XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Samedi 7 avril 2007

Mon cher Victor,



Il y a fort longtemps, je t'avais promis un article sur Harrods, ce magasin de luxe situé à Londres. Nous voilà repartis chez les British ?! Temporairement, rassure-toi. C'est juste que je suis un peu mélancolique de l'Angleterre, ce matin, et je me suis dit qu'il était temps d'écrire un article sur ce magasin. Tes souvenirs se sont sans doute un peu émoussés... C'était il y a si longtemps ! C'est vrai. Pourtant, je crois que je saurai en parler, car certaines choses, comme tu le sais, mon Victor, restent gravés.

Quand nous sommes arrivées devant la vitrine, au sortir du métro, Sophie et moi, nous n'avons eu sous les yeux, tout d'abord, qu'une horde manifestants anti-fourrure, appelant les consommateurs à boycotter les produits de Harrods. C'était très impressionnant, cette manifestation, et assez drôle, dans le fond, car quelques clientes arborant des manteaux de fourrure se sont faites huer par la foule et se se sont contentées de lancer un regard méprisant à la populace. Bref. Rappelons le contexte : c'est la période de Noël. Les vitrines sont superbes, avec guirlandes lumineuses, lustres, automates et raffinées à un point que tu n'imagines pas. Je pressens, rien qu'en regardant les prix dans les vitrines, que la moindre babiole va coûter les yeux de la tête.

Nous entrons. Et là, je ne sais plus où regarder. Tout est doré. Les sols sont brillants. Tout est brillant. Les clientes, toutes très bien habillées, ne sont pas, visiblement, issues du prolétariat, et je me fais l'effet d'un éléphant dans un magasin de porcelaine, avec mon sac de lycéenne bourré jusqu'à en faire péter la fermeture éclair, ma parka un peu sale, mon jean biiien élimé et mes Converses pas tout à fait propres. De plus, j'ai les cheveux gras, pas de maquillage et les traits tirés. Bref. Je suis interloquée par toutes ces dorures, sans pour autant les aimer. Car ma première impression est celle du "Too much". Une impression qui ne me quittera pas mais qui m'amusera de plus en plus, en découvrant chacun des étages du magasin.

Nous parcourons plusieurs rayons tandis qu'une vendeuse nous dévisage. Elle me rappelle quelqu'un, cette vendeuse. J'en fais part à Sophie, qui écarquille les yeux, quand soudain, la révélation : mais oui ! Cette vendeuse me rappelle celle de "Pretty Woman", qui refuse de servir Julia Roberts sur Rodeo Drive ! Eh ben voilà ! Sophie rigole. "Pretty Woman" est une de ses films préférés. Nous décidons que nous irons au rayon chaussures pour faire nos Julia Roberts. Pfff... Quelle gaminerie... Je sais. Mais que veux-tu, ça me fait rire !

Inutile de te dire, Victor, que le magasin est bondé. Les décors entourant les escalators, qui nous emmènent au dernier étage (nous avons décidé de commencer par le dernier et de redescendre les étages un à un, au fur et à mesure), sont pour le moins somptueusement "too much". Du doré, du doré, encore du doré... En musique de fond, un opéra. Fort joli, d'ailleurs, et qui sonne vrai. Soit le CD est d'excellente qualité (mais il ne faut pas exagérer !) soit une femme chante réellement de l'opéra quelque part. Sophie écarte cette hypothèse d'un : "Pfff... N'importe quoi... C'est un CD, Mirabelle !". Mais non, ce n'est pas un CD, j'en suis presque sure. La voix est chaude, je remarque les respirations de la chanteuse, c'est de l'opéra live, ça ! Le dernier étage est celui des joujous de Noël. Sophie, à la recherche d'une babiole pour son petit neveu, en ressort aussi vite qu'elle est entrée, rouge comme une tomate et pantelante : "C'est fou le monde qu'il y a ici... On change d'étage ?". Je n'attendais bien évidemment que cette proposition, moi qui ai passé ces dix minutes d'immersion à insulter intérieurement tous les clients (oui, je sais, Victor, ce n'est pas bien), à slalomer entre les jouets et les gamins, et à essayer de respirer correctement. A ce point là ? Mais Victor, nous sommes très exactement à deux semaines de Noël ! C'est de la fo-lie ! On dirait bien, oui...

