Dimanche 1 avril 2007
Mon cher Victor,
T'es comme ta mère, me dit-on. Tantôt, on me le dit avec un sourire attendri. Tantôt, on me le dit en fronçant les sourcils, et avec un ton quasiment désespéré.
Cet après-midi, quand il m'a dit "T'es pareille que ta mère, de toute façon...", j'ai bien vu que ce n'était pas un compliment.
Telle mère telle fille. C'est ce qu'on dit. Ma mère est une grande angoissée. Une grande impulsive. Je suis une grande angoissée et une grande impulsive. Ma mère sort de ses gonds et balance ses chaussures dans l'entrée, sous les yeux médusés de son presque-gendre et je sais que j'aurais pu faire la même chose. "T'es pareille que ta mère, de toute façon...". Ca me fait penser aux bandes dessinées de Claire Brétécher. Les scènes de ménage entre conjoints. On comprend, à demi-mots, que l'homme ne supporte pas sa belle-maman. Et puis c'est devenu de plus en plus à la mode, de ne pas supporter sa belle-maman... Genre "Un gars une fille". Loulou qui critique la belle-mère et Chouchou qui lance des flammes : "Touche pas à ma mère !". Ca fait marrer la galerie, ça. Sauf que c'est moins drôle quand ça vous arrive à vous...
T'es pareille que ta mère, de toute façon... Est-on prisonnier de sa famille ? C'est une question que je me pose assez régulièrement. Si je suis telle que je suis aujourd'hui, c'est sans doute le fruit de mon éducation, le fruit de deux caractères, celui de mon père et de ma mère (logique...) qui m'ont plus ou moins influencée. Et de manière plus ou moins égalitaire... Ma mère est littéraire, je le suis aussi. Ma mère n'est pas sportive, je ne le suis pas non plus. Ma mère s'énerve pour rien, c'est mon cas aussi. Tirez en les conclusions que vous voulez...
T'es pareille que ta mère, de toute façon... Ma mère est généreuse. Battante. Entêtée. Idéaliste. Ma mère, quand elle aime, elle aime pour de vrai, et elle s'accroche. Ma mère, c'est une passionnée, une gourmande, une maladroite au grand coeur. Alors bon. Elle balance peut être ses chaussures dans le salon, gueule tout ce qu'elle peut, et ce sous le regard novice de son presque-gendre.
Mais bon. On a la mère qu'on a. On a la famille qu'on a. On ne choisit pas. Alors, vogue la galère... Et laissons pisser. Tu parles d'une conclusion !
T'es comme ta mère, me dit-on. Tantôt, on me le dit avec un sourire attendri. Tantôt, on me le dit en fronçant les sourcils, et avec un ton quasiment désespéré.
Cet après-midi, quand il m'a dit "T'es pareille que ta mère, de toute façon...", j'ai bien vu que ce n'était pas un compliment.
Telle mère telle fille. C'est ce qu'on dit. Ma mère est une grande angoissée. Une grande impulsive. Je suis une grande angoissée et une grande impulsive. Ma mère sort de ses gonds et balance ses chaussures dans l'entrée, sous les yeux médusés de son presque-gendre et je sais que j'aurais pu faire la même chose. "T'es pareille que ta mère, de toute façon...". Ca me fait penser aux bandes dessinées de Claire Brétécher. Les scènes de ménage entre conjoints. On comprend, à demi-mots, que l'homme ne supporte pas sa belle-maman. Et puis c'est devenu de plus en plus à la mode, de ne pas supporter sa belle-maman... Genre "Un gars une fille". Loulou qui critique la belle-mère et Chouchou qui lance des flammes : "Touche pas à ma mère !". Ca fait marrer la galerie, ça. Sauf que c'est moins drôle quand ça vous arrive à vous...
T'es pareille que ta mère, de toute façon... Est-on prisonnier de sa famille ? C'est une question que je me pose assez régulièrement. Si je suis telle que je suis aujourd'hui, c'est sans doute le fruit de mon éducation, le fruit de deux caractères, celui de mon père et de ma mère (logique...) qui m'ont plus ou moins influencée. Et de manière plus ou moins égalitaire... Ma mère est littéraire, je le suis aussi. Ma mère n'est pas sportive, je ne le suis pas non plus. Ma mère s'énerve pour rien, c'est mon cas aussi. Tirez en les conclusions que vous voulez...
T'es pareille que ta mère, de toute façon... Ma mère est généreuse. Battante. Entêtée. Idéaliste. Ma mère, quand elle aime, elle aime pour de vrai, et elle s'accroche. Ma mère, c'est une passionnée, une gourmande, une maladroite au grand coeur. Alors bon. Elle balance peut être ses chaussures dans le salon, gueule tout ce qu'elle peut, et ce sous le regard novice de son presque-gendre.
Mais bon. On a la mère qu'on a. On a la famille qu'on a. On ne choisit pas. Alors, vogue la galère... Et laissons pisser. Tu parles d'une conclusion !

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