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Cher lecteur,

Exceptionnellement, nous nous adresserons à toi directement : ce site n'est en aucun cas une biographie de Victor Hugo. Alors si tu pensais trouver ici la vie de notre Totor national en long, en large, et en travers, passe ton chemin !

 

Pour bien comprendre les propos de nos deux protagonistes :

1° Des caractères gras de couleur bleue quand Victor s'adresse à Mirabelle

2° Une police des plus classiques quand Mirabelle s'adresse à Victor

 

Sur ce, bonne lecture !

 

Un Mot Au Vol ?

Papotage Archivé

Opinion


Et si vous nous faisiez part de votre opinion ?


Victor mène l'enquête.

Parce que Mirabelle se le demande !




personnes ont écouté la conversation entre Mirabelle et Victor depuis leur rencontre.


Aujourd'hui, à :

il y a personne(s) qui papote(nt) avec Mirabelle et Victor.


La requête de Victor :

  • Parce que Mirabelle et moi-même aimons beaucoup de gens... Allez donc jeter un coup d'oeil à notre tour de tables !
 

Nos recommandations :

  • Un clic et vous y êtes... Si vous souhaitez quelques conseils pour guider votre lecture, bien entendu !



Lexique IUFMesque à l'usage des non-initiés :

  • Mirabelle, dans son infinie bonté, a daigné me proposer (ainsi qu'à toi, ô lecteur non affilié à l'Education Nationale !) un lexique de rattrapage, sensé me donner les repères indispensables à la compréhension de deux rubriques.


10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 02:10
Mon cher Victor, panique-copie-1.jpg

J'ai de nouveau accès à Internet depuis quelques jours... Ce qui veut dire que nous pourrons converser à peu près régulièrement ! Je vais bien, Mirabelle, merci ! Excuse-moi, Victor ! Tu débarques après une importante période de silence, pas un bonjour, tu ne t'informes pas un seul instant sur ma petite santé... Il faut le dire, Mirabelle, si je compte pour des prunes ! Parce que dans ce cas, je me lève, je prends ma tasse, et au revoir ! Tu seras bien embêtée alors ! A quoi ressemblera ton blog ?! Sous-entendrais-tu que je suis légèrement égocentrique ? Euh... Pas que légèrement ! Bon. Je vais faire des efforts. Promis !

Alors comment vas-tu, Victor ? Eh bien, on fait aller, comme on dit. J'attendais un carton d'invitation pour visiter ton appartement mais, bizarrement, je n'ai toujours rien reçu... Peut être parce que je ne t'ai rien envoyé ? Hem... Comprends-moi, Victor : l'immeuble est occupé, en majorité, par des personnes âgées, et je crains que leurs petits corps les lâche si elles croisent, dans l'ascenseur, le célèbre barbu que tu es ! Bon, bon... Tu es bien installée, au moins ? Très. N'aies aucune inquiétude à ce sujet. Et la reprise ? Ah. La reprise... C'est une autre affaire ! Puisque tu me lances sur le sujet, faisons un petit bilan de mes débuts de maîtresse. Que dire de cette Période 1 qui s'est achevée ? Si je devais choisir trois noms pour la qualifier, je dirais "improvisation", "urgence","culpabilité".

"Improvisation" car quand on ne sait pas où on va, qu'on est obligé de se coucher "à peu près" tôt pour préserver sa santé mentale, il arrive parfois qu'on débarque à l'école en totale ignorance de ce qu'on va faire. Ah ? Eh oui. Et bien que les instits débutants ne le claironnent pas sur tous les toits (parce qu'il faut bien avouer que ce n'est pas très glorieux), je demeure persuadée que je ne suis pas la seule. Cependant... L'improvisation n'a pas que des inconvénients. Si elle est proscrite par le discours IUFMesque, plus j'avance dans la profession et plus je me dis qu'elle est parfois inévitable, et FOR-MA-TRICE : l'improvisation nous apprend à rebondir, à ne pas rester bloqué sur des préparations foireuses... Bref : à s'adapter !