Re-escalators. Et re-opéra ! Je regarde partout. Au fur et à mesure que nous montons, la voix se rapproche. Elle est là, tout près. Tout à coup, je pousse un cri strident : "Sophiiiie ! Regarde ! Qu'est-ce que je te disais !". Sur l'un des balcons... L'un des balcons ?! Ah oui. Encore une kitscherie que je n'ai pas expliquée. A chaque étage, des balcons, que l'on peut admirer des escalators. Sur ces balcons, des automates, des objets de grande valeur ou... Une chanteuse d'opéra ! Dans une robe de velours noire absolument divine, droite comme un i sur son balcon, une chanteuse d'opéra. "Ah ben oui, t'avais raison..." me fait Sophie. Quelques grammes de finesse dans un monde de brut. La musique suspend le cours du temps mais l'escalator arrive à son terme et nous replongeons dans la jungle d'Harrods.

Et là, sur le palier... "Ah oui, j'en avais entendu parler." me dit Sophie. Un mémorial. Là, sous nous nos yeux, deux figures dorées entrelacés. Tout autour, très nombreuses, des bougies. Des bouquets de fleurs aussi. Des petits mots, témoignages d'affection : "We will never forget you", "I love you forever" etc... Les photographies de la princesse Diana et de Dodi Al Fayed. Qui sont ces gens là ? La princesse de Galles, Diana, avait épousé le prince Charles, fils de la reine d'Angleterre, Elizabeth II. Après avoir divorcé de Charles, elle entretenait une liaison avec Dodi Al Fayed, fils d'un grand milliardaire et propriétaire d'"Harrods", Mohamed Al Fayed. Dodi et Diana sont morts dans un accident de voiture, à Paris, en essayant de semer des paparazzi. Ah... Sombre histoire... Bref. Si je te raconte ça, Victor, c'est parce que ce dame s'est produit en 1997, soit quasiment dix ans avant mon escapade chez Harrods. Et face à ces témoignages, ces fleurs, je peux te dire que la douleur m'a semblée encore toute fraîche pour les Anglais. A côté de moi, des gens se recueillaient. Se mettaient à genoux pour prier. D'autres sanglotaient carrément. Et cela au coeur d'un grand magasin où les gens dépensent, dépensent, dépensent... C'est assez... Etrange. Presque... Indécent.

Bref. Nous atterrissons ensuite au rayon chaussures. Je me suis mise en tête d'essayer une paire de bottes léopard. Le genre que je déteste mais qui me fait beaucoup rire. Sophie essaie des talons aiguilles et tente de marcher avec. Je lui fais une démonstration, sous les yeux éberlués de quelques clients. Fou rire évidemment. Privilège de l'étranger... J'imagine. Je ne me serais jamais comportée d'une telle façon dans mon pays natal. Pour donner un rythme à ma démarche podiumesque, Sophie entonne l'air de "Pretty Woman". Puis c'est son tour. Nous finissons écroulées sur les bancs à rire comme deux gamines. Et les vigiles ne vous ont pas mises à la porte ? Bizarrement, à part quelques clients, le rayon était désert. Dieu soit loué pour vous !

Nous trouvons ensuite le moyen de nous perdre dans le magasin. Tu avais gardé ces chaussures léopard ?! Mais non enfin, j'avais remis mes Converses ! Bref. Nous tournons en rond dans le rayon mobilier, découvrons le rayon CD/DVD, sans pour autant parvenir à retrouver ces maudits escalators. Il nous faut environ vingt minutes pour explorer tout l'étage et retrouver les escalators. J'ai acheté, entre temps, une boule à thé tout à fait charmante en forme de théière, que je compte bien offrir à ma maman à mon retour. Puis nous sommes enfin DEHORS. Nous n'avons pas pu faire tous les étages de fond en comble. Nous avons d'autres choses à voir à Londres et nous savions que notre visite d'Harrods serait un vrai marathon.

