XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Mardi 26 février 2008

Mon cher Victor,

IMG_1399-copie-1.jpg
Ben dis donc, tu n'as pas pris beaucoup de couleurs !
Merci pour ton accueil, Victor, cela fait toujours plaisir ! Ne te vexe pas, Mirabelle, mais après une semaine à la montagne, je pensais te retrouver avec une peau mate et lisse, resplendissante de soleil ! Je parlais de très loin, je te signale, j'ai le teint très pâle habituellement. Humm... Bref. C'était bien, cette petite semaine de vacances ? Impeccable ! Pour preuve, j'ai quasiment oublié que j'étais instit' ! Et tu n'en as pas parlé avec les autres ? Non ! Et pourtant, nous étions cinq enseignants ! Effectivement.... Quel exploit !

Bref. En plus de ça, j'ai fait des progrès monstrueux en ski : les pistes rouges n'ont plus de secrets pour moi et je sais skier en parrallèle, alors que, la dernière fois que j'ai fait ce sport de glisse, je peinais à tourner en chasse-neige. Fulgurant, fulgurant ! Enfin bon. J'ai vécu des moments merveilleux, teintés de tartiflettes et de raclettes (forcément, hein...), de parties de cartes, de nuits blanches, de batailles de neige, de courses de luge ratées et de fous rires à la pelle ! De vraies vacances ! Oui, comme je n'en avais pas eu depuis longtemps. Des vacances à me vider la tête, et à rentrer le samedi 23 en se disant : "Ah oui, c'est vrai, j'ai 25 élèves, je suis maîtresse, et il va sérieusement falloir s'y remettre la semaine prochaine si je ne veux pas être trop à la ramasse". Ah oui, c'est à ce point là ! Si je te le dis !

Je reviendrai régulièrement te raconter mes aventures, mon Totor. Ce séjour à douze personnes (oui, tu as bien entendu) m'a fait comprendre plein de choses, plus que je ne pensais, et m'a amenée à réfléchir sur la notion de groupe, d'identité... Ouh la la la... Je m'attends au pire ! Je me disais aussi que tu n'étais pas capable de prendre des vacances seulement pour te détendre ! Il faut le dire, surtout, si mes songes ne t'intéressent pas ! Si si, bien sûr. Mais enfin pour une fois, j'aurais bien voulu que tu prennes simplement plaisir à vivre autre chose, voilà tout... Enfin, ce que j'en dis... On ne te changera pas, de toute façon...

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publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle
Mercredi 27 février 2008

Mon cher Victor, arbre.jpg

Me voilà encore taguée ! Et cette fois, par Graine de fée ! Et c'est quoi cette fois-ci ? Je vais devoir livrer les cinq gestes que je fais au quotidien pour préserver notre planète ! Comme le veut la règle... Ce sera ensuite à toi de nommer cinq blogueurs tagués ! Voiiilà ! Alors alors...

1) Je trie les ordures à la maison, évidemment. Le verre avec le verre. Le plastique, les emballages, le papier ensemble. Rien d'extraordinaire à ça, bien sûr. Il n'empêche que cela fait déjà un geste. Un !

2) Je fais également trier les déchêts par mes élèves. Et même si ce geste se rapproche du précédent, il est important de le signaler j'ai sous ma responsabilité 25 petites têtes blondes à qui il faut inculquer un "comportement citoyen". Et un "comportement citoyen", c'est posséder en classe deux poubelles : une poubelle pour le papier et le carton, une poubelle pour les autres déchêts. Et c'est un combat de chaque instant que de faire respecter ça !

3) Quand je suis de sortie, que ce soit en ville ou à la campagne, je jette mes ordures dans les poubelles publiques. Cela n'a l'air de rien, comme ça, mais tout le monde est loin de le faire. Et puis quand je trouve des papiers par terre, ou des emballages, je les ramasse et les jette.

4) Je fais très attention à l'eau. J'entends par là que je prends bien garde à fermer les robinets correctement, et à ne pas laisser couler l'eau inutilement. 

5) N'ayant pas le permis, je contribue (et c'est bien là le seul avantage que j'y vois !) à préserver ma planète en privilégiant des moyens de transport respectant l'environnement !!! 


