XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Lundi 17 mars 2008
Jour de pluie vibrant de colère
Eclairs coupants et définitifs

Nuage de chagrin teinté de rancoeur
Et cri vengeur du vent qui survit

Terribles années passées pour rien
En espérant en vain contre l'évidence

Passés la pluie et l'orage
A nous de vivre avec le désastre
Raz de marée du temps qui passe
Demain devoir tout reconstruire
Où bâtir les fondations face aux doutes
Nul endroit qui n'inspire la paix
Nul endroit qui ne soit pas dégoût
Et le vent qui continue d'emporter tout
Rien ne saura plus l'arrêter
Après tant de de promesses
Imbibées de larmes

Jeter dans les vagues tout ce à quoi l'on tenait
A chaque amour suffit sa haine
Mais surtout que la culpabilité n'espère plus trouver d'abri
Après une tempête si déchaînée
Il n'y aura pas de pardon
Sur cette terre abandonnée

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publié dans : Ecrire, écrire, écrire... par Mirabelle
Mardi 18 mars 2008
Mon cher Victor,

craies.jpg
Taguée pa KaDo, je m'en viens te livrer six de mes petits secrets de maîtresse. Allons bon... Des tags identitaires, maintenant ! On aura tout vu... Bon, ça va quand même être dur car débutant dans le métier, je cherche encore mes marques et n'ai pas encore développé de "petits trucs" qui soient réellement de mon cru. Enfin, on va quand même essayer... Et puis évidemment, comme le veut la tradition, je passerai le relais à six collègues !

1) Quand j'arrive le matin, il faut impérativement que je pose mon cahier-journal ouvert sur mon bureau et mon classeur de prep' (fermé) à sa gauche. Si ce n'est pas disposé de cette manière, ça me perturbe et cela me fout la journée en l'air. Oui, je sais, je me demande parfois moi aussi si je n'ai pas des TOC !

2) Je suis une spécialiste du "perdage de tampon". Je ne sais pas comment je me débrouille, mais ayant deux tableaux "par niveau" dans la classe (un pour mes CM1, un pour mes CE2) et un tableau "commun" (rraaaa c'est d'un organisé tout ça !), je perds un temps monstrueux à chercher partout, ce qui fait bien rigoler mes élèves qui, généralement, trouvent avant moi.

3) Nous avons monté le club des "larmes de crocodiles". Bon, c'est un club que j'utilise dans les moments de stress intense, du genre évaluation ou "rendage d'évaluation" ou encore situations du type "je n'arrive pas à faire mon exercice, je panique". Ce club est particulièrement utile à quelques uns de mes CE2, qui en sont des membres régulièrement, et que j'arrive à faire rire quand ils sont au bord des larmes pour des raisons aussi diverses que celles que je viens de citer. Ce sont généralement d'excellents élèves, très appliqués, qui sanglotent dès qu'ils rencontrent une difficulté. J'évoque alors le club des "larmes de crocodiles" et cela permet à tout le monde d'en rire ou au moins, de retrouver le sourire. Une manière de dédramatiser les blocages ou les erreurs...

4) Je suis aussi une maîtresse impardonnable quand j'emprunte des documents à des élèves pour vérifier ci ou ça et que, une heure plus tard, alors que le dit document est nécessité, j'engueule l'intéressé en l'accusant d'avoir encore oublié son matériel. Là, on me regarde en général avec de pauvres yeux et on me dit :"Mais Maîtresse, je vous l'ai prêté tout à l'heure, il est sur votre bureau !". Argl. Ouh la vilaine. PS : Je précise que je m'excuse toujours auprès du gamin, hein, quand même, c'est la moindre des choses !

5) Je n'aime pas terminer la journée sans un moment de lecture-plaisir. Depuis le début de l'année, je leur lis, à raison de cinq minutes par jour, les "Histoires Pressées" de Bernard Friot. Comme il y en a plusieurs tomes, nous prenons notre temps. Les enfants réclament ce temps de lecture et je prends autant de plaisir à les voir attentifs et souriants devant ces textes plein d'humour, qu'à les lire pour eux. Je fais de grands gestes et n'hésite pas à faire différentes voix et bruitages. La lecture, c'est du théâtre. Et c'est ma façon à moi de le leur faire aimer.

6) Mes élèves me vouvoient. Certains trouveront ça un peu vieillot et rétrograde, surtout par rapport à des élèves de huit neuf ans mais moi, je trouve ça important. Ils ont bien pris le truc, maintenant (c'était un peu plus dur pour les CE2). Et cela n'empêche pas, contrairement à certaines idées reçues, d'entretenir un rapport de complicité avec les enfants, ni de travailler dans une ambiance détendue.

