XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Mercredi 2 avril 2008
Birds flying high you know how I feel
Sun in the sky you know how I feel
Reeds driftin' on by you know how I feel

It's a new dawn
It's a new day
It's a new life
For me
And I'm feeling good

Fish in the sea you know how I feel
River running free you know how I feel
Blossom in the tree you know how I feel

It's a new dawn
It's a new day
It's a new life
For me
And I'm feeling good

Dragonfly out in the sun you know what I mean, don't you know
Butterflies all havin' fun you know what I mean
Sleep in peace when the day is done
And this old world is a new world
And a bold world
For me
Stars when you shine you know how I feel
Scent of the pine you know how I feel
Oh freedom is mine
And I know how I feel

It's a new dawn
It's a new day
It's a new life
For me
And I'm feeling good


Muse, Feeling good.
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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Jeudi 1 mai 2008
Mon cher Victor,


C'était grandiose ! Quoi donc ? Le concert d'AaRON pardis ! AaRON ? Tu ne connais pas AaRON ? Ah... J'oubliais que tu étais d'une autre génération, pardonne-moi ! AaRON, c'est Simon Buret et Olivier Coursier. Aaron c'est le vague à l'âme saupoudré de poussière d'or (ou de poussière d'ange, tiens, comme l'un de leurs titres). Aaron, ce sont des textes en anglais sur un album atypique, dont le titre reflète l'originalité : Artificial Animals Riding On Neverland. Tiens, c'est drôle... Les initiales donnent le nom du groupe ! C'est fait exprès, mon Totor !


C'était la première fois que j'assistais à un spectacle dans une (relativement) petite salle. Je n'avais jusqu'ici connu que les Zénith et autres mastocs du spectacle. Et crois-moi, cela change tout. D'accord, j'étais debout, comme les 1800 spectateurs. D'accord, je crevais de chaud. D'accord, j'ai fait la queue pendant une heure avant d'entrer. D'accord, à la fin du concert, j'avais les genoux bousillés, des fourmis dans les mains et la gorge sèche. D'accord. Mais j'avais aussi le coeur qui bat et le sentiment inexplicable d'avoir eu face à moi un groupe qui me comprend. Cela peut paraître stupide, surtout dit comme ça... Si je dis que j'étais en larmes dès le premier morceau (ma préférée de l'album, "Le Tunnel d'Or", seule chanson en français dont il aurait été dommage de nous priver), on pourrait penser : "Mon Dieu, ce groupe doit être à se tirer une balle" ou au choix "Les textes doivent être d'une sensiblerie à toute épreuve". Eh bien non. Pas du tout.

Leurs textes sont sensibles, c'est vrai. Mais c'est une sensibilité à fleur de peau. Et qui ne se suffit jamais à elle-même. C'est une sensiblité qui finit toujours par panser les blessures, comme une berceuse : "Don't worry / Life is easy", comme le chante Simon dans la chanson "Little love", reprise en coeur par le public, avec une magie quasiment religieuse. En chantant ces deux vers, à l'unisson avec tous ces inconnus, j'y croyais presque. C'est comme s'ils me prenaient sous leur aile, écoutaient mes maux et m'aidaient à les apaiser. Et à me dire que la vie vaut la peine, dans le fond. Qu'il existe des moments comme ceux d'hier soir, où la musique est tantôt l'expression d'un mal-être et tantôt celle de l'impétuosité de la vie. Ainsi, après avoir essuyé une larme sur "U-Turn" (pourtant matraquée par les radios... Mais il semblerait qu'une chanson, quand elle est bonne, quand elle est vraie, émeut toujours avec la même intensité, quelle que soit sa diffusion), je me suis retrouvée à sauter comme un ressort, à hurler à m'en péter la voix sur "Endless Song" et "Blow". Je me suis tue pour ressentir au maximum "Mister K", avant dernier rappel, morceau terrible où les poissons rouges sont de meilleurs amis que les hommes (non, ce n'est pas du Brigitte Bardot), instant de pureté incroyable, guitare-voix. J'ai ri aux mots d'humour de Simon Buret (ah, les micros avec fil, ça me rappelle des choses...). Au fond... J'ai été heureuse, pendant environ 1 h 30. Et il n'y a que la musique pour me faire cet effet-là.