A moi de résumer ce que nous venons de vivre, au milieu des manifestants anti-fourrure : "Bon ben, je n'ai pas aimé, mais il fallait le voir. Au moins, on aura pu se mettre dans la peau de Viviane quand elle regarde les vitrines de Rodéo Drive.". Direction le métro. En crânant avec mon sac "Harrods".
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publié dans : Chez les British par Mirabelle
Dimanche 8 avril 2007
Mon cher Victor,



Profitant de ma semaine de vacances chez mon Mystérieux Inconnu à Rouen... Tu n'es plus en vacances ?Eh bien alors ? Si. Si mais comme le cadre est différent... D'accord, d'accord... Allez, allez ! Avançons, avançons ! Je disais donc que, profitant de ma semaine de vacances à Rouen, j'ai cédé au plaisir des salles obscures en me rendant à l'UGC. L'UGC ? Un nom aussi déstabilisant que sa configuration spatiale. C'est un complexe de salles ultramoderne, à l'opposé des petites salles de cinéma que j'affectionne. Un incontournable.  Un incontournable où je n'ai pas mes repères, à un tel point que je me suis perdue dans le cinéma ! Mon dieu... Mais... C'est très grand ? Oui, très très grand. Celui de Rouen a 16 salles, je crois. J'ai mis un temps fou à trouver la mienne. J'avais l'air fine, tu peux me croire ! Je te crois volontiers... Hihihi... Et j'aurais bien aimé voir ça ! Rigole, rigole ! Tu aurais été encore plus perdu que moi ! Bref...

Après vingt minutes de publicités (et très peu de bandes-annonce), c'est le film est lancé. De quel film s'agit-il, au fait ? Tu as omis de le préciser ! Il s'agit du film "Le prix à payer", d'Alexandra Leclère, avec Nathalie Baye, Christian Clavier, Géraldine Pailhas et Gérard Lanvin. Je ne vois pas pourquoi tu me cites les acteurs... Tu sais parfaitement que j'ignore qui sont ces gens ! Eh bien j'ai des lecteurs, Victor ! Ah oui. Parfois, j'oublie que tu n'en as pas que pour mes beaux yeux... Bon... Et il était bien ce film ? Eh bien, j'en suis ressortie assez gênée. Ce n'est pas un bon film ? Si. Sans hésiter. Mais c'est un film qui fait réfléchir. Développe !

Sous des dehors assez "légers" (on rit plusieurs fois et on sourit tout le long du film), basé sur un humour assez méchant, plutôt vachard (mais jamais vulgaire, je te rassure !), c'est un film qui questionne chacun d'entre nous, dans ses relations de couple. Et qu'est-ce que ça raconte ? Christian Clavier, marié à Nathalie Baye, est un chef d'entreprise plein aux as. Sa femme profite largement de ses revenus, puisqu'elle passe ses journées à faire du shopping dans les plus grands magasins de luxe. Elle ne travaille pas ? Non. Pourquoi faire ? Son mari subvient largement à ses besoins, ainsi qu'à ceux de leur fille ! Bon. Ca me rappelle des souvenirs, tout ça... Christian Clavier a un chauffeur incarné par Gérard Lanvin, qui lui-même vit avec Géraldine Pailhas, qui vit à ses crochets. Christian Clavier confie ses soucis à Gérard Lanvin : il est dans une misère sexuelle profonde, il n'a plus aucun rapport avec sa femme. Oui, bon, épargne-moi les détails, tu veux...

Gérard Lanvin lui conseille alors de confisquer la carte Gold de sa femme. "Pas de cul, pas de fric.". Voilà l'odieuse réplique que lance Christian Clavier à Nathalie Baye quand celle-ci, hystérique à l'idée de ne pas pouvoir faire son shopping habituel, déboule dans son bureau pour quémander un peu d'argent. Ah oui, c'est la photo que tu as mise en ligne ? C'est ça. Et l'autre acteur, là... Zut... Comment s'appelle-t-il déjà ? Euh... Le chauffeur... Il ne lui sert que de confident ? Non. Car lui connaît le même problème avec sa compagne. Ils se soutiennent donc mutuellement et finissent par tisser des liens d'amitié entre chauffeur et patron.

