Dimanche 25 février 2007
Mon cher Victor,
Tout à l'heure, il m'est arrivé une expérience des plus charmantes, que je dédierai, si tu le permets, au Farfadet. Aurais-tu retrouvé une connexion Internet stable ? Stable, je n'en sais rien. Toujours est-il que j'ai accès à Internet depuis deux jours. Tu peux donc reprendre nos conversations à rythme régulier ! Pas si vite, Papillon ! Tu oublies que dans une semaine, je commence mon SR2 ! Ah... Et c'est combien de temps ce SRtruc ? 3 semaines ! C'est long, trois semaines... C'est surtout que j'aurai la tête dans le guidon ! Je croulerai sous les fiches de prep' et tout le tintouin ! Bientôt, tu vas me dire que le métier d'enseignant est difficile... Bah oui, pourquoi ? Arrête, Mirabelle, tu vas m'énerver ! Va travailler dans la mine, on verra ensuite !
Bref. Laisse les mines où elles sont. Cet après-midi, donc, j'ai été amenée à faire une balade dans un certain type de véhicule. Une 2CV. Première fois que je voyageais à bord d'un tel engin. Accompagnée de mon Mystérieux Inconnu, de son cousin et d'un de leurs équipiers de football (à qui, d'ailleurs, le spécimen à moteur appartenait), me voilà qui triture les portières, cherche les ceintures... La banquette arrière est complètement défoncée, je me ratatine pour tenir assise correctement. La portière claque dans un bruit de tôle infernale. Mon Mystérieux Inconnu et son cousin sont hilares. Et moi j'adore déjà cette voiture. Parce qu'elle est vieille, qu'elle dégage ce charme particulier des engins qui ont vécu, qui ont une histoire, une histoire bien à elle. J'adore le cliquetis du levier de vitesse, le grincement des pédales, le grondement invraisemblable de l'accélérateur. On ne s'entend pas, dans cette voiture. A 50 km/h, on est déjà (presque) à fond et je bois du petit lait, dans ce morceau de passé. Moi qui déteste la vitesse, je suis ravie !
Chacun a le sourire, dans cette voiture. Parce qu'elle n'est pas silencieuse. Parce qu'elle nous amuse et qu'elle fleure bon le vieux tacot. On rigole, tous les trois, on est bien, et tout compte fait, je les aurais bien accompagnés jusqu'à la ville de L. Que diable allaient-ils faire dans cette ville de L. ? Un match de foot. Ils m'ont déposée en passant à la maison. Puis ils sont repartis, pétaradants, dans cette 2CV bleu clair, à la limite du bleu EDF, cette 2CV qui semblait me dire au revoir avec ses deux gros phares démodés en guise de regard. J'ai entendu, encore, le ronflement des vitesses. Puis il s'est éloigné. Et moi qui étais d'une fâcheuse humeur avant de m'enfoncer dans les coussins éclatés de cet adorable véhicule, en suis sortie en sifflotant, le coeur léger. Comme un après un pique-nique à la campagne, avec nappe en carreaux, rayons du soleil, vaches dans le pré et 2CV garée tranquillement sur le bord du chemin.

Tout à l'heure, il m'est arrivé une expérience des plus charmantes, que je dédierai, si tu le permets, au Farfadet. Aurais-tu retrouvé une connexion Internet stable ? Stable, je n'en sais rien. Toujours est-il que j'ai accès à Internet depuis deux jours. Tu peux donc reprendre nos conversations à rythme régulier ! Pas si vite, Papillon ! Tu oublies que dans une semaine, je commence mon SR2 ! Ah... Et c'est combien de temps ce SRtruc ? 3 semaines ! C'est long, trois semaines... C'est surtout que j'aurai la tête dans le guidon ! Je croulerai sous les fiches de prep' et tout le tintouin ! Bientôt, tu vas me dire que le métier d'enseignant est difficile... Bah oui, pourquoi ? Arrête, Mirabelle, tu vas m'énerver ! Va travailler dans la mine, on verra ensuite !
Bref. Laisse les mines où elles sont. Cet après-midi, donc, j'ai été amenée à faire une balade dans un certain type de véhicule. Une 2CV. Première fois que je voyageais à bord d'un tel engin. Accompagnée de mon Mystérieux Inconnu, de son cousin et d'un de leurs équipiers de football (à qui, d'ailleurs, le spécimen à moteur appartenait), me voilà qui triture les portières, cherche les ceintures... La banquette arrière est complètement défoncée, je me ratatine pour tenir assise correctement. La portière claque dans un bruit de tôle infernale. Mon Mystérieux Inconnu et son cousin sont hilares. Et moi j'adore déjà cette voiture. Parce qu'elle est vieille, qu'elle dégage ce charme particulier des engins qui ont vécu, qui ont une histoire, une histoire bien à elle. J'adore le cliquetis du levier de vitesse, le grincement des pédales, le grondement invraisemblable de l'accélérateur. On ne s'entend pas, dans cette voiture. A 50 km/h, on est déjà (presque) à fond et je bois du petit lait, dans ce morceau de passé. Moi qui déteste la vitesse, je suis ravie !
Chacun a le sourire, dans cette voiture. Parce qu'elle n'est pas silencieuse. Parce qu'elle nous amuse et qu'elle fleure bon le vieux tacot. On rigole, tous les trois, on est bien, et tout compte fait, je les aurais bien accompagnés jusqu'à la ville de L. Que diable allaient-ils faire dans cette ville de L. ? Un match de foot. Ils m'ont déposée en passant à la maison. Puis ils sont repartis, pétaradants, dans cette 2CV bleu clair, à la limite du bleu EDF, cette 2CV qui semblait me dire au revoir avec ses deux gros phares démodés en guise de regard. J'ai entendu, encore, le ronflement des vitesses. Puis il s'est éloigné. Et moi qui étais d'une fâcheuse humeur avant de m'enfoncer dans les coussins éclatés de cet adorable véhicule, en suis sortie en sifflotant, le coeur léger. Comme un après un pique-nique à la campagne, avec nappe en carreaux, rayons du soleil, vaches dans le pré et 2CV garée tranquillement sur le bord du chemin.


Bavardages