XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Dimanche 1 avril 2007
Mon cher Victor,

T'es comme ta mère, me dit-on. Tantôt, on me le dit avec un sourire attendri. Tantôt, on me le dit en fronçant les sourcils, et avec un ton quasiment désespéré.
Cet après-midi, quand il m'a dit "T'es pareille que ta mère, de toute façon...", j'ai bien vu que ce n'était pas un compliment.
Telle mère telle fille. C'est ce qu'on dit. Ma mère est une grande angoissée. Une grande impulsive. Je suis une grande angoissée et une grande impulsive. Ma mère sort de ses gonds et balance ses chaussures dans l'entrée, sous les yeux médusés de son presque-gendre et je sais que j'aurais pu faire la même chose. "T'es pareille que ta mère, de toute façon...". Ca me fait penser aux bandes dessinées de Claire Brétécher. Les scènes de ménage entre conjoints. On comprend, à demi-mots, que l'homme ne supporte pas sa belle-maman. Et puis c'est devenu de plus en plus à la mode, de ne pas supporter sa belle-maman... Genre "Un gars une fille". Loulou qui critique la belle-mère et Chouchou qui lance des flammes : "Touche pas à ma mère !". Ca fait marrer la galerie, ça. Sauf que c'est moins drôle quand ça vous arrive à vous...
T'es pareille que ta mère, de toute façon... Est-on prisonnier de sa famille ? C'est une question que je me pose assez régulièrement. Si je suis telle que je suis aujourd'hui, c'est sans doute le fruit de mon éducation, le fruit de deux caractères, celui de mon père et de ma mère (logique...) qui m'ont plus ou moins influencée. Et de manière plus ou moins égalitaire... Ma mère est littéraire, je le suis aussi. Ma mère n'est pas sportive, je ne le suis pas non plus. Ma mère s'énerve pour rien, c'est mon cas aussi. Tirez en les conclusions que vous voulez...
T'es pareille que ta mère, de toute façon... Ma mère est généreuse. Battante. Entêtée. Idéaliste. Ma mère, quand elle aime, elle aime pour de vrai, et elle s'accroche. Ma mère, c'est une passionnée, une gourmande, une maladroite au grand coeur. Alors bon. Elle balance peut être ses chaussures dans le salon, gueule tout ce qu'elle peut, et ce sous le regard novice de son presque-gendre.
Mais bon. On a la mère qu'on a. On a la famille qu'on a. On ne choisit pas. Alors, vogue la galère... Et laissons pisser. Tu parles d'une conclusion !


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publié dans : Une famille formidable par Mirabelle
Lundi 2 avril 2007
Mon cher Victor,

Tout à l'heure, quand je suis rentrée d'une petite virée en centre-ville (à Rouen, car je suis chez mon Mystérieux Inconnu toute cette semaine, je le rappelle pour les étourdis...) et que j'ai désiré prendre un bain histoire de profiter de la baignoire (je n'ai qu'une douche dans ma maison à moi), mon regard s'est nonchalemment posé sur le porte-manteau de la salle de bain. A ce porte-manteau, mon pyjama Snoopy (ne fais pas ces yeux, Victor, s'il te plaît... Ah, tu ne connais pas Snoopy ?) et, accroché par dessus, la tenue de nuit de mon Mystérieux Inconnu. Ca m'a fait fondre le coeur.
Ne dis rien, Victor, s'il te plaît...
Si, ça me brûle la langue ! Tu es vraiment trop sentimentale, Mirabelle...
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publié dans : L'Amour toujours par Mirabelle
Lundi 2 avril 2007
Mon cher Victor,

Mirabelle ! J'ai décidé qu'aujourd'hui nous causerions culture ! Ah... Euh... Je m'apprêtais à évoquer tout autre chose... Non ! Notre discussion d'aujourd'hui portera sur la culture ! Sinon, je m'en vais ! Tu m'entends, Mirabelle ? Je paye mon café et je te plante ici ! Bon, bon... Dis donc, tu m'as l'air bien remonté aujourd'hui... Parlons culture alors... Euh... Allez, allez, j'attends ! Ah ! Ca y est !

