XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Jeudi 6 décembre 2007
Mon cher Victor,

Juste parce qu'il y a des moments où c'est très très dur et  que ça fait du  bien, dans ces cas-là... Cadeaux d'une élève de CM1 , qui, d'après sa maman, a retrouvé le goût de l'école grâce à moi. Vus les dessins, je la crois volontiers ! Et cela me donne le courage... Ca vaut la peine de se décarcasser : il y a des instants, comme ça, où l'on se dit qu'on est utile et qu'on peut vraiment les aider, ces gamins !

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Bien sûr, cela ne règle pas les problèmes. Bien sûr, la gamine a de grosses difficultés qui ne s'effaceront pas du jour au lendemain, et je doute qu'un jour elle excelle à l'école. MAIS elle a repris confiance et semble avoir compris qu'une maîtresse ne criait pas forcément tout le temps, qu'on pouvait lui parler et qu'elle pouvait même (si si !) faire de l'humour et rire avec ses élèves ! Elle ne va plus à l'école à reculons et prend plaisir à être en classe. J'en suis fière et ne compte pas m'arrêter en si bon chemin !!

[PS : Bien sûr, la maîtresse, c'est bien moi. Ceux qui me connaissent auront reconnu mes splendides lunettes !]

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publié dans : Mirabelle, maîtresse T1 par Mirabelle
Jeudi 20 décembre 2007

Mon cher Victor,undefined

Ce matin, confection des crackers de Noël, que nous enverrons à une autre classe (d'une de mes cops' T1). Gontrand (mais oui, ta mémoire est bonne, c'est le fameux CE2...), complètement dépassé par les évènements (il peine à envelopper un rouleau de sopalin d'une bande de papier crépon et lutte avec son tube de colle immonde...), fronce les sourcils et s'exclame :
"Mais Maîtresse, je ne sais pas comment faire, moi... Je n'en ai jamais fait des Snickers !"

 

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publié dans : Mirabelle, maîtresse T1 par Mirabelle
Mercredi 2 janvier 2008

Mon cher Victor,

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Allez, revenons à l'essence de ce blog : l'Ecoooole !  Aaaah ! A force d'écouter, au choix, tes jérémiades  de petite amie bafouée et ou tes  futilités de célibataire toute neuve, j'en avais oublié que tu étais  institutrice ! Toi qui disais que j'étais trop centrée là-dessus... Tu ne manques pas de toupet !!! Hihihi ! Tu grimpes à l'échelle tout de suite !  Tu sais comment je suis...

Un sujet qui me trotte dans la tête en ce moment de par quelques petites ennuis que j'ai connus à l'école à cause de cela : les notes ! Les notes ? Oui. Ou plutôt : comment évaluer ? Pour le premier trimestre, j'avais prévenu les parents à la réunion : je ne mettrai pas de notes, du moins pas de notes chiffrées. Et pourquoi donc un tel choix ? Je déteste la compétition et le classement qu'on opère, plus ou moins consciemment, plus ou moins volontairement, entre les enfants... Tu oublies que les enfants, eux-mêmes, entretiennent ce classement ! Oui, c'est vrai. Bon. C'est qu'ils sont féroces, à cet âge là...

J'avais donc dit que je noterai sous forme de lettres pour instaurer un climat de travail agréable en cette première partie de l'année. Bon. Volonté quelque peu idéaliste, j'ai eu tôt fait de m'en rendre compte, puisque les enfants trouvent toujours le moyen de comparer leurs notes, surtout si, comme moi, on fait la bêtise d'affubler les lettres de + ou de - pour signifier que telle ou telle notion est plus ou moins bien acquise. En résumé, cela n'évite pas du tout le phénomène si bien connu des instits' et si bien connu de chacun d'entre nous, qui avons tous été un élève, j'entends le phénomène du : "T'aaaaaaaaaaas coooooombiiiiiiiiiiiien ???????". Ce beau principe est donc difficilement tenable. Pourtant, je l'ai défendu au mieux tout au long de ce premier trimestre.

