XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Samedi 29 avril 2006

Mon cher Victor,

Aujourd'hui, un peu de politique ! Ahhh ! J'adore ça ! Présidentielles de 2002. Grande bataille annoncée entre Jacques Chirac, président sortant, et Lionel Jospin, premier ministre de son état. Pas de surprise en vue donc. Je pourrais voter extrême gauche dans un premier temps : la campagne présidentielle de Lionel Jospin m'a déçue (voire agacée...) et je n'ai aucune envie de lui offrir ma voix dès le premier tour.

C'est la première fois que je vote. J'en ai la chair de poule rien qu'en tendant ma carte d'électeur. Je suis citoyenne, enfin  ! Ma main tremble quand j'introduis mon enveloppe dans l'urne. Mon coeur bat la chamade.

- A voté !

Ces mots résonnent encore dans ma tête. J'ai voté. Ca y est. J'ai voté. Je flotte. J'ai accompli le geste citoyen par excellence. Ca y est ! Je me sens adulte soudain. Tu trouves ça bête, Victor ? Non, cela me fait sourire... Eh bien profite : ça ne va pas durer !

21 Avril 2002. Il est presque vingt heures. Nous n'avons pas écouté la radio. J'allume la télévision. David Pujudas, présentateur de la soirée spéciale Elections Présidentielles, m'a l'air au comble de l'excitation. La chaîne passe en boucle les derniers sondages, datant de quelques jours. J.M Le Pen est en troisième position. Constatation désagréable certes, mais heureusement, c'est Chirac et Jospin qui sont censés virer en tête. Ouf... Les sondages ne sont que des sondages, c'est vrai, mais nous sommes tous à des lieues d'imaginer que Lionel Jospin ne sera pas au deuxième tour. Il ne sera pas au deuxième tour ? Souviens-toi, nous en avons parlé dans cet article-ci. J'avais conservé le suspense de mon mieux... David Pujadas gesticule sur son siège :

- On m'annonce une grande surprise pour ce soir ! On dit que Jean-Marie Le Pen pourrait déboucher le champagne !

Je crois à une plaisanterie. Ce n'est pas possible ! Qu'insinue-t-il exactement ? Oui, qu'est-ce qu'il insinue ?! Ne gigote pas ainsi mon Victor... Tu sais, 2002, c'était il y a déjà trois ans ! Je triture nerveusement la télécommande. J'attends. 19h58.

- Plus que deux minutes avant de connaître les visages de deux candidats encore en lice pour ces élections présidentielles !

Mon père me rejoint pile à 19h59, talonné par ma petite soeur.

- Il est 20 précises : voici les résultats du premier tour !

Et là...

Là quoi ?! Là quoi ?! Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est l'extrême-droite, c'est ça ? Hein, c'est l'extrême droite ?!

 

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publié dans : Françaises, Français... par Mirabelle
Samedi 29 avril 2006

Mon cher Victor,

Tu sais, quand j'étais petite... Je voulais être écrivain. Ah oui ?! C'est adorable, ça, Mirabelle !

Quand j'étais petite, je me souviens que tous les soirs, je rejoignais ma maman dans le grand lit de mes parents. Tous les soirs, ma mère lisait. Des livres de poche, bien souvent, écrits tout petit. Je la regardais lire. J'observais ses yeux parcourant la page, ses froncements de sourcils, parfois, ses sourires, quelques fois, ou carrément ses éclats de rire. J'étais fascinée. Etonnée aussi. Par ses pupilles, ses clignement de paupières... Ce regard qui bouge, qui va à la ligne, au rythme des phrases. Je ne m'en lassais pas...