Le plus magnifique, dans tout ça, c'est que le plaisir était partagé, vraiment. Ce n'était pas comme toutes ces stars archi-blasées, pour qui être en contact avec le public rime avec les mêmes mimiques, les mêmes sourires, les mêmes mots, les mêmes silences calculés. En somme, une mécanique bien huilée. Je ne pense pas faire preuve de naïveté en affirmant que ce n'est pas le cas avec Aaron. Si je me suis éclatée, eux aussi. Aussi bien Olivier Coursier que Simont Buret, que la sublime violoncelliste (Maëva, non pas que je la connaisse personnellement mais j'ai oublié son nom de famille) et la pétillante batteuse (même problème de patronyme, navrée).  J'étais plutôt bien placée pendant ce concert. J'ai ainsi pu observer à loisir les expressions des uns et des autres sur la scène. J'ai vu Olivier Coursier rire à gorge déployée à son piano, et Maëva échanger des sourires de connivence avec le public. J'ai vu Simont Buret suer à grosses gouttes, et je l'ai entendu incapable d'aligner deux mots, tout essoufflé qu'il était. Il faut dire qu'il se dépense sans compter... Il saute, court, balance le micro dans tous les sens, nous offre une danse très personnelle, et finit, épuisé mais ravi, en nous disant : "Ca fait du bien de faire du bordel une fois de temps en temps non ?". Je suis bien d'accord. Et j'avais oublié combien c'est agréable... Et gratuit. Ca fait du bien, les choses gratuites.

Et puis il y a eu le moment où il a murmuré, après que nous ayons tous chanté "U-Turn Lili": "Je voulais vous dire que... Enfin... Ca fait toujours bizarre de... Enfin on écrit des choses qu'on est persuadé être le seul à ressentir... J'imagine que c'est la même chose dans toute forme d'art... Et puis voilà... Un soir comme celui-là, on s'aperçoit qu'on est pas le seul et que plein de gens chantent vos mots... Et... Ben merci...". J'aurais pu lui retourner le compliment... Lui dire qu'avec des mots simples et universels, il avait su mettre le doigt sur mon mal-être, aussi bien que sur mes instants d'espoir. C'est ça, toute la magie de la musique. Enfin. De la bonne, hein... C'est de sortir d'un concert épuisé et heureux, avec les genoux éclatés, la gorge sèche. C'est de crever de chaud, d'avoir des fourmis dans les mains. Et de se dire qu'on a vécu ce soir quelque chose d'exceptionnel, de magique, que l'on n'oubliera pas de sitôt. Don't worry, life is easy...
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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Lundi 28 juillet 2008
Mon cher Victor,


C'est drôle, la vie. Incohérent et drôle. Ce matin, je suis allée faire un tour par chez
, comme tous les jours. Son dernier post m'a fait penser à un petit quelque chose (oh, trois fois rien !) qui m'est arrivé vendredi après-midi... Dans l'ascenseur ! Je tiens d'abord à dire que ce n'est pas mon genre de fantasmer sur des situations impliquant des ascenseurs (quoi que !), que je n'ai rien vu venir et que cela n'en était que plus délicieux ! Raconte !

Je revenais de mes courses à M******x. Je ne sais pas pourquoi, il m'arrive toujours des trucs quand M******x est dans le coin. Bref. J'attendais mon ascenseur pour rentrer chez moi. Jusque là... Ca va !  Arrive alors un jeune homme que j'ai vu une ou deux fois et qui me fait toujours rire intérieurement.
Ah ah ! Oh, ne te frotte pas ainsi les mains, ce n'est pas DU TOUT ce que tu crois : c'est le genre de mec qui me fait rire pour le côté "Marlon Brandon"... La classe en moins ! Maiiis que tu es duuuuuuuuure, mon dieu ! Non, mais attends, il fallait le voir, mon Victor ! Très bling-bling, tu vois, avec chaîne énooorme, sourire Colgate, cheveux laqués, regard de braise, sans oublier le must, la chemise ouverte de quelques boutons sur le torse poilu. Humm... Bref. Ce n'est pas du tout mon genre. Oui, enfin, il y a quelques temps, tu disais que les genres ne voulaient rien dire ! Certes. Enfin là, quand même, il ne faut pas pousser le bouchon trop loin !

Nous attendions donc tous les deux dans un silence qui me gênait. Aurais-tu surpris sur toi un regard sans équivoque pour être gênée à ce point-là ? J'en ai bien peur. Mais il a bien fallu monter dans l'ascenseur. Je n'ose imaginer la suite ! Cet ascenseur est minuscule, c'est vrai. Mais enfin normalement, on est sensé pouvoir tenir à deux sans se coller... Ce qui signifie qu'il t'a collée ? Oh, pas franchement, hein... Mais enfin tu sais comme ça se passe (euh, non tu ne sais pas...). D'habitude, dans les ascenseurs, les gens échangent quelques banalités sur les voisins, la météo, etc. Moi, ça me va tout à fait. En général, toujours, on ne se tient  pas face à face et on ne plonge pas ses yeux sans discontinuer dans ceux de son compagnon d'ascenseur. Ah... Est-ce à dire que... ? Mais oui ! Monsieur était à trois centimètres de moi, planté bien en face de ma petite personne, à me fixer d'un air gourmand de ses grands yeux bleus... Ah la la ! Les hommes ! Ce sont des prédateurs ! Avec ça, il m'adressait un sourire qui, je suppose, se voulait séduisant, sans jamais ô grand jamais me quitter des yeux... Nul besoin de lui demander à quoi il pensait, je l'ai compris tout de suite ! Et alors ? Et alors je ne sais pas ce qui m'a pris... J'ai fini par lui sourire aussi ! Mais tu m'as dit qu'il ne plaisait pas ?! Non, effectivement il ne me plaisait pas... Mais quand on nous regarde comme ça, on ne peut pas être insensible ! Et j'avoue que cela faisait très très longtemps qu'on ne m'avait pas regardée ainsi... Ceci explique cela !

