XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Samedi 29 avril 2006

Mon cher Victor,

Tout d'abord, je te prie d'excuser ce pitoyable jeu de mots, il est clair qu'après un dur après-midi de labeur (qui tiendrait aussi longtemps sur "Translations et rotations" ?!?) mon esprit est quelque peu endorli... Qu'est ce que c'est que ça, "translations et rotations" ? De la physique. Ah... Ce n'est pas vraiment mon rayon ! A l'origine, ce n'est pas le mien non plus, mais enfin... Loin de moi l'envie de paraître méchant mais en ce qui concerne le titre de ton article, j'ai du mal à saisir... De quoi vas-tu parler exactement ?

De l'impact des médias sur nos pauvres cerveaux. Les médias : radio, télévision, journaux... De l'info, de l'info, encore de l'info. Bien souvent, des conditionnels à la pelle. Des scoops. Des révélations. Tout un jargon. Les médias ont un grand pouvoir. Nous vivons dans un monde où ils  se sont affirmés : scandales lancés par des journaux satiriques, affaire divulguée au grand jour par un hebdomadaire célèbre, diffusion d'images chocs (nécessaires ?), reporters sous le feu des bombes... Tout ça fait désormais partie de notre quotidien. Et on n'y fait plus forcément attention...

L'insécurité. Un thème dont les médias se sont emparés récemment. Mais l'insécurité n'existait-elle pas bien avant que la télévision ne s'y intéresse ? Les gens ont peur. Ils voient des images défiler. Caméra cachée. Nous sommes dans un hall d'immeuble. Des jeunes en survêtement. On ne les voit pas, mais bien sûr, on imagine le pire. Et puis, si la télé le montre, c'est que le danger doit être réel... On commence à cataloguer les jeunes en jogging. On fait des amalgames. Ainsi, à la télévision, on peut entendre qu'à Rennes, après une manifestation contre le CPE, des étudiants ont brisé les vitrines de magasins. On filme les étudiants en question. Cagoulés. Habillés tout en noir. Un poing rageur levé vers le ciel. Des étudiants ? Alors maintenant, on craint également les étudiants. Est-ce que tu ne caricatures pas un petit peu ? Peut être... Mais un peu seulement.

Crois-moi, Victor : les médias ont un pouvoir d'insinuation que tu ne soupçonnes pas. Tous les soirs, au journal télévisé, le même type d'images. Tous les soirs, le même type de discours : "un chat atteint par le virus H5N1 retrouvé mort en Autriche. Y aurait-il un danger de contamination du chat à l'homme ?" Le lendemain, la SPA est débordée : les gens cèdent à la panique et abandonnent leurs chats. C'est vrai ? Ils le font tous ? Pas tous, fort heureusement. Mais certains s'y mettent. Je pourrais te citer encore de nombreux exemples de cette paranoïa qui s'est installée en France. On prend tout ce que disent les médias pour du pain béni, ou quasiment. On manque de recul. On juge vite : "mais siiii ! Tu sais bien ! Ils l'ont dit à la télé !!".

Quel rapport avec des tiques ? Les tiques sucent le sang de nos animaux de compagnie. Insidieusement. Elles s'accrochent à leur peau comme des ventouses. Elles sont difficiles à retirer : on ne les voit pas d'abord, elles sont minuscules, discrètes, et puis, on a l'habitude, nous, de voir notre animal se gratter, on n'y prête pas forcément attention... Lui, ça le rend fou, ces petites bêtes qui s'inscrutent, qui le titillent...

Pour nous, les médias, c'est un peu pareil. Les médias, c'est la vie de tous les jours. Les horreurs quotidiennes, qu'on constate à la télévision ou dans les journaux. Sauf que, peu à peu, on répète la même information dans tous les flashes, la même, et cela s'imprime, lentement, très lentement, dans notre tête. On y pense. On regarde ces reportages où le pire est arrivé à "de pauvres gens", des gens comme nous... Mais alors, si cela leur est arrivé à eux, cela peut très bien nous arriver à nous ? Les émissions jouant sur les peurs de chacun d'entre nous se multiplient. On entre dans la réalité de la police. On a le coeur qui bat, comme eux. On se sent concernés. On a peur, peur tout à coup, dans notre petite ville tranquille de province. Et dans ces cas-là, Victor... On ne pense plus vraiment par soi-même. Car la peur, la peur empêche tout raisonnement rationnel. La peur est primitive...