Comment pouvait-on passer tant de temps fixée sur une page, sur tous ces petits caractères insensés ? Ces signes éveillaient ma curiosité. Je n'avais qu'une envie : pouvoir, un jour, à mon tour, passer des heures dans un lit, à lire un livre. Petit à petit, j'ai moi aussi, tenu des livres entre mes mains. Des bandes dessinées, les Brétecher de ma mère par exemple, que j'adorais, mais auxquelles, il faut bien le dire, je ne comprenais strictement rien ! Ce qui n'enlevait rien à la magie de la chose... Je comprends mieux désormais, tous ces textes didactiques qu'on m'a fait lire à l'IUFM sur l'importance du mimétisme dans le goût de la lecture, sur le rôle déterminant des parents dans la familiarisation avec l'écrit. Si j'aime lire aujourd'hui, si j'aime écrire, cela vient sans doute de là...

Paradoxalement, je n'ai pas de souvenirs précis de mes premiers pas en lecture. Juste des anecdotes, mille fois racontées par mes parents, du genre : "Quand j'ai vu ta maîtresse de CE1, elle m'a fait beaucoup de compliments sur tes rédactions ! Elle m'a raconté que tu conjuguais le passé simple avant même que vous ne l'ayiez vu en classe ! Elle n'avait jamais vu ça de sa carrière ! Cela prouve comme la lecture t'avait aidée !"... On peut douter de l'objectivité de telles déclarations... Fierté parentale oblige ! Cependant... Cependant, je me rappelle très exactement mes débuts en écriture. Je devais être en CE1. La maîtresse lisait mes rédactions à haute voix. Je devenais rouge comme une pivoine, on chuchotait mon nom. J'osais à peine écouter mon propre texte... Et je me disais, pourtant, toute étonnée : "Comment ? C'est moi, moi qui ai écrit ça ?!". Drôle de sensation que d'entendre son oeuvre lue par quelqu'un d'autre. Le texte prend vie. Il ne vous appartient plus. A qui le dis-tu ?! J'en sais quelque chose !

Je garde une certaine tendresse pour mes années à l'école primaire. J'étais bonne élève, c'est vrai, et j'imagine que ceci explique cela. Mais ce que j'aimais par-dessus tout, vraiment, c'était la rédaction. Une fois, la maîtresse avait lu un de mes textes à haute voix, tout en spécifiant qu'"il ne respectait pas la consigne" mais qu'elle "le lisait quand même parce qu'il était très beau". Eh bien... Quel honneur ! Oui. J'ai également le souvenir de mon instituteur de CM1 qui n'avait pas du tout compris mes intentions : face à un début d'histoire dont les personnages principaux étaient des enfants, j'avais tenté, dans un dialogue, de restituer le langage enfantin. J'avais donc omis, délibéremment, les négations. Et quand le maître me rendit mon cahier de rédaction, je constatai avec stupéfaction qu'il avait rajouté les négations ! J'en fus presque offensée ! J'allai donc le voir, avant la récréation, pour lui expliquer mon choix :

- C'était fait exprès, c'était pour parler comme les enfants ! Les enfants, quand ils parlent, ils ne mettent pas les négations !

Je vois encore son air interloqué. On le comprend ! Un petit bout de CM1 qui vient expliquer pourquoi il n'a pas mis de négation dans un dialogue, on ne voit pas cela tous les jours, j'imagine ! Je te redirai ça quand je serai maîtresse, Victor... Mais je parle, je parle ! Et tu dois te lasser ! Jamais ! Et surtout pas quand on parle de livres et d'écriture ! Cependant, j'avoue que je suis un peu fatigué : pas par notre conversation, rassure-toi, mais enfin, en ce moment, je ne me sens pas au mieux de ma forme, la vieillesse qui me travaille, sans doute... Très bien. Nous continuerons cette discussion la prochaine fois, alors ? Si tu es d'accord, bien entendu ! Evidemment ! Ce sera même avec plaisir !