Bon, allez, je rends la copie à Aventurine, Mysticlolly et euh (eh oui, ça devient dur de trouver des instits' qui n'ont pas encore été tagués !) ben, si jamais y a des instits qui viennent faire un p'tit tour par chez nous et que je ne connais pas encore, ils peuvent s'y coller également !

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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle
Jeudi 20 mars 2008

Mon cher Victor,magritte.jpg

Il arrive parfois dans la vie des choses étranges, qui vous font vous apercevoir que vous connaissez mal les gens et surtout, que vous vous connaissez mal vous-même. Et malgré l'agréable malaise que je ressens, je peux affirmer, avec certitude, que cette révélation m'est sans doute apparue au moment où il le faut.

C'était tout à l'heure. Je discutais MSNement avec un garçon que je connais depuis le collège. Tu en es proche ? Humm... Certaines circonstances nous ont rapprochés mais j'avoue qu'il fut une époque où il m'insupportait. Et puis nous nous sommes revus par hasard et j'ai appris à l'apprécier : la vie nous avait fait grandir tous les deux, et sous des airs de grand gamin, quelqu'un de sensible se cachait. Ah, la sensibilité... C'est la fleur de toute personne ! Bref. C'était donc tout à l'heure. Je ne sais plus comment c'est venu. On a commencé à se charrier comme d'habitude, en se parlant du bon vieux temps, en particulier d'un voyage en Angleterre en Seconde, où j'avais rencontré l'Amour. Aaaaah ! Raconte moi ça !!! Enfin. C'est une façon de parler, bien sûr. En fait, mes lèvres n'ont jamais frôlé celles de l'élu de mon coeur mais j'ai le souvenir d'avoir été réellement amoureuse. A m'en rendre malade. C'est à cette période qu'un soupirant du nom de David s'intéressa à moi. Soupirant pour lequel j'ai fini par succomber, pour une durée assez courte, il faut bien le dire, toute préoccupée que j'étais par le précédent. Tu devrais écrire des romans à l'eau de rose... Tu remporterais un franc succès ! Ca a l'air très compliqué, comme ça, très enfantin aussi, mais aussi loin que je m'en souvienne, la Seconde a été l'année où je me suis sentie la plus épanouie, la plus vivante... Et paradoxalement, la plus mal.

Bref. J'en viens au fait, ne t'inquiète pas. Ce fameux garçon avec qui je discutais sur Internet, que nous appelerons Matthieu, m'a avoué que je lui plaisais beaucoup à cette époque, sans jamais avoir osé le dire. Qu'il était ravi de m'avoir retrouvée des années plus tard. Et que j'ai marqué ses années lycée comme peu de filles les ont marquées. J'étais sonnée. Et puis... Heureuse aussi. C'est toujours agréable de savoir qu'on plaît... Ou qu'on a plu ! Et tout ça me laisse une drôle d'impression.

Parce que bien sûr, moi, je n'avais rien vu. J'étais complètement folle de mon nageur (tu sais, celui que je n'ai jamais embrassé...) et son indifférence me faisait pleurer tous les soirs dans mon petit lit d'adolescente. Et je n'avais rien vu. Je me trouvais si laide, à l'époque... Ca, ça n'a pas trop changé ! Tu ne vas pas me dire que tu te trouves jolie aujourd'hui ! Tu ne me trouves pas jolie ? Ce n'est pas ce que je voulais dire... Je voulais dire que, de par tes reflexions, de par tes écrits, j'affirme, sans trop me tromper, que tu ne t'acceptes pas encore... Oui, bon, peut être, sans doute. Ca c'est un autre chapitre ! Revenons à l'objet de cette conversation, si tu veux bien... A seize ans, donc, je me trouvais laide. Sans intérêt. Je regardais avec envie toutes ces filles qui multipliaient les conquêtes, et déplorais qu'on ne s'intéressât pas à moi. C'était très douloureux pour moi.

Et puis Matthieu m'a dit ça. Il m'a dit qu'il aimerait, un jour, trouver une fille aussi sympa, sérieuse et gentille que moi (je n'aime pas trop l'adjectif "gentil", mais bon...), avec qui cela pourrait durer. Et cela m'a fait un plaisir immense. Un bien immense. Parce qu'en ce moment, je ne suis pas habituée à entendre de telles paroles, qui me valorisent. Il faut dire que ces derniers temps, tu n'as pas été très épargnée sentimentalement parlant... Non. Cela m'a fait tout drôle. Alors, ce soir, je me sens un peu mélancolique. Il me semble que je me découvre. Que la vie peut être joueuse ! On passe des années à se trouver sans charme, à pleurer sur son sort, et on apprend quasiment dix ans plus tard qu'on plaisait à ceux qui se taisaient !

