Dimanche 22 avril 2007
Elle avait voté. Le bureau de vote était plein à craquer. Toutes les générations. Elle avait discuté avec une petite grand-mère derrière elle : "Je suis bien contente de voir que les jeunes se réveillent !". Une petite fille courait partout, posait des questions, sous l'oeil amusé de son papa : "Et les papiers, ils servent à quoi ? Et pourquoi y'a des cabines ?". Elle furetait, passait sous les rideaux, éclatait de rire. Alors que la jeune fille était dans l'isoloir, pliant son bulletin, une voix s'enquérit : "Euh... Mademoiselle, excusez-moi, mais est-ce que par hasard il n'y aurait pas une carte d'électeur dans l'isoloir ?". La jeune fille avait ri et tendu la carte sous le rideau. Elle était heureuse, ce matin. On était serré, dans ce petit bureau de vote, on faisait la queue, on n'avait pas la place pour accéder aux enveloppes et aux bulletins. Et il n'y avait jamais eu une telle attente ! Et jamais un tel... Souffle d'espoir. Jamais elle n'avait constaté une telle atmosphère. Comme si les gens se respectaient. Comme s'ils formaient un tout. Comme une joie de vivre, communicative, positive, une confiance en l'avenir et en l'être humain.
Elle croisa des gens. Des gens venus voter en masse. Elle leur sourit. Et si le monde changeait ? Elle était bien, ce matin. Elle se sentait portée. Portée par le soleil, venu les inonder de lumière, en ce jour d'élections présidentielles. Portée par l'espoir. La participation, apparemment, était élevée dans les DOM-TOM. Certaines mairies rurales étaient débordées de monde. Parfois, une heure de queue pour parvenir à mettre son bulletin dans l'urne ! Et si le monde changeait ?
Ne plus écouter sa tête. Ecouter l'espoir, seulement l'espoir. Tant pis si cet espoir ne les mènerait nulle part, tous. Tant pis. En attendant, elle était là, au soleil. Le coeur battant. Avec le sentiment d'écrire l'histoire, à sa manière. Avec le sentiment que tout allait s'arranger. Elle profiterait de cet instant, où rien n'a encore basculé. Elle profiterait de cette incertitude pour chérir son rêve, encore un peu, juste un petit peu. Elle profiterait de cette journée, de ce magnifique dimanche, de ce soleil, des oiseaux, du ciel bleu, pour y croire, encore. La déception viendrait, sans doute, vers 20h. Mais il était si bon de se laisser aller à l'espoir, à l'idéal.
Elle croisa des gens. Des gens venus voter en masse. Elle leur sourit. Et si le monde changeait ? Elle était bien, ce matin. Elle se sentait portée. Portée par le soleil, venu les inonder de lumière, en ce jour d'élections présidentielles. Portée par l'espoir. La participation, apparemment, était élevée dans les DOM-TOM. Certaines mairies rurales étaient débordées de monde. Parfois, une heure de queue pour parvenir à mettre son bulletin dans l'urne ! Et si le monde changeait ?
Ne plus écouter sa tête. Ecouter l'espoir, seulement l'espoir. Tant pis si cet espoir ne les mènerait nulle part, tous. Tant pis. En attendant, elle était là, au soleil. Le coeur battant. Avec le sentiment d'écrire l'histoire, à sa manière. Avec le sentiment que tout allait s'arranger. Elle profiterait de cet instant, où rien n'a encore basculé. Elle profiterait de cette incertitude pour chérir son rêve, encore un peu, juste un petit peu. Elle profiterait de cette journée, de ce magnifique dimanche, de ce soleil, des oiseaux, du ciel bleu, pour y croire, encore. La déception viendrait, sans doute, vers 20h. Mais il était si bon de se laisser aller à l'espoir, à l'idéal.

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