XXIeme siecle

Août 2007
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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Dimanche 5 août 2007
Mon cher Victor,

conduirevoiture.jpg


Dans notre conversation d'aujourd'hui, je te dévoilerai, mon Victor, l'objet de ma panique d'hier soir. Hier toujours, j'ai eu  une nouvelle leçon de conduite.  Et j'en suis sortie complètement démolie. D'une  :  j'ai conduit comme un pied, j'ai fait n'importe quoi, ce que mon moniteur, évidemment, n'a pas manqué de souligner, avec le tact qu'on lui connaît. Tu n'étais pas dans ton assiette ? Non. J'étais stressée . J'ai fait des erreurs de débutant, des erreurs bêtes. Et puis on peut compter sur mon moniteur pour  gronder : "Roooo ! Mais c'est pas possiiiible, ça, enfiiin  !". Si. C'est possible. J'en suis la preuve vivante.

A la fin de la leçon, que je sais pourtant catastrophique, je lui rappelle sa promesse de me refaire passer le permis en août. Il commence par me dire (et je m'y attendais !) que vu ce que j'ai fait aujourd'hui, cela lui semble hors de question d'évoquer une éventuelle date. Ce à quoi je lui rétorque, en des termes plus polis, que je ne suis pas non plus inconsciente, que de toute façon j'ai d'autres leçons programmées et que je n'ai pas en tête de repasser le permis dès le lendemain. Bref.

- Je n'ai aucune date de permis pour le mois d'août. Tous les Inspecteurs sont en vacances. Ce sera, au mieux, début septembre.
- Mais vous m'aviez dit que je pourrai le repasser courant août !
- Je sais mais c'est comme ça...

Je crois rêver, là...
Fin juin, quand ma mère m'avait accompagnée pour, comme elle dit, "gueuler un bon coup", on lui avait assuré que "oui oui, madame, elle pourra le repasser avant septembre, aucun problème, il y a des passages tout le long de l'été". Bon. Très bien. J'ai comme l'intuition que dans cette auto-école, on aime se foutre de la gueule des clients. Je prends mon livret et rentre chez moi, avec la ferme intention d'annuler toutes les heures prévues en août et de retirer mon dossier fissa.

Je ne sais plus quoi faire, Victor. J'ai l'impression que toutes ces heures que j'aligne ne servent absolument à rien. C'est d'ailleurs ce que m'avait dit un moniteur un jour : "Au stade où tu en es, ça ne sert plus à rien de prendre des heures...". Aurait-il raison ? Les heures s'allongent, s'allongent, et il me semble être de plus irrégulière, conduire de plus en plus mal. La lassitude, peut être... Est ce que tu y crois encore au moins ? Je ne sais pas. Je voulais y croire, ce matin. J'essayais de me persuader qu'en septembre, j'aurais le permis, et ce serait réglé. Je pensais aux bons conseils de la monitrice qui vient commenter sur ce blog. Seulement voilà. Je ne repasserai pas le permis en août. Le sort s'acharne.

Après m'avoir trouvé en larmes et écouté mes mésaventures permistiques, ma mère, furieuse, avait pris rendez-vous avec un responsable de l'auto-école pour "parler de leur malhonnêteté". Elle m'a déconseillé cependant de me désinscrire dès maintenant. Attendre septembre serait préférable, selon elle. Septembre. En septembre, ce sera la rentrée, et ho, coincidence, cela fera un an que je n'aurais pas passé le permis. Mais oui, souviens-toi de ma deuxième tentative, Victor. Moins lamentable que la première. Alors je ne sais plus quoi faire. J'ai envie de tout envoyer valser et de me résigner à ne jamais avoir le permis.