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publié dans : Françaises, Français... par Mirabelle
Samedi 29 avril 2006

Mon cher Victor,

Aujourd'hui, nous parlerons de notre cher Ministre de l'Intérieur, cet homme bon et ô combien altruiste, qui sert la France avec un dévouement des plus honorables. Il est de gauche alors, s'il est si engagé, si humaniste ? Raté ! Eh eh... Tout ce que je viens d'écrire est d'une ironie redoutable ! Comment s'appelle-t-il cet homme-là ? Nicolas Sarkozy. Mais encore ? J'attends un portrait des plus fidèles ! Des plus fidèles ? Je ne sais pas si je serai en mesure de satisfaire tes exigences : je peux brosser un portrait de cet homme, mais des plus fidèles, certainement pas, étant donné que mon point de vue sera... Biaisé ! Dis quand même. J'aime les sentiers battus !

Nicolas Sarkozy a un problème : il n'a pas réglé tous les conflits qui l'opposent à son papa. Et son papa ne reconnaît pas sa valeur, ni sa carrure, et ça, Nicolas ne peut plus le supporter. Pendant un temps, il suivait son papa comme un petit chien, mais maintenant, c'est trop ! On va parler derrière son dos, lui rappeler que "les familles, en politique, c'est une étiquette qu'on ne peut pas décoller", mais tant pis ! Lors des élections présidentielles de 1995, Nicolas renie son papa : au premier tour, Nicolas soutient Edouard Balladur et non pas Jacques Chirac. N'est-ce pas celui qui est président de la République ? Ahh !! Je vois que tu as bien retenu notre première leçon ! Oui, c'est bien lui. Il a mis des années avant d'accéder au pouvoir mais crois-moi, maintenant qu'il y est, il ne veut plus en bouger ! Le petit Nicolas, donc, trahit Jacques, pas content de constater que son papa est au pouvoir et pas lui.

Et vlan ! Les foudres des dieux s'abattent sur lui : attention Nico, tu vas payer très cher ton mauvais choix ! Et zou... C'est Jacques qui est au second tour, pas Edouard ! Tu penses bien qu'il s'en est mordu les doigts, le petit Nicolas, surtout que Jacques, lui, a la rancune tenace et n'a aucune intention de pardonner sa trahison à Nicolas ! Quelle histoire, mes enfants ! 

Comme tu dis. Et c'est pour Nicolas la traversée du désert...

Les années passent. La rancune reste en toile de fond, même si Jacques commence à faire des courbettes à Nicolas. Pas beaucoup, hein, parce que bon, c'est un "petit salaud", comme dirait Bernie. Qui est Bernie ? La femme de Jacques. Nous en reparlerons, de celle-là, parce que là aussi, c'est pas la matière qui manque !

Nicolas revient peu à peu sur le devant de la scène. On fait de lui "la figure qui monte" (vous rendez-vous compte, un homme si jeune et si brillant, c'est si rare en politique !) et effectivement, il monte, Nicolas, il monte... Président de l'UMP, ministre de l'Economie, ministre de l'Intérieur... Donnant son avis sur tout même sur ce qui ne le concerne pas !

Et cela donne lieu à... Quelques frictions avec son papa, qui, jusqu'à preuve du contraire, est encore le chef de famille ! Non mais ! "Dis donc, Nicolas, tu peux encore te prendre une paire de claques !", "Quelle insolence ! Mêle-toi de tes affaires !". Parce que, comprends bien, mon Victor, que Nicolas va jusqu'à critiquer tout ce que fait son papa ! Oh, le garnement !

Nicolas en a assez, qu'on le rabroue parce qu'il est petit. Il en a assez que son papa le regarde de haut et lui dise qu'il n'est pas Président de la République. Il le sait, ça, Nicolas ! Mais il le sera, un jour, président, et puis d'abord, Cécilia fera une bien plus belle première dame de France que Bernie, ce qui est un avantage ! Alors il se prépare, Nicolas. Il montre qu'il est l'homme fort de la France, la main d'acier dans le gant de velours. Il l'aura, l'Elysée de son papa ! Il s'y voit déjà...

