XXIeme siecle

Juillet 2007
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Avant-propos

Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Dimanche 1 juillet 2007
Mon cher Victor, 
--valcorrection.JPG
Je n'ai que très peu parlé, durant cette année de PE2 (et pendant nos conversations) du casse-tête que sont les évaluations. Non, effectivement ! Tu sais , Mirabelle, il y a énormément de lacunes dans nos discussions ! J'en suis bien consciente, mon pauvre Victor... J'essaierai de rectifier le tir pendant les vacances d'été !

Pendant mon SR3, j'ai dû évaluer les acquis de mes élèves. Eh bien laisse moi te dire que ce n'est pas une mince affaire ! Tu m'en diras tant... Pressée par l'instit' que je remplaçais ("Surtout, évalue bien ce que tu as fait ! Je n'ai quasiment pas fait d'évaluations au troisième trimestre et si je n'ai rien à montrer, les parents vont me tomber dessus !"), j'ai donc évalué conjugaison, géométrie et lexique.

Bon. Commençons par le début : la conjugaison. Il faut savoir, mon Victor, que l'instit' m'avait demandé de faire le passé composé avec ses élèves. Je m'attèle donc à la tâche, dès la première semaine. Malheur de malheur... Comme je te l'ai déjà dit... Les élèves sont très dissipés ! Exactement. Ils sont gentils mais assez paresseux. Ils n'écoutent pas grand chose. Et je dois sans arrêt ramer pour les intéresser, quand je ne suis pas obligée de faire de la discipline. Ca, ça devient un enjeu de société, ma pauvre chérie...

Au fur et à mesure des séances (très nombreuses et évidemment plus que prévu...), il s'est avéré que les élèves ne savaient pas reconnaître un verbe dans une phrase. Qu'ils ne maîtrisaient pas la notion de sujet. Qu'ils ne savaient pas conjuguer correctement "être" et "avoir" au présent. Dans ces conditions, je comprends que cela soit difficile... Mais ils ne sont encore qu'en CE1 ! Bien sûr. Et puis au fond, le passé composé, c'est compliqué. Je t'épargne les détails évidemment. Les séances défilent et avec elles la sensation de n'arriver à rien. Les gamins confondent tout, et j'ai bien du mal à y remédier. Pourtant, j'ai restreint au maximum et privilégié la conjugaison d'"être" et "avoir" ainsi que les verbes du premier groupe, en laissant tomber ceux du deuxième et troisième groupe. Comme tu peux t'en douter, ce sont surtout les verbes avec l'auxiliaire "être" qui posent problème...

La fin du stage approchant, je commence à concevoir mes évaluations. Je choisis consciencieusement mes exercices et élabore un système de notation (sur 10) dans la douleur. Je crains bien évidemment les résultats de cette évaluation et n'en attends pas grand chose de très reluisant, surtout quand je passe dans les rangs, le jour J, et constate que les élèves n'ont pas compris que le passé composé est formé de deux mots. C'est pourtant la base ! Aie ! C'est la mort dans l'âme que je récupère toutes les copies et que je me mets à corriger, le soir même.

Et là, c'est le drame. C'est de ma faute, en plus. Je me suis trompée dans mes comptes (eh oui, les chiffres et moi, décidemment, cela fera toujours deux) et mon système de notation est fichu en l'air. Après une quinzaine de minutes de prise de tête, j'en arrive à la désagréable conclusion qu'il me FAUT noter les élèves sur vingt. Je n'aime pas ça. Au CE1, ce n'est pas adapté. Je m'y résouds cependant, en soupirant.