Jusqu'à ce fameux jour où un père est venu se plaindre à moi de mon système de notation. Bon. Son gamin "a besoin de notes, ça le booste", "dans le bulletin, il n'y a que des appréciations" et "Toutes les maîtresses donnent des notes". Bon. Avec toute la diplômatie dont je suis capable, j'ai tenté d'expliquer à ce monsieur que les notes n'étaient pas obligatoires et que contrairement à ce qu'il affirmait, toutes les maîtresses ne mettaient pas de notes, pour la simple raison que notre liberté pédagogique nous donne le droit de choisir le système qui nous convient le mieux.  J'ai également précisé que les lettres étaient en soi une notation et que tout était expliqué dans le bulletin. Bon. A vrai dire, il ne me semble pas qu'il m'ait vraiment écoutée, d'autant plus qu'il a été faire un scandale à la directrice par la suite, allant jusqu'à proférer des menaces : "Cela va monter très haut !". Oh mazette... Voici ta carrière en péril !

A la pause de midi, j'en parle aux collègues. L'instit' de CM2 a l'air bien embêté pour moi : "Au début, je faisais comme toi. J'appliquais ce qu'on nous avait appris, je ne mettais pas de notes. Sauf que c'est bien joli, tout ça, mais les parents, ils en veulent des notes. C'est difficile à comprendre pour un Inspecteur... En théorie, nous sommes dans notre droit, bien sûr, car la hiérarchie nous déconseille de mettre des notes chiffrées, donc à la limite, tu vois, l'Inspection va totalement approuver ton choix. Mais enfin... Quand tu te retrouves avec un tout un tas de parents sur le dos, qui ne jurent que par la note, la note, la note... Il y a un moment où tu penses aussi à faire ton boulot dans les meilleures conditions possibles... Et là, tu mets des notes chiffrées, quitte à déplaire à l'Inspecteur !".

Mon dieu, mon dieu... Et ce père a appelé l'Inspection ? Je n'en sais fichtrement rien et à vrai dire, je ne me fais pas du tout de souci. Je n'ai rien à me reprocher. Je fais mon boulot du mieux que je peux. Non, à vrai dire, ce n'était pas vraiment sur les menaces que je souhaitais attirer ton attention, Victor, mais sur ce satané problème de notes.

Que faire ? On nous a dit, à l'IUFM, que mettre des notes chiffrées, "c'est mal". Sauf qu'on a omis de nous préciser, comme dans la formation en général, que les parents font de plus en plus partie de l'école, et que bien faire son métier, aujourd'hui, c'est aussi bien tenir compte d'eux. Ah, ça, ce n'est pas une nouveauté... Combien de fois t'ai-je entendu dire ici, Mirabelle, que la relation aux parents étaient totalement éclipsée lors de votre formation ? Oh, je ne les compte plus ! Toujours est-il que cette histoire de notes, ça me turlupine beaucoup. Cela me fascine presque de constater combien certains parents sont obnubilés par la note. Pourtant, par la note, on tend à montrer si une compétence est acquise ou non. C'est aussi le but des A, des B, C et D que j'ai choisis d'adopter. N'est-ce pas là l'important ?

Bref. Je pensais de toute façon changer mon système pour le deuxième trimestre. Les gamins vont être ravis ("Maîîîîîtresse, pourquoi vous mettez pas de notes ? Avec notre maîtresse de l'année dernière, on avait des notes !!!") et les parents aussi, même si je ne le change pas pour faire plaisir aux parents. J'ai bien envie de mettre des points rouges et des points verts, qu'est-ce que tu en dis ? Eh bien, Mirabelle, si tu veux vraiment savoir ce que j'en pense... Ehm... Tu penses vraiment que c'est la meilleure solution ? Je te charrie, Victor !!! Alors tu vas mettre des notes chiffrées ? Oui. Je me dois de regarder la vérité en face : mon histoire de lettres, c'est la compétition aussi. Adapte, Mirabelle, adapte ! Ce n'est rien d'autre que ton métier !!

