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Grains de sel

Mots en l'air


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 3 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


Perdu le fil ?

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Mardi 13 juin 2006

Mon cher Victor,

Aujourd'hui, j'ai décidé d'assumer au grand jour ce qui, aux yeux de certains, est une honte : j'aime "Plus Belle La Vie" ! Qu'est-ce que c'est que ça, "Plus belle la vie" ? Le feuilleton quotidien de France 3. France 3 ? Une chaîne de télévision. De télévision ? Oh, écoute, Victor, si tu commences comme ça, on n'en finira pas ! Tu iras te documenter sur la télévision et puis voilà ! Ohhh... Ne t'énerve pas ainsi, Mirabelle ! Tu m'as l'air d'une humeur massacrante ! Excuse-moi, Victor. Je suis un peu à cran, en ce moment... Avec ces fichus oraux qui se rapprochent ! Ne te plains pas, tu veux ? Pense à tout ceux qui n'ont pas franchi la barrière des écrits ! Tu as raison. Bien... Revenons à nos moutons !

Le Mistral est un "paisible" quartier de Marseille, au parfum de bons sentiments, d'entraide, de solidarité. Les jeunes et les moins jeunes y cohabitent avec le sourire, toujours dans le dialogue. Bref : un petit quartier comme on n'en fait plus ! Pas très réaliste, en somme ? Eh bien... Les anti-mistraliens opineront du chef mais en ce qui me concerne, même si effectivement, tout n'est pas toujours très conforme à la réalité, j'estime tout de même que ce feuilleton colle à la vie de tous les jours, en règle générale. Alors pourquoi est-il si décrié ? Nous y voilà !

"Plus belle la vie" est un feuilleton POPULAIRE. Et tu sais, Victor, combien ce qui est populaire peut être méprisé. N'exagérons rien ! Quand quelque chose de populaire est de qualité, on ne le méprise pas ! C'est parce que tu ignores encore certaines choses de la France du XXIème siècle. Il se trouve que très peu de feuilletons français fonctionnent. Il y a "Sous le soleil" (série tropezienne où on en met plein les mirettes aux spectateurs, au détriment de toute vraisemblance) et depuis quelques temps, il y a donc "Plus belle la vie". Le démarrage fut difficile, mais désormais, ça y est, la machine est lancée ! Mais, toi, Mirabelle, tu regardes vraiment régulièrement ? Tous les soirs. Je n'ai aucune honte à le dire. Je suis attachée aux personnages, à l'atmosphère assez "pagnolesque". Et je passe vingt-cinq minutes de détente, du lundi au vendredi, de 20h20 à 20h45 environ. Il a bien des défauts, poutant, ce téléfilm, sinon, pourquoi tant de critiques ?! Oui. Tu sais très bien que la perfection n'est pas de ce monde... On lui reproche des situations parfois abracadabrantes (il faut admettre qu'elles peuvent être tirées par les cheveux), des acteurs sans talent (ce sur quoi je ne m'accorde pas du tout) et un penchant à la mièvrerie...

D'accord, les personnages sont parfois stéréotypés ; d'accord, le téléfilm surfe bien souvent sur le dernier sujet de société à la mode ; d'accord, les paroles du générique ne veulent strictement rien dire... En résumé : "Plus belle la vie" n'a rien d'intellectuel, j'en conviens ! Mais pourquoi faire de l'intellectuel à tout prix ? Pourquoi bouder une série sympathique, pleine de bons sentiments, c'est vrai, mais qui sonne si juste, la plupart du temps ? Il ne faut pas tomber dans le snobisme, ni juger ceux qui regardent ce téléfilm : "Plus belle la vie" n'en fait pas des décérébrés ! J'estime qu'il y a pire, dans la vie, que d'aimer une série qui "prêche" la tolérance, le dialogue, la compréhension. Ne dénigrons pas le populaire ! Il y a du "populaire" de qualité, et j'ai l'intime conviction que "Plus belle la vie" a droit au statut "série de qualité", même si, comme tous les produits commerciaux, elle n'échappe pas à certaines exagérations et invraisemblances !

