XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Vendredi 6 juillet 2007
Mon cher Victor,

livres.jpg

Puisque Rosa Negra m'a demandé de m'y coller, voici un questionnaire blogosphérique portant sur mes goûts littéraires !

Les 4 livres de mon enfance :

- Les Aventures du Petit Nicolas, Sempé et Goscinny.
- Les aventures de Cathy. (un livre de ma toute toute petite enfance dont je ne me souviens plus ni de l'auteur ni de l'illustrateur, veuillez m'excuser... Je peux juste vous dire que c'est la vie d'une petite éléphante !)
- Chien Bleu, de Nadja.
- Matilda, de Roald Dahl.

Les 4 livres de mon adolescence :

- Le Rouge et le Noir, de Stendhal
- L'oeuvre, d'Emile Zola
- Jane Eyre, de Charlotte Bronte
- Le journal d'Ann Frank, d'Ann Frank.

Les 4 prochains livres sur ma liste :


- L'élégance du hérisson, de Muriel Barbery.
- Lady Chatterley's lover, D.H Lawrence.
- Tout sur la psychologie du chat, J. Dehasse
-
Lettre à un jeune professeur, Philippe Meirieu.

Les 4 écrivains que je relirai encore et encore :

- William Shakespeare.
- Henri Troyat.
- Gustave Flaubert.
- Sempé.

Les 4 auteurs que je ne prendrai ou n'emprunterai plus :


Je ne sais pas trop. J'ai rarement été déçue par un auteur. Je sais néanmoins que je n'en lirai jamais certains : Michel Houellebecq, par exemple, ou Frédéric Beigbeder.

Les 4 livres que j'emporterais sur une île déserte :


- Jane Eyre, de Charlotte Bronté.
- Ensemble c'est tout, d'Anna Gavalda.
- Le journal de Bridget Jones, Helen Fielding.
- Le secret, Philippe Grimbert.


Les derniers mots de mes 4 livres préférés :

- "Mon maître m'a averti. De jour en jour, son message se fait plus net : "J'arrive bientôt, sache-le." Et d'heure en heure, je réponds avec plus de ferveur : "Amen ; viens donc, Seigneur Jésus". Jane Eyre, C. Bronte.
- "Il finit de servir Mathilde, soupira... putain, faut vraiment que je fasse tout, ici, moi... reposa la louche dans le plat, dénoua son tablier, le posa sur le dossier de sa chaise, prit le bébé, le remit dans les bras de sa maman, souleva son amoureuse, la cala sur son épaule comme un sac de patates ou une demie-carcasse de boeuf, gémit... c'est qu'elle avait grossi, la petite... ouvrit la porte, traversa la place, entra dans l'hôtel d'en face, tendit la main à Vishayan, son pote concierge qu'il nourrissait entre deux fax, prit la clef, le remercia et monta les escaliers en souriant." Ensemble, c'est tout, A. Gavalda.
- "Let them not live to taste this land's increase / That would with treason wound this fair land's peace. / Now civil wounds are stopp'd ; peace lives again. / That she may long live here, God say Amen", Richard III, W.Shakespeare.
- "Ils se la contèrent prolixement, chacun complétant les souvenirs de l'autre ; et quand ils eurent fini : - C'est là ce que nous avons eu de meilleur ! dit Frédéric. - Oui, peut être bien ? C'est là ce que nous avons eu de meilleur, dit Deslauriers." L'Education Sentimentale, G. Flaubert.


Les 4 personnes à qui je propose de le faire :

La Résisteuse (je lui renvoie l'ascenseur car elle m'a taguée sur un autre questionnaire !), Pierogod, Cristophe, Ma2thieu (si jamais il vient par ici).  Toutes mes excuses si certains l'ont déjà fait !

Je suis profondément vexé, Mirabelle !!! A aucun moment tu ne fais référence à mes oeuvres somptueuses ! Aie... Je me doutais bien que j'allais appuyer là où ça fait mal...