Enfin bon, moi, ce que j'en dis surtout, c'est que l'époque où les enfants ne travaillaient que pour avoir des bonnes notes, et non pour acquérir des connaissances n'est pas terminée, malheureusement... C'est tout un rapport au travail, à la récompense, que l'on devine en dessous de tout cela. C'est la façon dont on envisage le rôle de l'Ecole qui est en jeu. Transmettre des connaissances (rrra, j'ai dit "transmettre", qui renvoie à "transmissif", mot à bannir !!!), faire en sorte que les enfants aient acquis des compétences, c'est mon boulot. Les parents ne devraient voir que le résultat : que leur gamin sache ou non lire un texte et le comprendre, qu'il sache ou non faire une multiplication à deux chiffres etc. Peu importe la manière dont on exprime ce résultat, pourvu qu'il traduise une compétence.

Ce qui me gêne, moi, dans tout ça, c'est qu'on est en train de cantonner les gamins dans une sorte de culture de la note. Ils vont bosser pour la note, sans voir ce qu'il y a derrière. Sans voir ce qu'est sensée révéler la note. Ils vont pleurer parce qu'ils ont un B (c'est en partie pour cela que j'estime que mon grand principe est intenable) et parce qu'un B c'est moins bien qu'un A. Or, d'habitude, ils ont des A, d'où les larmes. Et on aura beau leur expliquer que B, cela veut dire que "c'est bien", qu'il ne faut pas dramatiser les notes, beaucoup d'élèves resteront bloqués là-dessus.Et cela commence de plus en plus tôt ! Et toi, tu es en train de baisser les bras... Non. Je reconnais juste qu'il est difficile de changer les mentalités quand, depuis longtemps, les élèves sont conditionnés par la note. Parfait. Alors tu sais ce qu'il te reste à faire ? Non. Tu n'as plus qu'à aller exercer en Angleterre. Là, au moins, avec tes histoires de lettres, tu seras dans la norme !

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publié dans : Mirabelle, maîtresse T1 par Mirabelle
Jeudi 24 janvier 2008
Mon cher Victor, lama--tressen-aimepas.jpg

En ce moment, si je pouvais passer mes élèves par  la fenêtre, je le ferais ! Ouh la... Oh oui  ! Ce n'est pas souvent que je m'énerve, et il m'en faut beaucoup pour perdre patience... Mais entre celle qui ne prend pas la correction de l'exercice et me regarde avec des yeux de poisson tout mou (je me comprends) et celui qui ne sait toujours pas, après plus d'un trimestre, que dans le cahier du jour, on trace un grand trait, on écrit la date à cinq carreaux, et on souligne, et tout et tout, je t'assure qu'il faut avoir les nerfs solides ! Et puis il y a aussi celle qui ne fait rien, fait rouler son stylo contre sa cuisse (tiens, ça pourrait faire un super dessin façon Jack, à qui j'ai emprunté l'image ci-jointe) et s'aperçoit au bout de deux minutes (contrairement à ses camarades, moins dans la lune...) que je la fixe en faisant les gros yeux, les bras croisés et tapotant du pied. Et puis aussi celui qui me coupe la parole et ne perd jamais l'occasion de me répondre, et puis celui qui pense que j'ai quatre bras, et puis celle qui s'étale par terre pour soit-disant chercher quelque chose dans son casier. Enfin bon... Rien de très original dans ce que j'évoque là : ces petites irritations du quotidien, tous les enseignants les connaissent ! Ce qui n'empêche pas, très sincérèment, d'avoir, à chaque fois que la moutarde me monte au nez, la sensation que personne, non, personne sur terre, dans la sphère enseignante, n'a pu un jour être plus énervée que moi !  Ce qui n'empêche pas, non plus, que je déteste me transformer en dragon...