J'avoue, j'avoue, j'aime la relation de Blanche avec ses deux enfants, j'aime les portes qui claquent, les gros mots qui fusent : ça, c'est réaliste ! J'avoue, j'aime le bar du Mistral et la bonhommie bienveillante de Roland. J'avoue, j'aime cette vieille crapule de Frémont et la relation qu'il entretient avec ses deux filles. Alors je l'avoue : oui, j'aime "Plus belle la vie " !

par Mirabelle ajouter un commentaire
publié dans : Positif, Négatif commentaires (28)   
Mardi 13 juin 2006

Mon cher Victor,

Surtout, n'oublie pas de penser à moi demain. Tes oraux débutent ? Oui. Et en plus, ce sont les plus gros coefficients, les épreuves les plus importantes ! Je serai sur le pont à 8 h 15 ! Malheureusement, ce n'est que mon heure de convocation, je n'ai encore aucune idée de mon heure de passage... J'ai un de ces tracs ! J'ai bien besoin de ton soutien ! Ca va aller, ça va aller... Je vais rameuter toute la bande de la blogosphère et tu vas voir, on va te porter vers la victoire ! Oh oui, pensez tous à moi ! Tous, tous, tous ! Ne te fais pas de soucis... Nous serons là ! Tu as remarqué comme nos encouragements ont porté leurs fruits pour les écrits ? Bien sûr que j'ai remarqué. Ils ont été d'une efficacité redoutable ! Je compte sur vous tous ! Ne t'inquiète pas ! Nous serons là, fidèles au poste !  Merci.

Bon, Victor, ce n'est pas que je m'ennuie avec toi, mais à vrai dire, j'ai encore quelques petites choses à peaufiner pour demain, alors je n'ai pas trop le temps de bavasser... Tu ne m'en veux pas ? Bien sûr que non... Allez, Mirabelle, au travail ! Et tiens nous au courant pour cette première épreuve ! Nous sommes de tout coeur avec toi ! Merci à toi, Victor. Et puis transmets mes remerciements les plus chaleureux à mes collègues de la blogosphère également, s'il te plaît ! Je n'y manquerai pas !

par Mirabelle ajouter un commentaire
publié dans : Mirabelle, PE1, future instit' commentaires (8)   
Dimanche 11 juin 2006

Mon cher Victor,

Quand j'étais petite... Ca y est ! La voilà repartie avec ses souvenirs d'enfance ! Ne tire pas de conclusion hâtive, s'il te plaît. Bien, bien... Je t'écoute ! Quand j'étais petite, donc, mon oncle donnait des "soirées enchantées", telles que je les ai rebaptisées dans mon esprit. Soirées enchantées ? Un jeu de mots facile, j'en conviens ! En fait, il s'agissait de soirées entre amis, où chacun amenait sa guitare et des chansons populaires. On s'asseyait autour de la grande table et...

- Comment c'était, cette chanson-là, déjà ?

- On fait "Les copains d'abord" ?

- On la fait chaque année, on pourrait peut être changer un peu...

- Il faudrait en jouer qu'on connaisse tous !

Vers dix ou onze ans, je délaissai mes cousines et ma petite soeur pour m'attarder à la table des adultes. Je les écoutais chanter. Cela me fascinait. Les guitares, les voix entremêlées... Je n'osais pas y prendre part, d'abord. J'écoutais. Ouvrai grands mes yeux et mes oreilles. Il y avait tant d'harmonie entre eux tous. Un tel plaisir d'être là, à chanter... Peu à peu, je m'aventurai à fredonner avec eux... Tout bas... Et puis finalement, tout haut, bien fort, heureuse de faire partie de leur groupe, heureuse de joindre ma voix aux leurs. Et puis un jour, mon oncle n'a plus tenu de "soirées enchantées". Tu le regrettes, on dirait... Oui. Je regrette cette magie à l'état pur, cet élan de passion, d'amour du texte, de la mélodie. Cependant... Ahhh ! Il y a un rebondissement alors ?

