XXIeme siecle

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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Dimanche 1 juin 2008
Mon cher Victor,

Je viens de m'apercevoir, avec un émerveillement indescriptible (teinté d'un peu d'incompréhension, tout de même !) que je suis conseillée par le site de
La classe.fr ! Raaaaaaaa ! Tu te rends compte ?! Non. Absolument pas ! Qu'est-ce que c'est que ce site ? Mais "La Classe", c'est LA référence !!! Mais encore ? C'est une revue professionnelle, que je lis régulièrement, comme de nombreux instits' d'ailleurs. Une mine d'activités, de projets, d'outils pour nous faciliter la vie, à nous pauvres enseignants ! Tu n'exagères pas un peu ? Si, c'est fait exprès pour t'enquiquiner ! C'est réussi... Et comment t'es-tu aperçu de ce petit miracle ? Tout simplement en allant consulter mes statistiques ! Intriguée, j'ai remarqué, avec un effarement terrible, que j'étais citée dans la même catégorie que, tiens-toi à ta chaise, Cartables.net, Eduscol, le blog du Jd2i, le Ministère de l'Education Nationale et bien d'autres ! Rien que ça... Dis donc, c'est la gloire ! Mais est-ce que tu te rends coooompte ???

En farfouillant sur le site, j'ai fini par réaliser que la référence à mon blog était proposée en complément à un dossier spécial IUFM déjà paru, dans la rubrique "Bien s'armer pour réussir sa rentrée". Penser que les responsables du site ont vu dans mes écrits des éléments susceptibles d'aider des PE2 me réjouit et... Me surprend ! Et te donne une certaine fierté, non ? Eh bien... Alleeeeez, Mirabelle, lâche le morceau !!! Ben... Roooooooo, allez, il n'y a pas de mal à admettre que tu es fière de toi ! Oui, c'est vrai, je l'avoue... Nous y voilà ! Petite peste ! Hein ?! Oui, j'ai bien dit "petite peste" ! Mais qu'est-ce qui se passe, mon Victor ? Il se passe qu'il en a assez, ton Victor, vois-tu !!! Pardon ? "MON blog" par ci, "MON blog" par là... Dois-je te rappeler que sans moi, ces conversations n'en seraient pas ?! Ce n'est quand même pas de ma faute si La classe parle du "Journal de Mirabelle" et non des "Conversations de Mirabelle et Victor" ! Hummm... Il n'empêche que je te trouve bien ingrate ! Et pour ton information, moi aussi je suis fier de moi ! Et voilà ! Et tu devrais faire attention : tu vires très prétentieuse, ma chère ! Maintenant... Oust !
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publié dans : Mirabelle, maîtresse T1 par Mirabelle
Lundi 2 juin 2008
Mon cher Victor,
Dans la série "Rigolons un bon coup", après "Clovis est crétin" et "Ma barrique de mère n'a rien dans le ciboulot" voici "mon frère au pays des Nudistes". Pardon ?! Je m'explique : toujours pour cette fameuse "fête d'une personne qu'on aime", le petit Valérian, CM1, me tend, triomphant, son acrostiche à partir du prénom ENZO. Pour le E, le Z et le O, rien de bien original ni de surprenant. En revanche, le N... Sans pouvoir me contrôler, je suis prise d'un fou rire. Irrépressible.

N udiste

- Qui est Enzo ?
- Mon petit frère.
- Tu voulais dire "Naturel", n'est-ce pas ?
- Oui, me dit-il en me regardant avec des yeux ronds comme des soucoupes, genre je-ne-comprends-rien.