Voilà donc le point de départ de cette comédie, mordante et vacharde à un point que tu n'imagines pas. Les personnages frôlent la monstruosité tour à tour, tout en gardant cette note humaine qui rend les situations très crédibles. On est ému par une Nathalie Baye qui fond en larmes après avoir hurlé : "Mais comment veux-tu que je t'aime ?! Je ne te supporte plus ! Tu rotes, tu pètes, tu pues !". On compatit avec un Christian Clavier malheureux et maladroit, mais qui l'a bien cherché. Et on réfléchit. On réfléchit à son propre couple. Aux conflits d'argent. A ce que signifie l'amour, au rapport qu'il entretient avec l'argent. On y pense quand Gérard Lanvin sussure à Géraldine Pailhas : "Je t'aime. J'ai besoin de toi.". Et elle qui lui répond : "Moi aussi j'ai besoin de toi.". Pas de "je t'aime" en retour. Et on se dit que l'un et l'autre n'ont pas la même idée du "besoin". Que l'argent peut rendre dépendant. Complètement dépendant. Quitte à faire semblant.

C'est un film dont on ressort un peu gêné. Parce qu'Alexandra Leclère nous jette à la face la complexité des rapports entre un homme et une femme, des rapports rendus plus compliqués encore par l'intervention de l'argent. Elle nous jette à la face des situations qui nous semblent monstrueuses tout en nous dévoilant leur réalisme. Et clot son propos par cette conclusion : on peut pardonner beaucoup de choses, mais au nom de quoi ? Par quels sacrifices ? Quels renoncements ? Parrallèle à faire avec le titre du film...
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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Lundi 9 avril 2007
Mon cher Victor,

Maintenant que c'est les vacances (et surtout, maintenant que j'ai la distance nécessaire pour en parler plus clairement...), un point sur ce SR2 me semble inévitable. C'est vrai que tu n'as beaucoup évoqué le sujet jusqu'ici ! Effectivement. Besoin de me détendre. D'exister à travers autre chose qu'à travers l'Ecole. Car il faut bien dire que pendant ces trois semaines, je n'ai vécu QUE pour ça. J'ai été parfaitement invivable. Coupée du monde. Obsédée par ce stage.

Alors après une semaine de vacances chez mon Mystérieux Inconnu (où je n'ai RIEN fait, mais alors rien du tout, ce qui promet une deuxième semaine tout à fait studieuse et intensive...), je m'atèle à la tâche de l'analyse post-stagieuse. Post-stagieuse ? Tu m'as compris ? Oui, mais... Bon. C'est l'essentiel ! Tel un Jacques Chirac dressant le bilan de ses années de présidence, je me tiens devant toi, Victor, à te regarder dans le blanc des yeux, prête à te dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je n'en demandais pas tant...

Alors... Si je devais définir ce que j'ai vécu, le premier adjectif qui me vient à l'esprit est le suivant : crevant. Ce stage fut bel et bien épuisant. Si je fais le compte, j'ai dormi, en moyenne, six heures par nuit, ce qui n'est pas suffisant, surtout pour moi qui suis une grosse dormeuse. Deuxième mot qui me vient à l'esprit : réalité. Réalité ? Au bout de trois semaines, j'ai une petite idée de ce que va être mon métier dans les années à venir. Une grande direction, des objectifs, et de l'improvisation qui gravite autour. Tu ne prépares rien ?!Et cette réalité ne te fait pas peur ? Bien sûr que si. Mais on ne peut pas préparer tout. On prépare l'essentiel : lecture, mathématiques... Sinon, on y laisse sa vie. En toute franchise. Tout en sachant, bien évidemment, que j'avais un double-niveau. Donc plus de boulot ! Bien sûr que si. Je redoute énormément la rentrée de septembre. Je sais mieux qu'auparavant que je vais en baver des ronds de chapeaux... Mais il faut bien passer par là !

