Jeudi 21 septembre 2006
Mon cher Victor, 
Aujourd'hui, juste un petit clin d'oeil en passant, "pour le fun", comme disent les jeunes ! Ce qui est drôle, venant d'une jeune fille de 22 ans... Bon, alors, quel est "le fun" de cette conversation ? Figure-toi, Victor, que je suis devenue l'idole d'une poignée de petites filles ! Pourquoi donc ? Tu leur as poussé la chansonnette ? Point du tout. Mais commençons par le commencement !
Lundi dernier, à l'école J.M (snif snif, je n'y retournerai plus... Quoi que ! Je vous raconterai tout ça bientôt à toi et à mes lecteurs !). Une petite fille, que j'appelerais Noémie, ayant déjà manifesté un grand intérêt pour mon look en s'extasiant devant mes Converse, me dévisage pendant la leçon de mathématiques que tient Madame B. Par conséquent, elle n'écoute pas ! Ta remarque est très juste, Victor. Toujours est-il que la petite Noémie se retourne sans arrêt et finit par me murmurer d'un air béat : "Elles sont bien, Mirabelle, tes boucles d'oreille". Je la remercie mais n'engage pas de conversation sur chiffons et autres élégances : je suis sa maîtresse ponctuelle le lundi, pas sa copine ! J'oublie bien vite cet épisode. Et puis...
Et puis, pas plus tard qu'avant-hier, à l'école du C.H, deux petiotes de CE1, que je nommerais Estelle et Elodie, me regardent en échangeant des chuchotements suspects, tandis que je passe dans les rangs pour vérifier les exercices de mathématiques. Il faut savoir, mon Victor, que la classe dans laquelle j'évolue pour mon stage de pratique accompagnée est une classe de CP-CE1. L'enseignante consacrant, on le comprend, beaucoup de temps aux jeunes CP, les CE1 ont régulièrement sous les yeux les dés, représentés sur des cartons, que mon IMF utilise pour apprendre à compter. Rien de plus familier pour eux, donc. Or... Mes boucles d'oreille sont en forme de dés ! Du coup, alors que j'apporte de l'aide à leurs camarades (dans un domaine encore de mes compétences : dire de deux nombres lequel est le plus grand !), Estelle tire la manche de mon pull :
Et à Elodie de renchérir, avec des yeux ronds comme des soucoupes :
Hihihi... J'ai dû faire un effort surhumain pour ne pas rire, je te l'assure ! Je n'ai d'ailleurs pas osé leur dire, pour ne pas couper court à cette admiration (fort flatteuse au demeurant !), que malheureusement, mes boucles d'oreilles restaient bloquées sur la face 6 du dé ! Des boucles d'oreilles sont des boucles d'oreilles et je ne pourrai pas leur faire plaisir en changeant la face tous les matins ! Elles sont adorables ! Oui. Et c'est bien agréable d'être admirée, crois-moi ! Ce n'est pas si souvent que ça m'arrive !

Aujourd'hui, juste un petit clin d'oeil en passant, "pour le fun", comme disent les jeunes ! Ce qui est drôle, venant d'une jeune fille de 22 ans... Bon, alors, quel est "le fun" de cette conversation ? Figure-toi, Victor, que je suis devenue l'idole d'une poignée de petites filles ! Pourquoi donc ? Tu leur as poussé la chansonnette ? Point du tout. Mais commençons par le commencement !
Lundi dernier, à l'école J.M (snif snif, je n'y retournerai plus... Quoi que ! Je vous raconterai tout ça bientôt à toi et à mes lecteurs !). Une petite fille, que j'appelerais Noémie, ayant déjà manifesté un grand intérêt pour mon look en s'extasiant devant mes Converse, me dévisage pendant la leçon de mathématiques que tient Madame B. Par conséquent, elle n'écoute pas ! Ta remarque est très juste, Victor. Toujours est-il que la petite Noémie se retourne sans arrêt et finit par me murmurer d'un air béat : "Elles sont bien, Mirabelle, tes boucles d'oreille". Je la remercie mais n'engage pas de conversation sur chiffons et autres élégances : je suis sa maîtresse ponctuelle le lundi, pas sa copine ! J'oublie bien vite cet épisode. Et puis...
Et puis, pas plus tard qu'avant-hier, à l'école du C.H, deux petiotes de CE1, que je nommerais Estelle et Elodie, me regardent en échangeant des chuchotements suspects, tandis que je passe dans les rangs pour vérifier les exercices de mathématiques. Il faut savoir, mon Victor, que la classe dans laquelle j'évolue pour mon stage de pratique accompagnée est une classe de CP-CE1. L'enseignante consacrant, on le comprend, beaucoup de temps aux jeunes CP, les CE1 ont régulièrement sous les yeux les dés, représentés sur des cartons, que mon IMF utilise pour apprendre à compter. Rien de plus familier pour eux, donc. Or... Mes boucles d'oreille sont en forme de dés ! Du coup, alors que j'apporte de l'aide à leurs camarades (dans un domaine encore de mes compétences : dire de deux nombres lequel est le plus grand !), Estelle tire la manche de mon pull :
- Eh maîtresse, j'adore tes boucles d'oreille !
Et à Elodie de renchérir, avec des yeux ronds comme des soucoupes :
- Oh oui ! Moi aussi ! Et puis c'est pratique pour compter !
Hihihi... J'ai dû faire un effort surhumain pour ne pas rire, je te l'assure ! Je n'ai d'ailleurs pas osé leur dire, pour ne pas couper court à cette admiration (fort flatteuse au demeurant !), que malheureusement, mes boucles d'oreilles restaient bloquées sur la face 6 du dé ! Des boucles d'oreilles sont des boucles d'oreilles et je ne pourrai pas leur faire plaisir en changeant la face tous les matins ! Elles sont adorables ! Oui. Et c'est bien agréable d'être admirée, crois-moi ! Ce n'est pas si souvent que ça m'arrive !
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publié dans : Mirabelle, PE2, maîtresse stagiaire par Mirabelle
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