XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Jeudi 22 juin 2006

Mon cher Victor,

Mirabelle ! On m'a attribué le rôle de messager une fois de plus ! Comment ça ? Tu te souviens de ce questionnaire ? Bien sûr. Eh bien, Laflote m'a chargé de t'en remettre un autre ! J'ai donc quelques petites questions à te poser... Tu as deux minutes ? Pour toi, j'en trouve toujours !

1. Ton juron préféré en voiture ? Je n'ai pas (encore) le permis. Est-ce que ça compte en tant que passager ? Si oui, mon juron préféré est incontestablement : "Fait chier !"

2. Tes chaussures favorites ? : les chaussures à talons mais pas trop hauts, hein, il s'agit de ne pas se péter les pieds !

3. L'odeur qui t'émeut le plus ? : celle de l'homme que j'aime... (je parle en général et je ne veux pas de questions indiscrètes !) ;-)

4. Ce que tu fais quand tu ne fais rien ? : je rêve, j'angoisse, ou les deux à la fois...

5. Ce que tu voudrais dire à ton père ? : Merci de m'avoir entraînée au 1500 m !

6. Dans ton Ipod, tu écoutes en boucle... ? : Je n'en ai pas, mais j'imagine que si je parle de mon MP3 ça revient au même. En ce moment, je suis à fond dans la bande originale des "Chariots de feu".

7. La dernière fois que tu as pleuré ? : quand j'ai été voir "Volver". Une vraie fontaine !

8. Tu te regardes dans la glace et tu te dis... ? : "Que tu es laide, ma pauvre fille... En plus, tu es coiffée n'importe comment !"

9. Dernier tableau accroché chez toi ? : Euh... En fait, je n'ai pas de tableau accroché chez moi...

10. Tu pourrais y passer des heures... ? : Dans ma chambre, à chanter à tue-tête...

11. Ton luxe de la vie ? : Profiter du soleil en sirotant un Pulco agrumes...

12. Au p'tit déj, tu ne pourrais pas te passer de... ? : euh... En fait je pourrais me passer de beaucoup de choses, mais un p'tit déj n'a pas la même saveur sans une bonne tasse de thé !

13. La dernière fois où tu as trop bu ? : Lundi soir, à un apéritif, avec mes copines d'IUFM.

14. Ce que tu n'as point encore osé faire ? : Me laisser aller...

15. Tu n'es pas superstitieuse, mais... ? : on m'a dit "Merde" pour la suite de mes oraux, et j'ai dit merci... Ca m'a empêchée de dormir ! Argl...

16. A ton dîner idéal, tu réunirais... ? : Euh... Les gens que j'aime, ce serait déjà bien !

17. Ton couple mythique ? : je n'en ai pas, mais j'ai beaucoup d'admiration pour les couples qui sont toujours ensemble après des années, qui s'aiment et se le montrent... Ca, ça m'épate !

18. Ton coupe-faim ? : l'angoisse.

19. Ton voeu le plus cher ? : avoir le concours et le permis la même année ! Cette année, si c'est possible... (tant qu'à faire...)

Merci Mirabelle ! De rien, Victor !

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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle
Lundi 3 juillet 2006

Mon cher Victor,

Il y a des fois où je me dis que la planète blogosphèrique ne tourne vraiment pas rond... Que se passe-t-il encore ?! Mel a mis fin à son blog... J'étais sûr que tu allais me parler de cela... J'ai été y faire un petit tour moi aussi, et j'ai pu le constater par moi-même. Tu te rends compte, Victor ? Cela ne t'a pas fait un choc ? Si, bien sûr. Il est vrai que nous avions nos petites habitudes sur ce blog... Elle est partie sans crier gare, comme ça, avec un brin de provocation (elle publie des photographies mais continue d'affirmer qu'elle ne reviendra pas sur sa décision). Il n'y a plus rien que ses liens. Plus d'archives... Rien ! C'est son choix... Il nous faut le respecter. Bien sûr. Mais tout de même... Ca fait drôle ! Et puis, c'est tellement brutal...