Il y a un peu plus d'une semaine, j'ai assité au concert de quelqu'un que j'admire beaucoup. Euh... Zazie ? Francis Cabrel ? Jacques Brel ? Jacques Brel est mort, Victor ! Ah euh... Quant à Zazie, j'irai effectivement l'applaudir mais pas avant le mois d'octobre ! Et rien de prévu pour mon Francis.  Bref. En fait, c'était le concert de Grand Corps Malade. Quel drôle de nom pour un artiste... Ca ne doit pas beaucoup attirer le mécénat ! Détrompe toi, Victor, ça marche très fort, pour lui !

Ce concert était merveilleux. Enfin, merveilleux... Ce n'est peut être pas le mot. Il était grave. Léger. Tendre. Profond. Rien que ça ? Oui. Je t'assure. Son album, "Midi 20" (allez, pour te convertir, Victor, voici en lien des extraits de cette perle rare...), est un bijou. Du slam, certes mais pas d'agressivité, pas de revanche sur la vie, pas de violence verbale. Du slam ? Slam signifie "claquer". Le slam, ce sont des textes sensés être dits a cappella. Je dis "sensés" car ceux de Grand Corps Malade sont mis en musique. Alors ce n'est pas du slam ! Si. Ben non ! Tu viens de dire le contraire, Mirabelle ! Mais si, c'est du slam ! La preuve : au concert, il a mélangé textes a cappella et textes mis en musique !

Ce n'était pas pour débattre la nature du slam que j'évoque Grand Corps Malade. Ce que j'aime, chez lui, c'est que son slam est positif. Même si on ne peut qu'émettre un parrallèle (léger) avec le rap, on ne peut nier, ceci dit, que Grand Corps Malade, c'est de l'optimisme à revendre. A l'origine, GCM, c'est Fabien. Il est handicapé. Des suites d'un accident. Il se destinait, visiblement, à une carrière de sportif, et il a dû tout arrêter. On lui avait dit qu'il ne remarcherait jamais (il le dit dans une de ses chansons) et il s'est battu. Il en parle plus ou moins, en toile de fond, dans ses chansons. Plus moins que plus d'ailleurs (tu me suis toujours, Victor ?), car Grand Corps Malade (et c'est ce qui me touche chez lui), ce n'est à aucun moment la sensiblerie. Il aurait pu, par exemple, faire de ses chansons une sorte de plainte en rapport avec sa condition de handicapé. Il aurait pu insister sur sa douleur et jouer sur la corde sensible, quitte à fabriquer des chansons à faire pleurer Margot. Or, pas du tout.

Grand Corps Malade, c'est l'espoir.
C'est un regard plein d'envie et de vie sur la vie, un regard qui me donne la pêche, autant qu'il me bouleverse. Parce qu'il a les mots pour le dire. Et un timbre chaud, unique, qui va droit au coeur. Humm... Il me semble que ce n'est pas la seule chose qui te plaise chez ce jeune homme. Eh bien ? Pourquoi rougis-tu, Mirabelle ? Oui, bon, d'accord, c'est vrai, je trouve qu'il est très joli garçon. Ah ben quand même ! Tu craches le morceau ! Mais bon, faut pas exagérer, quand même, je ne suis pas focalisée là dessus non plus ! Non ! Ce qui compte, à mes yeux, ce sont ses textes. La justesse de ses mots. Les valeurs qu'il véhicule.

J'attendais ce concert avec impatience. Parce que j'aime toutes les chansons de son album (elles me "parlent") et que j'étais curieuse de l'entendre, en "vrai", comme on dit. Je n'ai pas été déçue. Parce que c'est un gars tout simple, qui ne se force pas. Qui n'a pas honte de traverser la scène d'une démarche déformée, tordue. Parce qu'il est courageux et qu'il aime la vie. Parce qu'il me fait rire (oh, la chanson "J'aime pas les gens" !) et qu'il me fait pleurer (et pas forcément de tristesse), parce qu'il est drôle même sur des sujets graves, parce que je voudrais faire écouter la chanson "Vu de ma fenêtre" à Nicolas Sarkozy, comme ça, pour voir...