Parce que... C'est vrai, quoi ! Son papa, à Nicolas, il commence à être vieux, il serait temps qu'il passe la main ! Certains le lui ont dit d'ailleurs, à Nicolas, que s'il se présentait aux prochaines présidentielles, ils soutiendraient, lui, symbole de  la relève !

C'est difficile, pour Nicolas. Des fois, pour se donner l'air d'un adulte et incarner l'autorité plus que son papa, ses mots dépassent sa pensée. Il dit des choses pas très gentilles pour certaines personnes. Mais au moins, les gens, d'après les sondages, se trouvent plus en sécurité avec lui qu'avec son papa, et ça, ça vaut tout l'or du monde ! Et son papa, lui, il réagit comme il peut, le pauvre, et il ne peut plus grand chose, même s'il s'accroche à son trône ! La fin est proche...

Nicolas, il a plusieurs cordes à son arc. Il sait que pour tuer son papa, il faut que les gens l'approuvent. Il faut qu'il puisse soutenir la comparaison avec son papa. Donc, il faut qu'il devienne plus populaire que lui... Alors, pour ça, Nicolas met en valeur ses relations les plus sympathiques. Il est très copain avec un acteur très célèbre, et très drôle, que tout le monde adore. Et puis, il adore la musique, surtout la variété, et il s'affiche avec des chanteurs très connus et très appréciés... Ca commence à faire son effet !

Et Nicolas grimpe, grimpe dans les sondages !

Pendant que son Papa, lui, ne descend pas, non (quoique...), il serait trop content, Nicolas, et ce serait trop beau ! Mais il stagne, Jacques, il stagne. Et il regarde son fils monter, monter !!! En serrant les dents, évidemment... Mais ça lui fait mal à ses caries, alors, à la place, il essaie de sourire, et de continuer à lui faire des courbettes... Pour sauver ce qui lui reste de face...

 

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publié dans : Françaises, Français... par Mirabelle
Lundi 1 mai 2006

Mon cher Victor,

Hier soir, bien au chaud dans mon petit lit (alors que comme d'habitude, je ne trouvais pas le sommeil !) je me suis prise à rêver. A quoi donc ? A une France utopique, qui n'existera sans doute jamais... A une idée qui me tient debout, tournée vers l'avenir, vers un idéal... J'adore les idéaux, tu le sais. Je suis moi-même pétri d'idéaux. Si tu me faisais partager les tiens ?

Je rêve d'une France où nous serions tous égaux. La révolution française a beau avoir posé les fondations de cette égalité, je persiste à penser que cette égalité est une égalité de droit et non de fait. Pour preuve, notre égoisme, à tous, moi y compris. Pas d'affirmations à l'emporte-pièce, Mirabelle... Justifie un peu ta pensée ! Très bien. Alors imagine-toi la scène...

C'est l'hiver. Il fait un froid de canard, il neige même un petit peu. Je suis frigorifiée, malgré mon manteau triple épaisseur qui me donne l'air d'une bombonnière, malgré mes gants de laine, malgré mon écharpe, malgré mon bonnet. Je me hâte. Je passe devant les Galeries Lafayette. Terré dans un coin, un clochard. Il me regarde passer... Et moi, moi, je ne le regarde pas. Je presse le pas. Je n'ose pas croiser son regard. J'ai honte. Je le connais, pourtant, ce clochard. Il est toujours là. Mais il me fait peur. Une peur idiote, j'en conviens... D'autant plus que je ne sais pas en identifier l'origine. Je sais juste que j'ai honte de moi, et que je suis gênée. Je le croise souvent, pourtant, ce clochard...

C'est la fin de l'hiver. Il fait moins froid. Cependant, le vent demeure assez piquant, et je frémis de plaisir en pénétrant dans le bus que j'attends depuis dix bonnes minutes. Il y fait si bon... Je m'assois comme d'habitude, devant, près du chauffeur, le nez collé à la vitre. Nous passons devant les Galeries Lafayette. J'ose regarder... Le clochard n'est plus là. A sa place, une rose rouge... Mon sang se glace. Je viens de comprendre...