Tu comprends, Victor, je respecte le choix des blogueurs. Libre à elle : après tout, elle en est la créatrice, et le devenir de ce blog ne dépend que d'elle. Mais Mel avait beaucoup de lecteurs. Des lecteurs fidèles, attristés par ce départ si brusque, comme l'est Ellalie, par exemple. J'ai la faiblesse de penser que la blogosphère est une sorte de communauté, à laquelle chaque blogueur adhère, avec plus ou moins d'implications. Quand DS a quitté ce cercle, Mel a été touchée. Très touchée. Si elle avait laissé ses archives, je t'aurais renvoyé à un article bouleversant qu'elle a écrit sur ce sujet, mais malheureusement, son blog est désormais vide de tout écrit. Je l'ai déjà lu, me semble-t-il. Il était beau, je le reconnais...

Et pourtant, pourtant, elle nous fait la même chose que DS ! Mel avait été blessée par ce départ de DS, allant même jusqu'à dire que la blogosphère n'avait plus la même couleur sans sa blogueuse favorite. Avec d'autres, elle avait même crée un site militant pour le retour de DS, preuve que la blogosphère est une communauté, et que l'on peut toujours essayer de faire revenir ceux que l'on aime sur leur décision ! C'est ce que nous tentons tous de faire, désormais, sur le blog de Mel. Son dernier article est truffé de commentaires blessés, surpris... On la supplie de revenir. Elle reviendra, tu crois ? J'espère que oui. Mais la Mel que je connais n'est jamais que la Mel virtuelle. C'est sans doute la Mel réelle qui a parlé, et la Mel de tous les jours, celle qui peine à écrire ses article, dont les idées s'essoufflent (c'est du moins ce qu'elle affirme), je ne la connais pas...

L'inconvénient de la blogosphère, c'est que les lecteurs n'auront jamais qu'un produit fini : un article peaufiné, bien écrit, bien construit... Dont il manque, logiquement, le cheminement intellectuel. C e que tu dis là est valable pour n'importe quel autre écrit. Un roman, par exemple, est un produit fini également. L'écrivain l'a travaillé, retravaillé, il a douté, rayé des passages, réécrit certaines phrases, mais le lecteur n'en aura jamais que la version finale, celle qui met de côté toute trace d'évolution. Tu as raison, Victor... Il est donc compréhensible que les lecteurs soient surpris, choqués par un départ blogosphérique. Il me semble, oui... Humm...

Quoi qu'il en soit, en y réfléchissant un peu, tout peut s'arrêter d'un coup, brutalement. "Les chroniques de Mel", que je lisais très régulièrement, et avec plaisir, ne sont désormais plus qu'une seule page... Avec des photos, certes, mais plus d'articles, plus d'archives. Et c'est encore cela que je trouve le plus dommage : pourquoi priver de nouveaux arrivants d'articles riches, bien écrits, bien pensés ? Si elle considère que son blog est terminé, il est logique de retirer les archives... Dans ce cas, pourquoi ne pas supprimer son compte, au lieu de laisser à tous l'espoir d'un retour, malgré tout ? Peut être qu'elle aime constater que les blogueurs tiennent à elle, via les commentaires... Tiens, tu sais bien qu'après le laconique "Ciao bye bye", elle a tout de même publié deux photographies : peut être n'est-elle pas totalement guérie de la fièvre blogueuse !

De toute façon, la blogosphère est une planète fluctuante. Cercle de blogueurs favoris, petites habitudes sur tel ou tel blog... Et quand certains quittent la planète, que ce soit pour toujours ou temporairement, les habitants ont un sentiment de vide, ou du moins de manque. Mel qui s'en va. Matthieu et Sev qui sont en vacances... Mais enfin, l'avantage de la blogosphère, c'est que l'on rencontre des blogueurs en permanence ! Ne vois pas tout en noir, Mirabelle ! Heureusement que tu es là pour me secouer les puces, Victor... Tiens, au fait, je devrais rencontrer une certaine blogueuse d'ici peu !!! Qui ça ?? Qui ça ?! Je garde la surprise...