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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Samedi 29 avril 2006

Mon cher Victor,

Commences-tu à te lasser de mes petites histoires égocentriques, de mes souvenirs d'enfance ? Car j'avais prévu de poursuivre aujourd'hui dans cette voie, mais si je sens que t'ennuies, nous pouvons tout à fait causer d'autre chose... Que vas-tu encore imaginer ? J'aime te voir retracer ton parcours d'apprenti-écrivain ! Tu vas me faire le plaisir de continuer ! Parfait !

Tu sais, Victor, mon papa avait une machine à écrire, une machine à écrire comme sur la photo jointe à cet article. Une machine à écrire ancienne, poussiéreuse, pleine de charme. Quand j'ai commencé à m'y intéresser, il ne s'en servait déjà presque plus. Alors j'ai pris le relais ! J'adorais frapper les touches, ce son sec et métallique. Je me donnais un air important. Et j'essayais de taper le plus vite possible, en tirant un peu la langue, en restant bien droite sur ma chaise. J'écrivais des poèmes. C'est drôle, je les ai toujours écrits à la machine à écrire, dans un souci de présentation claire, nette et précise ! Jamais sur du papier... Peut être parce que ma représentation de la poésie était trop "chic" pour être abaissée à une écriture d'enfant sur un cahier à grand carreaux...

Et puis un jour, cette machine à écrire a rendu l'âme. Le drame. J'avais onze ans. Et le jour de Noël... Mes parents m'ont offert une machine à écrire flambant neuve, jolie à souhait, avec ce que je considérais comme le comble de la modernité : un petit écran où je pouvais écrire mes textes, les enregistrer, et choisir de les imprimer plus tard ! Une révolution ! Cette machine à écrire, je ne l'ai plus lâchée. Les touches étaient douces, silencieuses. Il me semblait caresser du velours. Et quel bonheur de pouvoir écrire à n'importe quelle heure, de sauvegarder ses textes en se disant : "je les sortirai sur une feuille demain matin" ! J'ai passé des nuits entières à écrire là-dessus. J'ai toujours aimé écrire quand tout le monde dort. Comme si la vie se suspendait pour qu'on l'observe mieux.

Je l'ai toujours, cette machine à écrire. Elle trône sur mon bureau. Elle est en parfait état de fonctionnement. J'avoue que je m'en sers un peu moins aujourd'hui, ayant découvert les multiples possibilités de l'informatique et du traitement de texte. Cependant, j'y tiens toujours comme à la prunelle de mes yeux. Et quand je quitterai le cocon familial pour m'installer seule, elle m'accompagnera...

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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Samedi 29 avril 2006

Mon cher Victor,

Il y a des jours, vraiment, où je me dis que plus rien ne tourne rond sur cette planète. Mais alors, vraiment ! Que se passe-t-il encore ? Tu m'as l'air scandalisée ! Je ne le suis pas qu'un peu, mon neveu ! Je ne suis pas ton neveu... Oh, Victor, s'il te plaît, ne commence pas ! Bon, d'accord, d'accord, ce n'était rien qu'une petite plaisanterie ! Si tu me disais ce qui ne va pas ?

Pas plus tard que tout à l'heure, je feuilletais le magazine "Elle", un de mes petits plaisirs de femme, alliant futilité et intelligence. Et sur quoi je tombe ?! Oui, sur quoi ? Sur le petit entrefilet joint à cet article, qui m'a, pardonne-moi l'expression, laissée sur le cul !! Humm... Les termes sont un peu osés, effectivement ! Le mot "atterrée" était plus judicieux me semble-t-il, mais enfin, c'est toi qui mènes ces conversations...

Ecoute un peu ça, mon Victor, et accroche-toi à ton siège : pour la bagatelle de 6 Euros (tout de même !) vous pouvez désormais offrir de l'"eau parfumée au poulet" à votre toutou chéri ! Cela ne s'invente pas ! Sidérée, j'ai filé faire une petite recherche sur le net, et j'ai découvert avec une pointe d'irritation que ce concept débile ne datait pas d'hier ! Un train de retard donc, pour Mirabelle...

