XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Dimanche 7 janvier 2007
Mon cher Victor,
L'inconvénient des week-ends, c'est que ce ne sont, justement, que des week-ends... Et dimanche soir, j'ai dû rentrer chez Papa et Maman après deux jours passés chez mon Mystérieux Inconnu. Un décalage assez significatif... Parce que pour la première fois, je n'avais PAS ENVIE de rentrer chez moi. Mais alors vraiment pas du tout ! J'étais bien, là, chez mon chéri, à partager repas et petits-déjeuners avec lui, à me faire chouchouter (nuteeella !), à me dire que nous étions le parfait petit couple dans le parfait nid douillet, chez nous. Sauf qu'évidemment, il a bien fallu repartir. Parce que c'est chez lui. Pas chez toi ! Et que lundi, ça rigole pas, j'ai école, moi !

Alors mon Mystérieux Inconnu m'a conduit à la gare. Pas d'adieux déchirants, nous avons l'habitude, de toute façon, de nous quitter à chaque fin de semaine. Ne passer qu'un week-end ensemble, pour nous, c'est la routine, même si cette routine devient de plus en plus pesante. Nous nous contentons de nous sourire à travers la vitre. Même pas un petit bisou ? Si, bien sûr ! Mais rapide, hein, on est en public, quand même ! Et depuis quand ça t'intéresse, ce genre de détails ? Bref. Je monte dans le wagon et lui attend sagement assis sur un banc que le train parte. Je le trouve craquant, avec son air si gentil... Pffff... Je m'ennuie... C'est mou, tout ça, c'est mou !

Et puis il m'envoie un sms. Je l'avais vu pianoter sur son téléphone, c'est un petit jeu, entre nous, depuis toujours. Nous envoyer des textos quand nous sommes ensemble... Un petit jeu que beaucoup de couples ont expérimenté, j'en suis sûre ! Et là, cette vitre qui nous sépare, ce train qui va partir, cette patience déçue (il faut ENCORE attendre le week-end prochain pour se revoir !) rend cet instant... Magique ! Rien que ça ! Il faut savoir poétiser certaines minutes, Victor. La vie peut être pétillante, pourvu qu'on saisisse ses éclats au vol ! Et toi, évidemment, tu t'es dit : "C'est le cadre idéal, la scène romantique par excellence... Je m'en vais dans ce train en le laissant seul et démuni sur le quai... Oh, comme nous nous aimons... Oh, comme c'est romantique...". Hein, c'est ça ? Tu ne fais vraiment aucun effort ! Je dis juste que j'ai aimé cet instant et que j'ai eu envie de te le faire partager... Enfin... A ce que je vois, j'aurais mieux fait de m'abstenir.

Encore heureux que je ne t'ai pas tout dit... Qu'y avait-il d'autre à dire ? Tu vas encore te moquer de moi et je ne suis pas masochiste ! J'emporterai mon secret dans la tombe... Telle que je te connais, tu vas avoir tellement envie d'en parler que tu vas finir par cracher le morceau ! Mais non, mais non... On parie ! Allez, je prends nos lecteurs à témoin ! Je parie qu'elle va tout nous dire, un jour ou l'autre ! Vous remarquerez d'ailleurs que nous en savons chaque jour un peu plus sur ce Mystérieux Inconnu... Bientôt, il faudra lui trouver un autre pseudonyme ! Non ?
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publié dans : L'Amour toujours par Mirabelle
Dimanche 7 janvier 2007
Mon cher Victor,

Ce magnifique article de ma marraine T1 met des mots sur ma sérénité actuelle. "Sérénité" est un grand mot ! Disons que je retrouve un semblant d'estime pour la bonne amie que je suis, quand on respecte cette bonne amie évidemment. J'ai lu le post dont tu parles ! Ce qui est drôle, c'est que deux de vos articles ont quasiment le même titre ! "Comment se dire adieu" pour toi et "Comment te dire adieu" pour Eddie ! J'aime ce genre de coincidences !

Au delà de cette coincidence, c'est ses mots, qui rejoignent les miens, que je retiens. Voilà ce qu'elle dit (tu ne m'en veux pas, marraine, de te citer ?) : "
Parce quelque soit la teinte sombre, elle embaume le corps de quelque chose de plus précieux, et que la trace qu'elle laisse nous fait un peu plus ce qu'on est, nous fait devenir. Notre identité tient aussi à ceux qu'on laisse. A la façon dont on les laisse. Pour ne pas abîmer parfois il faut savoir lâcher prise, partir. Trancher le lien qui existait. Puisqu'il se déchire. L'agonie n'est pas une chose pour l'amitié."

J'ai lâché prise, moi aussi, un certain jour d'été. Je lui ai dit... Tu n'entendras plus parler de moi, je te le promets... Parce que je ne comprenais rien, plus rien, que j'étais paumée, secouée, que je n'y croyais pas. Je ne comprenais rien, rien, rien, et au fond de moi, un sentiment d'injustice, l'envie de hurler, de me taper la tête contre les murs... Qu'est ce que j'ai fait pour mériter ça ? C'est l'injustice que j'ai retenue, pendant des jours. Car  l'incompréhension entre nous s'était vicieusement glissée là, dans le plus précieux, dans cette amitié qui était pour toujours. Je ne l'avais pas vue venir. Mais quand elle a été là, bel et bien là, cette blessure, et qu'elle m'a dit "Rien ne sera jamais plus comme avant"... J'ai mis du temps, longtemps, à comprendre qu'elle avait raison.

Je lui ai pardonné. J'ai réalisé ça très récemment. Je ne lui en veux plus et je pense à elle, de temps en temps, avec plaisir. Comme à une belle histoire, une jolie amitié sur mon parcours, une amitié de dix ans, une amitié avec laquelle j'aurais grandi et qui m'aura fait grandir, moi aussi. Jamais on ne m'enlèvera ce que j'ai vécu avec elle. Et elle non plus ne l'oubliera pas. Alors le fil, dont je parlais ici, est rompu, c'est vrai. Cependant, il a existé et je le chéris, il a tenu, tenu longtemps et c'est déjà bien. J'apprends, peu à peu, à ne pas en vouloir aux gens, aux gens qui ont compté, parce que je sais, désormais, par expérience, qu'ils peuvent revenir nous chercher, un jour, sous une autre forme, tout doucement, par surprise.
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publié dans : Amitié(s) par Mirabelle
Dimanche 7 janvier 2007
Mon cher Victor,

Pourquoi t'arraches-tu les cheveux ? Non, ne te te tape pas la tête contre la table ! Ca ne va pas ou quoi ?! Non, cela ne va pas, justement... Que se passe-t-il encore ? Tiens, j'aurais dû mettre cette question dans le questionnaire, c'est une des choses que je dis le plus souvent... Bon alors, qu'est-ce qui se passe ? Victoooor ! Je n'aurai jamais le permiiiiiis ! Mais si, mais si, un peu de patience... Mais nooooon ! Calme-toi, calme-toi... Ce n'est pas de geindre ainsi qui va te le donner, ton permis ! Allez, raconte tout à Victor...

Ce matin, j'avais une leçon de conduite avec mon moniteur. C'était ta première depuis ton retour ? Non la deuxième. Pour la première, j'avais un moniteur très gentil que je ne connaissais absolument pas et qui a vu en moi un "gros potentiel" de conduite. Pfff... A se demander pourquoi je n'ai toujours pas le permis... Parce que ce potentiel n'est pas encore à jour, tout simplement ! Bref ! Ce matin, à peine entrée dans la voiture...


- Tu es au courant des changements à propos du permis ?


Gloups... Quels changements ? Evidemment, en Angleterre, tu ne pouvais être au courant de rien ! Alors ? Alors il s'agit en fait des lieux d'examens. Il y avait (jusqu'à il y a un mois) deux centres d'examens dans ma petite ville. A chaque passage (au nombre de deux, pour ceux qui ne seraient pas encore au courant, mais j'en doute fort vu combien je radote...), j'ai expérimenté le centre d'examen du C.H., qui ne m'a (sinon je n'en serais pas là !) pas porté chance ! Et maintenant, et maintenant ? Maintenant, l'examen se déroule dans le quartier du canal, "le coin aux putes", comme on dit vulgairement. Les prostituées, moi, je m'en fiche ; ce qui m'inquiète plus, en revanche, ce sont les nombreux pièges et les entrées de périphérique très dangereuses. C'est un quartier VICIEUX. Et si je n'avais pas désiré sauver mon amour-propre du rire jaune de mon moniteur, je me serais éclatée la tête contre le volant. Surtout quand il m'a dit que les résultats à l'examen n'étaient pas bons...

Il me semblait, toute petite dans mon siège, voir Dieu au dessus de moi me montrer du doigt et s'exclamer, à l'intention des anges : "Regardez-la, cette petite écervelée ! Elle n'a toujours pas le permis, elle est nulle à chier au volant et elle persiste ! Tuez la moi dans un accident de voiture, ce sera bien fait pour elle !". Je ne ferai aucun commentaire quant à cette reflexion débile... Et puis je me suis ressaisie. J'ai fait style je-suis-la-reine-de-l'autodérision, pris mon courage à deux mains, desserré ce fichu frein à main, passé la première, accéléré et zou, on the road again !

Bien évidemment, je n'ai pas eu d'accident. Dieu a dû se dire qu'il pouvait s'amuser encore un peu... Au bout de ma leçon, je lance l'idée à mon moniteur de "repasser avant Mars". Pourquoi avant Mars ? Et mes stages en responsabilité, Victor, j'en fais quoi ? Ah oui, c'est vrai... Tu peux être dans la cambrousse ? Bien sûr que je peux être dans la cambrousse ! Et bien évidemment, mon moyen de transport me préoccupe... Enfin bref. Et ton moniteur, il a dit quoi ? Il a dit qu'il ne pouvait rien me dire. Il a fait son métier. Correctement. En me disant qu'"on en était déjà à deux échecs et que tout dépendrait"... De ? De ce que je ferai en leçons ! Oui... Logique ! Pfff... Une de mes résolutions pour 2007 : avoir mon permis avant décembre 2007 ! Ca doit être réalisable, non ? Eh bien... Je ne sais pas trop... Etant donné que tu avais dit ici que tu n'aimais pas les résolutions du Nouvel An, permets-moi d'émettre un doute...

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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 5 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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