Vendredi, petite soirée à la maison avec Denis et mon oncle. Denis est un as de la guitare et était pour beaucoup dans l'effervescence de ces "soirées enchantées". Chaque fois qu'il vient dîner, j'espère toujours l'entendre dire : "Il y a une guitare dans le coin, qu'on chante un petit peu ?". Et chaque fois, rien qui ressemble à de telles paroles. Chaque fois, je suis déçue... Mais j'imagine que vendredi, il en a été tout autrement ! Vendredi, mon père avait descendu ma guitare, mine de rien... Tu joues de la guitare ?! Tu m'avais caché ça !! Malheureusement, je n'en joue pas. Denis m'en a offert une pour mes vingt ans mais je n'ai pas encore appris à m'en servir. Cela viendra, cependant, je ne désespère pas ! Mon père, donc, glisse à l'oreille de Denis, avec l'air de pas y toucher : "J'ai descendu la guitare de Mirabelle, Denis. Si ça te dit de gratouiller un petit peu..." Et évidemment, cela lui disait ! Effectivement !

Nous avions dîné dehors. Le jour tombait. Les bougies suffisaient à peine à nous éclairer. Papa avait sorti toutes ses partitions : Ferrat, Brel, Dutronc, Servat... Et Brassens, bien sûr ! C'est peut être bête, Victor, mais je n'envisage pas de "soirée enchantée" sans Brassens. Il a bercé toute mon enfance. Je le connaissais par coeur, dès mon plus jeune âge, bien que... Bien que quoi ? J'hésite à te le dire ! Allez, dis-le, tu sais bien que je suis très curieux ! Dans la chanson "Gare au gorille" par exemple, la petite fille de quatre ans que j'étais chantait "Galant goriiiiille", ce qui n'a, il faut bien le dire, strictement rien à voir ! De toute façon, je ne connais pas cette chanson, tu le sais très bien ! Et je connais encore moins ce Georges Brassens ! Ceci dit, j'irai me renseigner sur cet homme !

J'ai passé un moment magnifique. Magique. Harmonie totale. La musique a réellement ce pouvoir. Je ne l'explique pas. Le timbre des guitares, la couleur d'une voix et la profondeur des textes se marient si bien... J'aime chanter avec les autres. Partager. Créer de la beauté ensemble. C'est incomparable. Peut-on être insensible à la musique, à une mélodie, à des paroles ? J'imagine que oui... Tout est affaire de goût ! J'ai chanté avec ma petite soeur. Chant et contre-chant. Il y avait longtemps que nous n'avions pas uni nos voix. J'ai aimé chanter avec elle. J'ai été profondément émue par l'harmonie à laquelle nous avons donné naissance. C'est ça, chanter. C'est ça, la musique. Chanter m'épanouit. En fredonnant "Il est libre Max", je me disais que j'étais bien, là, que cela devrait durer toujours. Les meilleures choses ont une fin ! C'est vrai... Mais j'ai tout dans la tête ! Et là, vraiment, c'était... Des accords majeurs !

 

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Samedi 10 juin 2006

Mon cher Victor,

Il y a des jours où je me dis que la vie nous a fait un sacré cadeau en permettant l'amitié avec nos semblables. Vraiment... Il y a des jours où cela m'éblouit ! A ce point-là ? Tu es touchée par la grâce divine, c'est cela ? Pff... Ne raconte pas n'importe quoi. La grâce divine n'a rien à voir là-dedans, et tu le sais très bien. La magie, le charme sont les seuls responsables dans cette affaire. Rien de mieux que de retrouver, le temps d'une soirée,  de vieilles copines de collège... J'imagine que c'est de cette soirée dont tu vas me parler aujourd'hui ? Tu imagines tout à fait bien !

