XXIeme siecle

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Samedi 29 avril 2006

Mon cher Victor,

T'arrive-il d'avoir le cafard ? Bien sûr, je suis comme tout le monde ! Moi, cela m'arrive plus souvent qu'à mon tour... Et dans ces cas-là, je ne connais qu'un remède : les petits plaisirs de la vie ! Et que sont, selon toi, ces petits plaisirs ? C'est bête comme chou. Bien sûr, tu ne connais pas Philippe Delerm, un écrivain bien d'aujourd'hui. Il a écrit un joli livre sur ces petits plaisirs de tous les jours : La première gorgée de bière.

Pour moi, c'est la première gorgée de thé qui est la plus délicieuse, quand il n'est pas bouillant, cela va sans dire ! Et puis j'aime bien grignoter un petit carré de chocolat pour accompagner. Et est-ce que le nombre de carrés de chocolat est proportionnel à ton degré de déprime ? Si c'est le cas, j'espère que ton porte-monnais est bien garni, parce que tes tablettes de chocolat ne doivent pas faire long feu ! En plus, tu te contredis... Comment ça je me contredis ?!? Mais oui ! Dans l'article "Pleure pas la bouche pleine", tu disais que tu n'avais jamais essayé la nourriture comme compensation du manque affectif ! Je ne me contredis en rien : là, je te parle juste d'une tasse de thé et de chocolat, ce n'est pas pareil ! C'est toi qui le dis ! Oh... Victor, tu m'énerves ! On ne va pas se disputer pour si peu, quand même ! Allez, laisse-moi parler, et cesse de t'échauffer ainsi, c'est mauvais pour toi...

J'aime le thé et le chocolat, disais-je. Qui plus est quand je saupoudre le tout d'un peu de Mozart, comme c'était le cas tout à l'heure. Oui, vraiment, quand j'écoute le "Concerto pour flûte et harpe", avec au creux de mes mains une tasse de thé si chaude que j'en frissonne, et là, à deux doigts de fondre dans ma bouche, des carrés de chocolat bien noir, alors là, oui, je me dis que la vie est quand même bien bonne d'avoir inventé trois merveilles pareilles... Et que ça vaut bien le coup qu'on souffre un petit peu ! Quelques grammes de finesse dans un monde de brute...

ajouter un commentaire commentaires (2)   
publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle
Samedi 29 avril 2006

Mon cher Victor,

Contrairement à l'article précédent, j'ai décidé de regarder loin devant moi, loin, très loin, vers l'horizon. De ne plus me retourner. De n'être plus ni nostalgique, ni mélancolique. De ne plus pleurer toutes les larmes de mon corps (et de mon coeur) à l'écoute de L'encre de tes yeux :

Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves

Tu viendras toujours du côté où le soleil se lève

Et si malgré ça j'arrive à t'oublier

J'aimerais quand même te dire

Tout ce que j'ai pu écrire

Aura longtemps le parfum des regrets

 

Alors Francis, excuse-moi, mais... Je ne m'appelle pas Francis ! Je ne parlais pas de toi, Victor, mais de Francis Cabrel, l'auteur de cette merveilleuse chanson qu'est L'encre de tes yeux. Ah bon... Je préfère ça... Ce que tu peux être susceptible, Victor, c'est fou, ça !  Revenons à nos moutons : tu me parlais de l'horizon. Voilà, de l'horizon, c'est ça...

L'horizon... J'en rêve. Ou du moins, j'ai pris la résolution d'en rêver. Je vais reprendre le chemin de ma vie, Victor. Je m'étais quelque peu perdue ces derniers temps, il y avait du brouillard, du vent, et je ne voyais rien, je ne voyais rien... J'avais juste sa main dans la mienne, ses doigts qui serraient si fort les miens, et là-bas, quelques rayons de soleil, fragiles, incertains, mais que nous voulions toucher ensemble. Et puis, je ne sais pas ce qui s'est passé... Sa main a peu à peu lâché la mienne... Et le soleil s'est éloigné...