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Mardi 29 janvier 2008
Mon cher Victor,

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Ce soir, après la classe, j'ai été fait un petit tour à l'IUFM. Cela t'a pris comme ça  ? Oh non ! Il se trouve que j'étais invitée à une réunion. Peux-tu m'en dire un peu plus ? Il s'agissait d'une réunion pour présenter les stages à l'étrangers aux PE1 désireux de partir une fois le concours en poche. Ah oui... Le genre de stage que tu as fait toi, chez les British ? C'est cela même ! Tout comme l'année passée, j'ai donc évoqué avec l'enthousiasme qui me caractérise cette fabuleuse expérience qu'a été mon stage en Angleterre. Tout en sachant qu'avec un an de recul, mon discours a été sensiblement différent... Tu ne m'avais pas raconté cette réunion... C'est dommage, j'aurais adoré t'entendre me déclamer tes paroles devant la foule !

Alors... Pour te résumer... L'année dernière, à cette époque de l'année, j'étais complètement débordée... Tu l'es toujours ! Oui, mais cela n'a rien à voir ! J'étais sous pression, dépassée. Souviens-toi... Il y a eu cette conversation et puis celle-ci, dépeignant une période où je peinais à trouver ma place en PE2. Période où il fallait entrer dans le moule, adopter le vocabulaire IUFMesque, obtenir l'approbation des IMF pour les validations... Et cette équivalence ECTS qui n'arrivait pas, et ce stage filé où nous étions, tous, en revenant de notre rêve, à la ramasse. Tous ? Le stage filé, c'était nouveau. Comme qui dirait que nous avons dû payer les pots cassés, traités de "vacanciers" par certains formateurs, culpabilisés par les IMF... Eh ben ! Tu nous avais caché tout ça ! C'est bien compréhensible. J'avais, à l'époque, certaines priorités : être validée pour mes stages, être validée pour mon mémoire, être validée tout court ! Alors à cette réunion, nous avions Sophie et moi, un peu déprimées malgré le ton enjoué de notre intervention, encouragé tous les PE1 à partir à l'étranger, tout en ne leur cachant pas que leur retour serait difficile...

C'est ainsi qu'hier soir, alors que nous pénétrons dans l'amphithéâtre, le responsable des Relations Internationales nous saute dessus : "A cause de vous, il n'y en a que cinq qui sont partis !". Argl. Il faut savoir, mon cher Victor, qu'en général, entre quinze et vingt stagiaires partent à l'étranger. Evidemment, là... Cela fait un sacré décalage ! Tu l'as dit. Et ce monsieur nous pointait du doigt. Vous avez dû faire peur... Tu sais, je ne regrette rien. Je n'avais pas envie de les bercer d'illusions. C'était risqué ! Un peu. Il est vrai que nous avons dénoncé certains comportements à l'IUFM et... Ce dans la Maison Mère ! N'y aurait-il pas eu un peu de provocation dans tout ça ? Non. Pas du tout. Nous désirions juste être franches... Ce fut réussi visiblement ! Je te le répète, je n'ai aucun remord. Enfin bon. Cela ne nous a pas empêché de remonter sur l'estrade hier et d'être un peu plus pondérées... Un petit retour en arrière ?

Pas vraiment. D'abord, en prenant le micro, j'avais l'impression d'être en représentation. J'étais souriante et détendue. Sophie et moi avons encouragé tous ces PE1 à partir, nous avons fait de l'humour. J'ai même conseillé de relativiser la PE2... Ce qui prête à sourire vu tout le foin que tu nous en avais fait ! Oui bon, c'est vrai. Mais aujourd'hui, justement, j'ai plus de recul. Et c'est ce recul qui m'a fait prendre conscience de mon évolution, en quelques mois. Je me souviens qu'hier, quand je suis entrée dans l'amphithéâtre, je me suis dit que rien n'avait changé. Les PE2 étaient déjà en train de présenter leur stage (Powerpoint à l'appui s'il vous plaît !), le directeur de l'IUFM et certains responsables des Relations Internationales étaient assis au premier rang, les PE1 écoutaient religieusement les stagiaires-enseignants, les couvant d'un regard envieux et admiratif, celui que j'avais moi aussi il y a déjà deux ans...