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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle
Samedi 7 juillet 2007

Mon cher Victor,


 
 
 
 
Mardi après-midi, à 16 h 30, je me suis rendue à l'école où j'ai effectué mon SR3. Pour quoi faire ? J'avais oublié de rendre sa programmation à l'instit', et comme elle lui était (et lui sera) de toute façon plus utile qu'à moi, j'ai donc repris mon Bus Verts adoré et ai atterri à l'école pile poil à la sortie, ce qui m'a permis d'être de nouveau dévisagée par la maman que je ne voulais SURTOUT PAS croiser. Aie... Oh, cette fois-ci, je ne me suis pas arrêtée. Un simple "bonjour" et un grand sourire (qu'elle m'a d'ailleurs renvoyés dans les dents) et c'était réglé.
 
J'ai ensuite attendu devant la porte des CE1. Ce qui m'a donné l'occasion de voir sortir les autres classes et de papoter deux minutes avec mes ex-collègues. Je dois dire que j'étais ravie de les revoir. Ils m'ont chaleureusement remercié pour les sablés que j'avais laissés dans la salle de maîtres, ont pris des nouvelles de mon affectation ("Ah boooon ? Votre premier mouvement a été supprimé ?!") et ont dû interrompre la conversation pour calmer tous les gosses surexcités par la perspective des vacances. Ca a dû te rappeler des choses, je suppose... Bien sûr. Tous ces cartables qui valdinguent, ces cris, ces rires... Je suis passée par là aussi !
Ils ont trié les vêtements qui restaient sur les porte-manteaux. Les instit' ont rendu les billes confisquées dans l'année et redonné les travaux d'art visuels à remmener à la maison. Les CE2, rangés deux par deux dans le couloir, semblaient avoir des fourmis dans les jambes. Caroline, leur instit', postée devant les premiers rangés, met ses mains en porte-voix et hurle :
"Les CE2 ! BONNES VA-CANCES !"
C'est le signal. Le rang s'éparpille. Les cris fusent : "Ouaaaaiiiis !!! C'est les vaaaacances !". Déjà, tous courent dans les escaliers. Les cartables s'entrechoquent, cognent sur les marches. C'est un joyeux bazar. Il y a comme une atmosphère d'euphorie, et un peu de tristesse du côté enseignant. J'entends l'instit' de CM2 s'exclamer, tandis que ses élèves galopent dans le couloir : "Et surtout, faites une bonne Sixième !"
Enfin, la porte des CE1 s'ouvre. Les gamins sortent les uns après les autres. Certains sont carrément ravis de me voir et s'arrêtent me faire un bisou :
- Ooooh ! Y'a Mirabelle !
- Bonjour Mirabelle !
- Mirabelle, tu viens voir notre maîtresse ?
- C'est louche si elle vient voir la maîtresse...
- Bonnes vacances, Mirabelle !
Je dois dire que ça me fait plaisir, de les revoir, mes loustics. Quant à l'instit', elle me fait le V de la victoire. Eh bien... Oh, tu sais, Victor, entre trois semaines et toute une année scolaire, ce n'est pas la même lassitude... Les élèves s'en vont. Je discute deux secondes avec l'enseignante qui me remercie elle aussi pour les Sablés : "Je devais te rappeler mais je n'ai pas eu le temps... Tu sais ce que c'est...". Oui, je sais... Encore que je le saurai encore mieux l'année prochaine...
Je ne suis pas restée très longtemps à bavarder. Bus Verts à reprendre oblige.
J'ai ensuite fait un saut à l'IUFM pour rendre des bouquins de littérature de jeunesse à une formatrice. Et là, c'est une autre sorte de fin qui m'attendait...