Et puis il faut bien un moment où l'ascenseur s'arrête, et il se trouve qu'il descendait avant moi. Il a pris un ton suaaave : "Bonne journée Mademoiselle !". Moi, amusée et polie : "Bonne journée ! Au revoir !". Et voilà la porte qui se referme. Chacun a repris son chemin, je suis rentrée chez moi le sourire aux lèvres comme s'il m'était arrivé quelque chose d'extraordinaire. Alors que bon, il y a juste eu un regard plus que révélateur, un sourire et un "bonne journée mademoiselle" : pas de quoi se taper la tête contre les murs en somme ! Non, effectivement... Mais c'est toujours agréable ! En fait, j'ai l'impression que quand on sort d'une déception sentimentale, on redécouvre les joies de plaire et c'est merveilleux parce qu'on ne s'en croyait plus digne... Attention tout de même à ne pas fauter avec le premier venu pour te rassurer ! Aucun risque. Je veux juste... Juste quoi ? Me sentir vivante.
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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Vendredi 1 août 2008
Lire jusqu'à en tomber de fatigue. Lire à m'en faire péter les yeux. Lire à en avoir les mots emmêlés dans le regard, à embuer mes pupilles. Lire à en confondre les lignes. Une heure. Deux heures. Trois heures. Oublier où je suis et qui je suis. Oublier tout autour de moi. Voyager. Faire corps avec le texte. Rire. Pleurer. Lire à en finir complètement ivre de mots. Dévorer les histoires, les débuts, les fins, les styles. Retrouver ce plaisir. J'adore.
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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Jeudi 7 août 2008
Mon cher Victor,
Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment, mais je dois attirer les cinglés. Peut être parce que tu es un peu dérangée toi-même... Qui se ressemble s'assemble ! Cesse tout de suite tes sarcasmes ou je m'en vais ! Dis donc, tu n'es pas à prendre avec des pincettes aujourd'hui ! C'est le cinglé qui te fait cet effet ? Attends que je te raconte, avant de tirer des conclusions !

23 h, mardi soir. Je suis tranquillement en train de lire un bouquin. Un fort bon bouquin d'ailleurs. Lequel ? Mon chien Stupide, de John Fante. Mais là n'est pas notre propos ! Certes, certes ! Donc, 23h. Le téléphone sonne. C'est un numéro inconnu mais je décroche : j'aurais mieux fait de m'abstenir ! Imprudente ! Et si tu tombais sur un pervers ? Raaaalala ! Ne me parle pas des pervers ! Au bout du fil, un garçon qui bafouille. Qui ne se présente pas. Qui me dit qu'il est gêné. Je ne comprends strictement rien à ce qu'il me baragouine. Il y a des rires et des voix derrière lui. Je le prends pour quelqu'un d'autre, ou du moins j'ai quelques craintes. Le voilà à me raconter qu'il pense à moi sans arrêt depuis deux mois et qu'il me trouve très très belle. Je commence à trouver ça bizarre et à douter qu'il soit bien celui que je crains qu'il soit. Une question de ma part vient dissiper un malentendu quant à cet inconnu : c'est bien un inconnu, un parfait inconnu, et non celui auquel je pensais ! Ouf. Je ne comprends rien à ton affaire ! Qui était ce garçon ? Si seulement je le savais ! Ce n'est pas faute d'avoir insisté pour qu'il se présente, mais il s'obstine à faire des mystères : "Je ne peux pas te le dire". Bon. Paraît-il qu'il fallait que je sache que je lui plaisais trop. Me voilà bien. Il me dit s'être arrangé pour obtenir mon numéro et nous nous serions croisés dans un lieu que j'ai beaucoup fréquenté, sauf que, dommage pour lui, il y a deux mois, je n'y étais plus.
Je commence à avoir peur. Et quand j'ai peur, je deviens un peu... Incisive, disons. Je me défends comme je peux, hein. Je finis par lâcher que ça m'a tout l'air d'un gros canular, cette histoire. J'entends des rires étouffés et puis...

" Oui, tu as raison, c'est un gros canular !"
Et ça raccroche.

C'est une blague de mauvais goût et je ne vois pas qui, dans mon entourage, serait assez bête pour se laisser aller à un humour aussi immature. Je m'en suis tirée avec une belle peur. Décidemment, ma vie de célibataire est trépidante.

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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 4 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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