Tout ça, c'est, bien sûr, de ma faute. Je n'aurai jamais dû m'inscrire dans cette auto-école, qui considère les élèves comme des vaches à lait. Profit, profit, profit, voilà tout ce qui compte. La notion de "pédagogie" leur est parfaitement étrangère. Pour eux, les élèves peu sûrs d'eux, maladroits, ceux qui ont besoin d'être plus mis en confiance que les autres, ceux qui ont quelques appréhensions à prendre le volant, ce sont les poules aux oeufs d'or. JE suis une poule aux oeufs d'or. Je m'en veux, Victor. J'aurais dû songer à quitter cette auto-école beaucoup plus tôt. Maintenant, j'ai le couteau sous la gorge plus que jamais.

Bon. Toujours est-il que cet après-midi, alors que j'étais à la plage avec mon Mystérieux Inconnu, songeant au scooter que je serai bientôt forcée de m'offrir (j'en rêvais à quatorze ans et suis maintenant obligée d'y revenir, avec nettement moins d'enthousiasme... C'est d'une ironie !), je reçois un coup de fil de ma maman : "Tu es assise, là, Mirabelle ? L'auto-école vient de m'appeler. Ils proposent que tu passes le permis le 9 Août, soit jeudi prochain". Là, c'est comme si le ciel me tombait sur la tête : "Quoi ?! Je passe le permis finalement ?! Jeudi prochain ?". On m'a également réservé un créneau de deux heures de conduite la veille, avec mon moniteur-celui-qui-pense-qu'il-est-hors-de-question-de-penser-à-penser-à-un-nouveau-passage. C'est tout l'un ou tout l'autre... C'était un tel retournement de situation ! Tu imagines comment j'ai pu me sentir... Sans peine, oui ! Il a fallu que je rappelle l'auto-école pour confirmer, tout en me répétant intérieurement : "je ne suis pas prête.". Réflexion de mon Mystérieux Inconnu, une fois que j'ai raccroché : "Mais mon coeur, c'est dans ta tête, que t'es pas prête !". Certes.

Bref. J'ai donc appelé et confirmé. Je repasse le permis jeudi prochain.
Je suis pétée de trouille. Mais au fond, contente d'avoir une chance avant septembre. Même si la peur prend le dessus... C'est pour ça que tu as besoin des conseils de la monitrice ? Pour cela même ! Bon. Tout ça pour dire que le coup de fil de ma mère a dû faire son petit effet. Elle m'a rapporté ses propos par la suite, qui, pour synthétiser, donnaient un truc du style : c'est pas sympa de mener ma fille en bateau ! Quelques heures plus tard, on l'appelle avec une voix mielleuse pour lui dire que, ô miracle, il y a un créneau de permis à 10 h jeudi prochain. Eh oui... Tu sais ce que c'est, Mirabelle, la morale de cette histoire ? Je m'en doute un peu, mais dis la moi quand même ! C'est qu'on n'obtient ce qu'on veut qu'en gueulant un bon coup ! Parce que les sourires, la soumission, ça va deux secondes... Mais il y a un moment où la coupe est pleine et où on est bien obligé de taper du poing sur la table ! C'est d'une tristesse à pleurer mais je crois malheureusement que tu es dans le vrai...
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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle
Lundi 6 août 2007
Mon cher Victor, cou--.jpg

Aujourd'hui, nous tiendrons ce que j'appelle une "discussion de  conditionnement". Une discussion de conditionnement ? Pour repasser le permis, Victor, j'ai besoin de ton soutien. Mais tu l'as déjà, mon soutien, tu le sais ! Oui  mais j'ai besoin d'un soutien très très actif et très très persuasif. Alors, je vais  te dire une phrase, Victor, et tu vas la répéter. Bon... S'il n'y a que ça pour te faire plaisir...

Alors répète après moi : "Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir !". Hemm... Qu'est-ce qu'il faut pas faire... Bon... Très bien... Puisque tu insistes...
Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Mirabelle, tu peux avoir le permis et tu vas l'avoir ! Je peux m'arrêter là, Mirabelle ? Je m'essouffle, là !

