Samedi 24 mars 2007
Mon cher Victor,
Nous sommes le samedi 24 Mars et mon stage en responsabilité vient de se terminer. Es-tu validée ? Oui. Eh bien ! Quelle effusion de joie ! Je m'attendais à de l'hystérie et à des larmes ! J'ai été validée jeudi. Aujourd'hui samedi, mon identité de maîtresse est en berne. Tu es triste d'avoir quitté tes petiots ? Cela me rappelle ce stage. Le vague à l'âme en sortant de la classe. Je ne les reverrai plus... J'ai distribué des bisous à la sortie, serré des menottes dans mes mains. Accepté des dessins et des petites fleurs cueillies à la récréation.
- On ne te reverra plus jamais ?
- Malheureusement non.
- C'est vrai ?
- Oui.
- Vraiment plus jamais ?
- Eh non...
- C'est dommaze que tu restes pas tous les jours... Moi, ze t'aimais bien comme maîtresse.
Benjamin m'offre un cadeau. Une petite poule venant tout droit d'un chocolatier très connu. Benjamin ne vient jamais le samedi. "C'était pour te dire au revoir", me dit-il. Je suis émue en découvrant son présent, mais encore plus, c'est vrai, face à cette confidence. Je ne m'y attendais pas du tout. A la sortie, les élèves se battent pour me tenir la main.
Puis il n'y a plus personne. Plus d'élèves. Plus de petites bouilles coquines prêtes à faire les quatre cents coups. La classe est vide. Je récupère mes affaires. Laisse la clé de la classe sur le bureau. J'ai fait du rangement. Je soupire. Cette classe était un peu la mienne. J'éteins la lumière. Je ferme la porte. Je traverse le couloir. Et déjà, je suis dehors.
Nous sommes le samedi 24 Mars et mon stage en responsabilité vient de se terminer. Es-tu validée ? Oui. Eh bien ! Quelle effusion de joie ! Je m'attendais à de l'hystérie et à des larmes ! J'ai été validée jeudi. Aujourd'hui samedi, mon identité de maîtresse est en berne. Tu es triste d'avoir quitté tes petiots ? Cela me rappelle ce stage. Le vague à l'âme en sortant de la classe. Je ne les reverrai plus... J'ai distribué des bisous à la sortie, serré des menottes dans mes mains. Accepté des dessins et des petites fleurs cueillies à la récréation.
- On ne te reverra plus jamais ?
- Malheureusement non.
- C'est vrai ?
- Oui.
- Vraiment plus jamais ?
- Eh non...
- C'est dommaze que tu restes pas tous les jours... Moi, ze t'aimais bien comme maîtresse.
Benjamin m'offre un cadeau. Une petite poule venant tout droit d'un chocolatier très connu. Benjamin ne vient jamais le samedi. "C'était pour te dire au revoir", me dit-il. Je suis émue en découvrant son présent, mais encore plus, c'est vrai, face à cette confidence. Je ne m'y attendais pas du tout. A la sortie, les élèves se battent pour me tenir la main.
Puis il n'y a plus personne. Plus d'élèves. Plus de petites bouilles coquines prêtes à faire les quatre cents coups. La classe est vide. Je récupère mes affaires. Laisse la clé de la classe sur le bureau. J'ai fait du rangement. Je soupire. Cette classe était un peu la mienne. J'éteins la lumière. Je ferme la porte. Je traverse le couloir. Et déjà, je suis dehors.
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publié dans : Mirabelle, PE2, maîtresse stagiaire par Mirabelle
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