Et je taaaaague les cinq personnes suivantes : Noonoos (comme ça, il se familiarisera encore plus en profondeur avec le tagaaage !), Clobrico (parce qu'elle a l'air trooop gentille !), Sophie (parce que c'est comme ça !), Boisette (parce que c'est comme ça aussi !) et Heureuse (pour nous faire partager sa joie de vivre). Allez, à fond les ballons !

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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle
Jeudi 28 février 2008
Mon cher Victor, bouche.jpgComme le disait justement Mdame Rosa, je vais me transformer, pour la conversation d'aujourd'hui, en sociologue. Enfin, "sociologue" est un bien grand mot, j'imagine que nous aurons une fois de plus une conversation au raz des pâquerettes. Comme tu y vas... Qu'elles ne soient pas d'un haut niveau intellectuel, je le concède tout à fait, mais enfin, elles ne sont pas non plus vides de sens ! Bon, bon, bon... Passons, passons... Alors sur quoi portera notre discussion philosophique ?

Je t'avais déjà parlé, Victor, de ma passion pour le chant. Oui, bien sûr... C'était ce jour-là, je crois et puis d'autres encore, mais je ne peux pas me souvenir précisément de toutes les conversations où nous l'avons évoquée ! T'avais-je confié que j'étais plusieurs fois montée sur scène ? Euh... Jocker ! J'ai la mémoire qui flanche ! C'est sans importance aucune. En fait, si je t'aiguille là-dessus, c'est parce que j'ai chanté en bas des pistes de ski. Chanté en bas des pistes de ski ?! Tout à fait mon cher !

C'était après une longue séance de virages serrés sur des pistes rouges. Au loin, une musique. Avec ma fougue de skieuse impétueuse, j'approche d'un bistrot en bas des pistes, avec transats et... Groupe de rock sur le côté ! Comme à chaque fois que suis face à de la musique live, je gesticule, m'excite, mes yeux n'ont d'yeux que pour la chanteuse que je tuerais volontiers pour prendre sa place. Toute notre petite bande (morcelée, neuf au lieu de onze ce matin-là) prend place sur les transat et je suis incapable de participer à la conversation tellement je suis obsédée par ce groupe. Je veux chanter, je veux chanter, je veux chanter. Et alors ? J'y suis allée au culot. J'ai été voir la chanteuse et j'ai demandé si je pouvais chanter un morceau. Elle a accepté ? Oui. Et pour la première fois de ma vie, j'ai chanté dans un groupe, avec un bonheur énorme. Une éternité que je n'avais pas chanté dans un micro. Et bon sang de bois, cela m'avait manqué ! Et la réaction du public ? Bonne, mais ce n'est pas là-dessus que je voulais m'arrêter. Je voulais parler de la réaction de ma bande. Ah...

Quand je suis retournée m'asseoir sur mon transat, j'ai vu que quelque chose avait changé dans le regard des autres. Ces huit personnes, que je ne connaissais pas bien, et qui ne me connaissaient pas bien non plus, avaient sur moi un regard neuf, me portaient soudain de l'intérêt. Dans leurs yeux, je lisais l'estime et l'admiration, ce que je n'avais pas décelé un seul instant durant les trois jours précédents. Et c'est toujours pareil, malheureusement... Je ne te suis pas, Mirabelle. A l'écart d'une scène, et surtout dans un grand groupe, je suis quelqu'un de très timide. Certains me qualifieraient même d'"effacée". C'est toujours pareil. Dans un grand groupe, je me tais souvent ou quand j'ose prendre la parole, c'est pour m'apercevoir que d'autres ont parlé plus fort que moi et qu'on ne m'a pas écoutée. C'est toujours pareil.