Le soleil... Peut être est-il au bout du chemin, le mien, celui sur lequel j'ai bifurqué d'un pas hésitant. Peut-être ira-t-il tout droit cette fois, sans zig-zags. Je ne sais pas où me mènera le chemin de ma vie. Mais ce sera le mien, complètement le mien. Il ne sera plus là pour me tenir la main, c'est vrai... Mais c'est la vie.

La vie... La vie, c'est d'espérer que tout soit encore possible. C'est de me dire que j'aimerai à nouveau, et que mon chemin à moi, Mirabelle, ne s'arrêtera pas à celui que nous avons parcouru pendant deux ans, ensemble. Evidemment, mes pieds trébuchent un peu sur ce nouveau chemin, si inhabituel ; évidemment, je serai tentée de revenir sur mes pas, d'emprunter à nouveau ce sentier tortueux, plein d'ornières, que nous avions pris tous les deux. Qui sait... Peut être qu'il m'y attendrait... Et ma vie ? Ma vie, à moi ?

Ma vie... Je sais qu'elle est là, sur ce chemin inconnu. Je sais qu'elle m'attend, elle, pour de bon. Je ne regarderai pas en arrière. Je ne me retournerai pas pour le voir au loin. Un petit point. Sur fond de paysage ensoleillé. Un souvenir. Quand ce jour sera arrivé, ce petit point se sera discrètement glissé sur le côté, immobile. Je lui ferai un signe de la main. Je lui sourirai. Et là, seulement là, j'aurais fait du chemin.

 

 

ajouter un commentaire commentaires (0)   
publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle
Vendredi 5 mai 2006

Mon cher Victor,

Vendredi dernier, au réveil, je me suis tout de suite rendu compte qu'il serait difficile de tenir mon programme de mathématiques de la matinée. Ce n'est pas bien, ça, Mirabelle ! Je sais. Mais va savoir pourquoi, je n'ai pas culpabilisé...

Dehors, ma mère prenait le petit déjeuner sur la terrasse. Grand soleil. Et les petits oiseaux nous accompagnaient par leurs gazouillis... Je suis restée environ trois quarts d'heure à ne rien faire sur cette terrasse. A simplement bavarder avec ma mère. Nous avons ri des moineaux qui se poursuivaient les uns les autres. Reçu des brindilles sur le crâne aussi : la charpente de notre maison abrite un nid de volatiles fort sympathiques, et nous avions, au-dessus de nos têtes, le pépiement des petits en fond sonore, marquant les allées et venues de leurs parents, des vers de terre aux becs.

Notre jardin était plein de couleurs, ce matin-là. Des tulipes jaunes irisées de rose, des Coeurs-de-Marie qui portent si bien leurs noms... Des fourmis qui grimpaient sur mon plateau de petit-déjeuner, la folle escalade de l'une d'elle sur ma petite cuillère... Un rouge-gorge s'était posé sur la barrière, à quelques mètres de nous, nous l'avons admiré en silence... J'ai observé un ballet de bourdons, dans le pavé de fleurs...

Et puis soudain, je me suis aperçu que j'étais bien, là, au soleil, à contempler la nature et ses merveilles. Les rayons du soleil me caressaient la peau, le chant enjoué des oiseaux me mettait du baume au coeur... Il me semblait que le monde n'attendait que moi pour prendre toute sa dimension, et que bientôt, je ne formerais plus qu'un avec lui. Le concours, mes amours m'ont tout à coup paru sans importance, comparés à l'essence de la vie. Je me suis dit que c'était peut-être ça, le bonheur, tout simplement...

