non. Pourquoi faire ? Son mari subvient largement à ses besoins, ainsi qu'à ceux de leur fille ! Bon. Ca me rappelle des souvenirs, tout ça... Christian Clavier a un chauffeur incarné par Gérard Lanvin, qui lui-même vit avec Géraldine Pailhas, qui vit à ses crochets. Christian Clavier confie ses soucis à Gérard Lanvin : il est dans une misère sexuelle profonde, il n'a plus aucun rapport avec sa femme. Oui, bon, épargne-moi les détails, tu veux...
Gérard Lanvin lui conseille alors de confisquer la carte Gold de sa femme. "Pas de cul, pas de fric.". Voilà l'odieuse réplique que lance Christian Clavier à Nathalie Baye quand celle-ci, hystérique à l'idée de ne pas pouvoir faire son shopping habituel, déboule dans son bureau pour quémander un peu d'argent. Ah oui, c'est la photo que tu as mise en ligne ? C'est ça. Et l'autre acteur, là... Zut... Comment s'appelle-t-il déjà ? Euh... Le chauffeur... Il ne lui sert que de confident ? Non. Car lui connaît le même problème avec sa compagne. Ils se soutiennent donc mutuellement et finissent par tisser des liens d'amitié entre chauffeur et patron.
Voilà donc le point de départ de cette comédie, mordante et vacharde à un point que tu n'imagines pas. Les personnages frôlent la monstruosité tour à tour, tout en gardant cette note humaine qui rend les situations très crédibles. On est ému par une Nathalie Baye qui fond en larmes après avoir hurlé : "Mais comment veux-tu que je t'aime ?! Je ne te supporte plus ! Tu rotes, tu pètes, tu pues !". On compatit avec un Christian Clavier malheureux et maladroit, mais qui l'a bien cherché. Et on réfléchit. On réfléchit à son propre couple. Aux conflits d'argent. A ce que signifie l'amour, au rapport qu'il entretient avec l'argent. On y pense quand Gérard Lanvin sussure à Géraldine Pailhas : "Je t'aime. J'ai besoin de toi.". Et elle qui lui répond : "Moi aussi j'ai besoin de toi.". Pas de "je t'aime" en retour. Et on se dit que l'un et l'autre n'ont pas la même idée du "besoin". Que l'argent peut rendre dépendant. Complètement dépendant. Quitte à faire semblant.
C'est un film dont on ressort un peu gêné. Parce qu'Alexandra Leclère nous jette à la face la complexité des rapports entre un homme et une femme, des rapports rendus plus compliqués encore par l'intervention de l'argent. Elle nous jette à la face des situations qui nous semblent monstrueuses tout en nous dévoilant leur réalisme. Et clot son propos par cette conclusion : on peut pardonner beaucoup de choses, mais au nom de quoi ? Par quels sacrifices ? Quels renoncements ? Parrallèle à faire avec le titre du film...
Attention ! Conversation très très superficielle aujourd'hui ! Après tout, c'est les vacances, et j'ai
décidé, pour cette semaine, de me débarrasser de tout ce qui me dérange ! A la bonne heure ! Du coup, j'ai décidé d'évoquer un sujet typiquement
féminin : le maillot de bain ! L'approche de l'été, sans doute ? Bien sûr ! Et ce même si ma petite région semble définitivement ancrée dans
l'hiver. Nous sommes tout de même à la mi-juillet (déjà !) et il a bien fallu, après moult tentatives de refus (raaaallez, je le ferai demain...), que je ressorte de mon placard les quelques
maillots de bain enfouis sous les fringues que je ne mets jamais.



Bavardages