Oui, maintenant c'est mon tour. Victor a raison : je peux avoir le permis et je vais l'avoir !
Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir ! Je peux avoir le permis et je vais l'avoir !

Allez, on y croit ! On y croit ! Alleeez !
Et si je ne l'avais pas ? Tu sais que j'ai parfois envie de te donner une bonne paire de gifles, Mirabelle ?
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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle
Mardi 7 août 2007
Mon cher Victor, petite-souris.jpg

Hier après-midi, je suis passée à l'auto-école, comme on me l'avait demandé au téléphone samedi. Ah ! Je suppose que tu as dû affronter les regards moqueurs... A ce que j'ai entendu dire, ils aiment les potins, dans ton auto-école, surtout quand il s'agit de médire sur les élèves ! Ah ah ! C'est là qu'il faut être malin ! C'est à dire ?

Ca fait deux ans que je suis dans cette auto-école. Je commence à en connaître le fonctionnement. Pour passer inaperçu, il faut éviter l'heure de pointe, c'est à dire n'importe quelle heure située entre moins dix et dix. Ah ? Oui. A ce créneau là (si je puis dire...), c'est l'heure où les monos se retrouvent pour leur (très longue) pause cigarettes, plaisantent avec la secrétaire et racontent les bêtises de leurs élèves à grands renforts de "ah je te jure, y en a, on les tuerait... Vivement qu'il ait le permis, celui-là, tiens, j'en serai débarrassé !" (et même pas tout bas, en plus...). Oh la la... Tu ne devrais pas rouler des yeux si surpris, j'en ai déjà parlé ici. Oui, bon, ne m'en veux pas d'avoir quelques trous de mémoire, nous avons eu tant de conversations ! Certes. Bref.

J'ai donc évité le créneau que je viens d'évoquer. J'ai pointé mon nez entre 15 h 15 et 15 h 20. Il n'y avait PAS UN CHAT. Et en plus, comble du soulagement, je ne connaissais pas la secrétaire derrière le bureau, ce qui signifie, très logiquement, qu'elle ne me connaissait pas non plus. C'est donc avec un grand sourire que j'ai payé les 265 euros que je devais à l'auto-école. Quoi ?! Tout ça pour les trente-cinq minutes d'examen ?! Grand Dieu, non ! J'avais quelques leçons à payer en retard. Et puis avec la présentation au permis, ça monte vite... Ouf... Enfin ça reste cher quand même, Victor ! Oui, c'est vrai, pardonne-moi.

Bref. Je suis rentrée chez moi le coeur léger, sous le soleil. Incroyablement (et provisoirement) soulagée. Il ne devrait pas en être ainsi... Hein ? Mirabelle, tu ne devrais pas avoir honte en franchissant le seuil de ton auto-école. Non, tu ne devrais pas. Tu n'as pas à te sentir en position d'infériorité. Tu as accumulé trop d'appréhension, trop de peurs... Il faut absolument évacuer ça avant jeudi ! Tu n'as pas tort. Il est vrai que je redoutais de me rendre à l'auto-école hier, même si je savais que j'y resterai une dizaine de minutes, le temps de tendre mon livret, remplir le chèque et dire au revoir. Mais comment dire... C'est irrationnel. Il va bien falloir pourtant renverser cette tendance si tu veux avoir une petite chance pour jeudi !
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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle
Mercredi 8 août 2007
Mon cher Victor, gilet.jpg
Comme j'avais déjà dû te le raconter par ci par là, dans cette catégorie, ma maman est du genre angoissé. Humm... Comme tu le sais (raaa, je radote...) si je n'obtiens pas le permis de conduire jeudi prochain, je vais devoir m'offrir un scooter. A la maison, tous les soirs, c'est le grand débat à table : Mirabelle doit-elle ou non avoir un scooter ? Mon papa est pour ("il faudra bien qu'elle ait un moyen de locomotion !") et ma maman est contre, avec des arguments un peu plus... Extrêmes : "Mais si il pleut, s'il neige ?! S'il y a une tempête ? Et de la grêle ?! Et l'hiver ?!  Elle va avoir froid ! Et puis en hiver, le matin très tôt, il fait encore nuit ! Et si elle est dans la cambrousse, hein ?! Et si elle est sur le bord d'une route et qu'elle se fait faucher par une voiture ? Ah non ! Mirabelle, tu n'auras pas de scooter !!". Il me paraît, dans une configuration telle que celle-ci, très judicieux de rappeler que j'ai vingt-trois ans, un salaire, que je quitte le domicile familial d'ici peu, et que par voie de conséquence, mes parents devraient commencer à envisager de me laisser prendre mes décisions seules. Mais... Mais une mère ne raisonne pas toujours en ces termes ! Eh non  ! La moue boudeuse, la voilà qui marmonne, envers et contre moi : "Non, tu n'auras pas de scooter, c'est décidé !".