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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle
Mercredi 5 juillet 2006

Mon cher Victor,

Mardi matin, j'ai fait quelque chose que je n'ai PAS DU TOUT l'habitude de faire. Ah ! Je suis curieux de savoir ce que c'est ! Toi qui détestes perdre tes repères ! Tu exagères, Victor : je ne suis pas du tout comme ça !

Comme je l'annonçais dans cet article, j'ai rencontré un blogueur. Ou, plus précisément, UNE blogueuse. Qui ça ? Qui ça ? Tu sais, j'y ai pensé toute la nuit, et j'ai une petite idée. Ah oui ? Et quel est ton pronostic ? Sachant que tu es à Rouen pour quelques jours et que notre chère Océane habite à proximité, je pencherais pour elle... N'est-ce pas que c'est elle ? Bravo Victor ! Il s'agit effectivement d'Océane ! J'ai gagné !

Je n'avais encore jamais rencontré quelqu'un de la blogosphère. Ce n'était pourtant pas faute d'y songer... Combien de fois me suis imaginée face à Matthieu, par exemple, qui habite à deux rues de chez moi ? Et ces questions, ces doutes : et si je n'avais rien à lui dire ? Et si le réel gâchait notre entente blogosphèrique ? Et si... Avec des "mais" et de "si", on met Paris en bouteille ! Ce n'est pas facile, tu sais, Victor, de passer du virtuel au réel. La confrontation avec la réalité n'est pas évidente. On prend un risque : celui d'être déçu et de décevoir. On prend aussi le risque d'apprécier la personne et d'être apprécié en retour ! C'est bien pour ça que j'ai accepté de rencontrer Océane !

Et alors ? Comment s'est passé cette rencontre ? Telle que je te connais, tu as dû t'en faire toute une histoire ! Eh bien pas du tout ! Humm... Je suis certain que tu mens ! Bon. Eh bien disons que je n'ai eu qu'un petit peu peur. De toute façon, je n'ai pas eu le temps de trop m'inquiéter : la rencontre s'est décidée très vite. Et puis, mardi matin, mon tram n'était pas en avance : je me suis dépêchée comme jamais, craignant de faire mauvaise impression, moi qui ne suis, en règle générale, jamais en retard ! Que tu dis... Mais non, c'est la vérité !

Nous nous sommes retrouvées dans le centre de Rouen, puis nous avons pris un café à une terrasse. Tu nous as manqué, d'ailleurs, Victor... Je m'en doute ! Alors, comment est-elle physiquement ? Est-ce vraiment ce qui importe, Victor ? Et puis, comprends moi : peut être Océane ne désire-t-elle pas que je brise le mystère qui tourne autour de sa personne ! Après tout, si elle avait le désir de s'exposer un peu plus, sans doute aurait-elle publié une photo d'elle sur son blog ! Certes, certes... De toute manière, tu n'as pas tort : le principal n'est pas son apparence physique mais plutôt si le courant est passé ou pas entre vous... Qu'en est-il de ce côté-là d'ailleurs ?

Océane m'est apparue fidèle à ce que j'ai pu entrevoir entre les lignes de son blog. Une femme réfléchie, avec ses zones d'ombre, déterminée, qui aime profondément ses enfants et parle de ces "deux monstres" avec une extrême tendresse. Une femme attachante, en somme, avec qui j'ai passé une heure agréable, à bavarder, à écouter... Cela s'est bien passé alors ? On ne peut mieux, effectivement ! Désormais, je sais que je lirai le blog d'Océane autrement. Je pourrai mettre un sourire sur son  blog, un visage sur ces phrases... Les traits que j'imaginais ont maintenant une forme tout à fait précise, nette. Plus aucun flou. Juste une personne. De plein pied dans la réalité. Et tu ne regrettes pas de ne plus pouvoir imaginer, justement ? Bien sûr que non. C'est même tout le contraire ! Le plaisir que j'éprouvais à la lecture du blog d'Océane n'en sera que renforcé, je n'en doute pas le moins du monde ! Eh bien tant mieux, tant mieux... Et tu comptes reproduire souvent ce genre d'expérience ? Avec d'autres blogueurs tu veux dire ? Oui. Eh bien... J'estime que cela peut être très enrichissant. Alors tu laisses la porte ouverte ? Oui, je laisse la porte ouverte !