Et puis un beau jour, si par le plus grand des hasards je prends un micro et me mets à chanter, je peux être sûre que je ne serais plus la petite Mirabelle discrète et silencieuse. Non. A partir du moment où j'ai donné de la voix, les gens commencent à m'apprécier et à me regarder. Humm, je vois ce que tu veux dire... Oh, je ne m'en plains pas. C'est juste que parfois, j'aimerais qu'on ait envie de me connaître pour ma personne, et pas seulement parce que je sais chanter. C'est si prévisible... Quand je suis retournée m'asseoir, j'ai eu droit (à mon plus grand plaisir, je l'avoue) à des tonnes de compliments, à des tas de questions ("Comment as-tu appris à chanter comme ça ?", "Tu n'as jamais pensé à faire chanteuse ?" etc.) et j'ai enfin existé. Le soir, une fois rentrés au châlet, il a fallu expliquer aux deux absents comment j'avais osé aller vers le groupe, pris possession de la scène, fait corps avec la chanson. Ce n'était sans doute pas pour te déplaire, si ? Bien sûr que cela m'a plu. C'est juste que j'aurais aimé exister grâce à autre chose.

Bref. Tout ça pour te dire que je n'ai plus du tout eu, pour le reste de la semaine, à essayer de m'imposer pour qu'on m'écoute. On m'a demandé mon avis, souvent, sur des tas de choses. Comme si chanter me donnait une crédibilité, un respect, que je n'avais pas gagné auparavant. Ce qui est complètement stupide... Oui, ça l'est. Mais c'est ainsi que fonctionnent naturellement les gens. Si on veut exister, il faut se démarquer. Bon, bien sûr, après ça, j'ai été étiquetée "chanteuse" pendant le reste de la semaine. Au risque de n'être plus que ça... Mais enfin j'avais gagné l'estime de tous, même si je suis un peu déçue d'y être parvenue ainsi. Dans mon esprit, une question subsiste, une question qui n'en est pas vraiment une : comment se serait déroulée le reste de la semaine si je n'avais pas osé aller vers ce groupe de rock ?
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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Vendredi 29 février 2008
Mon cher Victor,extra.jpg

Fidèle à elle-même, l'IUFM m'a donné mardi 12 février la preuve irréfutable de  son incompétence. Tu commences fort ! Lundi matin, d'abord, et pour démarrer en beauté, les formateurs qui nous ont accueillis pour cette troisième de stage "Formation T1" (il n'y a de vérédique, dans cette appellation, que le "T1") n'étaient pas ceux qui étaient prévus. Monsieur Truc est indisponible, Madame Machin est introuvable (tiens, c'est drôle, je l'ai croisée dans un couloir en arrivant...) et Monsieur Bidule n'est-pas-là-et-on-ne-sait-pas-pourquoi. C'est donc deux autres enseignants qui prennent le relais au pied levé. Ca débute bien... Et attends, tu es loin d'avoir tout vu ! On nous a donné le programme de la semaine, en précisant que "mardi matin, on ne sait pas ce que vous allez faire, c'est un peu flou. Normalement, Madame X. aurait dû être là mais elle est souffrante, Monsieur Y. est injoignable et Madame Z. est indisponible pour des raisons personnelles". On les sent tous les deux bien embêtés pour nous, surtout qu'ils improvisent totalement, ayant été informés deux jours plus tôt qu'ils s'occuperaient finalement de notre formation. Et cela m'embête pour eux aussi, parce qu'au fond, ils sont comme nous, ils payent les pots cassés.

Bref. L'un des formateurs finit par nous dire qu'au pire, nous n'avons qu'à venir pour 9 h à l'IUFM mardi matin, que nous pourrons aller travailler pour nos classes au CDI si vraiment rien n'est prévu pour nous. Bon. Déjà, ils ont beau ne pas être responsables, ça m'énerve. Et ça m'énerve encore plus le lendemain, quand mes collègues m'apprennent que rien n'est affiché au tableau des emplois du temps concernant notre formation, et qu'en prime, le CDI est fermé. Youpi. Certains rentrent chez eux fort en colère, ce que je comprends tout à fait. D'autres décident d'aller faire les soldes. Et enfin d'autres, dont je fais partie, vont sagement travailler dans le brouhaha de la cafet'. Matinée de m***e, donc. Mon dieu, mon dieu... Cette IUFM, on n'a pas fini d'en entendre parler ! Bon. Il faut quand même rendre à César ce qui lui appartient : le reste de la semaine a été plutôt satisfaisant, le formateur d'EPS étant quelqu'un de très compétent et très concret. Il y a juste eu ce mardi matin où je me suis dit que vraiment, rien ne changerait jamais au pays doux-dingue de l'IUFM.
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publié dans : Mirabelle, maîtresse T1 par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 4 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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