Et si tu avais à définir ce que tu dois améliorer ?
M'affirmer. M'affirmer en tant que maîtresse. Oser dire, bien fort, mon opinion. Particulièrement en ce qui concerne la relation d'équipe. Ta situation de stagiaire est un peu bâtarde... Tu as le concours, mais tu n'es pas encore totalement maîtresse... Oui. J'ai donc eu quelques difficultés à trouver ma place parmi les autres enseignants. Je crois d'ailleurs que je ne l'ai jamais trouvée. L'impression d'entrer dans une école par effraction.
Tu exagères peut être un petit peu, là, Mirabelle... Certes. Ce que je veux dire, c'est qu'on arrive dans une école où tout un système est déjà en place. On prend le train en marche. Ca demande une sacrée capacité d'adaptation. Une capacité que j'apprends à développer, peu à peu, mais j'ai encore des progrès à faire !

Et par rapport aux élèves ? Trouver le juste milieu entre autorité et autoritarisme. Aaaah ! Voilà une question philosophique ! J'ai souvent été partagée entre la sensation d'être trop sévère, de "ne rien leur passer" et celle de n'être pas assez ferme, de me laisser marcher sur les pieds. Lors de ma visite de validation... Tiens, à propos de cette visite de validation, il serait peut être temps que tu nous en parles ! J'attends toujours ! Plus tard, Victor, plus tard... Je disais donc que lors de ma visite de validation, on m'a dit que j'avais tendance à peut être un peu trop crier. Je n'ai pas envie d'être une maîtresse qui crie. Alors je vais devoir prendre de la distance par rapport à mon attitude. Ce n'est pas facile, de prendre de la distance, quand on est dans le feu de l'action ! Je ne te le fais pas dire...

Et c'est tout ? Bien sûr que non ! Il faut aussi que j'apprenne à mieux gérer le temps, à prévoir tout un tas d'activités pour ceux qui ont terminé, il faut que je sois moins hésitante, que je sache où je vais SYSTEMATIQUEMENT, que je m'impose auprès des parents (j'en ai des choses à dire là-dessus...). Il faut aussi que je différencie mieux, que j'apprenne à mieux cerner les difficultés des élèves, que mes activités soient plus adaptées, que je ne laisse personne derrière... Eh là ! Doucement... Il faut, il faut, il faut... Tu as toute ta carrière pour t'améliorer ! Ne mets pas la barre trop haut pour l'instant, prends ton temps ! Tu me demandes si c'est tout, je te réponds... Et puis tu sais, la première inspection n'est pas si loin ! Tu m'exaspères, Mirabelle...

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publié dans : Mirabelle, PE2, maîtresse stagiaire par Mirabelle
Mardi 10 avril 2007
Mon cher Victor,

Comme j'adore apporter ma pierre personnelle à la blogosphère, j'ai piqué le "bébé" d'Aventurine et... Aventurine a un bébé ?! Ne t'emballe pas, Victor, ne t'emballe pas ! Je veux parler du Questionnaire de Proust ! Ah. Proust, Proust, Proust... Je vais donc le remplir à mon tour ! Fais, fais, je bois mon café pendant ce temps là...

Ma vertu préférée : l'indulgence. Les gens qui sont capables d'une réelle indulgence m'épatent.

Le principal trait de mon caractère :
angoissée... Je crois.

La qualité que je préfère chez les hommes
: L'humour.

La qualité que je préfère chez les femmes : l'intelligence (du coeur et de l'esprit).

Mon principal défaut
: jamais contente. Ca j'en suis sûre.

Ma principale qualité
: exigeante (ce qui peut, parfois, entraîner mon principal défaut...)

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis
: leur fidélité, leur disponibilité.

Mon occupation préférée : écrire et pas loin derrière, chanter.

Mon rêve de bonheur
: arrêter de me compliquer la vie. Accepter ceux que j'aime et qui m'aiment. Etre moi.

Quel serait mon plus grand malheur : Perdre un proche. Ne pas pouvoir avoir d'enfant.

A part moi-même, qui voudrais-je être : Pfff... Moi. Version heureuse.

Où aimerais-je vivre : en France, d'abord. Et temporairement, en Italie, et en Angleterre. Une résidence secondaire dans ces deux derniers pays serait la moindre des choses.

La couleur que je préfère : Le bleu. Ca m'attire. Toujours. Rien à faire.