Quel est l'odieux personnage à l'origine de cette idée farfelue ? Je me le demande, et surtout, je ne lui fais pas mes compliments à celui-là ! Non, mais c'est un comble ! Quand on sait que des millions de personnes se battent pour trouver un peu d'eau potable sur cette planète, c'est inoui ! C'est leur faire insulte, purement et simplement, les mépriser !

N'interprète pas mal mes paroles, Victor. Comprends-moi bien : je n'ai strictement rien contre nos amis à quatre pattes. J'imagine bien qu'ils seront heureux, ces sacs à puces, de laper de l'eau parfumée à la viande. Quoi que j'imagine que le prix d'une bouteille minuscule rebutera plus d'un acheteur, mais enfin... Il y aura bien quelques timbrés pleins aux as pour commettre cette folie, au nom de leur amour pour Médor !

Nom d'un chien de nom d'un chien ! Je suppose que c'était intentionnel, ce petit jeu de mots ? Tout à fait. Décidemment, ma pauvre Mirabelle, il faut que tu te reprennes : le "Médias Tiques" d'avant-hier, passe encore, mais là, cela devient ridicule ! Peu importe ! On n'aura qu'à dire que c'était pour dénoncer l'absurdité de cette eau pour cabots !

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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Samedi 29 avril 2006

Mon cher Victor,

Le destin m'a fait signe ! Ca y est ! C'est arrivé ! Et sous la forme d'un beau jeune homme hollandais... Ce n'est pas possible ?! Tu as enfin remarqué qu'il y avait d'autres garçons sur Terre que ton J. ? Ne plaisante pas avec ça, Victor. Je ne suis pas en train de te dire que c'est le coup de foudre, mais comment dire... Ce spécimen attise ma curiosité !

C'était en cours de philosophie de l'Education. Un grand brun comme je les aime, avec une jeune fille, que notre formateur nous a présentés comme des "étudiants se destinant à l'enseignement du français". J'ai d'abord cru qu'ils étaient américains, déjà enchantée à l'idée de pouvoir lier conversation dans ma langue favorite. Pourquoi américains ? Il était beau comme un américain. Avec un tee-shirt "77" typique ; et elle était noire, un peu... Costaud, avec une canette de Coca Cola à la main. Mais non... Ils sont hollandais !

Coup de bol : j'étais assise pile en face de lui. J'ai donc pu l'admirer à loisir pendant les trois heures de cours, en vérifiant tout de même de temps en temps que personne dans la classe n'avait perçu mon regard émerveillé devant cette splendide créature. De toute façon, je n'étais manifestement pas la seule à lui porter de l'intérêt, puisque j'avais entendu des mumures féminins dès qu'il avait passé la porte : "ohhh... Regarde celui-là, il est trop beau !", "Hummm... J'en ferai bien mon quatre heures !". Ce genre de chuchotements, vois-tu, mon Victor, ne laisse bien évidemment aucun doute sur le succès de mon Apollon. Et, par voie de conséquence, sur son physique ô combien appétissant !

Et J., alors, dans tout ça ? Je pensais que tu voulais que je l'oublie ? Oui. Enfin, disons que je ne pense pas que vous puissiez encore vous rendre heureux, mais je me demande ce qui se passe dans ta petite caboche. Ma caboche va très bien aujourd'hui, Victor, merci. J'ai décidé de prendre la vie comme elle vient, d'être "légère et inscouciante". Il se trouve qu'Arno (car c'est le prénom de mon bel hollandais) a été envoyé par le ciel pour me remonter le moral, et je compte bien en profiter ! Tu veux dire qu'il va se passer quelque chose avec ce garçon ?!? Mais tu ne le connais ni d'Eve ni d'Adam !! Comme tu t'emballes... Je n'ai jamais dit pareille chose. Eh bien alors ? Ne me fais pas languir plus longtemps, enfin, tu vois bien que je piaffe d'impatience !

