Mon cher Victor, 
Depuis combien de temps nous retrouvons-nous pour ces conversations ? Eh bien... Nous nous sommes rencontrés le 28 Janvier 2006, me semble-t-il, et depuis, nous ne sommes plus quittés ! Le temps passe à une vitesse... Pour moi aussi, je dois dire ! Je suis vraiment heureuse de te connaître, Victor ! Tu étais mon idole, je rêvais de te rencontrer mais... Mais ? Mais j'ai bien peur que cette relation soit très inégalitaire ! Je me demande parfois comment tu peux me supporter : à ta place, face à mes caprices, mes jérémiades, mes doutes, mes angoisses, il y a longtemps que je serais partie, et sans payer l'addition ! Je t'aime bien, tu sais, Mirabelle... Tu m'attendris ! Bien sûr, parfois, tu m'agaces un peu, mais enfin... Cela fait partie de ton charme ! Cela me touche beaucoup, ce que tu me dis, Victor. C'est sincère... Je sais. Mais j'ai beau le savoir, j'en rougis !
Voilà donc presque cinq mois que nous conversons ensemble, et peu à peu, beaucoup de gens, assis à des tables voisines de la nôtre, se sont joints à nous. Certains, je le vois bien, nous écoutent sans rien dire. Qui sait ? Peut être qu'ils n'osent pas se lever, et nous dire : "excusez-moi, je viens tous les jours ici et mon oreille a souvent traîné du côté de votre table. Il se trouve que vous m'avez l'air très sympathiques... Pourrai-je m'installer à côté de vous ?" ! Ils devraient, pourtant ! A ce que je sache, moi, Victor Hugo, je n'ai encore jamais mangé personne, et toi encore moins ! Il y a beaucoup de gens silencieux, près de nous. Regarde, Victor : celui-ci nous lance des oeillades depuis des jours et il n'est jamais venu nous parler ! C'est fort dommage ! Comme tu dis...
J'ai un message à faire passer, Victor. Dommage, je n'ai pas de porte-voix ! Dis-le bien fort, cela suffira ! Je voudrais remercier les bloggueurs, quels qu'ils soient, d'où qu'ils viennent. Certains ont leurs petites habitudes chez nous, d'autres sont plus timides et n'osent pas participer à nos conversations. Quoi qu'il en soit, je voulais leur dire, à tous, que je les remercie du fond du coeur de nous porter tant d'intérêt. Je n'aurais jamais pu imaginer que mes petites histoires t'intéresseraient un jour, Victor, et je dois dire que j'osais à peine rêver que des collègues de la blogosphère puissent trouver du plaisir à lire ces lignes ! J'ai toujours énormément de plaisir à tenir ces conversations : j'espère qu'elles dureront longtemps, très longtemps ! Et puis... J'espère aussi que ces gens, qui fréquentent le même café que nous, qui viennent de temps en temps, ou plus régulièrement, perpétueront cette tradition et donneront envie à d'autres de nous rejoindre. Je l'espère aussi !

Bavardages