Deux heures plus tard, je suis complètement déprimée. Ces évaluations sont CA-TAS-TRO-PHIQUES. Vraiment ? Vraiment. Deux élèves s'en sortent à peu près convenablement. C'est le raz-de-marée pour les autres. Les notes sont si basses que je n'ose même pas t'en donner une fourchette ! Ah la la... Ces notes m'amènent bien sûr à douter : sans doute ai-je mal fait passer la notion, j'aurais dû prendre les choses par un autre bout, n'ai pas été assez clair pour expliquer la formation du passé composé... Oh, allez ! Tout le monde se plante, Mirabelle ! Et puis s'ils n'écoutaient rien ! Ne remets pas tout sur le dos des gamins, Victor ! Disons que j'essaie de faire en sorte que tu cesses de te flageller !

Bref. Après avoir mûrement réfléchi, j'ai décidé de ne pas rendre les évaluations aux élèves. Je les ai laissées à disposition de l'instit', pour qu'elle puisse se rendre compte des erreurs, tout en lui précisant que je souhaitais qu'elle les garde pour elle. Mais je ne voulais absolument pas les rendre. Je ne vois pas l'intérêt de mettre tous les élèves face à l'échec et de les décourager. Il y aurait eu des larmes. Je crois que tu as bien fait, Mirabelle... Je ne suis pas enseignant mais, effectivement, le but de l'Ecole est d'aider à l'épanouissement de l'élève, et certainement pas de le casser... Tes raisons sont tout à fait légitimes ! 

Je ne sais pas si j'ai bien fait. De toute façon, je pense qu'on ne peut jamais le dire. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise solution. Il y a juste un choix. Ce qui est certain, c'est que l'évaluation me questionne pas mal. Si elle doit "sanctionner" les apprentissages, tout doit être soupesé très clairement, et surtout s'adapter à ce qui a été fait en classe. A ce qui a REELLEMENT été fait. Il faut être juste et savoir distinguer ce qui n'a été qu'effleuré (et qui ne nécessite pas d'évaluation...) de ce qui a été étudié en profondeur. Ce n'est pas si évident car cela recquiert un certain recul par rapport à sa pratique, recul que nous, professeur des écoles débutants, n'avons pas toujours. Nous sommes généralement, comme le disent les IMF, "dans le feu de l'action". Occupés à boucler la journée du lendemain, fiches de prep' de français, de maths... Nous sommes dans l'urgence de l'instant. Il nous faudra apprendre à prendre le temps de nous retourner sur ce qui a été fait. Nous avons toute notre carrière pour y parvenir, peu à peu.
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publié dans : Mirabelle, PE2, maîtresse stagiaire par Mirabelle
Lundi 2 juillet 2007
Mon cher Victor,journal.jpg

Ca y est. Mon SRF est terminé. Ton SRF ? Mon Stage en Responsabilité filé. Ah oui, c'est vrai... Pas trop cafardeuse ? Un peu, bien sûr. Mais avec le temps, j'apprends à ne pas trop m'attacher. A me dire que si moi je vogue vers d'autres horizons, mes petits aussi ! Tu en parles comme de tes élèves à toi, c'est bien révélateur...

Révélateur ou pas, hier soir, en me couchant, je m'étais dit : "Surtout, Mirabelle, demain, n'oublie pas d'embrasser les enfants un à un à la sortie, de leur expliquer que tu ne les reverras plus". J'étais certaine d'y penser. Vraiment. Sauf que cela ne s'est pas passé comme ça. A 16 h 30, j'étais tellement dans ma journée, dans le bon déroulement des rituels (on lit une histoire, on distribue les suces et les doudous, puis on va ouvrir aux parents) que je n'ai pas réalisé que c'était la fin de l'année. Pas du tout. Bêtement, mon esprit détraqué m'a soufflé que je les reverrais la semaine prochaine. Mais non.

Du coup, ils sont partis sans mes bisous et moi sans les leurs. Ce n'est que quand j'ai vu arriver des mamans avec des bouquets de fleur (alors qu'il ne restait plus que quatre enfants dans la classe...) que j'ai compris que c'était VRAIMENT la fin. On m'a remerciée pour ma gentillesse et ma patience. J'étais émue. J'ai remercié. Cet instant, bien que sans chichi, me paraissait très solennel. Les petits derniers m'ont fait un bisou. Déjà nostalgique de cette classe, je les regardais, eux, les mômes, bien ancrés dans le présent, me faire juste un coucou (sous l'insistance de maman) et s'en aller en jacassant.