La fleur que j'aime : la tulipe.

L'oiseau que je préfère
: la mésange bleue et le rouge-gorge, ex-aequo.

Mes auteurs favoris, en prose : Victor Hugo, Jane Austen, Henri Troyat, Emile Zola, Charlotte Bronte... Il y en a tant !

Mes poètes préférés : Shakespeare, Baudelaire, Prévert, Carême...

Mes héros dans la fiction
: pfff... Quelle question... J'ai des héroïnes mais pas de héros, allez savoir pourquoi ! ;-)

Mes héroïnes favorites dans la fiction
: Jane Eyre dans Jane Eyre (bah oui), Jo dans Les quatre filles du Docteur March, Camille, dans Ensemble c'est tout.

Mes compositeurs préférés : Listz, Mozart, Chopin.

Mes peintres préférés : Hopper, Matisse, Monet.

Mes héros dans la vie réelle
: Les bons instits'.

Mes héroïnes dans la vie réelle : Ma mère (je plaisante à peine...)

Mes héros dans l'Histoire : Les gens qui ont résisté, dans l'ombre ou dans la lumière.

Ma nourriture et boisson préférée : Boeuf bourguignon. Thé. Jus de tomate.

Ce que je déteste par dessus tout : les maths. Les oeufs. Le permis de conduire.

Le personnage historique que je n'aime pas
: De Gaulle, même si j'ai conscience qu'on lui doit beaucoup.

Les faits historiques que je méprise le plus : les attentats, les assassinats au nom de je ne sais quel principe, qui détruisent tout sur leur passage.

Le fait militaire que j'estime le plus
: Pfff... Le débarquement en Normandie ! :D

La réforme que j'estime le plus
: Ce sont plutôt des lois. La contraception. L'avortement.

Le don de la nature que je voudrais avoir
: la beauté. Je sais, ça fait extrêmement superficiel de dire ça, mais c'est la vérité...

Comment j'aimerais mourir
: Tranquillement. Dans mon sommeil. Sans m'en apercevoir. Pour ne pas avoir de regrets.

L'état présent dans mon esprit : Au lieu de bosser sur mon mémoire, je réponds à ce questionnaire. Il faudrait que je redéfinisse mes priorités !

La faute qui m'inspire le plus d'indulgence : Les erreurs en mathématiques...

Ma devise : Je n'en ai pas. J'essaie juste de faire de mon mieux et d'être quelqu'un de bien.


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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle
Mercredi 11 avril 2007
Mon cher Victor,


IMG-0141.jpg Lundi, mon Mystérieux Inconnu et moi-même nous sommes rendus chez des amis, pour une barbecue party, sous un soleil RES-PLEN-DIS-SANT. Les amis en question ne sont autres que les parents de cette petite puce, aujourd'hui âgée de six mois et qui, en ce mois d'avril, a grandi sous les traits de cette petite princesse, sur la photo que j'ai attachée à droite de ce paragraphe. Elle est choupinette, cette crevette... Très choupinette. J'aurais d'ailleurs pu insérer une vidéo (en imaginant que je sache le faire...) assez coquinette, où on se demande du bébé ou de l'adulte qui babille le plus. Et évidemment, l'adulte c'est toi ? Ce n'est pas si simple ! Sur la vidéo, on m'entend moi mais on entend aussi la maman ! Ah. Bon. De toute façon, le problème ne se pose pas, je ne sais pas insérer de vidéo. Elle est belle Clara, hein, Victor ? Oui, mais je te l'ai déjà dit. Bref. Je dois dire que lundi, j'étais ravie de retrouver le bébé. Elle était dans son petit siège, sur la table, on aurait dit une petite reine. Et je suppose que tu l'as bisoutée et complimentée... Bien sûr. Je n'allais pas bouder mon plaisir. Parfois, ça frôlait l'indécence tellement je m'extasiais. Humm... Ca ne m'étonne guère ! Et tout ça pour dire quoi, Mirabelle ?