"Urgence" car je n'ai pas eu le temps, durant cette période 1, d'avoir la démarche conseillée par l'IUFM : prendre du recul par rapport à ma pratique. Ou en tous cas, si j'en ai pris, ce n'était pas suffisant. Ben oui... Pour prendre du recul par rapport à sa pratique, il faut d'abord... Savoir ce qu'on fera en classe le lendemain ! Même si j'ai progressé là-dessus en fin de période (je me disperse moins, utilise moins de bouquins et gagne ainsi du temps), il faut bien avouer que la majorité de mes soirées étaient occupées à m'interroger sur le classique "Mon dieu, mais que vais-je faire demain ?", à me noyer dans les manuels et autres ressources Internet. Parachutée sur un poste une semaine après la rentrée, avec un week-end pour préparer le minimum (mais alors vraiment le minimum), tu sais, mon Victor, que... Que tu n'avais ni progression ni programmation ! Tu nous l'avais assez répété ! Oui. Et du coup, quand on ne sait pas où on va, quand on tâtonne, il est difficile de proposer des activités cohérentes entre elles. On travaille dans l'urgence, face à l'impératif de donner aux élèves "des choses à faire". On n'a pas le temps de se demander si la manière dont on va présenter les choses est réellement appropriée ou non. Comme nous l'avait justement dit une IMF l'année dernière : "Quand on débute, on est embourbé dans les contenus et on n'a pas le temps de réfléchir à sa pédagogie. La réflexion vient avec l'expérience, quand on est devenu plus efficace et que l'on s'est libéré du temps.". C'est pas moi qui le dis ! Mais tu es d'accord.

"Culpabilité". Oui. Culpabilité. Parce qu'on culpabilise ou plutôt... Parce que JE culpabilise de ne plus en pouvoir le soir quand je rentre chez moi et de parfois céder très rapidement à l'appel du lit, sous peine de péter un câble le lendemain devant les gosses. Sans chercher à me donner bonne conscience, je pense profondément que ce n'est pas rendre service aux enfants que de leur offrir une maîtresse aux yeux cernés, fatiguée et irritable. La fatigue, c'est une première culpabilité. C'est un peu stupide, Mirabelle : personne n'est héroïque, et il est naturel que ton corps te rappelle parfois à l'ordre ! Certes. Mais nous, PE2 sortants, sommes le fruit d'un "conditionnement" (entre guillemets bien sûr) qui attend de nous que nous fassions tout, que nous tendions vers la perfection. Et quand on s'aperçoit, après un été à rêver des instants merveilleux que l'on passera en classe, que la réalité, c'est qu'on rame plus qu'on ne l'aurait pensé, on se dit que c'est de sa faute, que notre inefficacité n'a d'égale que notre nullité. Humm... Bref. Quand on a envie de bien faire son boulot, quand on a en tête un idéal d'enseignement que l'on est pas encore capable d'atteindre, naît un sentiment de frustration et de culpabilité dont il est difficile de se défaire.

Voilà donc le bilan que je tire de cette période 1. J'espère partir sur de bonnes bases pour la période 2 et attends avec angoisse et curiosité le 19 Novembre. Pourquoi donc le 19 ? Parce que ce jour-là, une conseillère pédagogique viendra me voir. Inutile de te dire que je ne pense plus qu'à cela. 

