Mercredi 28 mars 2007
Mon cher Victor,
Tu te souviens de cet article ? Oui, bien sûr ! Je l'avais trouvé très touchant ! Alors dans la série "Nos plus belles années", je t'annonce que tous les PE1E se retrouvent vendredi soir au restaurant ! Et tout ça m'amène à une constatation un peu tristounette : je n'ai toujours pas fait le deuil de cette classe... Tu n'es pas bien dans ta classe actuelle ? Attends que je t'explique...
Avant de prendre cet avion qui m'emportait en Angleterre, j'étais comme en transit. Comme si je ne faisais pas partie de la classe : pas de poste pour le SRF, pas les mêmes préoccupations que les autres PE2, moi qui croulais sous les exigences des préparatifs. Et puis surtout... Surtout ? J'avais encore dans la tête cette merveilleuse classe. Cette classe dont je n'a pas encore fait le deuil, je m'en rends compte.
Depuis que je suis revenue d'Angleterre, et ce après ma phase de déconnection, je n'ai pas réussi à m'attacher. Non. Et j'ai même fait pire. Je ressens pire : je n'aime pas ma classe. Il n'y a rien à faire. A part quelques uns que j'adore (et qui, comme par hasard, sont d'anciens PE1E...), je n'ai d'atomes crochus avec personne. Et je vais même te dire, Victor... Dis moi, dis moi... Ils m'agacent ! Je ne les supporte pas. J'ai envie de les baffer. Oooooh ! As-tu fait l'effort de les connaître au moins ? Pfff... Pas vraiment, je l'avoue. J'ai essayé... Parfois ! Mais la PE1E reste désespérée accrochée à mon esprit, comme un vieux souvenir auquel on tient encore et qui prend toute la place.
Vendredi soir, donc, nous irons au restaurant. J'en suis heureuse à un point que tu n'imagines pas. Retrouver les rires et les visages. Remercier ceux qui viendront, malgré leur échec au concours. Je suis impatiente, comme une gamine attend une fête. Je sais que ma tête tournera. Bouffées de nostalgie. Ce repas me rappelera combien j'ai été heureuse, en PE1E. Combien j'ai aimé cette année de préparation au concours. Combien nous nous sommes serrés les coudes, jusqu'au bout. Jusqu'à l'ultime bonheur. Ou jusqu'à l'ultime déception.
Nous formons un petit cercle. Le cercle des PE1E disparus, que nous vénérons tous, encore. Implicitement. Comme "la Belle Epoque". Alors oui, je l'avoue : je n'aime pas la PE2 C. Je n'aime pas ces stagiaires. Je n'ai pas envie de les connaître. Je leur en veux. Je leur en veux d'avoir pris la place de mes PE1E. C'est bête, hein ? J'osais à peine te le suggérer... Oh, je sais que c'est bête. Mais je ne peux pas m'en empêcher. Tu es une sentimentale, toi, hein ? Oh que oui ! Et ça me perdra, je l'ai toujours dit...
Tu te souviens de cet article ? Oui, bien sûr ! Je l'avais trouvé très touchant ! Alors dans la série "Nos plus belles années", je t'annonce que tous les PE1E se retrouvent vendredi soir au restaurant ! Et tout ça m'amène à une constatation un peu tristounette : je n'ai toujours pas fait le deuil de cette classe... Tu n'es pas bien dans ta classe actuelle ? Attends que je t'explique...
Avant de prendre cet avion qui m'emportait en Angleterre, j'étais comme en transit. Comme si je ne faisais pas partie de la classe : pas de poste pour le SRF, pas les mêmes préoccupations que les autres PE2, moi qui croulais sous les exigences des préparatifs. Et puis surtout... Surtout ? J'avais encore dans la tête cette merveilleuse classe. Cette classe dont je n'a pas encore fait le deuil, je m'en rends compte.
Depuis que je suis revenue d'Angleterre, et ce après ma phase de déconnection, je n'ai pas réussi à m'attacher. Non. Et j'ai même fait pire. Je ressens pire : je n'aime pas ma classe. Il n'y a rien à faire. A part quelques uns que j'adore (et qui, comme par hasard, sont d'anciens PE1E...), je n'ai d'atomes crochus avec personne. Et je vais même te dire, Victor... Dis moi, dis moi... Ils m'agacent ! Je ne les supporte pas. J'ai envie de les baffer. Oooooh ! As-tu fait l'effort de les connaître au moins ? Pfff... Pas vraiment, je l'avoue. J'ai essayé... Parfois ! Mais la PE1E reste désespérée accrochée à mon esprit, comme un vieux souvenir auquel on tient encore et qui prend toute la place.
Vendredi soir, donc, nous irons au restaurant. J'en suis heureuse à un point que tu n'imagines pas. Retrouver les rires et les visages. Remercier ceux qui viendront, malgré leur échec au concours. Je suis impatiente, comme une gamine attend une fête. Je sais que ma tête tournera. Bouffées de nostalgie. Ce repas me rappelera combien j'ai été heureuse, en PE1E. Combien j'ai aimé cette année de préparation au concours. Combien nous nous sommes serrés les coudes, jusqu'au bout. Jusqu'à l'ultime bonheur. Ou jusqu'à l'ultime déception.
Nous formons un petit cercle. Le cercle des PE1E disparus, que nous vénérons tous, encore. Implicitement. Comme "la Belle Epoque". Alors oui, je l'avoue : je n'aime pas la PE2 C. Je n'aime pas ces stagiaires. Je n'ai pas envie de les connaître. Je leur en veux. Je leur en veux d'avoir pris la place de mes PE1E. C'est bête, hein ? J'osais à peine te le suggérer... Oh, je sais que c'est bête. Mais je ne peux pas m'en empêcher. Tu es une sentimentale, toi, hein ? Oh que oui ! Et ça me perdra, je l'ai toujours dit...
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publié dans : Mirabelle, PE2, maîtresse stagiaire par Mirabelle
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