C'était il y a quelques mois. Depuis, quand je longe les Galeries Lafayette, j'ai toujours une petite pensée pour cet homme. Une pensée honteuse, gênée, et en même temps pleine de compassion et de bons sentiments. Où veux-tu en venir avec cet exemple ? Tu ne vois pas, Victor ?

Je ne suis qu'une trouillarde. Comme tout le monde (ou presque). Et on aura beau faire de longs discours sur l'égalité, l'entraide, la solidarité, toutes ces belles valeurs ne trouveront d'accomplissement réel que si nos mentalités sont prêtes pour un tel changement. Il faut croire qu'elles ne seront jamais prêtes ! Quand on pense que la Révolution Française date de trois siècles ! Il y a vraiment des moments où je peine à croire encore en la nature humaine, franchement !

J'ai longtemps cru que la gauche aurait le pouvoir de métamorphoser la France. Jusqu'au jour où j'ai compris que quelles que soient nos opinions politiques, NOUS sommes la France. NOUS choisissons de donner le pouvoir à tel ou tel courant, gauche ou droite. Et quoi que décide le gouvernement en place, si NOUS ne sommes pas d'accord, il n'y aura pas de changements. Alors mes rêves d'égalité, où chacun tendrait une fleur à son voisin, tout ça, c'est irréalisable. Complètement irréalisable. C'est se voiler la face. Tout comme rendre le gouvernement responsable de tous nos malheurs revient à se déresponsabiliser.

Il y a des moments où j'ai envie de nous secouer tous et de nous mettre de grandes claques. Ah... Ne me fais pas ces yeux-là, je ne suis pas une violente ! J'ai juste envie d'avoir moins peur des autres, et que les autres aient moins peur de moi. Il faudrait que plus personne ne baisse les yeux, l'hiver, devant un clochard qui nous regarde passer. Il faudrait que nous osions plonger nos yeux dans les siens. Peut-être n'y verrions-nous rien qui nous effraie, finalement...

 

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publié dans : Françaises, Français... par Mirabelle
Jeudi 18 mai 2006

Mon cher Victor,

En lisant mon quotidien régional, voilà que je tombe sur un petit entrefilet fort inquiétant : "14% des Bas-Normands de dix-sept ans sont illettrés"C'est beaucoup... Je trouve aussi. La Picardie, le Nord-Pas-de-Calais, la Champagne-Ardenne, affichent elles aussi des taux d'illéttrisme assez importants puisqu'ils varient entre 14,5% et 17%. Et ça me rappelle, de manière fort désagréable (mais n'est-ce pas ainsi qu'on prend conscience de réalités déplaisantes ?), que rien n'est acquis.

Les enfants stéréotypés qu'on nous décrit à l'IUFM (et ailleurs) nous font oublier (la honte sur nous !) que la lecture et l'écriture sont loin d'être assimilées par tous, et ce pas forcément à cause des méthodes globales...(Ca, c'est moi qui le dis, rapport à une certaine circulaire, circulaire qui déconseille - oserais-je employer le mot "interdit" ?-  certaines méthodes d'apprentissage de la lecture... Pratiquée par environ 3% des enseignants seulement ! Hem hem... C'était une parenthèse ! Une toute petite parenthèse !

Au niveau national, 11% des jeunes (repérés grâce aux Journées d'appel et de préparation à la défense) sont illettrés. 3% de moins donc, que chez les Bas-Normands. Ohhh ! Mais ferais-tu des progrès en calcul ? Ne te moque pas de moi, s'il te plaît, Victor : j'ai encore en travers de la gorge ma lamentable prestation en ce qui concerne l'épreuve de mathématiques... Oh pardon ! Je ne pensais pas que tu en étais encore là ! Eh ben si !

 

4,4% des jeunes appelés, à l'échelle du territoire, sont considérés en situation très difficile par rapport aux acquis fondamentaux de la langue française. Et je me dis... Qu'est-ce que tu te dis ? Que nous tous, nous pour qui le décodage, la combinatoire ont été automatisés, nous qui pouvons, à loisir, nous concentrer sur le sens, les inférences, l'intratextualité (et dire que je n'ai pas pu ressortir tout ça pour le concours...), nous n'avons strictement AUCUNE idée de combien il est difficile de vivre au quotidien quand lire est un effort, que dis-je un effort, une réelle difficulté. Un obstacle à franchir tous les jours, un obstacle sans cesse renouvelé. La lecture et l'écriture sont des repères sociaux. Quand on ne les maîtrise pas, l'intégration n'en devient que plus délicate. A ce sujet, je te conseille de lire l'excellente B.D de Tito, Les yeux de Leila. B.D ? Bande Dessinée. Un adolescent illettré y tombe amoureux d'une jeune fille passionnée de littérature. C'est une histoire magnifique, servie par un coup de crayon remarquable. J'irai y jeter un coup d'oeil, si je trouve le temps entre la lecture de mes blogs préférés !

