Mercredi 11 avril 2007
Mon cher Victor,

Lundi, mon Mystérieux Inconnu et moi-même nous sommes rendus chez des amis, pour une barbecue party, sous un soleil RES-PLEN-DIS-SANT. Les amis en question ne sont autres que les parents de cette petite puce, aujourd'hui âgée de six mois et qui, en ce mois d'avril, a grandi sous les traits de cette petite princesse, sur la photo que j'ai attachée à droite de ce paragraphe. Elle est choupinette, cette crevette... Très choupinette. J'aurais d'ailleurs pu insérer une vidéo (en imaginant que je sache le faire...) assez coquinette, où on se demande du bébé ou de l'adulte qui babille le plus. Et évidemment, l'adulte c'est toi ? Ce n'est pas si simple ! Sur la vidéo, on m'entend moi mais on entend aussi la maman ! Ah. Bon. De toute façon, le problème ne se pose pas, je ne sais pas insérer de vidéo. Elle est belle Clara, hein, Victor ? Oui, mais je te l'ai déjà dit. Bref. Je dois dire que lundi, j'étais ravie de retrouver le bébé. Elle était dans son petit siège, sur la table, on aurait dit une petite reine. Et je suppose que tu l'as bisoutée et complimentée... Bien sûr. Je n'allais pas bouder mon plaisir. Parfois, ça frôlait l'indécence tellement je m'extasiais. Humm... Ca ne m'étonne guère ! Et tout ça pour dire quoi, Mirabelle ?
A ce barbecue étaient aussi invités Gaetan et Ingrid, parents d'un petit Nolan, de trois semaines plus âgé que Clara. Un blondinet adorable, avec un sourire à tomber. Tu étais donc encerclée par les bébés ! On peut le dire, oui. Et je parie que ça ne te gênait pas le moins du monde ! Non, pas du tout. Bref. Ingrid et Aurélie, vers midi, se sont atelées à la looongue tâche de donner à manger aux petits. Les garçons, dehors avec les chiens (oui, c'était vraiment une journée Famille Chicorée, une journée comme je les aime...), préparaient le barbecue. Moi, en future maman (ne me regarde pas comme ça, je ne suis pas enceinte mais je serai forcément maman un jour, hein ?), j'observais avec attention ces deux mères à l'oeuvre. Nolan dans la chaise haute, Clara dans son siège, et les mamans qui goûtaient les boullies en fronçant les sourcils (est-ce assez chaud ?) et comparant les saveurs des petits pots de leurs chérubins ("Aujourd'hui, Nolan mange "veau et haricots" !", "Et Clara c'est "dinde et petits pois" !"). J'oberve les cuillères entrer dans les bouches, écoute les babillements gloutons des bébés, aide à essuyer les lèvres minuscules et les mentons potelés avec les bavoirs, caresse des petits bouts de jambe au passage. Tu buvais donc du petit lait ! Eh bien... J'étais partagée entre le ravissement et la frustration. Ah... Toujours cette envie de bébé ? Eh oui. Elle ne me quitte pas. Pire : elle grandit de plus en plus.
Après le repas, c'est sieste pour les angelots. Pendant ce temps, les adultes dégustent le barbecue et surveillent les chiens (au nombre de trois, je te laisse imaginer le ramdam...). Nous profitons. Et j'ai hâte que les petits se réveillent de la sieste. C'est de l'obsession à ce stade ! J'en ai bien peur. Après le repas, les hommes nous quittent pour aller "faire un foot" (nous frôlons, à ce propos, le remake d'un épisode d'"Hélène et les garçons", chaque homme allant faire un "petit bisou" à sa femme) et nous nous retrouvons entre femmes à manger du chocolat au soleil (il faut faire fissa, le chocolat fond !) en attendant le réveil des chérubins. A trois heures et quart, Ingrid va chercher Nolan qui braille dans son lit, et Aurélie récupère Clara qui gazouillait tranquillement dans le sien en attendant qu'on la prenne dans les bras. Je retrouve mon statut de pas-encore-maman avec toujours la frustration au ventre et regarde les déjà-mamans préparer les poussettes.
Il est convenu que nous rejoignions les hommes sur le terrain de football, avec chiens et enfants. Cette opération, au premier abord enfantine, se révèle finalement cauchemardesque puisque les chiens tirent dans tous les sens, les laisses s'enroulent dans les poussettes, je manque de m'écraser dans le gravier en retenant le Golden qui s'est détaché et Aurélie s'écartèle en tentant de ramener les deux autres. Résultat, alors que nous avons mis cinq minutes pour faire vingt mètres environ, c'est retour à la case départ : nous allons enfermer les chiens dans la maison pour repartir tranquillement avec les bambins.
Me voilà à marcher entre deux poussettes. Les mamans causent de leurs progénitures, évidemment. Et moi, je suis entre les deux. Un peu mal à l'aise mais surtout très très très frustrée. Coincée entre les deux. Et très très très très très très très frustrée. Parce que je n'ai pas de poussette et encore moins de bébé dedans. Parce que je n'ai pas de petits petons qui battent et des gazouillis face aux oiseaux qui chantonnent. Ca viendra... Oui, je sais, ça viendra. Sauf que je voudrais que ça arrive vite, vite, vite, vite. Je ne pense plus qu'à ça, j'en rêve la nuit. Je me vois à la première échographie, je me vois dans les magasins de fringues pour bébé, je me vois à la piscine avec un gros ventre, je me vois annonçant la nouvelle à mon entourage, je vois mon Mystérieux Inconnu papa, je vois ma maman grand-mère, mon papa grand-père, ma petite soeur tata et par dessus tout, plus fort que tout... Moi maman. Mais pour l'instant, je ne suis que frustrée entre deux poussettes...