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commentaires

eleonore 13/11/2007 07:27

bonne journée à vous deux

Moi-Narnia 13/11/2007 03:07

Outch ! Je vois que les situations sont à peu près identiques quel que soit le pays !Sorry, je me présente... Et ben, je viens de découvrir ton blog et, pour ce que j'en ait déjà lu, il me plaît beaucoup... (Même si j'ai du mal à saisir tes termes techniques style IUFM, IMF... ! ^__^  Je suis Belge ! ^__^) J'ai 22 ans et je suis un garçon (Je précise parce qu'avec mon Pseudo... ! ^__^)... De plus, étant moi-même enseignant (Au étude encore, mais j'ai déjà eut pas mal de stages exécutifs ! ^__^) je peux comprendre tes sentiments... Voici ci-dessous mes explications :- D'abord : "Improvisation"... Je rejoint ton idée : c'est en effet essentiel à la bonne marche des affaires ! Contrairement à ce que disent les Institutions, "TOUT" ne peut pas être prévu ou construit à l'avance ! Bien sûr, il faut une base solide, mais être capable de "rebondir" comme tu dis est une assurance, et non un défaut !- Puis : "Urgence" Je suis plus ou moins d'accord avec ta citation "La réflexion vient avec l'expérience, quand on est devenu plus efficace et que l'on s'est libéré du temps"... Il est vrai que l'expérience fait beaucoup, mais je crois personnellement qu'on ne se libère jamais de l'emprise du temps ! (Il y a toujours un sale truc qui nous tombe dessus à la dernière minute ! ^__^) En contre-partie, on peut améliorer sa conception temporelle, par exemple en s'organisant éfficassement, en classant ses documents pour ne pas perdre son temps à les chercher... etc (Ceci dit sans vouloir dire que tu ne le fait pas hein ?! ^__^)...- Ensuite : "Culpabilité"... Là, il y a du pour et du contre ! Pour parce que ce sentiment te permettra de te surpasser, et donc de faire de mieux en mieux ! Et contre parce qu'à la fin, non seulement tu risque de t'auto-détruire, mais aussi car s'il te paralyse face à un évènement important (Et donc stressant ! ^__^) tu seras mal barre !- Et pour finir, en ce qui concerne la visite de ta conseillère pédagogique, un pitit conseil : ne stress pas à l'avance ! En effet, ça ne sert pas à grand chose (Sauf te faire un ulcère ! ^__^) de paniquer pour un évènement que tu ne pourras pas modifier avant d'y être ! Pour ma part, je préfère attendre d'être sur le moment, de faire de mon mieux et d'envoyer se faire voir les pensées du genre "Et si jamais..." Enfin, c'est ma propre philosophie : "Verra qui vivra !"Voilu, surtout, ne prends pas tout cela comme un cours magistral de morale, ce n'est pas mon but ! Aller, à la prochaine...

Etoile 12/11/2007 21:20

Plein de courage just for you

titane 11/11/2007 16:07

Ah oui, moi je le clame haut et fort, l'an dernier j'arrivais parfois le matin en ne sachant pas ce qu'on allait faire. Enfin, pas tous les matins et pas pour toutes les matières quand même!Le pire c'était les maths. Alors j'arrivais en avance, je sortais les fichiers des deux niveaux, je regardais, et hop j'improvisais une séance pour les uns, une photocop pour les autres.Tout ce qu'il ne faut pas faire... mais je n'y arrivais pas autrement.C'est pour ça qu'en période 2, pour m'éviter l'angoisse du "on va faire quoi ce matin?" en partant de la maison le matin, j'avais fait un planning à l'avance. (D'où mon dernier post sur le sujet).Pour l'urgence, ben,... pareil. Le nez dans le guidon. Navigation à vue. L'impression de ne voir que les quelques mètres devant soi à cause du brouillard alors qu'on est à 120 sur l'autoroute.Cette année, la période 1 a été comme ça aussi.Culpabilité : permanente!D'accord avec toi sur la nécessité de s'économiser, pour le bien des élèves, donc de limiter ses ambitions quand on veut en faire encore un peu le soir tard (ou aux petites heures du matin!).Parole de T2, cette année ça va un peu mieux, mais il y a encore de la culpabilité et toujours autant d'urgence. (Par contre pour l'impro, ça s'est calmé.)Je te souhaite de te sentir plus zen en période 2, et surtout je te souhaite de t'apercevoir, aux prochaines vacances, que déjà c'est les solutions que TOI tu as trouvées qui te permettent de galérer beaucoup moins.

pierogod 11/11/2007 13:30

La remise en cause OK mais la culpabilité n'est pas une bonne chose.Il y a toujours moyen de trouver des défauts dans ce que l'on fait, d'être convaincu que l'on aurait pu faire mieux, c'est ce que l'on appelle l'expérience ! Et c'est une grosse qualité que de ne pas s'asseoir sur ses lauriers.Bon courage à toi !