 

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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle
Dimanche 16 juillet 2006

Mon cher Victor,

Je n'ai rien à te dire aujourd'hui... Quoi ? Je n'ai rien à te dire. Ce n'est pas possible ! Tu trouves toujours quelque chose à dire, même sur les détails les plus insignifiants ! Non.

Je suis en vacances. Désoeuvrée. Tout va bien (ou presque...). Eh bien, parle-moi du "presque" ! Non, je ne veux pas parler du "presque". Très bien, très bien... Pas la peine de faire cette mine ! Bon... Tu n'as pas une de tes considérations sur la vie en réserve ? J'en ai quelques unes. Mais pas envie de les exposer... Je ne comprends pas, Mirabelle : tu affirmes que tout va bien ou presque, tu refuses d'évoquer ce "presque" et pour la première fois depuis le début de ces conversations, tu ne te lances pas dans des pensées existentielles ! Que se passe-t-il ? Serais-tu triste ? Presque... Oh, écoute, arrête avec tes "presque", Mirabelle ! Dis-moi quelque chose, n'importe quoi !

Que veux-tu que je te dise, Victor ? Voilà six mois que nous bloguons. Et je crains bien d'avoir épuisé mon stock de sujets. Si ce n'est que ça ! Quoi ? Mais c'est déjà beaucoup ! Oh, eh bien... Je redoutais que quelque chose n'aille pas... Je veux dire... Dans ta petite tête d'entêtée orgueilleuse et timide...  Toi, par contre, tu as l'air d'avoir beaucoup de choses à me dire, Victor ! Que sous-entends-tu ? Oh... Rien... Ou presque ! Pas de "presque", Victor, s'il te plaît ! Mais je ne fais que jouer ton petit jeu ! Il n'y a aucun petit jeu là-dedans...  Je n'ai aucune inspiration aujourd'hui et puis c'est tout ! Alors pourquoi m'avoir donné rendez-vous pour ces conversations quotidiennes ? Parce qu'elles sont quotidiennes, justement ! C'est tout ? Eh bien... Bien sûr que ce n'est pas tout, je m'en doutais ! Je renouvelle ma question, Mirabelle : ne serais-tu pas un petit peu triste, par hasard ? Non. Enfin... Presque !

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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle
Mardi 18 juillet 2006

Mon cher Victor,

Après notre petite conversation d'hier, j'ai réfléchi. Il me semble, en tentant d'adopter un point de vue objectif, que depuis quelques semaines déjà, j'ai perdu le ton pessimiste et désabusé qui caractérisait nos débuts. Serait-ce l'effet de ta réussite au concours ? J'imagine que ce succès y est pour beaucoup, en effet... Tu sembles le regretter ? C'est à dire qu'en balayant tous les sujets que j'ai pu échanger avec toi jusqu'ici, ceux qui demeurent les plus chers à mon coeur sont souvent les plus douloureux. Comme par exemple tous les articles que j'ai pu écrire dans la catégorie "Mirabelle et Johan, les amants terribles". Catégorie à laquelle tu as mis un terme, si mes souvenirs sont exacts. Ils sont exacts, Victor. Est-ce à dire que tu préférerais écrire des articles douloureux ? Comme tu y vas ! Non. Seulement...