Pourquoi ce froncement de sourcils, mon Victor ? Tu m'avais habitué à des conversations bien plus noires que celle-ci, et je dois dire que je suis assez étonné de te voir si sereine, si... Epanouie ! Il est vrai que j'ai tendance à raconter mes petits malheurs plutôt que mes petits bonheurs. Alors, pour une fois, pourquoi ne pas se laisser aller au plaisir d'une si rare plénitude ? J'étais bien, ce matin-là, et j'avais pensé que peut être, tu serais heureux de partager ce bonheur tout simple avec moi ! Je le suis, en effet ! Et puis, cela fait du bien, un peu de légereté ! L'atmosphère de la blogosphère n'est pas franchement des plus optimistes en ce moment ! J'espère que ton article redonnera le sourire à tes lecteurs, au moins temporairement !

ajouter un commentaire commentaires (4)   
publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle
Jeudi 25 mai 2006

Mon cher Victor,

J'ai obtenu mon AFPS il y a quelques temps. L' AFPS ? Attestation de formation aux premiers secours. Elle m'était nécessaire pour le concours, et très franchement, je ne regrette pas. En quoi cela consiste-t-il ? On nous enseigne les premiers soins à administrer à une personne consciente ou inconsciente, lors d'un accident, par exemple, qu'il soit domestique ou autre. On envisage toutes les situations possibles : malaise respiratoire, malaise cardiaque... Que dire ? Que faire ? Qui appeler ? Comment sécuriser les lieux de l'accident ? Comment se protéger ? Comment signaler la victime aux secours ? Toutes ces questions, j'imagine qu'on se les pose toutes un jour où l'autre, avec plus ou moins de précision. En ce qui me concerne, je dois dire que j'avais éclipsé tout élément gênant de mon esprit. On n'aime jamais penser à ce genre de choses...

Et on se dit que cela n'arrive qu'aux autres ! Mais cela n'arrive pas qu'aux autres ! L'autre jour, j'ai lu un article d'Ellalie qui traitait justement le sujet : la pauvre ! Elle a dû secourir une victime ivre : dans un premier temps, on en sourit, mais on réalise finalement qu'à sa place, on n'aurait pas fait le fier non plus ! Comme tu dis. Je l'ai lu moi aussi. Et j'en ai souri également : non pas que la situation décrite m'ait amusée, mais j'avais déjà commencé à écrire cet article sur les premiers secours, et constater combien les blogueurs peuvent se croiser dans le traitement de leur sujet m'amuse toujours. Et cela me fascine... En parlant de sujet, ce n'est pas celui d'aujourd'hui ! Tu as raison, Victor. Surtout, n'hésite pas à me faire signe si je m'éloigne un peu trop !

Cette formation aux Premiers Secours s'est effectuée à l'IUFM, sur deux jours. Deux journées intenses où tous les types de situation sont balayés, avec plus ou moins d'efficacité. Et on s'aperçoit vite que toutes les sortes de risque sont susceptibles de s'entremêler : si une victime souffre d'une fracture au bras et d'une hémorragie à la jambe, que traiter en premier ? De quel côté le mettre en PLS ? PLS ? Position Latérale de Sécurité, Victor. Si tu veux, je te montrerai. Il ne faut pas être trop souple au moins ? Parce qu'avec mes vieux os... N'aies aucune crainte.

Tu ne sais pas la meilleure, Victor ? J'espère que JAMAIS je n'aurai à me servir de ce que j'ai appris pendant ces deux jours. Secourir quelqu'un est une telle responsabilité ! Et j'ai peur de ne pas me montrer à la hauteur. Tant de risques... Quelle horreur, par exemple, de réaliser qu'une forte hémorragie peut nous faire perdre un litre de sang à la minute ! Avec les cinq litres de sang qui coule dans nos veines, on prend bien vite conscience que la vie ne tient qu'à un fil, et que c'est au secouriste de maintenir ce fil, avec tout le sang froid et l'efficacité que l'on attend de lui. C'est un tel poids sur mes frêles épaules...

On ne peut pas toujours sauver quelqu'un, malheureusement. Et si tu te trouves un jour confrontée à ce type de situation, il te faudra l'accepter, et vivre avec. C'est encore cela le plus difficile, j'imagine... Comment ne pas se sentir coupable quand on a échoué dans sa mission ? Comment faire face à la douleur de la famille de la victime, qui peut nous reprocher notre échec ? Toutes ces questions, je me les pose désormais. Et j'espère ne jamais avoir à y trouver de réponse...

