Jeudi 17 avril 2008

Extérieurement, je vais bien. Et effecitvement, dans le fond, je ne vais pas si mal. Ma vie sociale s'épanouit. Plusieurs enjeux primordiaux se sont réglés positivement. Mes amis sont là. Cependant, je ne l'oublie pas. J'apprends à vivre avec son visage en toile de fond, et peu à peu, notre histoire qui s'éloigne glisse sur moi, sans me faire de mal.
Sauf l'autre jour. J'ai rêvé de lui. Je revenais. Je n'avais face à moi que la barrière de tous ses amis, qui me jetaient leur mépris à la figure. Qui m'avouaient ce que j'ai toujours su : ils ne m'ont jamais appréciée. Et ils ne me laissaient pas le voir. Et je savais qu'ils avaient raison. Et je repartais. Soudain, il venait m'embrasser. Un baiser tout simple, alors que je dormais, je ne sais trop pourquoi, je ne sais trop comment. Je sens encore ses lèvres sur mes cheveux. C'était doux. Simple. Tendre et protecteur.
Et au réveil, la réalité. Le chagrin. Une journée triste. Et pénible. A me traîner. A resasser ce rêve étrange. Et j'ai beau me dire que désormais, mes week-ends sont vides de disputes, que c'est mieux ainsi, j'ai beau me dire que je me reconstruis, seule, il n'en demeure pas moins qu'il est toujours là. Avec toute la colère, le chagrin, la tendresse et la déception qu'il m'inspire. Tous ces sentimentaux contradictoires que je ne cherche plus à comprendre. Parce que si j'essaie de les percer à jour, je ne m'en sors plus. Parce que je sais que si je veux l'oublier, définitivement, je dois juste les laisser m'envahir. Sans les repousser. Il y a bien un moment où ils se lasseront de ma détermination et où ils s'en iront, d'eux-mêmes.

Bavardages