Depuis quelques temps, je ne me perçois plus de la même façon en tant que blogueuse. Là encore, éclaire ma lanterne ! Le 28 Janvier 2006, c'est à dire le jour où nous nous sommes rencontrés pour la première fois, notre conversation a été engagée sur le ton de la confidence métaphysique, proche du : où suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état j'erre ? En effet... N'as-tu pas perçu quelques changements sur ce plan, Victor ? Si, bien sûr. Tu sembles aborder la vie plus légèrement et par conséquent, le ton de nos conversations est plus léger, plus badin... C'est exactement là où je souhaitais en venir ! Quels sont tes articles préférés, Victor ? Humm... Question difficile... Il faudrait que je les relise tous, mais j'aime particulièrement les articles où tu te montres un peu mélancolique... Tu as dans ces moments une tournure d'esprit qui me touche tout particulièrement ! Et tu dis que nos conversations d'aujourd'hui sont plus légères ? C'est mon avis... Tu as l'air embêtée ?

Comme tu le sais, j'aime écrire. Et ? Et ma "tournure d'esprit", comme tu le dis si bien, m'amène à entretenir, en général, un goût certain pour le mélodrame, la tristesse et autres mélancolies. Et ? Et depuis quelques temps, je peine à écrire des articles intéressants, dont je sois satisfaite. Et ? Arrête avec tes "et", Victor, c'est fatiguant... Et je n'aime pas ça. Tu n'aimes pas mes "et" ou tu n'aimes pas tes articles tels que tu les écris aujourd'hui ? Je n'aime pas mes articles tels que je les écris aujourd'hui. Et à quoi est dûe cette insatisfaction ? Au fait... Accroche-toi bien, Victor, car ce que je vais dire est bougrement tordu... Au fait qu'en ce moment, il n'y a plus grand chose qui cloche dans ma petite vie. Magnifique ! Bientôt, tu vas regretter d'être heureuse ! Je ne suis pas heureuse. Cependant. Cependant ? Je ne suis pas malheureuse non plus ! Il y a une différence, c'est exact ! Et cette "différence" se ressent, à mon avis, dans mes articles, jusque dans mon style !

J'aime le malheur, Victor. Cela peut paraître curieux, mais c'est ainsi. Les plus belles chansons sont les plus désespérées. Mes romans de prédilections sont des tragédies (ahhh ! "Anna Karénine" ! Ahh ! Madame Bovary !). Les films qui me touchent le plus se terminent mal (non, ils ne se marièrent pas et n'eurent, par conséquent, pas d'enfants !). C'est ainsi. Curieux, effectivement... Et quand j'écris...

Quand j'écris, si ma "tournure d'esprit" est portée vers la tristesse, la mélancolie, il me semble que mes idées s'enchaînent, fluides, que les mots se bousculent, harmonieusement, que les phrases ont une tonalité particulière, une tonalité que je ne parviens pas à restituer en étant "sereine". Vois-tu ce que je veux dire, Victor ? Humm... En résumé, il me semble que je créé plus facilement si je suis malheureuse. C'est le cas de nombreux artistes, c'est vrai. Et c'est spécialement le cas dans l'écriture ! Le malheur inspire plus que le bonheur, pour la simple raison que le bonheur est, par définition (en supposant qu'un jour on puisse l'atteindre !), l'absence de frustration, un état de plénitude qui entraîne moins de questionnement. Ce qui explique que les plus belles oeuvres aient été écrites lorsque leurs auteurs étaient plongés dans une sorte de mal-être existentiel !

Alors, puisque tout va bien dans ma vie (ou presque : qui peut se vanter d'avoir une existence ronronnante de bien-être ?), j'ai plus de mal à écrire. C'est normal... Et j'en arrive à souhaiter, ou quasiment, de créer mon propre malheur pour écrire de manière plus satisfaisante ! Mirabelle... Oui, Victor ? Je me demande parfois si tu es saine d'esprit ! Enfin, Victor, tu sais bien que c'est une façon de parler... Je ne veux pas vraiment être malheureuse ! Je m'attends à tout, avec toi !

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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 1 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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