Bon, bien sûr, j'ai été en larmes les 3/4 du concert. Que veux-tu, on ne se refait pas... A la fin de cette heure et demie (où il ne s'est pas assis une seule fois, je tiens à le signaler), alors que se dégageait de cet artiste et de ces musiciens (excellents, au passage) un formidable élan d'amitié (genre "on ne se prend pas la tête, on fait de la musique entre potes"), je n'avais qu'une envie : rester là, encore, à l'écouter "parler", à me laisser emporter dans le flot d'humanité qu'il réussit à transmettre, par cette envie d'y croire encore qu'il m'insuffle avec une puissance que tu n'imagines pas. J'ai applaudi à tout rompre. Crié des "Merciiii" qu'il n'a, bien sûr, pas entendu...

Il portait pour ce concert un tee shirt "Ca peut chémar".
Le titre d'une de ses chansons.
Ca résume tout l'espoir qui m'animait en sortant de ce concert. Je n'étais plus qu'un moulin à paroles, avec plein d'étoiles dans les yeux. Bon. Quand je suis rentrée dans ma petite maison à moi, il était environ 23h. Mon Mystérieux Inconnu, lui, bien au chaud dans son petit cocon et ignorant tout des instants magiques que je venais de vivre, était nettement moins bavard que moi, pressé de rencontrer le marchand de sable. Allongée à côté de lui, je me suis endormie peu à peu, encore frémissante sous l'effervescence de ce concert. J'entendais encore résonner dans ma tête des applaudissements et la voix de Grand Corps Malade : "Bon, ben, merci, on a vraiment passé une belle soirée avec vous...". Alors que le sommeil m'aggrippait, il me semblait entendre le son caoutchouteux de la béquille de GCM sur la scène. Et le voir s'éloigner dans la lumière. Comme un espoir...
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publié dans : Positif, Négatif par Mirabelle
Mercredi 4 avril 2007
La maman de Germain m'a ramenée plus tôt à la maison. Elle a dit que c'était Papa qui voulait, qu'il avait téléphoné. Moi, je ne voulais pas, on s'amusait bien avec Germain, on jouait au foot dans son jardin. Mais il a fallu que je rentre, la maman de Germain a insisté et elle avait une drôle de tête.
La maman de Germain m'a accompagnée dans le salon, en me serrant fort la main. Puis elle a serré celle de Papa et elle lui a dit tout un tas de choses à l'oreille, en m'écartant d'elle. Elle faisait une drôle de tête, la maman de Germain. Papa arrêtait pas de la remercier, de s'excuser. Il avait les yeux tout rouges, comme quand il a épluché des oignons pour faire la tartiflette. La maman de Germain est partie. Elle m'a fait un gros bisou et m'a appelée "ma pauvre chérie".
Papa m'a laissée comme ça. Il ne m'a même pas fait de bisou et il ne m'a pas répondu quand j'ai demandé si on pouvait faire du vélo au bois. Il est monté en disant qu'il "allait voir Maman et qu'il fallait qu'ils me parlent tous les deux quand Maman serait sortie.". J'ai voulu aller faire un câlin à Maman mais Papa n'a pas voulu. Il m'a dit de rester en bas. Alors j'ai été jouer, j'ai pris le hochet de Auguste même si j'ai pas le droit, parce que moi, normalement, je ne suis plus un bébé. De toute façon, Papa est en haut avec Maman. Et Auguste est chez la nounou, il n'y avait pas son transat dans l'entrée.
