XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Vendredi 5 mai 2006

Mon cher Victor,

Vendredi dernier, au réveil, je me suis tout de suite rendu compte qu'il serait difficile de tenir mon programme de mathématiques de la matinée. Ce n'est pas bien, ça, Mirabelle ! Je sais. Mais va savoir pourquoi, je n'ai pas culpabilisé...

Dehors, ma mère prenait le petit déjeuner sur la terrasse. Grand soleil. Et les petits oiseaux nous accompagnaient par leurs gazouillis... Je suis restée environ trois quarts d'heure à ne rien faire sur cette terrasse. A simplement bavarder avec ma mère. Nous avons ri des moineaux qui se poursuivaient les uns les autres. Reçu des brindilles sur le crâne aussi : la charpente de notre maison abrite un nid de volatiles fort sympathiques, et nous avions, au-dessus de nos têtes, le pépiement des petits en fond sonore, marquant les allées et venues de leurs parents, des vers de terre aux becs.

Notre jardin était plein de couleurs, ce matin-là. Des tulipes jaunes irisées de rose, des Coeurs-de-Marie qui portent si bien leurs noms... Des fourmis qui grimpaient sur mon plateau de petit-déjeuner, la folle escalade de l'une d'elle sur ma petite cuillère... Un rouge-gorge s'était posé sur la barrière, à quelques mètres de nous, nous l'avons admiré en silence... J'ai observé un ballet de bourdons, dans le pavé de fleurs...

Et puis soudain, je me suis aperçu que j'étais bien, là, au soleil, à contempler la nature et ses merveilles. Les rayons du soleil me caressaient la peau, le chant enjoué des oiseaux me mettait du baume au coeur... Il me semblait que le monde n'attendait que moi pour prendre toute sa dimension, et que bientôt, je ne formerais plus qu'un avec lui. Le concours, mes amours m'ont tout à coup paru sans importance, comparés à l'essence de la vie. Je me suis dit que c'était peut-être ça, le bonheur, tout simplement...

Pourquoi ce froncement de sourcils, mon Victor ? Tu m'avais habitué à des conversations bien plus noires que celle-ci, et je dois dire que je suis assez étonné de te voir si sereine, si... Epanouie ! Il est vrai que j'ai tendance à raconter mes petits malheurs plutôt que mes petits bonheurs. Alors, pour une fois, pourquoi ne pas se laisser aller au plaisir d'une si rare plénitude ? J'étais bien, ce matin-là, et j'avais pensé que peut être, tu serais heureux de partager ce bonheur tout simple avec moi ! Je le suis, en effet ! Et puis, cela fait du bien, un peu de légereté ! L'atmosphère de la blogosphère n'est pas franchement des plus optimistes en ce moment ! J'espère que ton article redonnera le sourire à tes lecteurs, au moins temporairement !

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publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle
Vendredi 5 mai 2006

Mon cher Victor,

Paraît-il qu'on reste toujours l'enfant de ses parents. Cela me semble logique ! Oui, effectivement, c'est d'une logique redoutable, mais j'entendais surtout par là que quels que soient leurs âges, qu'ils soient adultes ou nourrissons, des enfants restent des enfants d'un point de vue parental, et en particulier d'un point de vue maternel. Aurais-tu un exemple en tête ? C'est même l'exemple en question qui m'aura donné l'idée de cet article, vois-tu. Il s'agit d'une collègue de la blogosphère, Laflote, qui me semble, à travers ses posts, être l'incarnation parfaite de LA mère, dans toute sa splendeur. J'aime beaucoup quand elle parle des ses loutres. Ses loutres ?! Enfin, Victor, ne fais pas l'ignorant : je sais très bien que tu vas régulièrement sur son site ! Ohhh ! Je feins la surprise pour tes autres lecteurs : c'est un procédé visant à introduire une explication ! Navrée."Mes loutres", donc, dans l'esprit de Laflote, équivaut à "mes filles". Il y a Loutre n°1 et Loutre n°2 que je vous encourage vivement à observer à travers les articles de Laflote, dans cette rubrique. En lisant ses posts, je ressens une grande tendresse. Un amour inconditionnel. Une fierté débordante. Bref : une mère.

Une mère, j'en ai moi-même un exemplaire à la maison. Et malgré mon statut de "presque-adulte", j'ai encore régulièrement droit à des paroles cajolantes ("mon trésor", "ma chérie" et autres diminutifs sucrés), à des inquiétudes ("tu as bien pris ton portable ?", "tu es certaine que tu ne vas pas avoir froid avec ta petite veste de rien du tout ?") et à des remontrances ("ce n'est pas parce que tu as vingt-deux ans que tu as le droit de me parler sur ce ton ! Tu peux encore te prendre une claque, je te signale !"). J'ai également souvent l'occasion d'assister à des séquences nostalgie : yeux papillonnants, sourires attendris... Et hop, c'est parti ! Souvenirs, anecdotes du genre "ta première dent","ton premier Noël", "ta première grenouillère", suivie d'un discours sur combien le temps passe vite, et comme les enfants grandissent, on les a à peine mis au monde qu'ils sont déjà grands... Tu verras, quand tu auras des enfants ! Tu riras moins !

Attention, Victor : je ne me moque pas le moins du monde ! Non, tout cela m'attendrit au plus haut point, voilà tout. J'aime les mères. Je trouve ça beau, moi, les mères un peu poules, un peu protectrices, qui n'hésitent pas à affirmer que "le premier qui fait du mal à ma fille, je lui arrache les yeux". J'aime les mères qui avouent profiter à fond de leurs petiotes parce que bientôt "ce ne seront plus eux, leurs parents, qui les prendront dans leurs bras", ainsi que celles qui murmurent que "tout de même, cela faisait moins de problèmes quand vous étiez petites".

Laflote disait dans un de ses articles, très justement à mon avis, que le fameux moment où le jeune oiseau quitte le nid est sans doute plus difficile pour les parents que pour les enfants. Etant moi-même à deux doigts de faire le grand saut, j'ai tendance à penser qu'effectivement, la maman oiseau éprouvera quelques douleurs à se séparer de ma personne, sachant que je suis l'aînée et que c'est donc, pour elle aussi, une sorte de baptême de l'air !

Les mères auront beau dire, il me semble que faire un enfant est un acte égoiste. Elles ont un bébé. C'est magnifique. Elles sont tout pour lui. Il grandit. Peu à peu, ses centres d'intérêt s'élargissent. Progressivement, il découvre le monde, un monde dans lequel les mères n'occupent qu'une place assez restreinte, au bout du compte. Elles savent qu'un jour, un jour prochain, il faudra le laisser partir. Mais c'est LEUR enfant : c'est difficile d'admettre que la chair de leur chair ne leur appartient plus. Si difficile... Du moins j'imagine !

Tu sais quoi, Victor ? Non, mais tu vas le me dire ! J'ai hate d'être maman à mon tour. Tu as trouvé le père ? Pas pour l'instant. Alors tu as encore le temps de voir venir. Surtout que si tu fais un enfant sans même être mariée, ne compte plus sur moi pour nos conversations, il y a des limites tout de même ! Ah la la, toi et ton XIXème siècle ! 

 

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publié dans : Une famille formidable par Mirabelle

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Parce que Mirabelle se le demande !




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La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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