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publié dans : Mirabelle, PE2, maîtresse stagiaire par Mirabelle
Dimanche 8 juillet 2007
Mon cher Victor,

tableaublanc.gif

Comme je te le racontais hier, après être passée à l'école de mon SR3, j'ai fait un saut à l'IUFM pour rendre des livres. Il n'y avait pas un chat à part les ouvriers qui retapent une partie du hall d'entrée. Des bâches sur le sol. Une odeur de peinture fraîche. Après avoir déposé le bouquin à rendre dans le casier de ma formatrice, j'ai fait un petit tour dans l'IUFM, comme l'année dernière.
Sauf que cette année a un goût particulier : je sais que ne reviendrai pas. Du moins pas comme avant, car j'aurai tout de même une formation en T1 (ce sera d'ailleurs, très probablement, dès le mois d'octobre, c'est bien organisé encore tout ça...) et j'aurai à revenir dans les locaux.
J'ai erré dans les couloirs. Personne. Je sais qu'ils seront bien remplis, le 7 Juillet, quand les PE1 auront les résultats du concours. Pour l'instant, ils sont déserts et sentent "la fin de l'année". L'année prochaine, d'autres PE2 arriveront. Eux aussi connaîtront les joies et les peines de cette année de formation, les angoisses, les doutes, l'ivresse. La frustration, aussi, de n'être pas mieux formés. Tout se renouvelle. Quelqu'un me remplacera ici. C'est presque un cycle.
Je suis passée devant le tableau des PE2. Il était vide. Complètement vide. Plus d'emploi du temps, plus de planning des salles, plus de notes d'information du secrétariat pédagogique. Complètement vide. Puis je suis passée devant le Panneau des Relations Internationales. J'ai vu la liste des gens qui partiront à l'étranger l'année prochaine, si, bien sûr, ils obtiennent le concours. Je me suis revue passer ici il y a un an, sachant que le pass vers mon rêve d'Angleterre dépendait complètement de ma réussite au CRPE. J'étais angoissée. Je rêvais du concours régulièrement. Mon nom n'était pas dans la liste. J'ai regardé les noms de ceux qui partiront à Northampton l'année prochaine. Il y avait quatre candidats, pour deux places. Je suis contente, car l'année dernière, j'étais la seule volontaire à partir.
Cela signifie que j'ai été convaincante lors de la réunion d'informations. Première fois que je parlais devant 150 personnes, debout sur l'estrade de l'amphi. C'était impressionnant. Ma passion de l'Angleterre l'avait emporté et j'avais essayé de faire passer mon amour pour ce pays. L'année prochaine, deux personnes iront à l'université de Northampton et prendront le bus jaune. Deux personnes seront éberluée par l'excentricité des Anglaises et par la qualité (toute relative...) de la bouffe. Je leur souhaite d'être aussi heureuses que je l'ai été, moi.
Puis je suis passée devant les casiers. J'avais peur qu'ils soient déjà vidés et anonymés. Mais non. Nos noms étaient encore là. J'ai regardé pour la dernière fois si je n'avais pas encore quelques documents en retard à m'attendre. Je me suis dis qu'au fond, c'était la seule trace, pour quelques temps encore, de mon passage ici. Bientôt, plus de Mirabelle nulle part à l'IUFM.
Et je suis sortie.
Je ne suis plus en PE2.
Et ça fait tout drôle.

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publié dans : Mirabelle, PE2, maîtresse stagiaire par Mirabelle
Lundi 9 juillet 2007
Mon cher Victor,

permis-copie-1.JPGEn me réveillant ce matin, j'ai tout de suite pensé à ça. Toute la matinée, j'ai pensé à ça. Ce midi, en déjeunant en tête à tête avec mon papa, nous avons parlé de ça. Cet après-midi, je penserai à ça. Ce soir, en me couchant, je penserai à ça. Si ça, ce n'est pas une obsession, je me demande ce que c'est...

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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle
Lundi 16 juillet 2007
Mon cher Victor,

25.jpeg

Il y a longtemps que je n'étais pas venue bavarder avec toi. C'est à cause de moi ? Tu n'aimes plus ma compagnie ? Si, bien sûr que si. C'est simplement que je suis en vacances et du coup, la catégorie "Mirabelle, maîtresse stagiaire", qui nous occupait beaucoup, s'étoffe moins. Eh bien tu n'as qu'à faire un sort aux autres ! J'y songe mais rien ne vient. Je suis dans une drôle de période, Victor. Ah... J'ai l'impression de tout laisser glisser, de faire du sur place... Tu n'es quand même pas gênée de dire ça ! Ta situation professionnelle prend une très bonne tournure ! Oui, mais quitte à passer pour une geignarde, je ne sais pas dans quelle école je serai et je ne peux pas faire de projet, quel qu'il soit. Rien ne m'intéresse. La vérité, c'est que si je viens moins te voir, Victor, c'est parce que je ne me sens pas très bien en ce moment. Certaines choses que j'espérais ces dernières semaines, et que je ne souhaite pas évoquer, ne se réaliseront pas. Et ça me rend triste.