J'ai pris le hochet de Auguste et mon Action Man. On aurait dit que le hochet d'Auguste, c'était le vaisseau de Action Man. Là-haut, j'entends Papa... "Chérie, ouvre, s'il te plaît...". J'entends comme si on cognait à la porte. Et puis Papa qui s'énerve. J'ai un petit peu peur. Papa ne s'énerve jamais sur Maman, d'habitude. Alors je suis montée. Il y avait Papa contre la porte. Il pleurait. Je n'avais jamais vu Papa pleurer. Il s'essuyait sur son pull rouge, celui que Maman aime bien. Il y a une grosse tache dessus. Auguste a vomi dessus ce matin. Maman ne l'a pas disputé. Auguste ne se fait jamais disputer. C'est parce que c'est un bébé et qu'il ne comprend pas. C'est ce que dit Papa.
" Redescends Claire...", me dit Papa.
- Qu'est-ce qu'elle fait, Maman ?
- Redescends, je te dis.
- On peut aller faire du vélo au bois ?
- Tu vas redescendre, oui ou non ? Merde à la fin !
J'ai sursauté. Papa m'a dit pardon et m'a pris dans ses bras. Il a dit que "Papa disait n'importe quoi". Il m'a serrée très fort, en pleurant. J'ai rien compris. Il m'a dit d'aller dans ma chambre. Mais je suis restée. Il cognait contre la porte, maintenant, en hurlant qu'il fallait que Maman sorte. Que ça n'allait rien changer. J'ai entendu Maman pleurer aussi dans la chambre. Alors je me suis mise à pleurer aussi.
"Anne, ta fille pleure..." a dit Papa, "Il faut que tu sortes... S'il te plaît... Ca ne changera rien... S'il te plaît... J'ai besoin de toi... Ne te renferme pas... Pense à ta fille..."
Alors Maman a fini par sortir. Elle était toute bouffie. Les yeux tout rouges, encore pire que quand on a épluché les oignons. Elle avait le hoquet, comme Auguste après le biberon. Elle m'a pris dans ses bras et m'a serrée. Mais ça me faisait mal alors je lui ai dit d'arrêter, mais elle a continué. Elle a dit pardon, qu'elle m'aimait, et elle m'a dit de descendre ma chérie, qu'elle allait faire des crêpes pour mon goûter. Moi j'adore les crêpes, alors je suis descendue tout de suite.
Papa est descendu aussi et il a appelé Mamie. Il a encore pleuré. J'ai voulu parler à Mamie et lui dire que j'allais manger des crêpes mais il n'était pas d'accord. Il a dit que je verrais Mamie dans quelques jours. De pas m'inquiéter. Maman faisait les crêpes. Elle avait mis la musique, "pour faire plus gai". Moi je dansais, j'aime bien, mais Maman elle avait l'air encore triste. Je ne sais pas pourquoi.
On a fait sauter les crêpes. J'en ai raté une et Maman s'est fâchée très fort, mais elle s'est excusée tout de suite, en disant que c'était pas de ma faute. Maman a mis trois assiettes et on a mangé les crêpes. Il y avait du Nutella. J'ai eu le droit de prendre autant de crêpes que je voulais, et Maman n'a pas fait d'histoires quand j'ai voulu lécher la cuillère. J'avais plein de chocolat autour de la bouche, ça m'a fait rire, et Maman m'a appelée son "petit chat". J'ai rigolé. Et puis j'ai demandé :
"Où est-ce qu'il est Auguste ?"
Maman s'est mise à pleurer. Elle est montée dans sa chambre en courant. Et Papa m'a pris sur ses genoux en disant qu'il fallait qu'il me parle. Que j'étais grande et que je pouvais comprendre que parfois, la vie nous fait du mal.