Bref. J'étais revenue à l'IUFM en octobre, pour la première partie de mon stage. Quinze jours inutiles. A vrai dire, c'est comme si je l'avais quitté la veille. Je n'avais ma classe que depuis trois semaines et me sentais presque plus proche des PE2 hésitants que des T1 libres que je tendais à devenir. Et puis hier... Trouvant tout face à moi l'identique, les casiers, les formateurs, et surtout LES DISCOURS, je me suis dit que j'avais changé. J'ai beau avoir toujours su que la formation en IUFM se rapproche du conditionnement, il s'avère cependant qu'on ne peut en être pleinement conscient qu'en le quittant. J'ai bien écouté les PE2 décrire leur stage hier soir. Je les ai entendus décortiquer les systèmes éducatifs au Maroc, au Mali. J'ai entendu des jugements (déguisés, bien sûr...), j'ai entendu parler de "transmissif" et de "magistral". De pédagogie presque arriérée dans certains cas. Et je souriais. Et je me revoyais l'année dernière... Avec mes belles phrases, alors que je n'avais qu'une idée très très vague, avec mes pauvres stages en responsabilité de trois semaines, de ce que c'est que d'avoir une classe tous les jours, toute l'année.

Manipulation. Interaction. Ludique. Ce sont sans doute les trois mots que j'ai le plus entendus durant ma formation, que ce soit de la bouche des IMF ou des formateurs. L'impression que cette année de PE2 m'a laissée, c'est que tu fais forcément du mauvais boulot si les élèves ne manipulent pas, ou n'interagissent pas. Bon. D'accord. Et à les écouter, là, les PE2 de cette année, je me disais que rien ne dépassait. Tous le même discours. Le même jargon. N'y a-t-il donc personne pour penser différemment que ce qu'on a cherché à nous inculquer ? Quand j'ai dit, bien fort dans le micro, et avec un grand sourire, qu'il fallait relativiser la PE2, j'ai vu des dizaines de visages complètement interloqués. A quoi t'attendais-tu, Mirabelle ? Si j'ai bien compris ton propos, le public auquel tu t'adressais était en PE1, c'est à dire des jeunes qui passent le concours ! Oui. Autrement dit, tes paroles étaient bien loin de leurs préoccupations actuelles ! C'est vrai. Il n'empêche que je suis bien contente de l'avoir dit. Parce qu'on verra bien, tiens, s'il ne trouveront pas des avantages au transmissif en T1, s'ils feront tout le temps de la manipulation... On verra combien de temps ils tiendront à ce rythme !!!

En quelques mois, depuis la première partie de mon stage, j'ai évolué. J'ai gagné en liberté et je me suis beaucoup détachée du moule IUFMesque. Plus le temps passe et plus j'apprends à penser par moi-même, parce que la réalité de l'école, la réalité de la classe, fait que, de toute façon, on ne peut pas continuer à bosser comme on l'a fait en PE2. Parce que c'est un autre monde. Parce qu'en fin de compte, l'IUFM n'a jamais parlé de la véritable école, mais d'une école virtuelle, une école où les parents d'élèves n'existent pas, où l'on peut faire trois fiches de prep' tous les soirs tout en léchant de magnifiques séances d'histoire, de sciences, de géo et d'EPS (sans oublier musique et anglais !), où l'on peut tout transformer, tout faire, tout réussir... Où les PE sont des super-héros ! Sauf que ce n'est pas comme ça que ça marche... Au fond, ce sont mes CE2-CM1 qui m'apprennent le métier. Je grandis en même temps qu'eux.
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Opinion


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Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




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Aujourd'hui, à :

il y a 5 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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