 

ajouter un commentaire commentaires (7)   
publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle
Mercredi 5 juillet 2006

Mon cher Victor,

Mon séjour à Rouen m'a amenée à réfléchir sur quelques petites choses... Lesquelles ? Eh bien... Tout d'abord, il me faut t'expliquer dans quelles circonstances j'ai débarqué dans cette jolie ville qu'est Rouen. Je t'écoute ! Quelqu'un de cher m'y a invitée. "Quelqu'un de cher", c'est très vague... Tu n'en sauras pas plus, Victor. Ce quelqu'un, qui habitait à Caen, a emmenagé récemment à Rouen, pour raison de travail. Il a donc un appartement à lui, rien qu'à lui. Ah !? Tu as dit "il" !! Cela n'est pas une preuve du sexe de mon hôte Victor, "il" va de pair avec "ce quelqu'un", ne t'emballe pas ! Où en étais-je ? Tu disais qu'il t'avait invitée pour quelques jours chez lui, à Rouen. Ah oui, c'est ça...

Il se trouve que je connais bien cette personne. Elle me disait... C'est une fille, alors ? Victor, c'est exactement la même chose que pour le "il" de tout à l'heure ! Hihi, je le sais bien, je te taquinais ! Donc, lors de ses passages à Caen, les week-ends, cette personne m'affirmait se sentir désormais plus chez elle à Rouen qu'à Caen. J'étais surprise : comment pouvait-on se sentir chez soi en si peu de temps ? Et finalement... J'ai trouvé la réponse à cette question en l'espace de trois jours. Chez elle, cette personne est le contraire de ce que j'ai connu à Caen : si je propose d'aller lui servir à boire, elle me gratifie d'un "non, laisse, reste assise, je vais le faire", elle passe la toile sans même qu'on lui ait soufflé l'idée, maîtrise feu et ustensiles de cuisine... Pendant ces trois jours, je l'ai observée et cette personne, telle qu'elle est en tant que "locataire autonome et indépendant", m'a plu ! Fort bien... Il serait tout de même plus pertinent de nous dire QUI ELLE EST, Mirabelle, cette personne ! C'est mon secret, Victor... Si tu y tiens !

Pendant ces trois jours, j'ai pu aller et venir comme bon me semblait, alternant séances shopping et séances "je transpire en même temps que tout le monde dans le métrobus bondé". J'avais les clefs de l'appartement. Au retour de mes folles promenades, il était bien souvent vide, mon hôte travaillant jusque tard le soir. Et j'avais la sensation étrange de rentrer chez moi. Tu n'étais pourtant pas chez toi... Non, mais j'ai eu ce sentiment d'accomplissement, ce sentiment que doit ressentir tout jeune adulte, s'installant pour la première fois chez lui. Je vois ce que tu veux dire...

J'habite toujours chez mes parents, Victor. Et pendant ces trois jours, j'ai pris goût à l'indépendance : dîner à 22 h si on le désire, rester en pyjama toute la matinée... C'est ce que tu as fait pendant ces trois jours ? En partie, oui. Tout ça m'a donné très envie d'avoir mon chez moi, Victor. Symboliquement, j'aimais avoir les clés de l'appartement. Sensation de contrôle, sentiment rassurant d'intimité. Avoir les clés de chez soi, j'imagine que c'est une étape importante. Peut être la connaîtras-tu bientôt, cette étape, si tu as le concours ! Cela fait beaucoup de "si", tu es en conscient... Si mes rêves de professorat des écoles s'arrêtent vendredi, ce sera retour à la case départ, et adieu mes jolis rêves d'indépendance... Ce ne sera que partie remise ! Espérons...

En attendant, ce séjour à Rouen m'aura donné un avant-goût de l'indépendance au quotidien. Et m'aura permis de découvrir "ce quelqu'un" sous un jour nouveau, pas déplaisant ma foi... A l'heure qu'il est, j'ai retrouvé ma petite maison caennaise, parents et amis. Mon petit cocon familial, en somme. Et j'attends le jour où j'aurai les clés de chez moi...

 

ajouter un commentaire commentaires (9)   
publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 3 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


Blog : Décoration sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus