XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Mardi 6 février 2007
Mon cher Victor,

Joyeux Zaaaaniversaire ! Joyeux Zaaaaniversaire ! Joyeux Zaaaniversaire, Mirabelle ! Euh... Victor, c'était hier ! Eh bien oui, je sais ! Mais comme je ne t'ai pas vue hier... Enfin, je comprends que tu avais autre chose à faire... Trop occupée avec ta famille et ton Mystérieux Inconnu... Et puis avec tes petits du lundi... Et cette visite d'aide... Ah, tiens, au fait, cette visite d'aide ???

Ne m'en parle pas... Le moins que l'on puisse dire, c'est que cela n'a pas été comme sur des roulettes... Tu me fais peur ! Il n'y a pas de quoi : c'est d'une banalité à pleurer ! Ton IMF t'a assassinée ? Pas vraiment. Enfin. Elle a pointé tout ce qui n'allait pas (et ça faisait beaucoup...) mais elle y a mis les formes, heureusement... Elle a quand même soulevé quelques aspects positifs ? Non. Du moins, il ne m'a pas semblé. Eh bien... Ma pauvre chérie ! Tu veux me raconter tout ça en détails ? J'en serais ravie mais à vrai dire, je suis passée en coup de vent, je suis complètement débordée ! Encore ! Excuse moi, Victor. Ce n'est pas de gaieté de coeur, crois-moi.

Alors dis moi au moins si tu as le moral ! Aujourd'hui, cela va mieux. Mais hier, à la pause de midi, une fois IMF et enfants partis (à la cantine...), face à moi même, devant ma gamelle réchauffée au micro-ondes, sur ma petite chaise d'enfant, à ma table d'enfant, dans le silence de la classe... Avec les textos qui affluaient "Bon anniversaire, Mirabelle !"... Moi qui étais là, à réentendre dans mon esprit les remarques de mon IMF ("les enfants n'ont pas fait grand chose ce matin")... A remuer mon gratin de poisson en refoulant mes larmes... A me dire : "Allez, Mirabelle, bon anniversaire ! Et passe une magnifique journée pour tes 23 ans !"... Tu as quand même repris le dessus ! Il le fallait bien ! Les enfants m'ont communiqué un peu de leur bonne humeur... Et puis les instits' de l'école m'ont bien soutenue ! Tant mieux, tant mieux... Ce qui est sûr, c'est que la journée de mes 23 ans n'a ressemblé à aucune autre et que je m'en souviendrai ! C'est fort probable, effecitvement...

Est-ce que je peux compter sur toi pour nous raconter tout ça plus en détails un de ces jours ? Surtout que tu es en vacances à la fin de la semaine ! Ce serait avec plaisir mais malheureusement, cela dépend entièrement de ma connexion Internet, que je n'ai toujours pas retrouvée à la maison ! Fichue technologie...
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publié dans : Mirabelle, PE2, maîtresse stagiaire par Mirabelle
Mardi 13 février 2007
Mon cher Victor,

Me voici, me voilà ! Avec une belle connexion Internet ! Aaah ! Tu prendras bien une tasse de thé pour fêter ça ? Allez, on va même ajouter une rondelle de citron pour la peine ! Alors comme ça tu as récupéré ta connexion ? Exactement. Je ne sais pas jusqu'à quand mais je compte bien en profiter ! Tu en profiteras d'autant plus que ce n'est pas forcément fiable, tous ces machins-là !

A cause de ce silence blogosphérique prolongé, je n'ai pas pu venir bavarder avec toi le 28 Janvier. Hem... Euh... Pardonne cette question mais... Pourquoi le 28 Janvier plus qu'un autre jour ? Rassure-moi, Victor : tu le fais exprès ? Grand Dieu non ! Allez, ne me charrie pas... Ma petite Mirabelle, je t'assure que... Tu n'as pas pu oublier ça, ce n'est pas possible ! Je suis confus... Cherche bien ! Euh... Non... Je ne vois pas... Nos conversations ont un an, Victor ! Ah euh... Désolé... J'avoue que cela m'avait échappé...

Attends, j'ai amené mon ordinateur portable (oui, je fais ma crâneuse !), je vais te rafraîchir la mémoire. Alors... Tapons http://mirabelle.over-blog.org et... Voyons... Aaaah ! Mirabelle ! Regarde !!! Où ça ? Là ! Où ça "là" ? Mais lààà ! Oh mon dieu, ce n'est pas possible ! Misère de misère ! Misère de misère de misère de misère ! Tu peux retirer ce que tu as dit, Mirabelle ! Si on en croit les archives, le premier article de ce blog date de Février, pas du 28 Janvier ! Mais, mais, mais... Où est mon premier article ? Tu sais, Victor, celui où je m'adressais à toi avec vénération, quand je ne te connaissais pas encore ?

Pas de panique, pas de panique... Il doit bien être quelque part... Fouille dans ton administrateur... Je ne le trouve pas ! Oh mon dieu... Mon blog a perdu de son âme, incontestablement ! Oh mon dieu... Bon, bon... Eh bien... Je comprends ton point de vue... Pour un auteur... C'est comme... Perdre le premier chapitre... C'est embêtant et surtout, ça n'a pas de sens... Décidemment, les anniversaires ne me réussissent pas cette année ! Qu'est-ce que je peux faire, Victor ?

Eh bien... Tu n'as qu'à... Ecrire un article et euh... L'antidater... Faire comme si, quoi...Oh, allez, Mirabelle, ce n'est pas si grave... C'est bien toi, Victor, qui me suggère une telle chose ? Ah non ! Je ne peux pas écrire un article, après un an, sensé représenter mes débuts émerveillés sur la blogosphère ! Ce n'est pas cohérent ! Mais ma petite fille, c'est le boulot de tout auteur de rendre cela crédible ! Je n'y arriverai pas. Et puis, à vrai dire, je n'en ai pas l'envie... Voilà ce qui cloche ! Si l'envie n'est pas là, effectivement... Tu as une idée derrière la tête, toi ! Je pourrai l'écrire, moi, cet article ! Qu'est-ce que tu en penses ? Après tout... Au point où nous en sommes, cela ne pourra pas être pire... Merci de ton enthousiasme ! Je vais m'y coller et tu vas voir ce que j'ai dans le ventre !

Bon... C'est un drôle d'anniversaire blogosphérique que nous vivons là, Victor... Bon, de toute façon tu ne voulais pas nous donner de chiffres ? Des chiffres ? Mais oui, enfin ! Nombre de visiteurs uniques, nombres de pages vues etc. ! Ah non ! Je trouve ça sans intérêt. Bon.Ben alors, on se quitte là dessus... Ben... Oui... Ne te démoralise pas ! L'article que je vais te concocter sera plus réussi que l'original, tu vas être bluffée ! J'espère... Parce que là, tu vois, Victor, je suis désespérée... Oh la la ! Mais ma pauvre Mirabelle, la blogosphère a pris bien trop de place dans ta vie, ton Mystérieux Inconnu a raison ! Comment sais-tu son avis là-dessus, toi ? Heu... Demande toi plutôt d'où vient la disparition de cet article ! Et puis tiens, fais participer nos lecteurs... Ca changera !

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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Mirabelle
Jeudi 15 février 2007
Mon cher Victor,

Ah non ! Aujourd'hui, c'est moi qui parle ! Parce que toi, je te connais, tu vas prendre des gants, un ton doucereux... Mais là, il faut redresser la situation ! Et d'une main ferme ! Et cette main ferme, c'est la mienne ! Car c'est notre crédibilité blogosphérique qui est en danger !

Crotte de zut de flûte ! Hier, tu nous annonçais la perte de cet article ! Or, comme tu peux le constater puisque je le mets en lien, il n'a, en réalité, pas disparu ! La date, cependant, n'est pas la bonne : cet article a été écrit le 28 Janvier 2006, date de création de ce blog ! Alors que se passe-t-il, hein, que se passe-t-il ? Eh bien je vais te le dire, moi !

Pour établir une typologie stricte de nos problèmes :
 

L'ordre des articles est chamboulé. La faute à qui ? La V2 !
La date des articles parus au mois de février n'est plus "février" mais "fvrier". Si on cherche à s'assurer que tu as l'oeil partout en tant que maîtresse, c'est de bien mauvais goût. La faute à qui ? La V2 !
Impossible de lancer une recherche à partir du module "Recherche" ! La faute à qui ? La V2 !
On peut plus répondre aux commentaires à partir des articles quand de nombreux petits mots ont été postés. Effectivement, l'administrateur les trie selon la date de publication. C'est ainsi que tu n'as pu répondre qu'à 4 commentaires relatifs à l'article "Un anniversaire inoubliable". Tu as dû faire des pieds et des mains pour pouvoir répondre aux huit autres commentaires, avec obligation de passer par l'onglet "commentaires", qui trie les commentaires par date de publication, indépendemment des articles. Ce n'est tout même pas très pratique ! La faute à qui ? La V2 !
Enfin, dernier mais non des moindres, la boucle est bouclée puisque tu ne peux solliciter l'aide des administrateurs par l'intermédiaire du forum : tu ne peux plus y accéder par ton administrateur. Tu peux toujours, cependant, le consulter par la page d'accueil d'over-blog mais tu ne peux en aucun cas y poster de nouveaux messages pour faire part de tes difficultés ! La faute à qui ? La V2 !


Je précise, pour nos lecteurs, qu'il y a sans doute d'autres bugs qui nous ont échappé et que j'ai souligné ici ceux qui s'imposaient à nous par leur évidence. Je te laisse le soin de les traquer avec toute la tenacité dont tu seras capable. Et j'appelle solennellement nos lecteurs à la plus grande vigilence : en cas de bugs, veuillez, s'il vous plaît, nous les rapporter dans un commentaire !

Comme nous l'avons constaté, tout ça, c'est la faute à la V2.

Or, ce blog a migré en V2 par l'intervention d'une main innocente qui a cliqué sur "J'accepte la migration". La faute à qui ? A Mirabelle... Je n'osais te le souffler...Tu as voulu faire ta fière ! Oui, ta fière ! Je dirai même "ta crâneuse", dans un langage plus jeune ! Tu t'es dit : "Je vais tous les épater ! Après mon Privilège, la V2 !"; et zou, tu t'es lancée là-dedans, sans t'occuper des risques de bugs et autres disfonctionnements. Seulement, maintenant, tu l'as dans l'os ! Et moi aussi, je l'ai dans l'os ! Comment fait-on, maintenant ?
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publié dans : Mystérieuse blogosphère par Victor
Vendredi 16 février 2007
Mon cher Victor,

 Depuis deux jours, je suis chez mon Mystérieux Inconnu, dans la très belle ville de Rouen. Et tu es ENCORE sur le net ! Tu n'as pas mieux à faire ? Ne t'inquiète pas, ma présence blogosphèrique ne sera que de courte durée, puisque ma connexion Internet, que j'avais retrouvée avec adoration pas plus tard que mardi, m'a fait faux bond dès le lendemain matin. On ne peut vraiment pas leur faire confiance à ces machins-là ! A qui le dis-tu !

Du coup, je profite du temps où je suis seule dans son appartement (Monsieur est au travail) pour mettre à jour nos conversations. Je t'avais promis de poursuivre cette discussion, au sujet de ma première journée seule avec les mômes, dans le cadre de mon stage filé. Bon, bon, attends deux secondes, je le relis rapidement, histoire de ne pas être trop à la trâine...

Après la pause pipi, je suis donc de nouveau dans la classe avec mes petits bouts. Je m'asseois sur la petite chaise de la maîtresse, face au tableau, et la directrice s'installe avec les enfants, un peu en retrait, calepin en main, prête à m'observer de son oeil de professionnel. C'est stupide, mais le fait que cette femme ne soit pas une IMF me rassure. Et bientôt, j'oublie complètement sa présence, trop occupée que je suis dans la lecture du l'album le plus de circonstances, en cette période de l'année : "Roule Galette" ! Tu ne fais pas très original ! Certes non. J'entame la lecture de l'album en mettant le paquet sur les grosses voix et la théâtralisation. Les petits me fixent avec curiosité, air béat et yeux ronds. J'adore. Je pose des questions de compréhension, les amène à décrire l'illustration, à anticiper...

Je n'ai pas prévu de lire toute l'histoire aujourd'hui et je clos la première partie de ma lecture sur le moment le plus titillant pour les gamins : où va donc la galette quand elle s'échappe par la fenêtre ? A peine le temps de travailler le langage à partir des cahiers de vie des enfants et c'est déjà la récréation. J'aide les petiots avec leurs manteaux, réponds aux sollicitations les plus diverses ("Eeeeh ! Eeeeh ! T'as vu mes baskets Spiderman ? Dis, hein, t'as vu ?"), fais les lacets de chaussures, distribue des bisous à qui en veut et tout ce petit monde déboule dans la cour.

Et je suis LESSIVEE. Mais heureuse, surtout quand Martine vient me dire, avec un grand sourire : "Bon eh bien, cela s'est plutôt bien passé !". Je touche du doigt le paradis des maîtresses. Tout en sachant fort bien que ce n'est qu'une première journée et que les choses vont se gâter l'après-midi, où je serai véritablement toute seule avec les monstres dans l'arène. Ca va... Ils ont l'air plutôt mignons, comme monstres ! J'aurais pu tomber bien plus mal, c'est vrai... A la récréation, je fais plus ample connaissance avec les autres enseignantes de maternelle, qui sont pétries de gentillesse et qui me mettent tout de suite à l'aise, sans me faire sentir que je suis "la petite débutante". Nous causons des enfants, évidemment, dans la joie et la bonne humeur. Le temps tourne et je dois appeler les enfants pour le retour en classe, ce qui, tu vas vite t'en rendre compte, n'a pas été une partie de plaisir.

Martine m'ayant laissée dans la cour pour vaquer à ses occupations de directrice, je ne peux compter que sur ma bonne volonté et mon courage pour rassembler mes troupes. J'opte d'abord pour une stratégie dont j'ai constaté l'efficacité en élémentaire, mais dont je doute en maternelle : rester près de la porte et frapper dans ses mains en criant avec autorité : "Les petiiiiiits, on rentre !". Bien... Inutile de te dire que dans le brouhaha de la cour, cela n'a eu strictement aucun effet. Et puis ils avaient tous bien mieux à faire que d'écouter leur maîtresse du vendredi : vas-y que je tape le copain avec la pelle, que je lance du sable, que je me dispute avec un moyen pour la trotinette... Bref : ta stratégie est un échec ! Alors je choisis une méthode plus frontale, qui consiste, tout bêtement, à aller chercher les gamins un à un en hurlant. Une efficacité très limitée encore une fois. Tout cela frise le cauchemar. Parce que dès que j'en attrape un, un autre me lâche la main pour retourner sur le tracteur, que certains font la sourde oreille parce-que-c'est-plus-pratique-pour-être-plus-longtemps-en-récréation, parce que je n'ai pas encore l'autorité et la crédibilité de l'enseignante déjà bien installée dans sa classe.

Finalement, je regroupe mes élèves comme je peux, essuyant une remarque d'une collègue dans le couloir "on dirait que tu as eu du mal à les rentrer". Non sans blague ? J'ai juste vociféré comme jamais, couru aux quatre coins de la cour, ai confondu les enfants à cause des bonnets et des cagoules... Le cauchemar ! Hihihi ! C'était loin d'être drôle sur le coup, crois-moi ! Une fois dans la quiétude de la classe, je démarre les ateliers ou plutôt l'atelier, puisque le deuxième atelier que j'avais prévu (en l'occurence, peinture), ne peut être tenu par l'ATSEM, absente je le rappelle. Ce matin, donc, c'est jeux libres ou atelier "déchirer et coller". C'est à dire ? C'est à dire que les enfants doivent déchirer du papier en petits morceaux et les coller dans un rond pour faire la galette. C'est d'une simplicité enfantine ! Rien n'est simple quand on a trois ans, Victor. Il faut tout apprendre. Par exemple, la petite E. ne sait pas déchirer le papier (elle le tord), le petit G. n'a pas compris que le but du jeu n'est pas de noyer le papier de colle, la petite L. ne sait pas qu'on ne met pas le pinceau à la bouche, le petit R. ne comprend pas ce que signifie "dans le rond", et l'ensemble des élèves ont, dans l'ensemble, des difficultés à remplir une surface en adaptant leur technique de déchirage. C'est donc, en vérité, atrocement compliqué, et je rame, je rame, je ne fais pas passer autant d'élèves que j'aurais souhaité sur cet atelier.

L'heure du midi débarque à une vitesse navrante (il me semble n'avoir "rien fait" avec les élèves) et zou, direction la cantine pour une partie de la classe, ou le foyer familial pour une autre. Quant à moi, affamée, je me jette littéralement sur ma gamelle de pâtes réchauffées au micro-ondes et profite un maximum du silence reposant (mais un peu déstabilisant) qui s'est emparé de cette classe vide.
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publié dans : Mirabelle, PE2, maîtresse stagiaire par Mirabelle
Vendredi 23 février 2007
Mon cher Victor,

Grâce à un commentaire de Mymy, j'en suis venue à relire cet article. Et une phrase d'Uranie m'a sauté aux yeux : " Quand tu l'auras ce concours tu reliras tes articles et alors tu souriras.". C'est drôle : elle avait vu juste. Je me suis effectivement prise à sourire.
Parce que la Mirabelle, qui, un an auparavant, faisait des plans sur la comète, rêvait au métier d'instit', se propulsait maîtresse par le seul pouvoir de son imagination, n'existe plus. Non. Un an plus tard, je m'aperçois que je ne suis plus cette Mirabelle là. Je n'ai que rarement l'esprit qui s'envole. Ma réflexion est tournée, en général, vers des sujets bien plus pragmatiques, bien plus ciblés que ceux de cet article. Je ne pense plus qu'à objectifs, compétences et validation, sans oublier titularisation. Plus au tableau noir, ni à la frise historique, ni au tampon de mon enfance. Je ne suis plus cette Mirabelle là.
Pourtant, la Mirabelle d'aujourd'hui sait par où elle est passée, et ne l'oublie pas. Je me revois en pleurs, suffoquante, en découvrant la liste d'admission, en y lisant mon nom. Il n'est pas rare, d'ailleurs, que ce simple souvenir me fasse monter les larmes. Comment j'ai fait ? La Mirabelle d'aujourd'hui est plus adulte. Elle n'a pas encore accompli tout le chemin, elle n'est pas encore tout à fait mâture ni tout à fait prête à affronter une classe pour le SR2, et encore moins pour le mois de Septembre. Je ne suis pas encore maîtresse.
Mais la jeune Mirabelle, celle qui se cachait derrière le Grand Méchant Concours, n'existe plus. Parce qu'à l'époque, elle devait "passer le concours d'abord et on verrait après", elle se retrouve, désormais, face à un métier qui l'attire mais lui fait peur. Parce qu'elle se tue à la tâche. Parce qu'elle se réveille oppressée à l'idée de ce stage de trois semaines qui se rapproche. Parce qu'elle craint de ne pas être à la hauteur.
En relisant cet article datant d'un an, Victor, j'éprouve une drôle de sensation. Celle d'avoir grandi. Mûri. Et je me dis que peut être, 365 jours plus, je relirai ce que j'écris, aujourd'hui, en ce moment, à 21 h 01, avec la même tendresse. La même satisfaction du chemin parcouru.
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publié dans : Mirabelle, PE2, maîtresse stagiaire par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 5 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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