Tout devrait bien aller pour toi, pourtant !
En apparence, oui. Mais je suis la Bree Van de Camp française. Faire comme si tout allait bien. Sourire. De façade. A l'intérieur, se dire que tout ça est une belle comédie. A ce point ? Je ne sais pas. Il m'est difficile d'être objectif. Tout ce que je sais, c'est que le bonheur me paraît inatteignable. Ah, le bonheur... Vaste sujet... Est-ce de ma faute ? Sans doute que je ne mérite pas d'être heureuse... Tu veux bien arrêter tes bêtises ? Le bonheur est un droit, Mirabelle, et chacun a le droit de le poursuivre ! Bientôt, tu vas me réciter la Constitution des Etats Unis... Ne change pas de sujet, tu veux ?! Tout ce que j'essaie de te dire, c'est que plus tu chercheras le bonheur, moins tu le trouveras ! Ce n'est pas en les guettant que tu savoureras des instants précieux ni en dévalorisant les minutes de rare sérénité qui te traversent que tu te sentiras mieux. Tu commences à bien me connaître... Il serait temps !

Parfois, je me demande si le bonheur, ce n'est pas se contenter de peu. Ne rien attendre des autres. Ne pas être exigent. Et se raccrocher à ce qui nous semble stable dans la vie en se disant que si on veut, on peut. Sauf que parfois, on ne peut pas toujours... Je sais bien. Cependant, j'aime croire qu'on peut tant qu'on n'a pas la certitude qu'on ne peut pas. Tu vois ce que je veux dire ? Oui, je vois. Bref. Je me demande si le bonheur est une question de volonté ou de nature. De caractère ou de maturité. C'est sans doute faire preuve de sagesse que de relativiser ce qui nous entoure et de parvenir à ne pas regarder en arrière. Sauf que je ne suis pas comme ça du tout. Je voudrais en être capable. Ne pas me soucier des autres, ne pas observer ma vie de loin et me dire que je suis une fille totalement inintéressante. Oublier ce qui me déçoit. Tirer un trait sur toutes les erreurs de ma vie, sur tous ses défauts, sur tout ce qui me la gâche, sur tout ce qui m'empêche d'avancer. Je ne peux pas.

Je débute cette semaine d'un bien mauvais pied, c'est vrai. J'ai hâte qu'elle se termine. Je sais qu'elle sera ratée et que le dimanche soir, je serai amère et déçue, en me disant que j'ai fait semblant une fois de plus et que rien ne s'est produit. Les journées se ressemblent. Imperturbables. Grises comme le ciel de ma région natale, tristes comme la pluie qui cogne contre le carreau depuis environ une demie-heure. Tout à l'heure, j'ai failli acheter un billet pour Portsmouth. Un voyage en bateau, un sac de voyage, et j'aurais foulé le sol de mon Angleterre. J'ai failli dire à Claire que j'arrivais, qu'elle pouvait préparer la chambre d'ami. J'aurais pris ma semaine, pour avoir de vraies vacances, puisque les vacances sont faites pour se détendre et voir la vie du bon côté. Une parenthèse, encore... N'oublie pas que les parenthèses sont faites pour être refermées, Mirabelle... Je sais. De toute façon, je n'ai pas le grain de folie qui me permettrait de partir à l'improviste. Mais l'idée même d'y penser, d'y rêver, d'imaginer tout ce que je pourrais faire là-bas... Prendre le premier bus National Express, retirer des livres au distributeur, demander mon chemin en anglais... Oui, tout ça m'a fait du bien, l'espace de cinq minutes. Cinq minutes seulement...
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publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 3 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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