Il me plaît, c'est un fait. Et sans doute le destin m'a-t-il transformée, le temps de la matinée, en une jeune fille entreprenante et déterminée... Car, (mon dieu, je n'y crois toujours pas, c'est moi qui ai fait ça !) j'ai été lui parler, nous avons même mangé ensemble, avec toute la petite bande de notre classe. Il était en face de moi (encore !), mais cette fois nettement plus près, ce qui n'était pas désagréable pour mes mirettes. Nous avons parlé politique, système éducatif, en comparant la société française à la société hollandaise. Et tout ça, s'il vous plaît, dans un français de qualité ! Et en plus, avec une modestie à couper le souffle, puisqu'Arno s'était d'abord excusé de ses (rares) bafouillis en expliquant qu'il "n'avait pas parlé français depuis deux ans". Epatant donc !

Seul point noir de la journée : le ton taquin de mes camarades de classe. Arno venait à peine de quitter la cantine qu'Aurélie riait déjà. Quant à Sophie, elle me donnait des coups de coude et s'esclaffait. Morceaux choisis parmi petites boutades :

- Il te plaît ou quoi ? Tu étais une vraie piplette ! Et en plus, tu étais toute rouge !

- C'est vrai ! Ca m'a beaucoup étonnée ! Je ne t'ai jamais vue aussi excitée à table ! On peut dire que tu étais motivée pour entretenir la conversation !

Que voulais-tu que je réponde à ça, Victor, franchement ? Il n'y a pas grand chose à répondre, j'imagine... Surtout si effectivement il te plaît ! Oui, il me plaît, je te l'ai déjà dit. Mais ma réflexion se situe à un autre niveau... Et lequel ?

Au niveau du rêve. Il est hollandais. Magnifiquement exotique. Visiblement gentil comme un coeur. Il reste en France pour trois mois. Quant à moi... Moi, Mirabelle, je suis seule, déçue, désemparée. J'écoute ma copine Sophie qui affirme que "ce dont j'ai besoin, c'est de sortir, de m'amuser, de rencontrer d'autres garçons, voire de me consoler avec". Et peu à peu, l'idée fait son chemin. Je ne parle pas d'une grande histoire d'amour. Parce qu'une grande histoire d'amour, je viens d'en vivre une, et je ne suis pas encore prête à en entamer une autre. Je veux juste... Vivre. Et oublier. Et reprendre espoir.

Et tu crois que tu lui plais ? Non. Je ne me suis d'ailleurs pas posé la question. C'est tout à fait improbable. Si encore j'étais jolie, j'envisagerais la situation différemment, mais là... Il ne manquait plus que ça ! En plus de la dévalorisation psychologique, la dévalorisation physique ! Tu sais qu'il faut te supporter, toi ?!? Je ne m'aime pas, je ne m'aime pas... Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?

Bref. Là n'est pas le sujet. Ce que je veux, c'est rêver. J'ai besoin d'un peu de légèreté. J'en manque cruellement en ce moment. Je veux juste imaginer que c'est possible avec ce garçon, même si, au fond, je sais pertinemment que cela ne l'est pas (surtout que j'ignore s'il a déjà quelqu'un dans sa vie, mais vu son physique de mannequin, cela m'étonnerait grandement qu'il soit célibataire). J'aime imaginer une jolie histoire de trois mois, où je lui ferais découvrir ma Normandie, où on rirait de nos différences. J'ai envie de me faire des souvenirs...

Et puis, j'ai surtout envie d'écouter le destin, qui doit se dire qu'il est grand temps que j'arrête mes gérémiades de madonne et qui m'envoie ce garçon, comme ça, pour voir, juste pour que je rêve, que j'espère... Et que je me dise que la vie est belle et pleine de surprises !

 

 

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publié dans : L'Amour toujours par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


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Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 1 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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