Le temps passe. Au lieu du scooter, nous parlons pendant les repas de la Twingo que j'aurai bientôt (c'est pour booster, si je puis dire, ma motivation concernant le permis de conduire...) et je garde pour moi le résultat de mes recherches de prix sur internet pour le deux roues. Ce matin, on sonne. C'est une livraison, une commande par correspondance effectuée par ma mère. Je n'y prête pas attention. Tout occupée que je suis à relire mes questions portant sur le véhicule que je conduirai jeudi pour le grand examen, je n'entends pas ma maman qui se faufile dans ma chambre, un sourire gêné aux lèvres, avec un air d'enfant pris en faute. Elle me tend un paquet.
- Tiens... C'est juste au cas où... Ca peut toujours servir.
Un truc jaune fluorescent me saute au visage : un gilet de sécurité ! J'éclate de rire. Décidemment, une mère reste une mère.
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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle
Mercredi 8 août 2007
Mon cher Victor, enviedepermis.jpg

Mirabelle, tu es en  nage ! Que se passe-t-il donc  ?! Je reviens de mes deux  heures de conduite et je n'en peux plus ! A ce point ? Ben oui, Victor, je suis une conductrice débutante ! Bon, alors, comment cela s'est passé ? Est-ce qu'il t'a engueulée ? Il ne devait pas être ravi que tu aies une nouvelle date... Pas de panique ! C'est toi qui dis ça ? Mais oui ! Allons, Victor, reprenons depuis le début !

J'arrive à l'auto-école un peu tendue, redoutant la réaction de mon moniteur à ce passage de permis que j'ai un peu forcé. Enfin, Mirabelle, on s'en fiche de ce que pense ton moniteur ! Oui, bon, c'est aussi ce que m'a dit mon Mystérieux Inconnu, mais enfin que veux-tu, c'est comme ça, on ne se refait pas ! Bref. Quand il me tend les clefs, il a l'air enchanté de me voir, genre cette-jeune-demoiselle-est-mon-élève-préférée. Il claironne, un grand sourire aux lèvres (étonnant, il ne sourit jamais d'habitude !) : "Ohhh ! Tiens, voilà Mirabelle ! Ca va ?". Oui, ça va, merci. Hop. Je m'installe dans la voiture et attends qu'il finisse sa cigarette. Sept minutes plus tard, il vient s'installer à côté de moi :

- Bon, ben finalement, tu vois, j'ai réussi à te trouver une place. J'avais un élève qui était prévu et il n'est pas venu à ses heures de conduite, sans rien dire du tout. Alors je l'ai viré de la place !


Ah. Ca faisait récité ? Je ne sais pas trop. Je trouve ça assez curieux, surtout que je n'avais pas encore ouvert la bouche. Sans doute avait-il réfléchi à un prétexte à te fournir pour expliquer ce soudain passage, alors que "tous les Inspecteurs sont en vacances". Humm... Bon, de toute façon, on s'en fiche, du pourquoi du comment ! Le principal, c'est que tu passes ton permis demain, Mirabelle ! Bon, alors, raconte cette leçon...