Merci à Plum', dont le texte m'a inspirée.

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publié dans : Ecrire, écrire, écrire... par Mirabelle
Vendredi 6 avril 2007
Mon cher Victor,


Depuis le temps que j'ai commencé ma formation à la conduite, je peux te dire, Victor, que j'ai eu le loisir d'étudier de près mon auto-école. Mon auto-école est une auto-école dite "jeune", c'est à dire qui surfe sur la vague adolescente des jeunes apprentis-conducteurs. Parce qu'il y a des auto-écoles dites "vieilles" ? Disons que certaines, qui datent un peu plus que la mienne (car la mienne est à classer dans les "jeunes"), sont nettement moins branchées et donc moins fréquentées par les jeunots. Je ne connais pas ces dernières. Je n'en parlerai donc pas. Oui mais enfin... Tu ne peux pas généraliser, Mirabelle ! Même récemment fondées, toutes les auto-écoles ne rentrent pas dans des cases ! Bon. Tu n'as pas tort. Alors je parlerai juste de mon auto-école à moi. Je ne la citerai pas, évidemment, mais j'assure, devant nos lecteurs, que tout ce que je m'apprête à dire, est vrai. Et vu de mes yeux vu...

Mon auto-école est une usine. Ca tourne, là-dedans, c'est le moins qu'on puisse dire. Mon auto-école forme aux permis A et B, ainsi qu'au permis bâteau. Dans mon auto-école, tout est dans l'image. De la secrétaire blonde au string qui dépasse du pantalon, aux moniteurs virils à la barbe de deux jours, en passant par le look branché de la devanture. Dans mon auto-école, les élèves sont nombreux. On fait la queue pour accèder à la salle du code pendant un quart d'heure, puisqu'on n'ouvre jamais cette salle à l'heure. (C'est au bon vouloir de la secrétaire, qui passe des coups de fil persos à tour de bras et se plaint, très très fort, d'appels anonymes de sombres individus désireux de lui "arracher son string avec les dents"). Bon.

Dans mon auto-école, les  fashion-moniteurs prennent de vos nouvelles avec un automatisme désarmant, en vous tendant les clés de la voiture que vous conduisez : "Alors, Mirabelle, ça va aujourd'hui ?". J'ai fait le test une fois, pour voir, en répondant non. J'ai eu le droit à un sourire digne d'une publicité Colgate et d'un "C'est bien ! Tu montes, j'arrive dans deux secondes !". Dans mon auto-école, les deux secondes se transforment souvent en dix minutes (cinq au mieux...), le temps pour le fashion-moniteur de prendre sa pause cigarettes et de critiquer ses élèves en compagnie de ses collègues.

Dans mon auto-école, la pédagogie n'est pas de ce monde.
Et bien que mon fashion moniteur m'affirme qu'"au fond, on fait le même métier", j'ai des doutes à ce sujet à chaque leçon. Le fashion moniteur ne rassure pas. Le fashion moniteur ne trouve rien alarmant ou vous incendie quand vous faites une erreur (c'est ou tout l'un ou tout l'autre), avant de vous suggèrer, avec beaucoup de tact, de "vous reprendre", comme si vous en étiez encore capables. Le fashion moniteur vous emmène toujours dans les mêmes quartiers, si bien que vous finissez par connaitre les trajets par coeur. Et bien évidemment, vous vous retrouvez complètement démuni le jour J quand l'inspecteur vous emmène dans des coins inconnus. Pendant les leçons, mon fashion moniteur me cause de certains "cas" qu'il a le malheur de compter parmi ses élèves. Des gens qui alignent les heures sans arriver à rien, et qui, en toute franchise, feraient mieux de s'arrêter (ce sont ses propres termes, évidemment). Puis, comme si vous étiez assez bêêête pour le croire, devant votre mine déconfite, il finit par vous dire "de ne pas vous inquiéter, vous ne faites pas partie de ces gens là". Mon moniteur parle de certaines de ses élèves comme des "morues" et vous assure qu' "avec vous, ça se passe bien". Ah. Me voilà rassurée.

Dans mon auto-école, on conduit environ quarante minutes. Et tant pis si l'heure de conduite est à 35 Euros, vous n'avez qu'à aligner le fric. Dans mon auto-école, quand on veut passer le permis rapidement, c'est impossible. On ne peut pas prendre plus de deux leçons par semaine avec son moniteur. C'est le patron qui l'a décrété. C'est comme ça. Alors, quand, très logiquement, on demande à changer de moniteur, au moins temporairement, on vous envoie sur les roses en vous fusillant du regard, en précisant que vous ne vous rendez pas compte : tous-les-moniteurs-sont-overbookées et puis tout-ça-c'est-organisé-si-tout-le-monde-faisait-comme-vous-on-ne-s'y-retrouverait-plus. Bon. Merci bien. Dans mon auto-école, tous les moniteurs discutent à l'accueil sans se soucier des élèves qui écoutent. Ce qui permet aux élèves de prendre conscience de qui se cache derrière les sourires Colgate : tel ou tel aurait "bien jeté son élève par la fenêtre sur le périph'" quand le jour du permis, il a aligné les conneries. D'après untel, les élèves font n'importe quoi, on en prendrait un pour taper sur l'autre. Bon.

Inuitle de te dire, mon cher Victor, que je fais de la mauvaise pub à mon auto-école dès que j'en ai l'occasion. Que ceux qui souhaitent savoir de quelle auto-école il s'agit cliquent sur le lien "contact", en bas de page. Je me ferai un plaisir de le leur dire...

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publié dans : Roulez, jeunesse ! par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 5 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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