A ce barbecue étaient aussi invités Gaetan et Ingrid, parents d'un petit Nolan, de trois semaines plus âgé que Clara. Un blondinet adorable, avec un sourire à tomber. Tu étais donc encerclée par les bébés ! On peut le dire, oui. Et je parie que ça ne te gênait pas le moins du monde ! Non, pas du tout. Bref. Ingrid et Aurélie, vers midi, se sont atelées à la looongue tâche de donner à manger aux petits. Les garçons, dehors avec les chiens (oui, c'était vraiment une journée Famille Chicorée, une journée comme je les aime...), préparaient le barbecue. Moi, en future maman (ne me regarde pas comme ça, je ne suis pas enceinte mais je serai forcément maman un jour, hein ?), j'observais avec attention ces deux mères à l'oeuvre. Nolan dans la chaise haute, Clara dans son siège, et les mamans qui goûtaient les boullies en fronçant les sourcils (est-ce assez chaud ?) et comparant les saveurs des petits pots de leurs chérubins ("Aujourd'hui, Nolan mange "veau et haricots" !", "Et Clara c'est "dinde et petits pois" !"). J'oberve les cuillères entrer dans les bouches, écoute les babillements gloutons des bébés, aide à essuyer les lèvres minuscules et les mentons potelés avec les bavoirs, caresse des petits bouts de jambe au passage. Tu buvais donc du petit lait ! Eh bien... J'étais partagée entre le ravissement et la frustration. Ah... Toujours cette envie de bébé ? Eh oui. Elle ne me quitte pas. Pire : elle grandit de plus en plus.

Après le repas, c'est sieste pour les angelots. Pendant ce temps, les adultes dégustent le barbecue et surveillent les chiens (au nombre de trois, je te laisse imaginer le ramdam...). Nous profitons. Et j'ai hâte que les petits se réveillent de la sieste. C'est de l'obsession à ce stade ! J'en ai bien peur. Après le repas, les hommes nous quittent pour aller "faire un foot" (nous frôlons, à ce propos, le remake d'un épisode d'"Hélène et les garçons", chaque homme allant faire un "petit bisou" à sa femme) et nous nous retrouvons entre femmes à manger du chocolat au soleil (il faut faire fissa, le chocolat fond !) en attendant le réveil des chérubins. A trois heures et quart, Ingrid va chercher Nolan qui braille dans son lit, et Aurélie récupère Clara qui gazouillait tranquillement dans le sien en attendant qu'on la prenne dans les bras. Je retrouve mon statut de pas-encore-maman avec toujours la frustration au ventre et regarde les déjà-mamans préparer les poussettes.

Il est convenu que nous rejoignions les hommes sur le terrain de football, avec chiens et enfants. Cette opération, au premier abord enfantine, se révèle finalement cauchemardesque puisque les chiens tirent dans tous les sens, les laisses s'enroulent dans les poussettes, je manque de m'écraser dans le gravier en retenant le Golden qui s'est détaché et Aurélie s'écartèle en tentant de ramener les deux autres. Résultat, alors que nous avons mis cinq minutes pour faire vingt mètres environ, c'est retour à la case départ : nous allons enfermer les chiens dans la maison pour repartir tranquillement avec les bambins.

Me voilà à marcher entre deux poussettes.
Les mamans causent de leurs progénitures, évidemment. Et moi, je suis entre les deux. Un peu mal à l'aise mais surtout très très très frustrée. Coincée entre les deux. Et très très très très très très très frustrée. Parce que je n'ai pas de poussette et encore moins de bébé dedans. Parce que je n'ai pas de petits petons qui battent et des gazouillis face aux oiseaux qui chantonnent. Ca viendra... Oui, je sais, ça viendra. Sauf que je voudrais que ça arrive vite, vite, vite, vite. Je ne pense plus qu'à ça, j'en rêve la nuit. Je me vois à la première échographie, je me vois dans les magasins de fringues pour bébé, je me vois à la piscine avec un gros ventre, je me vois annonçant la nouvelle à mon entourage, je vois mon Mystérieux Inconnu papa, je vois ma maman grand-mère, mon papa grand-père, ma petite soeur tata et par dessus tout, plus fort que tout... Moi maman. Mais pour l'instant, je ne suis que frustrée entre deux poussettes...
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publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 2 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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