Je suis rentrée chez moi avec mes fleurs, après que la directrice m'ait raccompagnée pour la dernière fois. Ca fait toujours drôle, l'idée de la "dernière fois". J'ai promis d'envoyer de mes nouvelles. De la tenir au courant de mon poste. La portière de la voiture a claqué et je me suis retrouvée à pieds, à deux-cents mètres de ma petite maison, avec un bouquet de fleurs sous chaque bras.

Je me dis que j'ai quand même participé à quelque chose. Que c'est un tout petit peu grâce à moi si ces vingt-cinq loupiots grandissent bien. Oh... Il ne faut pas se leurrer, bien sûr... C'est l'instit' qui a fait les trois quarts du boulot ! Rendons à César ce qui lui appartient ! Oui. Je ne compte pas m'attribuer tous les mérites. J'ai peut être juste un peu contribué à la réussite de cette année, même si j'ai débarqué en janvier, même si je n'étais là que le lundi et que je n'étais "pas la maîtresse mais Mirabelle". Je me dis que peut être, certains se souviendront (je sais, Victor, ils n'ont que trois ans, c'est peu probable...) de la première fois où on leur a lu l'histoire de "Roule-Galette". C'était une maîtresse qu'ils voyaient le jour de la petite souris rouge... Des lunettes rectangulaires... Comment s'appelait-elle déjà ? Ils demanderaient à leurs parents. Et si les parents n'ont pas de mémoire non plus ? Je préfère ne pas envisager cette hypothèse...

Bon, d'accord... Si eux ne se souviendront sans doute pas de moi, moi, je me souviendrai d'eux. J'ai les photos du Carnaval, les photos de la sortie à la ferme. Des tas de minois joufflus, des sourires jusqu'aux oreilles, des têtes de mules, des loulous endormis dans le car. Ces instants, je les ai capturés. Je n'oublierai pas mon premier lundi en responsabilité. L'angoisse au ventre. La découverte de mes élèves. Apprendre les prénoms, cerner les personnalités. S'apprivoiser petit à petit. Et les quitter le lundi 2 juillet en me demandant à quoi ils ressembleront, ces loupiots, dans une vingtaine d'années, quand ils auront mon âge...

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publié dans : Mirabelle, PE2, maîtresse stagiaire par Mirabelle
Mardi 3 juillet 2007
Mon cher Victor, smiley--tonn--.jpg

Allez, juste pour le fun, et même s'il est terminé... Une perle recueillie pendant mon stage filé, tout droit sortie de la bouche d'Elsa, deux ans et demi.
- Maîtresse, est-ce que c'est bien ?
Il est environ 10 h 15, Elsa me tend son coloriage. Un coloriage ? Oui. Un radis. Il fallait colorier les feuilles en vert et une partie de la chair en rouge. Mais attention : pas tout ! Ah... Une tâche extrêmement compliquée, dis moi... Pas la peine de prendre cet air blasé, Victor ! Je t'assure que ce n'est pas si évident que ça pour des petiots ! Je n'irai pas débattre coloriage avec toi, Mirabelle... Bref.
La vérité, c'est que cette gamine est douée mais seulement quand elle le décide. C'est une petite chipie très mature (aussi bien pour ce qu'elle a à dire que pour la manière dont elle le dit) avec laquelle, je le sais, je peux être exigente. Je lui réponds donc :
- Tu peux encore améliorer ça, Elsa. Regarde, tu dépasses !
Visiblement très vexée de n'avoir pas pu entendre un "c'est très bien" dénué de tout reproche, la voilà qui me lance, du tac au tac, et avec cette petite moue boudeuse et revancharde qu'elle seule sait arborer :
"Je sais ce que j'ai à faire !"
Ca coupe la chique, ça, hein, Victor ? Pour la couper, ça la coupe !