Tout ça, ça me fait penser que... Que quoi ? Que cela va te faire beaucoup de boulot plus tard, surtout si la Basse-Normandie continue à être au-dessus de la moyenne nationale ! Je ne demande que ça, moi !

 

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publié dans : Françaises, Français... par Mirabelle
Jeudi 6 juillet 2006

Mon cher Victor,

Pour une fois, pas de grands discours, juste une petite vidéo, qui à elle seule, en dit beaucoup sur la France d'aujourd'hui. Crois-moi, Victor, tu ne seras pas déçu... Ca ne m'éclaire pas beaucoup... Tout ce que je vois, ce sont des politiques prêts à se taper dessus ! Justement... C'est tout l'intérêt de cet extrait !

Qui est celui qui crache toutes ces horreurs ? Notre premier ministre en personne, Dominique de Villepin. Eh bien... Il n'y va pas avec le dos de la cuillère ! Et celui qui ressemble à un petit cochon de lait, qui est-ce ? Un petit cochon de lait ? Oui, celui qui se fait insulter ! Je ne trouve pas qu'il ressemble à un petit cochon de lait, mais enfin... C'est François Hollande, le premier secrétaire du Parti Socialiste. On ne peut pas dire qu'ils soient très copains tous les deux...

Alors c'est ça, la France d'aujourd'hui ? Un premier ministre qui s'énerve et perd son sang-froid ? Une Assemblée furieuse ? Un président d'Assemblée dépassé ? Hein, c'est ça ? Les images sont parfois plus parlantes que les mots. Ca date de quand, cette scène ? De quelques temps, déjà. Et cela s'est calmé, depuis ? Oui. Le premier ministre a "présenté ses excuses". Pourquoi le mets-tu entre guillemets ? Il les a présentées oui ou non ? Eh bien... Il n'a pas prononcé le mot "excuse" mais a tenté d'arranger son cas, lui qui n'était déjà pas très populaire...

Mais Mirabelle, est-ce que tu te rends compte de l'image que donne les politiques d'eux-mêmes et de leur pays ? C'est consternant, n'est-ce pas ? Mais c'est bien plus que cela ! Je n'en reviens pas que l'on en soit toujours là au XXIème siècle ! On dirait des coqs qui se combattent les uns les autres ! C'est leur soif de pouvoir qui les rend mauvais ! Les politiques ont tendance à se provoquer les uns les autres, ce n'est pas nouveau. François Hollande, lui-même, a cherché le conflit par une prise de parole très critique vis à vis du gouvernement. Ce n'est pas une excuse ! Ces hommes représentent tout un peuple ! Et ils se comportent comme s'ils n'en étaient pas dignes ! Ah, vraiment, elle est belle, la France d'aujourd'hui ! Il n'y a pas de quoi être fier ! Ils ne valent pas mieux que les autres ! C'était bien la peine de tirer à boulets rouges sur les siècles précédents ! Je suis bien d'accord avec toi, mon pauvre Victor...

Et après ce genre de scène, on s'étonne que les Français ne croient plus en la politique. Mais comment y croire ? Comment leur faire confiance, quand on s'aperçoit que l'Assemblée Nationale ressemble parfois à un immense champ de bataille ? La première fois que j'ai vu ces images, j'ai ri à gorge déployée, face à l'air complètement dépassé de Jean-Louis Debré, l'expression courroucée de François Hollande, drapé dans sa dignité, et le barrage de députés socialistes, protégeant le leader de leur parti à grands renforts de protestations. Mais aujourd'hui... Je ris jaune. J'ai vingt-deux ans et ce style d'accrochage ne m'incite pas à faire confiance aux politiques. Loin de là...

 

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publié dans : Françaises, Français... par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


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Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 2 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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