Lundi, mon Mystérieux Inconnu et moi-même nous sommes rendus chez des amis, pour une barbecue party, sous un soleil RES-PLEN-DIS-SANT. Les amis en question ne sont autres que les parents de cette petite puce, aujourd'hui âgée de six mois et qui, en ce mois d'avril, a grandi sous les traits de cette petite princesse, sur la photo que j'ai attachée à droite de ce paragraphe. Elle est choupinette, cette crevette... Très choupinette. J'aurais d'ailleurs pu insérer une vidéo (en imaginant que je sache le faire...) assez coquinette, où on se demande du bébé ou de l'adulte qui babille le plus. Et évidemment, l'adulte c'est toi ? Ce n'est pas si simple ! Sur la vidéo, on m'entend moi mais on entend aussi la maman ! Ah. Bon. De toute façon, le problème ne se pose pas, je ne sais pas insérer de vidéo. Elle est belle Clara, hein, Victor ? Oui, mais je te l'ai déjà dit. Bref. Je dois dire que lundi, j'étais ravie de retrouver le bébé. Elle était dans son petit siège, sur la table, on aurait dit une petite reine. Et je suppose que tu l'as bisoutée et complimentée... Bien sûr. Je n'allais pas bouder mon plaisir. Parfois, ça frôlait l'indécence tellement je m'extasiais. Humm... Ca ne m'étonne guère ! Et tout ça pour dire quoi, Mirabelle ?A ce barbecue étaient aussi invités Gaetan et Ingrid, parents d'un petit Nolan, de trois semaines plus âgé que Clara. Un blondinet adorable, avec un sourire à tomber. Tu étais donc encerclée par les bébés ! On peut le dire, oui. Et je parie que ça ne te gênait pas le moins du monde ! Non, pas du tout. Bref. Ingrid et Aurélie, vers midi, se sont atelées à la looongue tâche de donner à manger aux petits. Les garçons, dehors avec les chiens (oui, c'était vraiment une journée Famille Chicorée, une journée comme je les aime...), préparaient le barbecue. Moi, en future maman (ne me regarde pas comme ça, je ne suis pas enceinte mais je serai forcément maman un jour, hein ?), j'observais avec attention ces deux mères à l'oeuvre. Nolan dans la chaise haute, Clara dans son siège, et les mamans qui goûtaient les boullies en fronçant les sourcils (est-ce assez chaud ?) et comparant les saveurs des petits pots de leurs chérubins ("Aujourd'hui, Nolan mange "veau et haricots" !", "Et Clara c'est "dinde et petits pois" !"). J'oberve les cuillères entrer dans les bouches, écoute les babillements gloutons des bébés, aide à essuyer les lèvres minuscules et les mentons potelés avec les bavoirs, caresse des petits bouts de jambe au passage. Tu buvais donc du petit lait ! Eh bien... J'étais partagée entre le ravissement et la frustration. Ah... Toujours cette envie de bébé ? Eh oui. Elle ne me quitte pas. Pire : elle grandit de plus en plus.
Après le repas, c'est sieste pour les angelots. Pendant ce temps, les adultes dégustent le barbecue et surveillent les chiens (au nombre de trois, je te laisse imaginer le ramdam...). Nous profitons. Et j'ai hâte que les petits se réveillent de la sieste. C'est de l'obsession à ce stade ! J'en ai bien peur. Après le repas, les hommes nous quittent pour aller "faire un foot" (nous frôlons, à ce propos, le remake d'un épisode d'"Hélène et les garçons", chaque homme allant faire un "petit bisou" à sa femme) et nous nous retrouvons entre femmes à manger du chocolat au soleil (il faut faire fissa, le chocolat fond !) en attendant le réveil des chérubins. A trois heures et quart, Ingrid va chercher Nolan qui braille dans son lit, et Aurélie récupère Clara qui gazouillait tranquillement dans le sien en attendant qu'on la prenne dans les bras. Je retrouve mon statut de pas-encore-maman avec toujours la frustration au ventre et regarde les déjà-mamans préparer les poussettes.
Il est convenu que nous rejoignions les hommes sur le terrain de football, avec chiens et enfants. Cette opération, au premier abord enfantine, se révèle finalement cauchemardesque puisque les chiens tirent dans tous les sens, les laisses s'enroulent dans les poussettes, je manque de m'écraser dans le gravier en retenant le Golden qui s'est détaché et Aurélie s'écartèle en tentant de ramener les deux autres. Résultat, alors que nous avons mis cinq minutes pour faire vingt mètres environ, c'est retour à la case départ : nous allons enfermer les chiens dans la maison pour repartir tranquillement avec les bambins.
Me voilà à marcher entre deux poussettes. Les mamans causent de leurs progénitures, évidemment. Et moi, je suis entre les deux. Un peu mal à l'aise mais surtout très très très frustrée. Coincée entre les deux. Et très très très très très très très frustrée. Parce que je n'ai pas de poussette et encore moins de bébé dedans. Parce que je n'ai pas de petits petons qui battent et des gazouillis face aux oiseaux qui chantonnent. Ca viendra... Oui, je sais, ça viendra. Sauf que je voudrais que ça arrive vite, vite, vite, vite. Je ne pense plus qu'à ça, j'en rêve la nuit. Je me vois à la première échographie, je me vois dans les magasins de fringues pour bébé, je me vois à la piscine avec un gros ventre, je me vois annonçant la nouvelle à mon entourage, je vois mon Mystérieux Inconnu papa, je vois ma maman grand-mère, mon papa grand-père, ma petite soeur tata et par dessus tout, plus fort que tout... Moi maman. Mais pour l'instant, je ne suis que frustrée entre deux poussettes...

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