Ouf. J'ai eu peur : il ne sait pas ce que ça veut dire ! Ils avaient pourtant le dictionnaire pour vérifier la signification de leurs adjectifs...
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publié dans : Mirabelle, maîtresse T1 par Mirabelle
Mardi 3 juin 2008
Je pensais naître de lui. Je pensais n'être forte qu'en le sachant à mes côtés. Je me trompais. J'ai largement la force de faire ma route seule. J'ai largement la force de supporter l'idée qu'il fasse l'amour avec une autre, largement la force de savoir qu'il la présentera bientôt (si ce n'est déjà fait) à sa famille, à ses amis. J'ai largement la force de faire ma vie sans lui, de profiter de chaque minute, sans le pleurer. Je ne le pleure plus. Je ne le regrette plus. Ce que je regrette, c'est de n'avoir personne, aucun corps masculin contre lequel me blottir le soir avant de m'endormir. Oui, ça, ça me manque. Mais lui... Non. Je ne suis pas une victime.
Il m'a appris que l'amour est éphémère. Que de belles paroles peuvent se transformer en leur exact contraire, en l'espace d'une semaine. Il m'a appris que la vie est une succession de rencontres. De moments. On tombe sur quelqu'un, il nous plaît, on s'embrasse, on fait l'amour, plusieurs fois par jour et puis un peu moins souvent, au fil des jours et du quotidien. On s'emmène partout l'un l'autre, et nos amis savent tout d'elle ou de lui, il ou elle devient "mon coeur", "ma puce", on s'étreint, on s'interroge, on se dispute pour des conneries, on se bagarre, on dit qu'on y croit plus mais on y croit encore, dans le fond. On se le dit ou on n'ose pas le dire, on dit l'inverse pour l'emmerder et ne pas se montrer dépendante. Et puis on tombe sur la nouveauté. Toujours mieux que des années d'engueulades et de par coeur. Et tout recommence. Et tout ce qui s'est passé, avec lui ou elle, n'existe plus. Oui, au moins, il m'aura appris ça.
Ce n'est pas une leçon très agréable, c'est vrai. Cependant, il vaut mieux savoir, avant de s'engager dans une relation, que quand on nous dit "je t'aime", il ne faut pas entendre "toujours". Et que, quand bien même des "toujours" seraient prononcés, nous ne sommes, nous-mêmes, pas maîtres de ces "toujours". Qui peut prétendre demeurer fidèle, ne pas être ébloui par une rencontre ? Qui peut prétendre qu'il restera, pour le bonheur de quelqu'un, au détriment du sien ? Qui peut prétendre respecter assez quelqu'un pour ne pas faire preuve de lâcheté ? Qui peut combattre son égoisme naturel au point de résister à la tentation d'une histoire qui débute et pourrait mieux réussir que la précédente ?
La vie, c'est ça. Une succession d'histoires, différentes. Et j'avoue qu'il m'est difficile de l'admettre. Je n'aime pas l'idée du provisoire. Je n'aime pas l'idée que tout puisse se casser la gueule, tout le temps. Je n'aime pas l'idée du tout qui passe au rien. De l'amour absolu qui passe à l'indifférence. A la limite, je préfère la haine. Oui, devoir tirer sa révérence, sans un mot, parce que c'est comme ça, que c'est la vie et qu'il n'y a pas à contester, j'ai du mal à l'avaler. Ce que je ressens, pourtant, ce n'est plus de l'amour. C'est la constance des souvenirs, l'idéalisation d'instants précieux. Il n'est pas dans la nature des hommes d'être amoureux de la même personne pendant toute leur vie. Ou alors, c'est si rare ! On aspire tous à ça, bien sûr (quoi que...), mais on a, toujours, en toile de fond, la conscience que tout peut se terminer, là, maintenant, et que de toute façon, si ça se termine, eh bien, on s'en remettra, comme tout le monde. Voilà. J'ai appris ça. Je le savais, évidemment, en théorie, mais il y a un pas de géant entre la réalité imaginée et la réalité vécue.
Maintenant que je sais tout ça, je sais que j'aurai largement la force de continuer toute seule. C'est sans doute la leçon la plus douloureuse, mais la plus nécessaire, qu'il m'ait jamais inculquée. Je ne suis plus une petite fille. Il disait que je vivais dans mon monde. Grâce à lui, depuis plus d'une semaine, j'en suis sortie. J'ai les deux pieds bien ancrés dans la terre, la tête bien clouée sur mes épaules, et elle n'en bougera plus. Je n'irai pas jusqu'à le remercier, parce qu'il y avait, je crois, de multiples manières, bien plus élégantes, plus respectueuses que celle qu'il a choisie, de m'enseigner ça. Mais bon. C'est le résultat qui compte. Et le résultat, en l'occurence, c'est que je suis seule, libre, et que j'ai enfin compris que l'amour, c'est comme la vie. C'est comme traverser la rue, prendre l'avion, le train, le bus. On sait qu'on peut avoir un accident, que tout peut s'arrêter. Mais ce n'est pas ça qui nous empêche de monter, parce qu'on ne sait jamais, le voyage pourrait être fantastique, avec de superbes paysages...
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publié dans : L'Amour toujours par Mirabelle
Mercredi 4 juin 2008
Mon cher Victor,
 

Quand je te dis que les instits pourraient tenir des bouquins entiers des perles d'élèves, ce n'est pas un vain mot. Même moi, qui débute pourtant ma carrière, je pourrais inaugurer une catégorie spéciale "mots d'enfants" sur ce blog ! Mais bon... Tu as déjà fort à faire ! Viens déjà bavasser ici à peu près régulièrement et on verra après ! C'est tout à fait pertinent, comme remarque... Bref. Qu'est-ce que je voulais te dire, déjà ? Ah oui voilà !

C'était la semaine dernière, alors que je corrigeais les cahiers d'activités de mes CM1, des exercices sur la notion d'aire, séance de découverte du cm2. Vaste programme ! Ils avaient effectué cet exercice en autonomie, des rectangles à partager en autant de petits carrés de 1 cm que possible, pour ensuite chiffrer l'étendue du rectangle, ou devrais-je dire DES rectangles, puisqu'ils devaient en comparer deux. Première étape, avant même de commencer à tracer ces fameux carrés : estimer, à vue d'oeil, lequel aurait la surface la plus importante, sous forme de pari. Et c'est là que ça devient drôle... Sans que ce soit complètement incohérent, cependant, comme beaucoup de perles d'élèves, d'ailleurs. Les concepteurs du cahier d'activités incitent les élèves à exprimer leur estimation sous la formule "ton pari" avec un espace à compléter par l'élève. A compléter, bien sûr, par la lettre correspondant au rectangle choisi. Tu suis, Victor ? Euh... Oui, Maîtresse ! Quoi que je n'aurai rien contre un petit cours particulier... Ecoute, on verra ça quand j'aurai mes 60 h à effectuer, pas avant ! Bon, bon... Après tout, c'est toi l'instit' !

Bref. Qu'est-ce que je disais déjà ? Tu as de nouveau perdu le fil ? Oui. Je suis fatiguée ! Ce n'est pas une excuse ! Moi aussi, tu me fatigues, et ce n'est par pour autant que je perds pied ! Bon, eh bien alors dis moi où nous en étions ! Tu disais que les enfants devaient compléter la case "Ton pari" par la lettre du rectangle qu'ils estimaient être le plus étendu. Vaaalà, c'est ça ! Et donc, Ondine, en tout petit (genre je-ne-sais-pas-si-c'est-ce-qu'il-faut-répondre), a inscrit sur les pointillés : "2 euros". Ah ah ! Je l'aurais parié !


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publié dans : Mirabelle, maîtresse T1 par Mirabelle
Vendredi 6 juin 2008
C'est de croiser le regard d'un garçon qui me sourit. C'est de lui sourire aussi.
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publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 1 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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