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Mercredi 4 juillet 2007
basket-spiderman.jpgMon cher Victor,


Lundi dernier, après la sieste, j'attends que tous les petits soient réunis sur le tapis et assis sur les bancs. C'est l'occasion pour moi de les observer , tandis qu'ils papotent et jouent. C'est toujours très instructif, de regarder des enfants... Ce qui est drôle, c'est que, même à trois ans, ils ont leur petite idée sur la vie. C'est à dire ? 

chaussures-roses.jpgJ'observe Sandy et Iréné, en pleine conversation. Ils sont, visiblement, en train de comparer leurs chaussures. Sandy venait de me montrer "ses nouvelles baskets", d'immondes tennis rose bonbon à scratch, genre Barbie. Comme celles de la photo à droite ? A vrai dire, non. Je ne suis pas parvenue à en trouver d'aussi flashy, je me suis donc rabattue sur celles-ci. Et celles de gauche ? Même chose. Quoi qu'elles sont plus ressemblantes : Iréné portait bien des tennis Spiderman.
Les deux gosses discutent donc de leurs chaussures respectives. Ses deux bras campés sur ses hanches, Iréné est apparemment certain de ce qu'il avance et c'est avec plaisir et amusement que je tends l'oreille :

- Tu vois, Sandy, en fait, c'est facile.
- Hummmm ???, fait Sandy, la suce dans le bec.
- Tu vois, on a tous les deux des chaussures à scratch. Mais on peut reconnaître si on est un garçon ou une fille. Toi, tu as des tennis toutes roses. C'est les filles qui mettent du rose. Moi, j'ai des tennis de garçon, c'est des tennis Spiderman, avec du bleu et du noir. Tu vois, en fait c'est facile !
- Oui. On est une fille ou un garçon ! Et voilà ! C'est pas compliqué, la vie !


Mirabelle, j'affectionne particulièrement les conversations où tu nous fais partager ces savoureuses anecdotes enfantines ! C'est absolument adorable, à croquer ! Oui. Je dois dire qu'à l'instant même où j'ai entendu ces paroles, je me suis dit qu'il fallait absolument que je te raconte ça ! N'est-ce pas étonnant ? Oh, si... On remarque que très tôt, dès trois ans, on apprend à mettre les gens dans des cases... Mais la candeur avec laquelle ces catégorisations sont faites est réellement charmante ! Garde bien en tête ces mots d'enfants... Ils te tiendront chaud pour tes vieux jours !

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Jeudi 5 juillet 2007
Mon cher Victor, bac.JPG


Lundi, je suis passée près d'un lycée de ma petite ville. C'était l'effervescence totale. Des cris. Des rires. Des larmes. De l'hystérie, de la tristesse, du bonheur... Et pourquoi cette effervescence ? C'était les résultats du baccalauréat, pardi ! Ah, c'est donc ça...

Tout ça m'a ramenée cinq ans en arrière. Déjà cinq ans... Ca fiche un coup, quand on le réalise.
Pourtant, cela me paraît loin. Et un peu... Neutre. Neutre ? Oui. Je ne me souviens pas de cette explosion de joie qu'on nous décrit tous les ans dans les médias. Je n'ai pas sauté de joie. Ah oui ? J'avais été voir les résultats avec ma mère et une amie à moi, qui allait au rattrapage. Elle était en larmes. J'ai préféré de ne pas triompher. C'était délicat de ta part... 