Quand je suis avec elles(ce qui s'avère extrêmement rare), je balance entre gaminerie et maturité. Mélange très particulier... Les revoir me propulse des années en arrière. Je me revois en sixième avec mon cartable Tintin et ma grosse doudoune rouge. Quelle dégaine j'avais à l'époque, quand j'y pense ! Eh bien, n'y pense pas, voilà tout ! J'entends encore le grand rire de Nina. Je vois encore Agnès comparer ses cuisses aux miennes, je l'entends encore se plaindre de ses cheveux roux... Et je nous vois encore, Caroline, Camille, Agnès, Céline et moi grimpées sur un banc de la cour, chantant à tue-tête les tubes des Spice Girls ! J'ai énormément de tendresse pour tous ces instants...

Pendant qu'Agnès et Nina parlaient, je les regardais, tour à tour. Et je les reconnaissais bien. Ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, comme on dit... Le rire de Nina était sans doute plus mesuré, mais elle avait toujours ce sourire fantastique et ces yeux qui brillent. Quant à Agnès, je la sentais épanouie, mieux dans sa peau... Encore heureux ! C'est bien normal, je sais. Chacune a vécu ses expériences. Nous avons grandi. Mais... J'ai beau me dire qu'il est dans le cours des choses d'évoluer, quand je nous vois, comme ça, réunies des années plus tard, je me dis que c'est une sacrée chance, pour nous toutes, que de pouvoir passer de bons moments ensemble, de temps en temps, liées par cette même complicité, ce même naturel qui nous caractérisait à douze ans. Cela me fascine... Et cela n'a pas de prix.

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publié dans : Amitié(s) commentaires (8)   
Mardi 6 juin 2006

Mon cher Victor,

Mardi soir, à 18 h 30, j'écoute Charivari, sur France Inter, sur le thème de l'école : l'Instruction, ses finalités, ses mythes et ses réalités. J'adore ! Au programme : les ZEP, l'Egalité des Chances, la mixité scolaire, l'Ecole Républicaine... J'écoute le sourire aux lèvres, je bois du petit lait. J'aime l'Ecole. J'aime l'Education. J'aime la mission de l'enseignant. Je me sens fière d'être "presque maîtresse" ! Certains diront que j'ai une vision particulièrement idéaliste du métier mais l'idéal ne fait-il pas avancer ? J'y tiens, moi, à mon idéal ! J'ai envie de contribuer à l'Egalité des Chances, d'aider les élèves en difficulté, de faire partager mon amour des livres, de l'écriture ! De faire briller les mirettes de mes élèves, de solliciter leur curiosité, leurs initiatives, leurs projets !

J'ai envie d'aider ces élèves à devenir libre. A former leur jugement. A penser par eux-mêmes. A se construire un solide bagage culturel. J'ai envie de leur inculquer des valeurs fondamentales, des valeurs de tolérance, de solidarité ! Je veux contribuer à l'épanouissement de ces graines d'adultes, je les veux enthousiastes, passionnés, motivés ! Alors, bien sûr, je n'ai que vingt-deux ans, je n'ai pas encore le concours mais je bouillonne, je rayonne, je ne demande qu'à m'épanouir dans cette extraordinaire profession !

Alors s'il-vous-plaît, mesdames et messieurs les IEN, mesdames et messieurs les Conseillers pédagogiques, mesdames et messieurs les IMF : même si je deviens toute rouge en vous regardant, même si je bafouille à mon entretien pré-professionnel, même si je confonds pédagogie de projet, projet pédagogique et conseil pédagogique, même si je ne pulvérise pas le record du monde du 1500 m, même si je chante comme une casserole lors de l'épreuve de musique... Ne me refusez pas le concours ! J'ai la passion, la foi, la motivation ! Et puis sachez une chose, vous, les membres du jury : désormais, je suis TROP CONCERNEE...

par Mirabelle ajouter un commentaire
publié dans : Mirabelle, PE1, future instit' commentaires (11)   
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