Sur les conseils de la monitrice, j'ai... Alors tu l'as retrouvée ?! Ben oui ! J'aurais apprécié que tu me préviennes, c'est tout de même moi qui ai fait passer le message ! Mais enfin, comme d'habitude, c'est tout pour toi ! Excuse-moi. Bref. Sur les conseils de la monitrice, donc, j'ai essayé de me détendre et de ne pas rester fixer sur mes erreurs de conduite. J'ai essayé de profiter de ces deux dernières heures dans cette auto-école de m***e pour travailler sur mon regard, soigner mes insertions sur le périph', être au maximum des limitations de vitesse dès que possible, et insister sur mes contrôles. Tout ça ! Oui. Et ça a donné quoi ?

Eh bien ma foi... Je dois dire que pour une fois, j'ai trouvé ça pas mal du tout ! Je n'ai pas fait de grosses erreurs pendant la première heure ! Et j'ai dû faire la première vers les 50 minutes de conduite ! Merveilleux ! Il faut refaire ça demain, Mirabelle ! Je n'ai pensé à rien d'autre qu'à ma conduite pendant cette première heure, je me suis appliquée de mon mieux. Et la deuxième ? Alors, pour la deuxième, il faut un peu d'explication de texte !

Il m'était déjà arrivé auparavant de conduire deux heures d'affilée. Avec mon ex-moniteur (tu sais, le play-boy... Non, je ne sais pas ! Mais si !), cela s'était produit deux ou trois fois. A chaque fois, nous faisions une pause entre les deux heures. Et pas avec ton moniteur actuel ? C'est justement là que je voulais en venir. J'ai dû constater qu'à 11 h, il ne parlait toujours pas de s'arrêter. Je te rappelle que j'avais commencé à conduire à 10 h et là, je sentais bien que je n'avais plus vraiment les yeux en face des trous. Entre 11 h et 11 h 20, j'aligne les bêtises. Il commence donc à s'échauffer : "Mais enfin, qu'est-ce qui t'arrive ?! Fais un peu attention !". Je me justifie : " Ben, c'est que ça fait une heure vingt que je conduis et là, à vrai dire, j'en peux plus.". Il sursaute : "Quoi ?! Il est déjà cette heure-là ?!". Illico presto, il trouve un petit parc où arrêter la voiture.

Le temps pour lui d'aller uriner contre un tronc d'arbre (quasiment sous mes yeux...) et c'est reparti. Je me sens toujours fatiguée et je sais que mon heure de "perfection potentielle" est derrière moi. Nous repartons et à 12 h, nous sommes à l'auto-école. J'attendais dans le bilan une typologie de mes erreurs. Mais non. Je n'ai droit qu'à un : "Bon. Il ne te reste plus qu'à bien te contrôler demain". Même pas un encouragement ? Eh non. Je n'ai pas été surprise. Nous nous rendons au secrétariat et nous vérifions l'heure de passage. 10 h, c'est ça ? Eh bien non, tu vois ! Comme quoi il n'était pas inutile de vérifier ! En fait, je suis convoquée à 10 h 50 pour passer à 11 h. Bon. Si je compte une heure de retard (comme lors de mes passages précédents), je suis bonne pour passer à midi. Youpi.


Comment te sens-tu maintenant ? Quand je pense que la prochaine fois que tu prendras le volant, ce sera pour le permis... Je me sens à peu près détendue, ce qui, la veille de l'examen, est un exploit de ma part. Un peu peureuse, évidemment, mais pleine d'espoir, dans le fond. Il faut que j'y crois. Je vais faire de mon mieux. De toute façon, tu auras tous les détails demain. Alleeeez ! Epate-le, ton Inspecteur !
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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


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Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 3 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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