Bon. Tout ça pour dire que cette révélation de Matthieu m'aide à reprendre confiance. Je n'ai plus seize ans, c'est vrai, mais à vingt quatre ans, je ne suis pas encore partie bien loin, et si je regarde un peu plus loin que mes quatre années gâchées, il y aura sans doute quelqu'un, un mec bien, qui saura me voir avec le regard que certains ont eu sur moi. Des regards plein de respect et d'espoir. Surtout, des regards plein de projets. Un mec qui verra en moi une fille bien, qui mérite autre chose que des week-ends à attendre. Oui. Je l'espère. Et mieux : je crois que cela arrivera. Et même si cet aveu de béguin d'antan n'a pas d'incidence sur ma vie de tous les jours, elle me permet de me considérer autrement. Autrement que comme une fille qui ne vaut pas le coup. Autrement que comme une fille qui n'a pas le droit d'être aimée. En fait, j'y ai droit, comme tout le monde. J'ai le droit de vouloir autre chose qu'une relation qui s'effiloche, j'ai le droit de croire qu'un mec voudra un jour regarder des Truffaut avec moi sans faire la fine bouche, et s'armera de patience face à ce permis de conduire que je ne parviens pas à avoir. Oui. J'ai le droit. Et ça me remonte à bloc. Merci Matthieu.

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publié dans : L'Amour toujours par Mirabelle
Vendredi 21 mars 2008
Mon cher Victor,
 
photo-classe2.gif
En fin de journée, nous avons reçu (j'entends par nous, mes CE2 et moi... Et pas les CM1 ? Non, ils sont en Angleterre ! Ah tiens !) ce que j'attendais avec encore plus d'impatience que mes élèves : l'indémodable photo de classe ! La voici la voilà : le symbole de l'année scolaire dans toute sa splendeur !

Ralala... J'ai le souvenir d'une discussion avec ma marraine de blog, qui me disait :"Tu verras, la photo de classe, c'est magique, cela fait réaliser que c'est pour de vrai !". Bon. Il faut bien dire que, la date fixée pour dire bonjour au petit oiseau qui va sortir étant assez avancée dans l'année, mon sentiment d'être VRAIMENT maîtresse, je l'ai déjà. Je me SENS maîtresse. Et la photo de classe m'apparaît plutôt comme un plus...

Cela ne m'a pas empêchée, bien sûr, de la contempler je ne sais combien de fois en rentrant du boulot, de sourire des bouilles des uns et des autres (aaahhh... Parlez moi d'Elliot avec ses yeux éberlués !), et surtout de m'émerveiller du caratère éternel de ce cliché : si cette classe m'aura marquée comme "toute première fois", je les aurais marqués, moi aussi, en tant que "maîtresse de cette année scolaire 2007/2008". Et d'ici une vingtaine d'années, qui sait, ils feuilletteront peut être leurs albums en se remémorant quelques souvenirs de cette jeune instit' qui leur paraissait si vieille...

Bon. Trève de plaisanterie. J'avais rongé mon frein en souriant à l'objectif quand le photographe n'avait rien trouvé de mieux à faire que de me placer pile poil à côté d'Ondine, ma grande duduche de CM1 qui-devrait-être-en-CM2 et qui fait six centimètres de plus que moi. Quelle ne fut pas ma surprise quand je m'aperçus, en observant notre différence de taille sur la photographie, que je la dépassais en fait de quelques centimètres ! J'ai percé ce mystère : Ondine s'est baissée ! Oui, oui, tu as bien entendu, mon Victor : elle a fléchi les genoux et j'ai ainsi pu reprendre ma place d'enseignante-adulte ! Si ça, ça ne s'appelle pas du respect... Tu ne lui avais pas soufflé l'idée au moins ? Bien sûr que non ! Pour qui me prends-tu ?
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publié dans : Mirabelle, maîtresse T1 par Mirabelle
Samedi 22 mars 2008
C'est de mettre les Beach Boys à fond les ballons et de danser dans mon salon comme une gamine de quinze ans, en riant comme une folle, le tout sous les yeux interloqués de mon chat. C'est quand même beau, la vie, quand on prend la peine d'en profiter.
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publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 1 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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