Je me souviens juste avoir dû me faufiler entre les lycéens pour parvenir jusqu'à la liste. J'ai cherché mon jury. Fini par trouver mon nom. Mention Bien. Je ne m'y attendais pas. Et pourtant, je n'ai pas été folle de joie, même intérieurement. Tu aurais pu, pourtant ! Je savais que j'aurais le bac. Cela fait sans doute très prétentieux de dire ça mais c'est la vérité. J'avais bien senti les épreuves, celle de philosophie et toutes celles de langues, qui sont et restent ma spécialité. J'avais eu de bonnes notes aux épreuves de français en Première, et une note correcte en mathématiques, ce qui n'est pas rien pour moi ! Oui, j'avais cru comprendre que tu n'as pas la bosse des maths ! C'est le moins qu'on puisse dire...

Quand nous sommes rentrées chez moi, ma mère courait dans notre rue en hurlant que j'avais eu une mention. Elle était plus heureuse que toi, en somme ! J'en ai bien l'impression. Ca m'a d'ailleurs fait rire, lundi midi, quand à la radio, j'ai entendu un journaliste dire que lors des résultats "les parents étaient souvent bien plus émus que leurs enfants". Cependant, quand j'ai franchi le seuil de la maison et que j'ai dit à mon père "Bon, ben voilà, j'ai le bac", celui-ci a eu simplement un petit sourire et m'a gratifiée d'un "c'est bien". Ce fut tout.

Quand ma petite soeur passa le bac à son tour, il pleura carrément et manqua de faire une crise cardiaque sous le coup de l'émotion. Ah ? C'est curieux, tout de même, ce revirement... J'avoue en ressentir une petite pointe de jalousie, comme si on m'avait enlevé quelque chose (et tant pis pour ceux qui me traitent de "fille à papa"). Ma mère justifia ainsi cette métamorphose : "Tu sais bien que cela a toujours été plus difficile pour ta soeur que pour toi. Elle a été au rattrapage et ton père avait très peur qu'elle le rate. Alors que toi... Toi... Pfff... Qu'est-ce que tu veux que je te dise, Mirabelle ? Pour toi, avoir le bac, c'était normal... Une simple formalité.". C'est peut être pour ça, aussi, que tu n'as pas été folle de joie pour toi-même... Tu étais sûre de toi, n'est-ce pas ? Assez oui. Bon. Eh bien alors, c'est normal. Tu étais confiante. Et tu n'as pas été surprise.

Plus j'y réfléchis, et plus je me dis que ce vertige, la sensation d'être au bord d'un précipe que beaucoup de lycéens ressentent devant les résultats du bac, je l'ai ressenti pour le concours. Vraiment. Cela fait un an que je l'ai obtenu comme tu le sais. Et pourtant, à chaque fois que je pense à l'instant où j'ai vu mon nom sur internet, je suis profondément émue. Comme si j'y étais encore. Je me revois haletante. Je ne pouvais plus respirer. Je tremblais de tous mes membres. Je hurlais et je sautais partout dans la baraque. Et ma mère qui me disait de me calmer. Qui, entre deux sanglots, assurait qu'elle allait me claquer si je ne me reprenais pas... Hihihi ! Quoi qu'on en dise, les résultats d'un concours sont incertains. On ne peut jamais être totalement confiant. Parce qu'on a un autre adversaire que soi-même et qu'il s'agit d'être meilleur que les autres. Je me revois en train de pleurer aux entraînements aux 1500 m, en disant à mon père que je n'y arriverais jamais. Je me revois complètement découragée devant mes concours blancs de mathématiques. Et je suis vraiment fière de moi-même. De l'avoir obtenu. En ayant travaillé dur, en ne m'étant pas démotivée.

Alors si je me dis souvent que j'ai "raté" quelque chose le jour des résultats du bac (entre guillemets, évidemment, car je suis tout à fait satisfaite de ma performance lors de l'examen), même si je suis un peu déçue de ne pas avoir explosé de joie, je me dis que je me suis rattapée, quelques années plus tard, avec le concours...
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publié dans : Le tourbillon de la vie par Mirabelle

Un mot au vol ?

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a 3 personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !


Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !


Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


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